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Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 02:16
Les media d´opposition vénézuéliens et leurs alliés politiques tirent profit de la tragédie Faddoul pour reprendre les guarimbas
5 avril 2006

 A moins de 24 heures de la tragique découverte des trois corps sans vie des frères Faddoul (fils de l´entrepreneur libano-canadien du même nom) et de leur chauffeur Miguel Rivas, alors que tous les secteurs de la société ont manifesté leur indignation, alors que le Procureur Général, le responsable du Corps d´Investigation Scientifique, Pénale et Criminelle du Ministère de l´Intérieur et de la Justice (CICPC),  et les députés de l´Assemblée Nationale ont déclaré prendre des mesures d´urgence contre le crime organisé et l´insécurité qui affectent tous les vénézuéliens, les media commerciaux , les partis et « ONG » d´opposition de droite essaient de tirer profit de cette tragédie pour attaquer le gouvernement. Ils ont appelés à des blocages sauvages des points stratégiques de Caracas et des grandes villes vénézuéliennes (les fameuses guarimbas, ainsi qu´à une concentration face au Ministère de l´Intérieur et de la Justice.  

Face à la stratégie déstabilisatrice des guarimbas, qui obéit aux méthodes putchistes de l´Albert Einstein Institution liée à la CIA, nous nous devons de rappeler que les carences policières qui perdurent encore aujourd´hui sont intimement liées aux vagues de décentralisation des gouvernements précédents, faisant progressivement se transformer les corps de police en milices locales. Par ailleurs, ceux qui en ce moment bloquent des accès de Caracas avec des pneus en feu, furent les mêmes qui sabotèrent le Projet de loi d´une Police Nationale, qui voulait redonner plus de pouvoir au Ministère de l´Intérieur et de la Justice sur les corps de police du pays. 

Il ne faut pas se tromper, et rejeter dès maintenant, les images médiatiques qui peuvent arriver sur les écrans des télévisions européens. Les guarimbas ne rassemblent que très peu de monde. Dans la quasi-totalité de Caracas et des grandes villes du pays, ces provocations passent inaperçues pour la majorité des habitants. Nous pourrions tranquillement parler de tempête dans un verre d´eau si tous les media n´étaient pas, en ce moment,  focalisé sur le verre d´eau au détriment de la stabilité de la table sur lequel il repose.  

Soyons, dés à présent, vigilants pour demander des comptes à nos media, s´ils reprennent à leurs comptes les images et commentaires putchistes de leurs confrères des média commerciaux vénézuéliens. 

Romain MIGUS

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 13:39

De l’Amérique Latine à la France ...
L’ÉPICENTRE SELON JEAN-LUC MÉLENCHON
jeudi 16 mars 2006, Marie-José Cloiseau
 
De retour d’un voyage de deux semaines au Venezuela et en Bolivie, Jean-Luc Mélenchon est venu présenter « son compte rendu et les premiers enseignements politiques qu’il tire de ce voyage » le 9 mars « dans le cadre des formations de Pour la République Sociale (PRS) ». Outre les militants de PRS, étaient présents quelques sympathisants des processus en cours en Amérique Latine, ainsi que la Première Secrétaire de l’Ambassade du Venezuela à Paris.

Lire la suite : http://www.la-sociale.net/article.php3?id_article=159

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 01:00

VENEZUELA : Avancée de l'action judiciaire des organisations citoyennes contre Globovisión pour violation des droits humains

 
Par : Gonzalo Gómez/Aporrea.org (ANMCLA - 01/02/06)
sources :
http ://lionel.mesnard.free.fr
http://www.aporrea.org/dameverbo.php?docid=72576

À la mi janvier 2006, la Cours Constitutionnelle du Tribunal Suprême de Justice a notifié au Procureur Général de la République et au Parquet une décision suite au recours déposé le13 juillet 2005, autorisant l'action engagée par un groupe d'avocats et d'associations à caractère social (ou citoyen), menée par Julio Latan du Front National des Avocats Bolivariens, contre les propriétaires de Globovisión.

Il a été aussi notifié aux directeurs de l'entreprise et aux sociétés marchandes de présenter les états de leur capital. Conformément (aux règles attribuées par le TSJ), elles disposent d'un délai de 96 heures pour fixer l'audition, devant laquelle elles devront comparaître. En conséquence, nous sommes au devant d'un jugement, où des organisations civiles à caractère populaire feront face aux propriétaires de cette chaîne. Télévision clairement identifiée pour son inclination et son soutien contre-révolutionnaire et impérialiste aux golpistes, conduisant l'opposition de la finance à agir contre le gouvernement du président Chávez, et contre le processus révolutionnaire qui le soutient.

Les parties civiles et des adhérents de base ont commencé une campagne nationale et internationale, qui rassemble diverses organisations sociales et politiques au Venezuela. Ils disposent aussi de l'adhésion symbolique et de l'activisme solidaire d'organisations d'autres pays, à l'échelle internationale. Ceci est une initiative autonome, qui devient nécessaire face au chantage constant des télévisions privées. Elles empêchent les organismes d'états et gouvernementaux l'adoption de mesures et de sanctions pour mettre un frein aux amalgames médiatiques. Ce qui conduit à accepter l'impunité, avec pour souci d'éviter les scandales que produiraient les médias internationaux de l'impérialisme, comme la SIP (l'union continentale des grands propriétaires de la presse) et quelques paravents "des Droits Humains" contrôlés par le principal violeur de ces droits : l'impérialisme états-unien.

Face à des activités à visée globale, cette demande est la récolte d'un grand nombre de signatures et d'adhésions d'organisations civiles et de citoyens, ainsi que les rassemblements ou mobilisations et activités révélatrices issues de débats pour la formation d'une conscience critique du pouvoir populaire, face au pouvoir médiatique. Dans le cadre de cette discussion, le sens est de définir les bases de ce que sont, ou doivent être les moyens de communication dans la transition vers le Socialisme du 21éme siècle.

Au sujet des parties civiles et des organisations adhérentes, elles exigent de la CONATEL (organisme de régulation des fréquences radios et télévisions) - du MINFRA (Ministère des infrastructures) et du Ministère de la Communication (MINCI), qu'ils informent clairement sur l'état des concessions de l'espace radioélectrique appartenant à la nation et sur les autorisations accordées par l'État, dont profitent encore les télévisions golpistes et attentatoires aux droits. Elles abusent d’une hyper tolérance, cela est mal vécu au sein d'un peuple victime des agressions médiatiques. La situation des concessions paraît être un secret très bien gardé, se glissant à contre sens de la démocratie participative et protagoniste. Il se propage des rumeurs, elles inquiètent les acteurs sociaux concernant la possible reconduction de ces concessions imméritées, ce qui pourrait se faire ou et y compris avoir déjà été consommé dans le dos de la souveraineté. Pour Globovisión, il se dit aussi qu'elle ne disposerait pas de concession légale en règle. Plus troublant, un de ses propriétaires est assigné en justice comme commanditaire présumé du meurtre du procureur Danilo Anderson, qui effectuait des recherches sur le coup d'état d'avril 2002.

Tout cela supposerait l’acceptation de l’impunité (consciente ou non), avec la bénédiction et le sacrifice de la justice, de la loi "Resorte" (loi sur les responsabilités audiovisuelles et sociales - décembre 2004) et de la Constitution. Ceci se faisant aux dépens de stratégies et de tactiques politiques au rabais : des mécanismes ou le déni administratif de quelques fonctionnaires. Lesquels refusent de toucher aux moyens privés, sortis indemnes du coup d'État (du 11 au 13 avril 2002), avec l'appui de la grève générale patronale et du sabotage pétrolier (années 2002 et 2003). Le résultat : impunité, soumission aux pressions de l'oligarchie et de l'impérialisme, préjudices pour le peuple, survivance d'une des principales armes de l'Empire, frein au processus de changements : le risque le plus majeur pour la révolution.
Aujourd'hui, pour tout ce qui a pu se passer antérieurement, il y a pour souhait que le gouvernement soutienne et ouvre le pas aux organisations sociales pour que soit rendue la justice, et faire avancer la révolution sur le plan de la communication avec toutes ses implications au sein du processus, organisations qui appellent tout le mouvement populaire à assumer cette cause.

Dans le cadre de la campagne autonome en vue de traduire en justice les propriétaires de Globovisión (connue pour son surnom de "Globoterreur" dans les milieux populaires), sont venus se rajouter des "charlas", des forums et programmes de radio et télévision (moyens alternatifs et étatiques). Le programme d'extrême droite " Grado 33 " (émis par Globovisión) a déjà donné une première réponse, en essayant de décrédibiliser l'action intentée, en l'attribuant à Chávez. Ainsi a argumenté l'opposant Asdrúbal Aguiar contre la règle sur laquelle se fonde le recours. Les organisations engagées préparent toutes les réponses nécessaires.

Fait curieux : une des parties civiles, l'avocat Julio Latan a subi, il y a quelques mois plusieurs impacts de balles, après avoir introduit la demande et la mise en place d'une enquête.

Pour plus d'informations et obtenir des listes d'adhésion au collectif, voir ci-dessous (en espagnol) :

http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=65540
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69221
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69603
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69227

Traduction libre de Samuel Viscardo (15/03/2006)

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9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 01:28
Le FBI harcèle un professeur états-unien qui soutient le Venezuela
 
Un professeur de l’université de Pomona, en Californie, Etats-Unis, a été interrogé par le FBI mardi 7 mars, au sujet de ses critiques de la politique du gouvernement états-unien par rapport au Venezuela.

 Les agents du FBI ont rendu visite à Miguel Tinker-Salas dans son bureau à l'Université et l'ont interrogé sur la communauté vénézuélienne du sud de la Californie, en exprimant leur préoccupation quant aux liens que celle-ci peut avoir avec le terrorisme. Ils ont souhaité savoir s’il avait quelque contact avec l’ambassade ou le consulat du Venezuela et si le gouvernement vénézuélien lui avait demandé de parler de manière favorable de la situation politique du Venezuela.

" Ils étaient à la pêche d’informations leur permettant d’ intimider et faire taire ceux qui ont une analyse critique de la politique internationale de Washington " a déclaré le professeur Tinker-Salas.

Plusieurs étudiants ont déclaré ensuite que les détectives leur ont posé des questions sur la vie personnel de Tinker-Salas, ses cours et ses opinions politiques.

Les agents ont informé Tinker-Salas que cette visite s"inscrivait dans une politique générale d’entretiens avec quelques personnes du milieu universitaire. Cependant, à sa connaissance, aucun autre professeur n’a été visité à l’Université de Pomona.

Miguel Tinker-Salas, professeur d’histoire latino-américaine, juge qu’il a été interrogé suite à sa position très critique de la politique extérieure de Washington vis-à-vis du Venezuela et de l’Amérique Latine.

Né au Venezuela, il est citoyen états-unien depuis son adolescence et vit aux

Etats-Unis depuis ses études secondaires. C’est un historien reconnu et un commentateur du canal de télévision CNN en espagnol. Il soutient publiquement et ouvertement le gouvernement démocratique du Président Hugo Chávez et est très critiques quant aux tentatives de Washington de renverser la démocratie en Amérique Latine.

 

Sources : Eva Golinger – Rebellion

 

Traduction : Claude Maryse Richard

Communiqué à ce sujet de l'ambassade de la Répubique Bolivarienne de Venezuela aux États-Unis : http://www.vtv.gov.ve/_Documentos/comunicadoembvenezuela100306.pdf

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7 mars 2006 2 07 /03 /mars /2006 21:46
Les inventions de la revue Foreign Policy à propos du Venezuela

Une réponse à l´article paru dans le dernier numéro de la revue Foreign Policy (janvier - février 2006)
de Mark Weisbrot
Traduction : Numancia Martínez Poggi

Mes remerciements à Josh Eidelson, qui m´a signalé certaines des erreurs parues dans un article du dernier Foreign Policy (janvier - février
2006) "Hugo Boss : ``Comment Chávez remet la dictature à la mode à l´ère démocratique´´"

L´article est encore pire que ce que signale Eidelson, comme nous le verrons plus loin. L´idée selon laquelle le Venezuela est une dictature est absurde, comme n´importe qui qui est allé sur place ces six dernières années peut l´attester.

Tout ce que vous avez à faire c´est de vous rendre sur place, allumer la télévision et écouter des dénonciations à l´encontre du gouvernement sur les plus grandes chaînes de télévision ou bien regarder les plus importants quotidiens et faire la même observation -en fait, les medias jouent un rôle d´opposition non journalistique dans la vie politique qui ne serait pas permis dans la plupart des démocraties européennes.

Y compris aux Etats-Unis, la Fairness Doctrine passée aux oubliettes serait vite de retour si nos medias en arrivaient à 10% du niveau de parti pris politique dont font preuve les medias écrits et radiotélévisés du Venezuela. Ces derniers pourraient, à la comparaison, faire passer Fox News comme une émission « loyale et équilibrée ».

Permettez-moi, avant de continuer, de corriger une erreur parue dans la description d´Eidelson, erreur qu´il pourrait bien avoir commise à la lecture de l´article de la revue Foreign Policy. Le gouvernement vénézuélien n´a pas « gardé une base de données sur les votes des citoyens ». Tous les suffrages sont secrets au Venezuela, et il n´existe nulle part d´enregistrement des votes émis. Eidelson fait probablement allusion aux noms des personnes qui ont signé les demandes de referendum révocatoire en 2004. Ces demandes sont du domaine public, comme c´est généralement le cas pour les pétitions de même nature aux Etats-Unis ; et en fait non seulement le gouvernement mais également Súmate, l´organisation financée par les Etats-Unis qui a organisé la demande de referendum, garde en archive les noms des signataires. Un membre du parlement avait rendu public les noms des signataires, ce qui avait provoqué une controverse.

Maintenant, certaines des erreurs de Foreign Policy en politique étrangère (commentaire sur l´article de Javier Corrales)

« Chávez ``approche maintenant de la décennie en fonction´´ » [page 33]. Hugo Chávez est entré en fonction en février 1999. Je n´ai jamais vu quelqu´un arrondir à 10 un chiffre inférieur à 7. Peut-être que le sous-titre de l´article aurait pu être « Moderniser l´arithmétique à une ère indéterminée ».

« Les pauvres ne le [Chávez] soutiennent pas en masse » [page 35]. Cela peut être démenti par n´importe quel sondage récent, et y compris par les sondages de l´opposition. Les taux d´approbation les plus récents sont pour Chávez de 65 à 77 pour cent. D´où vient ce soutien ? Des classes supérieures ? Peut-être s´agit-il d´un autre problème arithmétique. Les résultats du referendum d´août 2004, remporté par Chávez avec 59 pour cent, montrent l´une des situations les plus polarisées de l´hémisphère américain, les zones pauvres votant massivement pour Chávez et les zones riches votant massivement contre lui.

« Chávez a échoué à corriger de façon significative la pauvreté, l´éducation et l´équité » [page 35]. Comme je l´avais noté dans d´un article antérieur (http://www.tpmcafe.com/story/2005/11/3/154920/231), le taux de pauvreté aujourd´hui se trouve à 38,5 pour cent, mais cela ne mesure que les revenus en numéraire. Par exemple, si les Etats-Unis abolissaient les food stamps [les tickets repas] et medicaid [l´aide médicale], les pauvres se trouveraient dans des situations nettement plus difficiles. Ainsi, l´alimentation subventionnée et l´aide médicale gratuite, aujourd´hui disponibles au Venezuela, ont significativement amélioré les conditions de vie parmi les pauvres. Plus de 40 pour cent de la population du pays achète des aliments subventionnés, et des millions de pauvres ont accès à la médecine gratuite, ce qui leur était auparavant inaccessible. Si cela est pris en compte les taux de pauvreté mesurés chutent nettement sous les 30 pour cent.

Le taux de pauvreté lorsque Chávez est entré en fonction, au début 1999, était de 42,8 pour cent. Il est donc possible de mesurer une significative réduction de la pauvreté, particulièrement si les avantages non monétaires sont pris en compte. Egalement, le gouvernement a déclaré en octobre 2005 que 1 480 000 personnes ont appris à lire à la suite d´une campagne d´alphabétisation massive commencée en 2003. Bien qu´il n´y ait jusqu´à présent aucune vérification indépendante de ces chiffres, même s´il s´avérait qu´ils se trouvent significativement surestimés, il ne fait aucun doute qu´un grand nombre de Vénézuéliens, sur une population de 25 millions, ont appris à lire grâce à ce plan.

« A la suite du referendum révocatoire de 2004, lorsque Chávez a remporté 58% [sic, ndt] des suffrages, l´opposition est tombée dans le coma, choquée non pas tant par le résultat mais par la facilité avec laquelle les observateurs internationaux ont toléré l´audit incertain organisé par le Conseil électoral. » [page 39] En fait, selon tous les reportages de l´époque, ils ont été choqués par le résultat ; ils ont annoncé que le résultat avait été volé, et presque toute l´opposition continue de défendre ce point de vue. Il n´y avait rien de´``incertain´´ [flimsy] dans l´audit, il n´y a pas plus de doute à propos des résultats de ce referendum qu´il y en a que Ronald Reagan a battu Walter Mondale par une différence équivalente en 1984. J´ai expliqué tout cela lors d´un précédent article (http://www.tpmcafe.com/story/2005/12/2/17334/7970), ainsi que dans un texte réfutant de supposées preuves statistiques de la fraude (http://www.cepr.net/publications/venezuela_2004_09.pdf). Je n´insisterai donc pas sur ce point ici. Egalement le Centre Carter et l´OEA [Organisation des Etats Américains] n´ont pas simplement ``toléré´´ [condone] un audit du Conseil Electoral vénézuélien mais ces institutions étaient partie prenante de l´audit en tant qu´observateurs et elles en ont vérifié les résultats.

La tentative de Corrales pour faire passer des doutes à propos des résultats du referendum est particulièrement choquante observée à la lumière des derniers événements au Venezuela. La plupart des partis de l´opposition ont boycotté les élections parlementaires il y a trois semaines, le 4 décembre 2005. « Nous avions un problème avec l´opposition vénézuélienne, qui nous assurait qu´elle n´allait pas se retirer du processus électoral si certaines conditions étaient obtenues. Ces conditions ont été obtenues et malgré cela ils se sont retirés », a déclaré cette semaine José Miguel Insulza, responsable de l´OEA. L´argument principal de l´opposition pour le boycott de l´élection c´est qu´ils ne peuvent pas « faire confiance » au dispositif électoral, basé sur la théorie du complot, largement partagée dans le camp de l´opposition au Venezuela, et sur le fait que le referendum révocatoire a été volé. (Voir : http://www.tpmcafe.com/story/2005/12/2/17334/7970). Cependant, leurs propres sondages montrant qu´ils allaient emporter 30 pour cent du Parlement, ils ont opté pour une stratégie de déstabilisation à long terme - pour tenter de dé-légitimer le gouvernement plutôt que de participer d´un processus électoral transparent, ouvert et démocratique, lequel a été une fois de plus certifié comme tel par des observateurs internationaux, avec cette fois une équipe de 160 représentants de l´Union Européenne. C´est un problème qui existe depuis plusieurs années : à la brève exception du referendum d´août 2004, les leaders de l´opposition acceptent de jouer le jeu démocratique -jusqu´à ce qu´ils perdent. Ils ont déjà essayé de renverser le gouvernement au moyen de plusieurs grèves pétrolières (dont une particulièrement dévastatrice en décembre 2002- janvier 2003) et par un coup d´Etat militaire en avril 2002, lequel a été soutenu par le gouvernement Bush. Le gouvernement Bush soutient, au moins de manière tacite, la décision des leaders de l´opposition de se retirer du jeu électoral. Dans sa détermination à créer l´image d´une « dictature » vénézuélienne, l´article de Foreign Policy fait l´impasse sur ce rôle anti-démocratique de l´opposition, laquelle bénéficie du soutien de Washington. Il faut également noter que l´opposition peut se permettre d´appliquer de telles stratégies, qui n´auraient pas la moindre chance de succès dans la plupart des démocraties, parce qu´elle contrôle la majorité des médias vénézuéliens.

Les éditeurs de la revue Foreign Policy accusent Chávez [page 38] de « se mêler des affaires intérieures de ses voisins » - la Bolivie, le Brésil, l´Equateur, la Colombie, le Nicaragua, et même le Mexique. Ils négligent de préciser que pas une preuve n´a encore été montrée pour les accusations ici mentionnées. De plus, si Chávez « se mêle » [is meddling] des affaires du Brésil et de la Colombie, il est étonnant qu´il ait de si bonnes relations avec les présidents de ces pays, lesquels se trouvent sur versants opposés du panorama politique. Peut-être ne mesurent-ils pas la menace que ce dictateur pose à leur pays et à la région.

Il n´y a guère de preuve que le Venezuela aujourd´hui ne soit moins démocratique qu´il ne l´ait jamais été ; en fait selon les mesures habituelles des sciences politiques le Venezuela est davantage démocratique. Le principal problème de gouvernance pour le Venezuela ce n´est pas un affaiblissement de la démocratie mais une faille dans l´application de la loi, un problème commun à l´ensemble de la région. Contrairement à l´image promue par le gouvernement Bush et par la revue Foreign Policy, l´Etat vénézuélien n´est pas un Etat autoritaire ou autocratique, mais un Etat faible, y compris la branche de l´exécutif. C´est pourquoi la plupart des victimes de la répression politique au Venezuela ces dernières années n´ont pas été des membres de l´opposition, y compris les leaders du coup d´Etat d´avril 2002 contre Chávez, lesquels auraient dû être condamnés et emprisonnés -et qui auraient probablement été exécutés aux Etats-Unis- et qui pour la plupart d´entre eux sont encore en liberté. Les véritables victimes de la répression politique ce sont des paysans chavistes organisés pour la réforme agraire dans les campagnes. Beaucoup ont été tués, souvent par des tueurs sous contrat, parfois simplement parce qu´ils voulaient utiliser la loi pour faire valoir leurs droits. L´impunité est généralisée au Venezuela : l´Etat en de nombreux niveaux n´a pas la capacité de faire appliquer la loi, souvent y compris même contre les assassins.

Quoi qu´il en soit il y a encore beaucoup de choses dans cet article qui sont fausses, grossièrement exagérées, et erronées - en fait c´est la description générale de l´article. Mais au lieu de perdre davantage de temps à ce propos, les lecteurs devraient plutôt écrire aux éditeurs de la revue Foreign Policy, à l´adresse fpletters@CarnegieEndowment.org, pour leur demander pourquoi ils ont imprimé un tel article. Et plutôt que de publier une lettre de 300 mots, ils devraient permettre la publication d´un article avec un autre point de vue à propos du Venezuela, qui refléterait non seulement plus fidèlement le point de vue de la plupart des Vénézuéliens, mais le point de vue de la plupart des gens dans cet hémisphère. C´est improbable, mais cela vaut la peine de leur demander pourquoi un tel article serait interdit. Il serait probablement de qualité supérieure que le présent article et plus juste, pas nécessairement pro-Chávez, mais quelque chose de respectueux de la démocratie, y compris dans le cas où les pauvres élisent de façon répétée le gouvernement qui déplaît au département d´Etat des Etats-Unis.

Mark Weisbrot est co-directeur du Center for Economic et Policy Research (www.cepr.net) à Washington, DC.

Source originale :
TPMCafe.com (en anglais)
Source intermédiaire :
http://www.venezuelanalysis.com/articles.php?artno=1642 (en anglais)
Bellaciao : pour lire ce même article en français et l'impimer facilement : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=23895

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 01:39
 
Le Venezuela dans la ligne de mire de Washington
par Salim Lamrani*
Le 28 FÉVRIER 2006

Depuis le début de l?année 2006, les attaques verbales des dirigeants états-uniens contre le Venezuela ont redoublé. Le secrétaire états-unien à la Défense, Donald Rumsfeld, a comparé le président Hugo Chàvez à Hitler, une insulte qui n?est pas isolée et qui fait suite aux appels au meurtre prononcés contre le président vénézuélien par Pat Roberston. Face au basculement à gauche de l?Amérique latine, l?administration Bush semble bien décidée à empêcher une réélection du dirigeant bolivarien. Il semble en effet aujourd?hui acquis que la construction de la Zone de libre-échange des Amériques dont rêve la Maison-Blanche ne pourra se construire que sur les cendres d?un contre-modèle bolivarien qu?il devient urgent d?abattre.

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 23:38
Chavez atteint les USA en plein vol

Par Elisabeth Studer le 27 février 2006

http://www.leblogfinance.com/2006/02/chavez_atteint_.html

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 04:56
María Corina Machado et le jeu indécent de Washington contre le Venezuela

 Le mercredi 8 février 2006

 Larry Birns

 Source : VenezuelAnalysis / COHA

 

 Avec l’expulsion, en dehors de toute norme juridique, de la diplomate vénézuélienne Jeny Figueredo, bras droit de l’ambassadeur vénézuélien aux Etats-Unis, le conflit des Etats-Unis avec Caracas atteint son point culminent. Les pressions diplomatiques de la part de Washington se multiplient, par exemple avec les manœuvres de Washington pour empêcher l’achat d’équipements pour les modestes forces armées vénézuéliennes. Le quiproquo lors de l’expulsion de la diplomate vénézuélienne n’est qu’un exemple de plus où le gouvernement Bush jeter de l’huile sur le feu de façon délibérée dans les difficiles relations entre les deux pays. Cet épisode après les accusations du Venezuela conte l’attaché militaire John Correa qui réalisait des activités d’espionnage, ce qui avait conduit à son expulsion du pays (le Venezuela n’avait aucune raison d’inventer cette accusation, et Washington avait toutes les raisons de la démentir). La brutalité de la réponse diplomatique montre que la stratégie de Washington allait au-delà d’un nouveau geste hostile à l’encontre d’un Chávez dont on sait l’âpreté. L’opinion publique doit maintenant se pencher sur cette affaire d’expulsion parce qu’elle représente une illustration de l’utilisation de la diplomatie afin de dégrader, au lieu d’améliorer, les relations entre les deux antagonistes.

 Le geste de Washington est complètement disproportionné et rompt avec les conventions diplomatiques. Dans des circonstances normales, si un pays expulse une personne appartenant à la liste des résidents diplomatiques, on doit répondre à ce geste en visant une personne de rang et de situation comparable. Dans ce cas-là, le département d’Etat a mis un point d’honneur à choisir d’expulser la diplomate se trouvant au deuxième niveau dans la hiérarchie de l’ambassade vénézuélienne à Washington. Ces continuelles démarches négatives doivent être comprises comme faisant partie de la campagne permanente de Bush contre Chávez. Dans sa volonté d’attenter contre l’ordre constitutionnel vénézuélien, Washington finance des cabales anti-Chávez confectionnées au Venezuela même, afin de pouvoir simuler une réaction outragée lorsque les organisateurs de ces basses œuvres sont finalement menacés de poursuites. L’exemple le plus clair c’est tout ce qui se joue autour de María Corina Machado, dirigeante de l’organisation radicalement anti-chaviste Súmate.

 Indignation déplacée

 Pour l’un de ses premiers gestes en tant que secrétaire d’Etat assistant pour les affaires interaméricaines, Thommas Shannon s’était présenté devant le sous-comité de la Chambre des représentants pour l’hémisphère occidental en novembre 2005, où il avait dénoncé la « persécution » de Machado et d’Alejandro Plaz, dirigeants de l’organisation électorale Súmate. Ces deux personnes font actuellement face à des poursuites pour « conspiration contre la forme républicaine de la nation », accusation basée sur l’encaissement par Súmate de la somme de 31 000 dollars provenant de la National Endowment for Democracy (NED). En ce qui concerne donc Shannon, tout espoir de le voir travailler de façon professionnelle et modérée s’évapore maintenant. L’extrémisme idéologique de la Maison Blanche , qui a tellement nui aux relations entre l’Amérique latine et les Etats-Unis, semble devoir se poursuivre.

Tandis que Washington tente de dépeindre le procès contre Súmate comme un acte de vendetta politique commis par un gouvernement autoritaire contre une débonnaire dirigeante politique, la vérité c’est que selon les normes de beaucoup de pays –y compris les Etats-Unis– les organisations politiques locales ne peuvent pas accepter des contributions financières provenant de l’étranger pour des questions électorales. Cependant le gouvernement Bush contribue de façon enthousiaste à aider madame Machado et l’organisation Súmate. Cette affaire est devenue paradigmatique pour l’évaluation des relations entre Washington et le gouvernement de Chávez. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, le gouvernement Bush avait fait venir Machado à Washington en mai 2005 où on lui avait offert une forte visibilité avec séance de photos avec le président Bush dans le bureau ovale et conférence de presse au Capitole. Chacune de ces occasions avait permis à la Maison Blanche de blâmer le gouvernement Chávez pour ses supposées tendances autoritaires.

 Si on se limite à prendre au mot leur invraisemblable histoire, ce que Machado et Plaz reconnaissent avoir commis aurait provoqué la même réaction judiciaire aux Etats-Unis, où le Code électoral fédéral interdit expressément pour les campagnes électorales états-uniennes les dons provenant de gouvernements ou de citoyens étrangers. C’est précisément cette interdiction qui avait provoqué le scandale autour de John Huang, lorsque ce contributeur à la campagne démocrate avait été accusé de transmettre, en fait, une aide provenant des autorités chinoises, lesquelles auraient alors recherché les faveurs des dirigeants du Parti démocrate. Washington considère donc que de telles restrictions dans la loi vénézuélienne n’ont pas la même validité ou n’ont pas les mêmes caractères d’applicabilité. En fait les autorités de Caracas accusent Machado d’être le fer de lance de la déloyale opposition politique locale. Cette organisation composée de membres de la classe moyenne bien placés était prête à endommager de façon irréparable et permanente le système politique vénézuélien afin de renverser l’actuel gouvernement qu’elle méprise.

 C’est la loi

 L’affaire Plaz et Machado semble claire : La Loi vénézuélienne sur les partis politiques, les réunions publiques et les manifestations [Ley de Partidos Políticos, Reuniones Públicos y Manifestaciones], qui remonte à 1965, contient une clause en son article 25 selon laquelle les partis « ne doivent pas accepter de donations ou subventions provenant d’entreprises étrangères, ou d’organisations ou gouvernements étrangers ». Les autorités de Caracas affirment donc que le fait que l’organisation ait accepté un don de 31 000 dollars de la part de la NED constitue justement l’acceptation d’une donation d’origine étrangère, et donc que l’activité de Súmate lors du referendum de 2004 –activité financée grâce à ce don– relevait de la politique et non de la « promotion de la démocratie » non partisane.

 La générosité de la NED envers les riches

 Une recherche rapide révèle que la NED est loin d’être une organisation de charité tout à fait ordinaire. En fait, le mot « endowment » [don ou dotation] sert à cacher quelque chose. La NED a toujours été gérée quasiment comme une agence d’intelligence dont l’objectif principal était de blanchir de l’argent destiné aux organisations d’extrême droite, à l’étranger, qui avaient besoin de liquidités pour financer leurs coups ou pour assassiner leurs adversaires. Les architectes de la politique Reagan avaient d’abord réussi à obtenir le soutien du Congrès –Démocrates compris– en inventant un système satisfaisant aussi bien les Républicains que les Démocrates. Cela avait été obtenu en procédant à la division des fonds :  la moitié pour des opérations ouvertement centristes comme le National Democratic Institute (NDI), devant jouer le rôle de déodorant libéral pour combattre l’odeur nauséabonde des trois autres bénéficiaires, qui envoyaient des fonds pour aider les causes extrémistes. La NED a été soutenue par le Congrès et la presque totalité de son budget de 80,1 millions de dollars en 2004 provenait du contribuable états-unien. Il faut aussi noter que la NED avait été fondée par le Président Reagan au plus chaud de la Guerre Froide et elle était destinée à financer secrètement des opérations controversées avec lesquelles le département d’Etat ne souhaitait pas être associé publiquement. Carl Gershman est président de la NED depuis sa fondation. C’était l’un des idéologues les plus à droite du gouvernement Reagan (il travaillait sous les ordres de Jeanne Kirkpatrick, alors ambassadrice auprès de l’ONU, ambassadrice de type Bolton). Tout au long de son histoire, l’organisation –dont les soutiens, y compris la Chambre de Commerce et le International Republican Institute (IRI), ont été impliqués dans des projets controversés poursuivant les mêmes objectifs idéologiques– a soigneusement réservé ses fonds pour l’aide aux causes extrémistes. En Haïti par exemple le IRI était intimement lié aux « bandits » paramilitaires (ainsi décrits par Powell, alors secrétaire d’Etat) qui ont renversé le Président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide. Ce genre de compromissions peu ragoûtantes est apparu avec évidence dans un article récent du New York Times, lequel suggérait que le IRI avait œuvré de façon partisane conte Aristide plutôt que de se comporter de façon non partisane. Il n’est pas trop exagéré de dire que le soutien de l’IRI pour Súmate était la répétition de ses agissements, très controversés, en Haïti.

 L’histoire d’une innocence

 Alors que les avocats de Súmate arguent du fait qu’il s’agit d’une ONG, il est indéniable que, depuis sa fondation, cette organisation a été une organisation archi-politique avec une claire orientation idéologique. Comme un rejoué des millions de dollars apportés par la NED pour collaborer en 1990 à la victoire de Violetta Chamorro contre Daniel Ortega et les sandinistes au Nicaragua, le langage de Súmate, protégé de la NED , est indéniablement orienté contre le gouvernement Chávez, déclarant par exemple que « une fois en poste, le rhétorique révolutionnaire du Président Chávez, son mépris des institutions et de la vie démocratiques et ses attaques au vitriole contre ses opposants, ont accentué la tension sociale et politique et ont radicalisé l’opposition ».

 Machado à l’offensive

 Les affirmations de leur impartialité et de leur autonomie par rapport à toute influence étrangère de la part des dirigeants de Súmate sont risibles quand on sait que Machado, membre fondateur de l’organisation et ennemie mortelle de Chávez, a rencontré le Président Bush dans le bureau ovale durant 50 minutes en mai 2005 – un honneur qui n’a été offert ni au Président démocratiquement élu du Venezuela ni à de nombreuses ONG locales. Une telle cordialité envers Machado était basée sur l’harmonie de leur vision spéciale du monde et sur la haine partagée pour les valeurs de la gauche entre le Président états-unien et la Madame Defarge vénézuélienne, c’est-à-dire María Corina Machado.

 Il était important de savoir ce que Machado n’était pas. Elle n’était pas une mère de famille appelée aux armes par une sorte de vision à la Jeanne d’Arc. Depuis que Chávez est arrivé au pouvoir, elle a eu un rôle politique mortel.  Elle ne se trouvait pas accidentellement présente, comme elle l’affirme, lorsque les putschistes en 2002 ont, Machado comprise, inscrit leurs noms sur le document qui scellait le coup, avant de fermer les institutions du pays, dont la Cour Suprême et le Parlement ; cependant que Chávez était tenu prisonnier.

 Le procès de Machado et Plaz avançant, Washington tentera de dépeindre le tableau d’un régime autoritaire –du genre STASI– harcelant l’opposition démocratique. Un tableau plus sincère indiquerait que Súmate s’est mue en un terrain à la légalité hautement douteuse. S’il s’agissait d’une organisation états-unienne recevant de l’aide de Chávez, ses actions compromettantes seraient certainement remises en cause dans le cadre de la loi électorale états-unienne de la même façon que sa légalité peut être mise en doute selon les critères de la jurisprudence vénézuélienne.

 Le 9 février 2006

 Analyse préparée par Larry Birns

 Directeur du Council on Hemispheric Affairs (COHA)

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 Traduction : Numancia Martínez Poggi

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 17:36
Ci-dessous 6 articles.
Pour certains de ces articles, il manque la traduction et les liens internet. Nous espérons corriger cela dans les jours à venir. CBP 18/02/06
 

Londres

Des chavistes aux Communes

Source : Ultimas Noticias

Le jeudi 16 février 2006

Des parlementaires anglais avec Chávez contre Blair

Ils critiquent les propos tenus par le premier ministre Tony Blair

Une motion de soutien et d’excuse au président Chávez a été présentée hier par un groupe de parlementaires britanniques, a informé l’ambassadeur du Venezuela auprès du Royaume-Uni et de l’Irlande Alfredo Toro Hardy.

Le diplomate a fait remarquer que « 66 membres du parlement britannique et des membres du Parti travailliste au gouvernement ont présenté une motion de soutien au Président Chávez ».

Il a déclaré que l’initiative est encore soumise à la signature d’autres membres du Parlement et qu’on attend de nouvelles adhésions. « Ce qui est important c’est qu’il s’agit de membres du parti gouvernant, lesquels en manifestant leur désaccord avec le premier ministre anglais ont exprimé leur soutien au Président Chávez ». Dans la motion, la Chambre des Communes « reconnaît les progrès obtenus par le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela dans la généralisation de l’éducation, de la santé, du logement, de la terre, de l’alimentation et des microcrédits, pour tous ceux qui se trouvaient marginalisés et exclus de toute possibilité économique et politique dans le pays ».

Egalement Jeremy Dear, secrétaire général du Syndicat national des journalistes a également envoyé un courrier à Blair pour lui faire savoir que ses propos concernant le Venezuela « sont erronés ».

-- Traduction : Numancia Martínez Poggi

Miércoles, 15 de febrero de 2006

MOCIÓN DE APOYO A VENEZUELA,
CÁMARA DE LOS COMUNES,
MARTES 14 DE FEBRERO DE 2006

“Esta Cámara de los Comunes reconoce el progreso alcanzado por el gobierno democráticamente electo de Venezuela en todo cuanto refiere a la expansión de las áreas de educación, salud, vivienda, tierras, alimentación y micro-créditos, para todos aquellos que se encontraban marginados y excluidos de las oportunidades económicas y políticas en el país. Destaca que estas importantes iniciativas políticas constituyen pasos de la mayor significación en la reducción de las profundas desigualdades que caracterizan a la sociedad venezolana, destacando igualmente que las políticas sociales del gobierno venezolano propician el cumplimiento de las Metas del Desarrollo del Milenio. En tal sentido, hacen un llamado al gobierno británico para que reconozca los beneficios del modelo de desarrollo social venezolano para otros países en desarrollo y, en igual sentido, para que brinde su apoyo al gobierno democráticamente electo del Presidente Hugo Chávez frente a las amenazas ilegales e inconstitucionales de sus oponentes tanto externos como internos, e, igualmente, para trabajar en pro del fortalecimiento de los lazos entre Venezuela y el Reino Unido”.
 
Firmas (66) :
 Trickett, Jon  / Gibson, Ian  / Clapham, Michael  / Corbyn, Jeremy  / Prentice, Gordon  / Morgan, Julie  / Price, Adam  / Purchase, Ken  / Singh, Marsha  / Skinner, Dennis  / Havard, Dai  / Henderson, Doug  / Heyes, David  / Hopkins, Kelvin  / Hoyle, Lindsay  / Iddon, Brian  / Illsley, Eric  / Jones, Lynne  / Kilfoyle, Peter  / Lloyd, Tony  / Mackinlay, Andrew  / Marris, Rob  / McDonnell, John  / Meacher, Michael  / Mudie, George  / Mullin, Chris  / Brown, Nicholas  / Burden, Richard  / Campbell, Ronnie  / Challen, Colin  / Chaytor, David  / Cohen, Harry  / Connarty, Michael  / Cook, Frank  / Cousins, Jim  / Cryer, Ann  / Cummings, John  / Davidson, Ian  / Dean, Janet  / Dobson, Frank  / Efford, Clive  / Ennis, Jeff  / Etherington, Bill  / Flynn, Paul  / Francis, Hywel  / Gerrard, Neil  / Abbott, Diane  / Grogan, John  / Hamilton, David  / Hamilton, Fabian  / Austin, John  / Battle, John  / Strang, Gavin  / Taylor, Dari  / Truswell, Paul  / Turner, Desmond  / Vis, Rudi  / Wareing, Robert N  / Wood, Mike  / Anderson, David  / Clark, Katy  / Goodman, Helen  / McGovern, Jim  / Riordan, Linda  / Devine, Jim
 

 
Partido laborista británico presentó moción de apoyo y desagravio al presidente Chávez
 
 
15 de febrero de 2006
 

El Partido al cual pertenece el Primer Ministro Tony Blair se excusó con el gobierno de Venezuela. Sindicato Nacional de Periodistas de Gran Bretaña califica como equivocada declaración del Jefe de Gobierno británico y resaltó logros del presidente Chávez.

Este miércoles 15 de febrero 66 parlamentarios del Partido Laborista de Gran Bretaña presentaron una Moción de apoyo y desagravio al Presidente Chávez.

El Embajador de Venezuela en Gran Bretaña, Alfredo Toro Hardy, informó que esta moción obedece a los comentarios que emitió en contra de la República Bolivariana de Venezuela el Primer Ministro Tony Blair el pasado miércoles 8 de febrero en la Cámara de los Comunes (cámara baja del parlamento británico). A esta actitud de resarcimiento expresada por la organización política a la cual pertenece el Primer Ministro, se sumó el Sindicato Nacional de Periodistas de Gran Bretaña, a través de una carta dirigida a Tony Blair.

En la misiva enviada el pasado 10 de febrero, los periodistas manifiestan que "las críticas elevadas por el Primer Ministro hacia el Presidente Chávez y la necesidad de modificar sus maneras y “regirse por las reglas de la comunidad internacional” son equivocadas".

El Sindicato Nacional de Periodistas de la isla más grande del Archipiélago británico, le recordó a Blair que " ha habido una avalancha de ataques contra el gobierno venezolano emanados de la Casa Blanca. El Secretario de Defensa de los Estados Unidos, Donald Rumsfeld, ha llegado incluso a comparar a Chávez con Adolfo Hitler. Comentarios similares fueron hechos antes de la invasión a Irak y no son más que la preparación de un ataque no provocado a Venezuela, que incluye la vida del Presidente".

"Sentimos que su intervención del miércoles pasado y sus críticas a la amistad entre Venezuela y Cuba sólo suman a esta retórica guerra fría y a la escalada de hostilidades en contra de Venezuela", precisa la carta.

Enfatizaron que Hugo Chávez y su gobierno han ganado sin dificultad no menos de nueve elecciones democráticas, muchas más que los “amigos” de los Estados Unidos como Arabia Saudita o los regímenes latinoamericanos que fueron apoyados por los Estados Unidos en el pasado.

"Como usted bien debe saber, Primer Ministro, el gobierno de Chávez cuenta con un fuerte apoyo popular como resultado de las políticas progresistas introducidas desde 1998 para beneficio de los sectores menos privilegiados de la sociedad".

Destacaron los logros palpables alcanzados por la gestión de gobierno que encabeza Hugo Chávez Frías, al señalar que "el Presidente Chávez ha logrado erradicar el analfabetismo con la ayuda de Cuba, ha integrado un millón de niños al sistema educativo, ha creado 657 escuelas, ha establecido ocho nuevas universidades y contratado 36.000 profesores. Para ser usted alguien que se precia de la educación, nos sorprende que no reciba con los brazos abiertos iniciativas progresistas como estas".

"El gobierno de Chávez ha tratado de eliminar el latifundismo clasista, a través de la distribución de 2.2 hectáreas a 116.000 familias que han sido organizadas en cooperativas. Más aun, la nueva Constitución Bolivariana garantiza la propiedad pública del petróleo venezolano y la distribución de la riqueza entre todos los ciudadanos; entre todos y no solo entre unos pocos. Otras reformas han sido introducidas proporcionando viviendas y alimentos baratos a los más pobres y a los indígenas".

Resaltaron la conducta asumida por el gobierno venezolano en el frente internacional. "El Presidente Chávez ofreció rápida ayuda material a las víctimas del huracán Katrina en Nueva Orleans y también ha proporcionado combustible barato a las familias más pobres de los Estados Unidos para evitar que se congelaran durante este invierno. Y así sucesivamente".

"Esperamos que usted esté de acuerdo con nosotros, Primer Ministro, en que es nuestra responsabilidad sacar a la luz los hechos que conciernen a Venezuela y dar apoyo a estas medidas genuinamente progresistas para velar por los intereses de la mayoría".
 
 
Ministerio de Comunicación e Información (MCI), Caracas.
Campaña "Manos Fuera de Venezuela" responde al ataque de Blair contra Venezuela
 
Por: Rob Sewell (Coordinador HoV-UK)
Publicado el Viernes, 10/02/06 11:36am
 
 "Blair está con Bush contra los trabajadores y la revolución venezolana, nosotros estamos con las masas venezolanas contra el imperialismo"
 
Tras más de una semana de ruido de sables de Washington contra Hugo Chávez donde se ha expulsado a diplomáticos, Pat Robertson -el célebre fundamentalista cristiano estadounidense- ha vuelto repetir su llamamiento a asesinar a Chávez y Rumsfeld ha comparado a éste con Hitler, ahora le toca a Tony Blair. El primer ministro británico, y perro faldero del imperialismo estadounidense, ha decidido unirse a la refriega.
 
El pasado miércoles en la Cámara de los Comunes, Colin Burgon, parlamentario laborista por Elmet, hizo la siguiente pregunta: “Estoy seguro de que mi honorable amigo y primer ministro comparte la satisfacción que sienten muchas agrupaciones laboristas con el giro a la izquierda que ha tenido lugar en América Latina. Por utilizar una frase, esto es llevar gobiernos al poder que irán a favor de los intereses de la mayoría y no de unos pocos. ¿Está de acuerdo mi honorable amigo en que sería una mala noticia para todos si permitimos que nuestra política hacia estos países, especialmente Venezuela, siguiera la forma de la agenda realmente de derechas de los republicanos norteamericanos?”
 
Como es habitual, el primer ministro aprovechó la ocasión no para dar la bienvenida “al giro a la izquierda” en América Latina, aborrecido por George W. Bush y la camarilla reaccionaria que controla la Casa Blanca, sino para atacar al presidente Chávez. Adoptando un elevado tono moral, Blair, como algunos maestros pomposos de secundaria, procedió a dar una disertación al travieso Chávez sobre su mal comportamiento atreviéndose a enfrentar al pueblo venezolano contra los dictados del imperialismo norteamericano. “Hasta el punto”, dijo el primer ministro, “que es más importante que el gobierno de Venezuela se de cuenta de que si quieren ser respetados como miembros de la comunidad internacional, deberían atenerse a las reglas de la comunidad internacional”. En otras palabras, Venezuela debe aprender a poner empeño y aceptar los deseos del imperialismo estadounidenses y su gran líder y moralista: George W. Bush.
 
Después Blair fue a la garganta, de la manera más amable posible, siguiendo la hipocresía de la Cámara de los Comunes británica: “Digo con el mayor de los respetos al presidente de Venezuela”, dijo Blair queriendo decir lo contrario, “que cuando él forma una alianza con Cuba, yo preferiría ver a Cuba funcionando con una democracia adecuada”. Aquí Blair, riendo como el gato Cheshire, apoya completamente la línea de Bush sobre Cuba. En otras palabras, está a favor de derrocar a Castro, de restaurar a los gángsteres de Miami y de la introducción del capitalismo en Cuba, todo bajo los “principios de la democracia”. Ellos quieren transformar Cuba, así como el resto de América Latina, en una colonia de EEUU y están puliéndose los dientes ante las afectuosas relaciones entre Caracas y La Habana.
 
Estos principios “democráticos”, tan altamente alabados por los imperialistas, fueron utilizados para invadir Irak y subyugar Afganistán. Son utilizados como una cobertura para la agresión imperialista en el mundo.
 
Como respuesta, el presidente venezolano Hugo Chávez ha acusado a Tony Blair de abrir un frente europeo en sus ataques a Venezuela. Correctamente, describió a Blair como un “peón del imperialismo tratar de arremeter ahora desde Europa” y “principal aliado de Hitler”, en clara referencia a George W. Bush.
 
Las relaciones entre Venezuela y EEUU han empeorado la semana pasada cuando los dos países expulsaron a respectivos diplomáticos, después de que Venezuela acusara a la embajada de EEUU en Caracas de espionaje. Después, el Secretario de Defensa de EEUU, Donald Rumsfeld, comparó al presidente venezolano con Adolf Hitler. Chávez respondió diciendo: “La actitud imperialista, genocida y fascista del presidente estadounidense no tiene límites. Creo que Hitler sería “un niño de pecho frente a George W. Bush”.
 
Chávez después regresó a Gran Bretaña con los últimos giros de los acontecimientos y contestó: “Esté en su lugar señor Blair, no tiene ninguna moral para hacer un llamado a nadie a respetar las reglas de la comunidad internacional.
 
“Usted ha irrespetado el derecho internacional, alineado con mister Danger [Bush] para atropellar al pueblo de Irak”.
 
“Venezuela es una nación libre. ¿Cree usted que aún estamos en la época del imperialismo y el colonialismo?”
 
Chávez observó que esa declaración viene poco después de que Bush haya pedido el aumento de fondos para una emisora de radio estadounidense que emita mensajes pro-norteamericanos en América Latina. “Esto no es una coincidencia, esto forma parte de la agresión imperial”.
 
Las bases del movimiento sindical y laborista británico miran con gran simpatía al gobierno Chávez. Instintivamente comprenden lo que hay en juego. Eso explica por qué muchos sindicalistas y sindicatos han dado su apoyo a la campaña Manos Fuera de Venezuela. Ellos comparan las genuinas reformas en educación, sanidad, ayuda a los pobres, ven las expropiaciones de varias empresas que se han puesto bajo el control de los trabajadores en Venezuela, y comparan esto con lo que tenemos en Gran Bretaña, es decir, recortes en educación, sanidad y privatización de casi todo lo que se puede privatizar. Saben de que parte están.
 
Blair también ve estas cosas pero su reacción es diferente. En realidad, es totalmente la contraria. Ve las reformas en Venezuela como una amenaza, una amenaza a los beneficios de sus maestros. Ve Venezuela como un ejemplo peligroso que está contagiando a toda América Latina y también encuentra eco en el resto del mundo. Se pone al lado de Bush contra los trabajadores y los pobres de Venezuela. Nosotros nos ponemos al lado de las masas venezolanas contra el imperialismo.
 
Londres, 09 de Febrero de 2006
 
Rob Sewell, Cooordinador de la campaña "Manos Fuera de Venezuela" en Gran Bretaña
 
 
Le 10 février 2006
 
José Vicente Rangel
Vice-président de la République Bolivarienne du Venezuela

  
 
Tout le pays soutient la réponse faite par le Président Chávez aux propos insolents et provocateurs pour le Venezuela émis par le Premier Ministre de la Grande-Bretagne Tony Blair. Il s’agit d’une agression injustifiée contre une Nation comme le Venezuela qui maintient une relation cordiale aussi bien avec le gouvernement qu’avec le peuple anglais.
 
Cette agression s’est déroulée d’une façon qui n’est pas innocente. Elle a été calculée et elle correspond à une stratégie délibérée du Président Bush, non seulement envers le Venezuela mais également envers d’autres pays. Il est donc déprimant que le premier ministre d’une nation aussi importante que la Grande-Bretagne dise ce qu’il vient de dire à propos de notre pays pour faire plaisir à la bande qui contrôle la politique de la Maison Blanche. Lorsque le premier ministre anglais demande au Venezuela « de respecter les règles de la communauté internationale », il faudrait lui demander à quelles règles il fait référence, parce qu’il semble que, selon les critères de Bush et de Blair, pour eux il existe des règles qui régissent la communauté internationale différentes à celles qui sont consacrées dans le droit international et qui font parti du corps de principe dont se prévaut l’ONU. Le Venezuela respecte les règles de la communauté internationale : c’est pour cela qu’il n’envahit pas de pays, qu’il ne pratique pas de blocus contre d’autres pays, qu’il ne pratique pas la torture, qu’il ne protège pas de terroristes internationaux, qu’il condamne l’existence de prisons clandestines de la CIA dans certains pays européens. Ce sont certainement là les règles de la communauté internationale selon Bush et Blair, lesquels affirment que le Venezuela ne les respecte pas, parce que notre pays n’est pas un pays génocidaire, envahisseur, pratiquant la torture. Et notre pays n’est pas de ceux qui ignorent systématiquement le droit international.
 
Je souhaiterais demander à monsieur Blair : Quand avez-vous condamné l’une des violations au droit international commises par le président nord-américain ?  Au contraire, il l’a accompagné dans toutes ses aventures téméraires et irrationnelles. Est-ce que monsieur Blair considère qu’il est conforme au droit international que l’on mente au monde, à propos de l’existence de supposées armes de destruction massive, pour pouvoir attaquer un peuple, comme le peuple irakien ?  Que pense-t-il de la protection donnée par le gouvernement de monsieur Bush à un terroriste identique à Ben Laden, ou pire, tel que Posada Carriles ? 
 
Il est déprimant qu’un chef d’Etat se subordonne de cette façon à un autre chef d’Etat, pour attaquer un gouvernement et un peuple amis. Souvent le comportement des sous-empires est plus vil que celui des empires. Avec le gouvernement de Blair, l’Angleterre descend à la condition de sous-empire, ce qui ne lui laisse plus que la possibilité de répéter les propos pervers des Etats-Unis. Le Venezuela est un pays pacifique et démocratique, qui défend la paix du  monde, la justice sociale et les bonnes relations avec tous les pays de la terre ; mais en même temps, notre pays est doté d’un haut sens de la dignité, de la souveraineté et il respecte la non-intervention comme norme majeure du droit international. La réponse du Président et du gouvernement vénézuéliens est celle que monsieur Bush mérite.
 
José Vicente Rangel
Vice-président de la République Bolivarienne du Venezuela
 
Traduction non officielle
Traduction : Numancia Martinez Poggi
 
http://www.vicepresidencia.gov.ve/
Fecha: 08 de febrero del 2006

 

Fuente: Europa Press

Situación

El primer ministro británico, Tony Blair, en el marco de su intervención parlamentaria semanal en la Cámara de los Comunes, discutió sobre las reacciones suscitadas por la publicación de las caricaturas del profeta Mahoma aparecidas en la prensa de algunos países europeos, el despliegue de tropas adicionales británicas en Afganistán. En ese contexto Blair se refirió a Venezuela, empleando los siguientes argumentos:

  • Dijo que "el Gobierno de Venezuela tiene que darse cuenta de que si quiere ser respetado por la comunidad internacional debe respetar las normas de la comunidad internacional".

     

  • Asimismo indicó que "cuando forme un alianza con Cuba preferiría que Cuba fuera una democracia".

     

  • "Es importante que los países de Sudamérica y Norteamérica se den cuenta que tienen muchas cosas en común y que ganarán mucho más en si se unen en los principios de la democracia", dijo el primer ministro durante su intervención parlamentaria semanal.

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 00:28

Aujourd’hui celui qui est isolé c’est Bush

Par Eduardo Cornejo Deacosta

Source :
Los papeles de Mandinga (hebdomadaire bolivarien)
Caracas
24 janvier 2006


Cette année 2006 qui commence représente pour les Latinoaméricains le déploiement définitif du rêve bolivarien de l’intégration. Une série de changements sociaux et politiques survenus ces dernières années se cristallisent avec l’installation de gouvernements de gauche et nationalistes, dont le dernier a été l’élection avec 54% des voix du dirigeant agricole Evo Morales comme Président de la République de Bolivie.
Ce résultat a été obtenu malgré la millionnaire campagne publicitaire nationale et internationale lancée par ses opposants soutenus par la Maison Blanche , qui dénonçaient le Président élu comme membre de l’ « axe du mal », en compagnie du Président vénézuélien Hugo Chávez Frías et du Président cubain Fidel Castro.
Le malaise à Washington s’est rapidement manifesté, par la voix des porte-parole officiels et officieux, surtout parce que le leader indigène a réitéré son alignement avec Chávez et Castro, ainsi que son positionnement indépendantiste.
Les secteurs réactionnaires qui voient un panorama sud-américain dominé par des gouvernements de gauche n’ont pas tardé à se manifester. Ce n’est pas par hasard que le Président péruvien Alejandro Toledo, qui devra probablement remettre la bande présidentielle au candidat nationaliste Ollanta Humala Tasso, a provoqué un incident diplomatique avec le Venezuela. Pas plus que ne sont dues au hasard les déclarations du « cachorro » [petit chiot] Vicente Fox contre Evo Morales. Fox est également sur le départ et en juin il remettra le pouvoir au candidat de la gauche Andrés Manuel López Obrador.
Notre continent vire à gauche, les Etats-Unis perdent le contrôle de la région, tandis que l’intégration se poursuit irrésistible.

La fin de l’histoire ?

A la fin des années 1980 du siècle passé, qui osait remettre en cause le système néolibéral était vu comme un paria dans les cercles intellectuels et politiques de l’Amérique latine. Le Mur de Berlin par terre a signifié la possibilité pour Washington d’imposer sans plus la moindre pudeur, ses politiques économiques par la voie diplomatique, au moyen des mécanismes financiers internationaux, ou si nécessaire par la force.
Mais il est nécessaire de construire un discours politique pour cela, basé sur ce qu’ils appellent la lutte pour la démocratie dans le monde, le soutien aux élections libres dans tous les pays, ils ont ensuite diabolisé tous ceux qui montraient encore quelque trace de socialisme, et surtout ils en sont venu à imposer le libre-marché.
Leurs intellectuels, parmi lesquels Francis Fukuyama qui avait décrété selon ses oiseuses élucubrations « La Fin de l’Histoire », avaient acquis le statut de « totems », grâce à de millionnaires campagnes médiatiques organisées à l’échelle internationale.

La CIA en action

Tous ces gens-là, les néolibéraux d’alors, ont servilement contribué aux besoins de la politique internationale des Etats-Unis, collaborant à l’expansion des transnationales nord-américaines. Il y a bien eu quelques tentatives de gouvernements indépendants, mais ils ont été liquidés grâce à l’appui de laquais locaux. C’est ce qui s’est produit avec Arbenz, renversé par un coup organisé par la CIA en 1954 ; un an plus tard Perón était renversé en Argentine, victime d’un coup d’Etat militaire.
La décennie suivante, à la suite de la Révolution cubaine, des mouvements révolutionnaires sont apparus dans toute l’Amérique du sud. Les guérillas se sont installées dans nos montagnes. Une fois épuisés les régimes dictatoriaux civils ou militaires qui les soutenaient, les Nord-américains ont été contraints de changer de stratégie, c’est ce qui a donné l’Alliance pour le Progrès.
L’idée était de donner un aspect démocratique à leur politique internationale, en travaillant avec de partis nouveaux, presque toujours centristes ou de centre-gauche, mais éloignés de Cuba. L’Alliance pour le Progrès, tout comme l’ALCA aujourd’hui mis en échec, offrait des opportunités commerciales, de modernisation ; mais la vérité c’est que l’objectif principal était d’intervenir militairement contre Cuba ou contre tout autre pays qui échapperait à leur domination. Les missions militaires états-uniennes ont été généralisées dans tous nos pays, avec les conseillers et leurs programmes d’endoctrinement.
La promotion de l’assassinat
Pendant ces années-là Rómulo Betancourt présidait le Venezuela, Fernando Belaunde le Pérou, Paz Estensoro la Bolivie , Frondizi l’Argentine et Quadros le Brésil.
En 1970 Washington n’a pas hésité à apporter de nouveau son soutien à des régimes militaires qui acceptaient ses orientations. Washington a dû affronter au Pérou, en Bolivie et en Equateur des gouvernements conduits par des militaires nationalistes qui avaient remplacé des présidents pro-nord-américains. L’inquiétude a augmenté lorsque Salvador Allende a remporté les élections au Chili en 1970. La peur que ne s’étende « le mauvais exemple » a conduit les faucons états-uniens à durcir leurs procédés politiques et économiques. Avec le même double discours qu’ils utilisent aujourd’hui, ils prétendaient soutenir la démocratie, mais ils ont donné leur feu vert à la répression de Costa Silva au Brésil pour contenir les mouvements sociaux.
Ils ont endoctriné les dictateurs argentins qui entre 1976 et 1982 ont assassiné des milliers d’opposants. Mais là où ils ont probablement agi avec la plus grande férocité c’est au Chili. La Maison Blanche a organisé dans ce pays de l’extrême sud un coup d’Etat militaire sanguinaire. Avec le soutien enthousiasme de l’élite économique chilienne, ils ont installé au pouvoir le général Augusto Pinochet, maintenu à la présidence pendant 16 ans. C’est ce dictateur et d’autres moins mémorables qui ont été utilisés par Washington pour accommoder les structures juridiques et économiques des pays au modèle néolibéral.

Combattant solitaire

En 1989 le bloc soviétique disparu, le monde devenu unipolaire, Washington impose en Amérique latine le « Consensus de Washington », une autre Alliance pour le Progrès, utilisant la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, lesquels tels des sicaires exerçaient un chantage et réalisaient des pressions sur les pays qui tentaient de rompre avec les recettes imposées.
C’est dans ce but qu’ils ont fait disparaître les barrières commerciales, qu’ils ont privatisé les entreprises publiques, qu’ils ont stimulé l’investissement étranger avec des lois humiliantes et indignes, qu’ils ont flexibilisé le marché du travail pour que les entreprises états-uniennes disposent de main-d’œuvre bon marché, qu’ils ont retiré tout contrôle ou régulation à l’activité bancaire, qu’ils ont permis l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles et qu’ils ont cédé toute latitude aux entreprises transnationales.
En gestation depuis 1992, un phénomène politique surgit au Venezuela en 1998, l’irruption à la présidence du lieutenant-colonel Hugo Chávez Frías. Ferme dans ses principes nationalistes, favorable à une politique internationale indépendante, il représente depuis lors un casse-tête pour les Etats-Unis. Washington a d’abord cherché à le caricaturer lorsqu’il a rendu public et officialisé son alliance avec Cuba et lorsqu’il a visité les pays de Moyen-orient pour rendre sa vitalité à l’OPEP.
Voyant que son message donne des résultats, que les prix du pétrole augmentent dans une grande mesure grâce à son action, ils sont passés de la caricature à la diabolisation et à l’isolement. Il faut rappeler que lorsque Chávez parvient à la présidence et parle d’intégration entre pays frères, tous les présidents sud-américains étaient alignés sur les positions de la Maison Blanche , tous étaient partisans du néolibéralisme.

L’histoire tourne

Mais le néolibéralisme dans notre région n’a semé que la faim et a ouvert de larges brèches sociales. Ce n’est pas pour rien que nous sommes le continent le plus injuste en matière de distribution économique et sociale. Le néolibéralisme a retiré les protections aux travailleurs, il a fait augmenter le chômage. Cela a provoqué dans tous les pays des mouvements d’opposition au système.
L’Argentine, dont l’économie était parmi les plus importantes d’Amérique du sud, a vu ses présidents tomber sans parvenir à la fin de leur mandat, incapables de régler la crise économique et politique héritée du néolibéralisme, laquelle avait eu comme pion obséquieux Carlos Ménem.
Le Brésil, géant économique avec un important développement industriel, ne pouvait pas répondre aux nécessités concernant l’éducation, la santé et l’emploi, pour ses millions d’habitants. Avec le regard toujours tourné vers les Etats-Unis ou l’Europe les Brésiliens n’ont jamais vraiment été intéressés par l’intégration avec leurs voisins. C’est avec l’arrivée de Lula au pouvoir qu’ils reconsidèrent leur politique internationale et se tournent vers nous.
L’ex-ouvrier métallurgiste se rapproche du Venezuela comme il l’a fait avec Cuba, il travaille au MERCOSUR et il développe une politique internationale souveraine.
Néstor Kirchner, à la suite du désastre hérité de Ménem, rompt avec les recettes du FMI et récupère son économie. Il se libère de la tutelle nord-américaine et il conforme un bloc avec Chávez et Lula. Tabaré Vázquez se joint à eux ainsi que le président paraguayen Duarte. L’an passé à Mar del Plata, lors du Sommet présidentiel, ils ont en pratique donné le coup de grâce à la Zone de Libre-échange des Amériques (ZLEA–ALCA).
Les Etats-Unis ont voulu renverser Chávez par un coup d’Etat militaire, par une grève patronale soutenue par une partie du haut clergé, soutenue par une hiérarchie syndicale corrompue et soutenue par des medias nettement pro-états-uniens. Puis ils ont voulu le renverser par un referendum révocatoire et par des actions terroristes, auxquels ont participé les paramilitaires colombiens. Aujourd’hui Chávez n’est plus seul.
Les Etats-Unis connaissent son influence dans la région et dans la victoire d’Evo Morales, dans la possible victoire d’Ollanta Humala au Pérou et dans la force croissante de la gauche en Equateur, proche du président vénézuélien. Ils mettent tout en œuvre pour que leurs cauchemars ne deviennent pas réalité.
Mais il n’est plus possible d’isoler Chávez. Au contraire, ceux qui, en raison de leur maladresse et de leur arrogance, s’éloignent de l’Amérique latine ce sont les faucons de la Maison Blanche.

Le cachorro Fox

Aujourd’hui, presque sans base sûre, les Etats-uniens font appel à leurs cachorros [petits chiots] pour envenimer la situation régionale. Alejandro Toledo et Vicente Fox jouent le triste rôle de marionnettes de Washington ; tous les deux achèvent cette année leur mandat et leur popularité est au plus bas. Utiliser des présidents sortants pour ses coups tordus c’est une habituel pour le gouvernement états-unien. Souvenons-nous de la tristement célèbre Mireya Moscoso et de son amnistie accordée au terroriste Luis Posada Carriles. C’est pour cela que nous n’avons pas été surpris que le 11 janvier dernier les agences internationales d’information aient rendu publiques les attaques verbales de Fox contre Evo Morales.
De façon responsable Armando Loaiza, Ministre des affaires étrangères bolivien, et l’entourage du président élu ont démenti que les propos de [Fox] l’ex-employé de Coca-Cola puissent ternir les relations entre les deux pays. Plus direct Antonio Peredo, sénateur du Mouvement au Socialisme (MAS) bolivien, a considéré que les déclarations de Fox semblent être produites à la demande de Bush, juste quand ces deux pays s’apprêtent à discuter de questions énergétiques. Fox avait dit que si la Bolivie ne voulait plus exporter de gaz au Mexique les Boliviens allaient certainement manger ce combustible. Morales n’a jamais dit qu’il ne vendrait pas de gaz au Mexique.
On se souvient en Bolivie de la façon dont celui qui faisaient face à des critiques, en raison du comportement de son épouse, avait agressé verbalement les présidents argentin Néstor Kirchner et vénézuélien Hugo Chávez parce qu’ils s’opposaient pour des questions de principe et pour des raisons pragmatiques aux politiques hégémoniques des Etats-Unis, lors du Sommet présidentiel de Mar del Plata. Comme c’était prévisible, ce président sur le départ avait alors provoqué des réponses énergiques de la part de Caracas et de Buenos Aires.

Le cachorro Toledo

Par ailleurs, à la suite de propos de Chávez, qui ne concernaient en rien les relations entre le Pérou et le Venezuela, manifestant sa sympathie envers le candidat nationaliste péruvien Ollanta Humala, le cachorro des Andes Alejandro Toledo a rappelé l’ambassadeur péruvien à Caracas pour consultation à son pays. Une décision complètement déplacée et critiquée par les politiciens de toutes les orientations politiques dans la course pour la présidence du Pérou. Alan García, leader du parti apriste et important candidat présidentiel, a déclaré que l’attitude du gouvernement péruvien avait été inadéquate. Rafael Rey, dirigeant de l’alliance électorale de droite Unidad Nacional qui présente Lourdes Flores à la présidence, était d’accord avec García et il a ajouté que celui qui allait tirer profit de cette impasse diplomatique ce serait Ollanta Humala.
Journaliste influent dans la presse favorable au gouvernement, Mirko Lauer a déclaré que, même si on ne peut pas affirmer que le geste de Toledo a été ordonné par Washington, il correspond aux attentes de l’équipe qui soutient Lourdes Flores Nano dans sa campagne.
Alors que l’incident était considéré clos, quelques propos de Chávez, évaluant la réaction du gouvernement tolediste comme démesurée et rappelant que la candidate de l’oligarchie péruvienne Lourdes Flores Nano l’avait agressé verbalement, ont occasionné une deuxième attaque de Toledo. Comme à Mar del Plata ce dernier a une nouvelle fois prétendu s’affronter personnellement au président vénézuélien en l’accusant de s’immiscer dans les affaires intérieures péruviennes et de menacer la souveraineté du Pérou.
Pour le Venezuela c’est le vice-président José Vicente Rangel qui a indiqué que les propos d’Alejandro Toledo contre Hugo Chávez étaient prononcés à l’ombre de son échec dans la gestion du pays. Dans ce jeu d’escrime verbal, Pedro Pablo Kuczynski, président du conseil des ministres péruvien, a nié que la gestion présidentielle tolediste puisse être considérée comme un échec, puisque les chiffes macro-économiques à la fin de ce régime sont favorables.
Bien sûr Kuczynski a évité de préciser pourquoi, si les résultats de la gestion sont favorables comme il le soutient, les niveaux de popularité d’Alejandro Toledo oscillent entre 6 et 9 pour cent. Le ministre Kuczynski –en fait de nationalité états-unienne, ce qui avait provoqué son interpellation par le congrès péruvien durant les années 1980 lors du second gouvernement de Fernando Belaunde– a été un opérateur des entreprises transnationales états-uniennes et des organismes comme le FMI. Il est actuellement l’un des promoteurs de la Zone de Libre-échange des Amériques [ZLEA–ALCA], laquelle a été rejetée par la majorité des entrepreneurs nationalistes et des travailleurs péruviens et il est parmi ceux qui attaquent le plus durement Ollanta Humala.

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Traduction : Numancia Martínez Poggi

 

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse