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aporrea.org/internacionales/n113165.html

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 17:23

 Dans le même programme de la  TV  privée Globo où Rafael Poleo appelle le peuple vénézuélien à contester les résultats des élections du 3 décembre,  ce journaliste analyse les mouvements  fascistes et nazis et accuse le Président Chavez d’être un nazi. Selon Rafael Poleo, les fascistes ne sont pas des assassins, « ils ne tuent pas »  et ont  toute sa sympathie ; par contre Chavez est un nazi et le peuple doit se rebeller pour empêcher un nouveau mandat  - voir plus bas  « menace sur la démocratie au Venezuela ».                    Quel genre de dictateur est Hugo Chavez qui laisse de tels propos se propager  sur lesondes ?                         
En fait, la Loi Resort qui en principe devrait protéger le Venezuela des abus des medias n’est pratiquement pas appliquée ; ce qui peut paraître du laxisme est peut être une sage tactique,  car on peut facilement imaginer les cris d’orfraie de RSF et autres pseudo ONG de défense de la liberté de parole si un journaliste faisait l’objet d’un procès ou été censuré. D’autre part, les mensonges et calomnies de l’opposition ne peuvent convaincre personne de bonne foi.
Un document confidentiel de la CIA prouve que Rafael Poleo est agent de la CIA depuis 1965 ; il a encaissé de juteuses sommes et a ainsi pu créer des journaux et revues au service de la manipulation médiatique la plus  éhontée et soumise aux intérêts états-uniens
LE VENEZUELA DE CHAVEZ  Pendant ce temps, en France, nous pouvons tout savoir sur la révolution bolivarienne et la comprendre grâce au livre de Maurice Lemoine, rédacteur en chef du Monde Diplomatique. Ce cahier de 70 saisissantes photographies et un texte clair et émouvant  retrace l’incroyable ascension politique d’Hugo Chavez et la saga d’un peuple qui se bat pour créer une exception d'égalité des chances et justice sociale, dans la démocratie participative, au  nouvel ordre mondial de la mondialisation néolibérale.             En librairie depuis le 16 novembre 2006  Editions Alternatives  tel. 01 43 26 26 82  5, rue Pontoise 75005 Paris

 Et retrouvez dans le n° 90 de « Manière de Voir », publication du Monde Diplomatique  l’Amérique Latine rebelle  - en vente dans les bons kiosqueClaude Maryse

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 11:26

A  Mr  Dominique  Moisi  pour son éditorial  intitulé 

 «  L’Amérique Latine dans un cycle populiste »

de Guy MAUNOURY 

 

 

 

          Dans l'éditorial daté du 30 octobre vous mettez l'élection de Lula sur le compte de la montée du populisme; mot décidément à la mode, car très commode pour disqualifier un supposé ennemi de manière indiscutable. Souvent employé, rarement défini (ce qui est le cas dans votre éditorial ), depuis les dirigeants des Etats-Unis jusqu'aux faiseurs d'opinion, à propos de  l'Amérique Latine qui remet en cause de plus en plus la mondialisation néolibérale, mais aussi en France à l'occasion du référendum sur la constitution européenne.  

Mais est-ce que Lula remet en cause cette mondialisation néolibérale? Non, vous le dites vous-même. Remet-il en cause l'hégémonie des Etats-Unis? Non, vous le dites aussi, vous insistez même sur ce qui le différencie de Chavez et Morales. Alors en quoi son élection traduit-elle une montée du populisme ? Pas de réponse, premièreincohérence. 

 

Mais venons au cas de Chavez, cas avéré de populisme selon vous, qui vous semble tellement évident que vous ne prenez pas la peine de le définir non plus; sinon par des allusions à ses discours mettant en cause le rôle négatif des Etats-Unis; rôle négatif que toute l'Amérique Latine connaît, mais pas vous,  semble-t-il. Vous parlez à son propos « d'hystérie antiaméricaine »; et l’hystérie anti Chavez de Bush vous aurait-elle échappé ?  Accordez lui, ainsi qu’aux peuples d'Amérique Latine, plus d'intelligence que ce mot stupide ne le laisse penser; mot inventé par tous les défenseurs inconditionnels de la politique des Etats Unis. Ceux-ci n'aiment pas Chavez,  tout le monde le sait; mais ils ne se sont pas contentés de ça, ils ont participé et approuvé le coup d'Etat d'avril 2002. Aussi Chavez a quelques raisons de condamner ce qui serait plus juste d'appeler l'impérialisme des Etats-Unis qui, outre le Venezuela, menace la Bolivie et bien sûr Cuba. Mais Hugo Chavez connaît aussi l'histoire de l'Amérique Latine, histoire que vous semblez avoir oubliée. Car, depuis plus d'un siècle, les USA n'ont cessé d'intervenir directement ou à travers des coups d'Etat en appui aux oligarchies locales contre la volonté démocratique des peuples ; vous évoquez vous-même la phase des dictatures puis la phase ultra-libérale. Vous ne pouvez ignorer le rôle essentiel de Washington dans ces deux périodes.                                                                                                             

Vous reprochez à Chavez d'utiliser « sa richesse pétrolière pour reprendre le flambeau de la révolution ». Je note au passage que vous parlez du pétrole comme s'il appartenait en propre à Chavez. C'est même tout le contraire ; cette richesse était dans les mains d'une minorité et ne profitait en rien à la population. Mais vous n'expliquez pas à quoi est utilisé l'argent du pétrole. Alors, je vais vous le dire, bien que vous ne devez pas l’ignorer. Il est utilisé à un vaste programme dit de missions sociales dans les domaines de la santé, de l'éducation, du logement, des minorités, programme qui concerne la moitié pauvre du pays. Cela  veut dire qu'ont été créés des dispensaires massivement là où ils étaient inexistants, que plus d’un million d’adultes ont été alphabétisés, que d’autres accèdent à des formations universitaires et professionnelles ; que des centaines de milliers d'enfants reviennent à l'école où on leur fourni aussi les repas ; que des titres de propriété sont remis à des habitants précaires ; que l’on a donné une identité à plusieurs millions de gens qui étaient sans existence légale, sans droit de vote. Beaucoup d'autres choses sont impulsées par le gouvernement, comme les coopératives, les remises de terres, des marchés populaires pour les produits de base, la recherche de l'indépendance alimentaire. Est-ce cela  le populisme dont vous parlez? Le problème de votre article est que vous omettez totalement de parler de ces réalisations, car personne ne pourrait croire qu'il s'agit de choses négatives. Autre contradiction.                                                                                   

Mais que serait selon vous une politique non populiste? Laisser les richesses du pétrole aux mains des multinationales, et sans leur faire payer d'impôts ? C'est ce qui se passait avant Chavez où la population était laissée à l'abandon. Il y a une explication que vous refusez de voir, l’aspiration grandissante des peuples à récupérer, contrôler leurs richesses et faire en sorte qu'elles bénéficient au bien commun. Et pour cela ces peuples doivent s'unir, se battre contre leurs propres oligarchies et les politiques néolibérales imposées par les USA principalement et aussi l'Europe, qui s'acharnent à privatiser les ressources non seulement de l'Amérique Latine mais de la planète entière.         

Et si Lula ne veut pas  « décevoir son peuple » il devra aussi dépasser le cadre imposé par les possédants à l'intérieur du Brésil et à l'extérieur, comme le FMI par exemple. Réduire les « inégalités spectaculaires » au Brésil exige cette rupture, car partout dans le monde soumis à ces mêmes politiques les inégalités augmentent. Sauf dans les pays que vous dénoncez comme populistes. Donc Lula doit se rapprocher de Chavez, c’est à dire l’exact opposé de votre article.

 Le 9 nov. 2006      

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 16:09

                    http://www.alterinfos.org/spip.php?article619

 

Lors de son voyage annuel en France, où il retrouve sa famille et ses amis, le Père Paul Priou nous [1] a parlé de ce Venezuela où, avec la JOC [2], il prend part depuis trente-sept ans aux aspirations et aux luttes du peuple. « Ce que nous rêvions de faire est en train de s’accomplir », dit Pablo. « Jamais nous n’aurions pensé voir cela de notre vivant. »

 

 

 Des élections doivent se tenir le trois décembre prochain au Venezuela. Pouvez-vous faire le point ?

 

 

 Rappelons qu’aux élections législatives de 2005, l’opposition n’avait pas voulu participer. De ce fait, la Chambre est constituée aujourd’hui de différents partis qui adhèrent tous, chacun à leur manière, au « processus » révolutionnaire. Cela pose problème. Cette fois-ci, le président Hugo Chávez tient absolument à ce que l’opposition soit présente. C’est dans cet esprit qu’il a accepté un changement notable à l’intérieur du Conseil national électoral (CNE), l’organisme qui s’occupe de tout, composition des listes, bureaux de vote, observateurs internationaux, etc. Le nouveau CNE, dont les membres sont des indépendants, a été élu après consultations entre les forces gouvernementales et les forces d’opposition. Avec l’appui de quelques universités, les nouveaux élus se livrent à une révision du registre électoral et plus largement à tout ce qui touche la mise en place des élections. Un exemple : l’emploi des machines électroniques qui avait soulevé des critiques et des controverses. Donc, de ce point de vue, les choses sont calmées. Le plus gros souci de l’opposition était de se mettre d’accord sur un candidat unique. Finalement, l’ancien gouverneur de l’État de Zulia, Manuel Rosales, a été choisi pour faire face à Chávez. Celui-ci jouit d’une forte popularité gagnée grâce aux acquis sociaux, à ces diverses « missions » qui s’accomplissent pour changer la vie des gens des barrios [3] dans l’éducation, la santé, l’alimentation, le secours aux indigents - mission « La Negra Hipólita » - les transports. Bientôt seront inaugurées des lignes de métro et aussi ce qui manquait le plus dans un pays adorateur de la voiture, un train. Il couvrira tout le territoire et assurera des liaisons entre les banlieues et la ville de Caracas. Autre grand projet en collaboration avec le gouvernement colombien en cours de réalisation : l’oléoduc qui partira de Maracaibo et traversera la Colombie pour arriver à la côte du Pacifique et approvisionner ces grands demandeurs en énergie que sont les pays asiatiques.

 

 

 Les attaques de l’opposition restent très virulentes. Sur quoi portent-elles ?

 

 

 Les critiques visent surtout la politique internationale menée par le gouvernement. Les dépenses qu’il finance pour venir en aide aux pays d’Amérique centrale dans le domaine énergétique, et en faveur d’une Amérique latine unie. Un exemple. Chávez a racheté une partie de la dette argentine, afin que ce pays puisse aller de l’avant. Envers la Bolivie aussi, l’aide est remarquable. Des médecins et des éducateurs vénézuéliens travaillent sur le terrain. Animés par les mêmes préoccupations déployées dans leur propre patrie. Sait-on que l’UNESCO a déclaré le Venezuela « Territoire Libre d’Analphabétisme » ? La grande presse ne s’attarde pas là-dessus. Tout le monde sait que Chávez a acheté des armes à la Russie mais ignore qu’il a distribué un million d’exemplaires du Don Quichotte de Cervantes, et qu’il pense à distribuer 500 000 livres du roman de Victor Hugo, Les Misérables. On essaye de former des cercles de lecture sur les places publiques, on a créé et inauguré des studios de cinéma afin de renouer avec la production de films. C’est la première fois dans l’histoire que l’argent du pétrole est distribué de cette façon.

 

 

 Mais la politique sociale ne peut pas constituer à elle seule une politique de développement ?

 

 

 L’encouragement à fonder des coopératives est au cœur des projets actuels. Un appel a été lancé et actuellement on compte 100 000 coopératives inscrites. Dans tous les secteurs d’activités. Mais disons-le, on n’en est qu’aux premiers pas dans la formation des responsables de ces coopératives, surtout en ce qui concerne la production. Il est plus facile de monter des coopératives de services que de production. Ou de favoriser ce que l’on appelle des « entreprises de production sociale », où l’on parviendrait à éviter la structure verticale en encourageant la participation, y compris dans les entreprises qui dépendent de l’État. Quand tu veux aboutir à une démocratie participative, le chemin est dur. Tu ne passes pas d’une structure d’assistance à une structure de participation en claquant des doigts. Prenons un autre exemple : les Conseils communaux. Dans le quartier de Petare, où je vis, notre amie Raquel, que tu connais, appartient au Conseil communal. Un projet, évalué à trente millions de bolivars, a été approuvé pour installer l’eau dans la partie haute du quartier. Cinq personnes étaient responsables des travaux, cinq personnes en contrôlaient la bonne marche. Eh bien les gens ne voulaient pas croire que Raquel ne touchait pas une commission. C’est enraciné dans les mentalités, selon le fameux précepte : « Ne me donne pas de l’argent, mets-moi là où il y en a ».

 

 

 « En avant vers le nouveau socialisme », telle est la devise de Chávez. Comment l’interpréter ?

 

 

 Il est aussi question de « Socialisme du XXIe siècle ». Ce qui a cours ici est une révolution sans modèle, qui acquiert ses caractéristiques à partir de ses propres expériences. Au mois de juillet 2006, s’est tenu ici le Second Congrès de Philosophie Internationale. Énorme brassage d’idées, avec beaucoup de personnalités venues de l’Amérique latine. Avant cela, en janvier, il y a eu à Caracas le Forum social mondial (FSM). Un projet politique important, visionnaire, se donnant pour but de mettre en échec la globalisation libérale. La JOC s’est consacrée à organiser, parmi les actes du Forum, le 1er Congrès Latino-Américain, réunissant une dizaine de pays, du Mouvement des enfants et des adolescents travailleurs. CARITAS avait son stand, les Églises œcuméniques avaient leur stand, l’Église catholique avait son stand. La réflexion sur la Théologie de la libération a été approfondie.

 

 

 L’Eglise a fait partie des détracteurs les plus acharnés du régime. Où en est-elle aujourd’hui ?

 

 

 Mgr Jorge Urosa, qui était auparavant archevêque de Valencia, a été nommé archevêque de Caracas, alors que le poste était vacant depuis deux ans. Au cours des six premiers mois de l’année 2006, les relations se sont améliorées entre la hiérarchie et le gouvernement. Mgr Urosa a été reçu par le président Chávez, par le Maire de Caracas, dans un climat d’entente et de respect. Et, lorsqu’il était de retour de Rome où il venait de recevoir la « pourpre cardinalice », Chávez a tenu à l’accueillir à l’aéroport. Cela dit, entre autres, il reste deux points qui coincent. Le premier touche à l’enseignement religieux dans les écoles publiques, que l’Église réclame. Et le second tient aux transformations exigées à l’intérieur du Conseil national électoral, les mêmes que celles exigées par l’opposition. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de réconciliation ? Non, c’est complexe, fluctuant, des remous se produisent, des évolutions.

 

 

Le Venezuela s’est fait le champion de l’Intégration latino-américaine. Pourtant, il a récemment quitté la Communauté andine des nations (CAN), dont il faisait partie avec le Pérou, l’Équateur et la Colombie.

 

 

Il s’est retiré parce que les autres membres avaient signé des accords bilatéraux avec les États-Unis, permettant ainsi aux produits importés des États-Unis de pénétrer sans frais de douane sur les marchés concernés. N’oublions pas les déboires du Mexique après son entrée dans le grand ensemble nord-américain. Cela a causé la ruine des petits paysans et des petites entreprises. En revanche, le MERCOSUR - Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, plus le Venezuela et la Bolivie en tant que membre associé – est appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans la cohésion du continent. Que l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, signée en décembre 2004 entre Cuba et le Venezuela, et suivie par la Bolivie, contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques, ZLEA, ALCA en espagnol) soit une utopie, oui. Une utopie à poursuivre. Ce serait fonder les relations économiques sur l’appui entre les uns et les autres et non pas sur la concurrence qui élimine le voisin. Que les relations économiques ne soient plus fondées sur la concurrence mais sur la solidarité et sur la coopération irait totalement à contre-courant de la pensée néo-libérale. On ne peut être que d’accord avec de telles orientations, du même coup d’ailleurs on sauverait la planète. L’initiative de Chávez d’offrir du pétrole à moindre prix aux quartiers défavorisés des villes des Etats-Unis a suscité un tollé. Et plein d’autres initiatives de ce style. « Scandale », ont crié les gens de l’opposition. Pourquoi donner aux autres alors que chez nous il y a tant à faire. Courte vue.

 

 

 Avais-tu pensé, Paul, voir un jour le Venezuela changé de fond en comble ?

 

 

 Les copains disent : on voit se mettre en place ce que nous avions toujours voulu faire, et que nous pensions ne voir jamais. Peut-être nos enfants ou nos petits-enfants… Cette révolution sans modèle, en train de se faire, répond aux aspirations et aux luttes que nous avons menées. Certains bons esprits avaient glosé sur « la fin de l’histoire »… Nous montrons qu’il existe une alternative, que quelque chose de nouveau émerge. Certes le nouveau système économique n’est pas réalisé. Mais ça bouge, et pas seulement ici. Avoir un Indien, Evo Morales, comme Président de la Bolivie, c’est un symbole. Une avancée sur laquelle on ne pourra pas revenir.

 

 


Propos recueillis par Françoise Barthélémy.

 

 

L’entretien a paru dans le numéro de novembre 2006 de la revue missionnaire Peuples du    http://www.alterinfos.org/spip.php?article619                                                                                                     Notes                                                                                                                                                                                               [1] Françoise Barthélémy pour la revue missionaire Peuples du monde.      [2] Jeunesse Ouvrière Chrétienne         [3] quartiers.

 

                                                                                          

                                                                                          

 

 

 


 

 

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 14:30

"Va-t-en démon ! "  A Chicago, les manifestations contre Bush se feront sous la consigne : Exorcisons Bush

Aporrea.org - www.aporrea.org
10/10/06 - www.aporrea.org/tiburon/n84890.html 

 

 

 

 

Oct 10, 2006. - Les organisations sociales de Chicago préparent une protestation contre le Président de l'impérialisme états-unien, George W Bush. qui sera dans cette  ville ce jeudi pour prendre part à un gala de la bourgeoisie locale afin de réunir des fonds pour son parti Républicain.
Sous la consigne "Exorcisons Bush", en utilisant le langage propre aux festivités d’ Halloween, et avec une claire référence à la description de Bush comme "le diable" faite par le président Hugo Chávez à l'ONU, les organisateurs demandent aux manifestants d’ apporter leurs déguisements de Halloween, des pancartes avec le texte "I smell of sulfur!" (je sens le soufre !), et des tambours et d pantins.
Les tracts convoquant à la protestation ont pour titre Chassons le démon ! et clament :
"
Effrayant! Il est temps de chasser de la ville le vieux démon. Rappelons-lui  que les habitants de Chicago se sont opposés à la guerre des Etats-Unis contre l'Iraq, et contre toute future attaque contre l'Iran, le Venezuela ou tout autre objectif manipulé, et que nous sommes majoritairement pour les libertés civiles, en faveur des syndicats, des immigrants et pour la liberté de l'avortement l. Les démons idiots ne sont plus les bienvenus dans cette ville enchantée. Monsieur le Maire Daley, prenez note."
La manifestation aura lieu en face de l'hôtel Hilton de Chicago, le 12 octobre à 5:00pm.
Les consignes des activistes de Chicago, sont un exemple de plus de la grande répercussion du  discours controversé du Président Chávez à l'ONU, dans lequel il a décrit  Bush comme "le diable" étant donné la destruction qu’il a causée dans le monde avec sa politique impérialiste et contre l'environnement.
http://chicago.indymedia.org/newswire/display/74181/index.phputes

 

 

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 19:33

Numancia Martínez Poggi

Le dimanche 10 septembre 2006

Libération commentant la situation politique vénézuélienne fait montre d’une mauvaise foi routinière et d’un parti pris impudique. C’est le retour au temps glorieux du fanatisme aveugle des origines de Libération, du point de vue du ton s’entende, parce que la ligne politique a un peu changé il est vrai.
Nous sommes certes habitués à la haine anti-chaviste de Libération. En janvier dernier, ce quotidien prétendait insulter le président Chávez en l’accusant d’antisémitisme, sur la base d’un discours prononcé lors du Réveillon de Noël deux semaines auparavant. Cette indignation était en effet un peu tardive ; il fallait que la campagne partie des milieux les plus fanatisés aux Etats-Unis touchât les relais parisiens habituels, alors alanguis par les fêtes de fin d’année. D’où le contretemps. Au Venezuela la petite communauté juive organisée, les intéressés, avait raisonnablement et loyalement défendu Chávez, sans que Libération ne daignât en informer ses lecteurs.
L’article de François Meurisse paru le lundi 4 septembre 2006, dans Libération, " Au Venezuela, une voix tente de faire le poids face à Hugo Chávez ", est fidèle à la tradition. Dès la première ligne, François Meurisse, en toute irresponsabilité, attribue le titre magnifique et débonnaire de social-démocrate à Manuel Rosales : " Le social-démocrate Manuel Rosales est le seul candidat crédible de l’opposition pour la présidentielle du 3 décembre ". Olof Palme et Salvador Allende, martyrs de la cause socialiste, se retourneraient dans leur tombe s’ils lisaient Libération.

Malgré le bombardement continuel des médias vénézuéliens, journaux, radios et télévisions, qui lui sont massivement favorables, personne au Venezuela n’est au courant de cette orientation politique de Rosales. Il faudrait peut-être remonter le courant de janvier dernier, faire le crochet obligé par New York et apporter ce scoop atterrant à la société vénézuélienne, surtout à la bourgeoisie fanatisée qui ne voudrait surtout pas voter à gauche. Les véritables tenants du courant social-démocrate en Amérique latine aujourd’hui, de Tabaré Vázquez en Uruguay jusqu’à Andrés Manuel López Obrador au Mexique, ont depuis longtemps compris que leur camarade au Venezuela c’est Chávez.
" Social-‘‘démocrate’’ " assez peu démocrate Manuel Rosales avait signé le Décret Carmona qui pulvérisa en avril 2002 la démocratie vénézuélienne, tous les pouvoirs constitués vénézuéliens et toutes les institutions représentatives. François Meurisse admet en effet que Rosales " traîne un lourd boulet depuis le 12 avril 2002. Ce jour-là, il a reconnu et soutenu l'éphémère (quarante-huit heures) gouvernement de Pedro Carmona, le ‘‘patron des patrons’’ vénézuélien, arrivé à la tête du pays suite à un coup d'Etat contre Chávez. " Comme c’est bizarrement tourné. Carmona n’a pas fait un coup d’Etat, il est " arrivé à la tête du pays suite à un coup d’Etat ". Nuance. Quand l’oligarchie fait un coup d’Etat c’est comme par inadvertance.
Si le " patron des patrons " arrive au pouvoir c’est " suite à un coup d’Etat " anonyme, c’est-à-dire commis par personne. La Constitution qui avait été envoyée au vide-ordure en avril 2002 par les putschistes Carmona, Rosales –le seul gouverneur de l’opposition à accomplir ce geste infâme– et leurs acolytes, est un texte d’une essence démocratique rarement vue dans le monde. Outre son contenu, reconnu comme l’un des plus avancés, en termes de reconnaissance des droits sociaux, de reconnaissances des droits des minorités, de garanties en termes de droits humains, etc., cette Constitution a été élaborée par tout un peuple bolivarien mobilisé durant l’année 1999. Des milliers de discussions publiques, des centaines de corrections, des heures interminables de négociations à tous les niveaux pour rechercher le consensus populaire, la rédaction finale du document par les membres de l’Assemblée Nationale Constituante élus par le peuple, la ratification par referendum populaire le 15 décembre 1999, tout cela avait été piétiné par le coup d’Etat impérialiste d’avril 2002 où Carmona et Rosales n’étaient en effet que des pantins. " ‘‘Le gouvernement va ressortir cet épisode comme un disque rayé, mais tout ça, c'est du passé’’, affirme Gerardo Blyde, le directeur de la campagne de Manuel Rosales. " Ce ne serait pas déloyal de la part du gouvernement que de " ressortir " cet " épisode ", ce serait simplement contribuer à la connaissance historique. Mais le gouvernement ne dispose pas de la force de frappe médiatique dont disposent l’oligarchie et l’impérialisme, qui répète sans arrêt, sur tous les tons, sous tous les prétextes possibles, que Chávez est un militaire putschiste. Le plus grave c’est que le même esprit anti-démocratique et anti-populaire habite le journaliste de Libération qui ose encore parler d’une " Constitution de 1999, écrite par Chávez lui-même " alors qu’il y a peu de Constitutions dans le monde qui aient la même légitimité démocratique que la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela. Cependant, comme elle n’a pas été écrite par les personnes qui habituellement rédigent les Constitutions –les oligarchies vassalisées et leurs serviteurs– elle peut être considérée nulle et non avenue par les uns et traitée par le mépris par les autres.
François Meurisse, prétendant stigmatiser Chávez, le signale comme l’auteur d’" une tentative de putsch ratée [sic] " en 1992, ce qui ne fait que montrer son ignorance de la sociologie politique vénézuélienne ces dernières années. Le soulèvement civico-militaire du 4 février 1992, faisant écho au soulèvement populaire anti-FMI de mars 1989, fait partie du consensus politique vénézuélien. Imagine-t-on un journaliste accuser un politicien algérien, pour le stigmatiser, d’avoir organisé l’Insurrection du 1er Novembre 1954 ? Le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de l’année 2000 était l’un des dirigeants du soulèvement de 1992. Certains disaient même qu’en véritable leader il avait refusé de se rendre malgré l’enrayement du plan, tandis que Chávez appelait les insurgés à déposer les armes. Certaines forces aujourd’hui solidaires de Manuel Rosales se présentent, de façon tout à fait comique il est vrai, comme les véritables artificiers du soulèvement civico-militaire du 4 février 1992. C’est par exemple le cas de l’organisation marxiste-léniniste-Maoïste appelée Bandera Roja (BR) [Drapeau Rouge].
Chávez célèbre avec une légitime fierté sa participation dirigeante à l’Insurrection du 4 février 1992 –pacte signé à l’encre de Chine entre le peuple et les forces armées, implicite serment d’acier– et tous les ans le 4 février est célébré par les anti-impérialistes vénézuéliens. En contrepartie les putschistes d’avril 2002 –pardon : ceux qui ont pris le pouvoir " suite à un coup d’Etat "– sont des marionnettes inconséquentes. Ainsi selon François Meurisse, Manuel Rosales " le candidat, lui, esquisse un mea-culpa : ‘‘Si j'ai une dette avec la démocratie, si j'ai commis une erreur, je le reconnais.’’ Avant de contre-attaquer : ‘‘Je n'avais rien planifié, je n'ai pas passé plusieurs années à préparer un coup d'Etat et faire [sic] des morts comme l'a fait Chávez.’’ Allusion directe [sic] à la tentative de putsch ratée [sic] de ce dernier, en 1992. " Sommet d’indignité ou d’inconséquence.
Social-démocrate vraiment particulier, et qui serait en tout état de cause plus proche de la tendance démago-vassaliste à la Alan García que de la tendance démocratique souverainiste à la Tabaré Vázquez, Rosales avait donc soutenu le " patron des patrons " putschiste. Les véritables représentants du courant social-démocrate au Venezuela et ailleurs s’indigneront naturellement par cette qualification politique légèrement offerte par François Meurisse. Au Venezuela le Mouvement électoral du peuple (MEP), fondé par le maître Luis Beltrán Prieto Figueroa, figure éclairée de la social-démocratie incorruptible et anti-impérialiste, accompagne avec enthousiasme la Révolution Bolivarienne qui s’oriente aujourd’hui vers un
socialisme novateur et frais. Luis Beltrán Prieto Figueroa (membre fondateur d’AD en 1941) avait créé le MEP en 1967, tandis que le parti AD achevait de se vendre –et d’offrir le Venezuela– à l’impérialisme.
" L'espoir de Manuel Rosales, c'est sa ténacité électorale. En octobre 2004, lors des régionales, il avait vaincu dans l'Etat de Zulia un protégé de Chávez. Tout à ses dénonciations continuelles de ‘‘l'Empire’’ (les Etats-Unis), le chef de l'Etat, qui ne parle de lui-même qu'à la troisième personne, ne voit que deux candidats : ‘‘Hugo Chávez et George W. Bush.’’ " Dans ce paragraphe François Meurisse maraude aux alentours du record de densité de mauvaise foi : à peu près un coup bas par ligne. La première phrase n’a absolument aucun sens, sinon la volonté du journaliste de manifester sa tendresse pour Rosales, afin que les bobos parisiens comprennent bien que c’est leur candidat. Il est absolument faux de dire que Chávez " ne parle de lui-même qu’à la troisième personne " Pure invention, assez étrange à vrai dire.
En octobre 2004, lors des élections pour la gouvernance du Zulia, Manuel Rosales avait en effet vaincu le candidat chaviste – cependant que l’opposition, relayée par Libération, dénonçait la non fiabilité des processus électoraux et la fraude partout où elle perdait. Rosales avait remporté 54% des voix, près de 484 000 voix, y compris celles du parti BR, avec une abstention de près de 48%. Or lors du referendum révocatoire du 15 août 2004, deux mois avant, Chávez avait obtenu plus de 605 000 voix dans le Zulia, l’abstention avait été beaucoup plus faible. Le " non " à la révocation, favorable à Chávez, avait emporté 53,14% dans le Zulia ! Courte victoire, différente des près de 60% de moyenne nationale, mais victoire tout de même. La " ténacité électorale " de Rosales si ce mot a un sens est donc toute relative ; et en décembre 2006, ce n’est pas un militant chaviste inconnu, un " protégé " de Chávez comme dit sarcastiquement François Meurisse, mais c’est Chávez lui-même qui s’oppose à Rosales. La victoire dans le Zulia est donc tout à fait envisageable pour Chávez, si on considère que tous les sondages font état d’une montée ininterrompue de la popularité du président ces trois dernières années, ce que François Meurisse est bien contraint de reconnaître, enfin, certes à sa façon. Lors du referendum d’août 2004 Libération désinformait son lectorat en présentant Chávez comme un président impopulaire. Aujourd’hui suivant la tendance de la presse de droite états-unienne, lasse de s’exalter en vain, Libération finit par admettre la popularité de Chávez, observant avec une résignation circonspecte que dans " les franges populaires " " le Président jouit toujours d'un fort soutien ", manquant juste de préciser que les " franges " populaires c’est l’immense majorité du peuple vénézuélien. Effectivement : " toujours d’un fort soutien ", comme en 2004, comme en 2002, comme 1999. Si on considère tout ce qui avait été écrit jusqu’ici par Libération quant à l’impopularité de Chávez le lecteur du journal risque de tomber des nues.
Cependant Rosales, " ce social-démocrate aujourd'hui crédité de 10 à 20% des intentions de vote dans les sondages il est vrai peu fiables, contre plus de 50 % à son adversaire ", a encore des chances. Hors le fait qu’il récidive dans l’emploi farfelu du qualificatif de " social-démocrate " pour Rosales, François Meurisse fait montre d’une réserve assez rare vis-à-vis des sondages et dans le même temps il se livre à une manipulation des chiffres assez peu honnête. Les sondages sont certainement considérés " peu fiables " par François Meurisse parce qu’ils sont sévères pour son chouchou. On aimerait voir Libération émettre ce genre de réserve pour les sondages dans d’autres circonstances. Il est assez surprenant de voir que Rosales est situé dans une fourchette qui le fait passer du simple au double, " crédité de 10 à 20% ", chiffres donnés sans garantie de fiabilité de surcroît. Par contre pour Chávez il y a un seul chiffre, assez imprécis, " plus de 50% "… Pourquoi cette discrimination ? Pourquoi Chávez n’est-il pas crédité de 50 à 100% ? Effectivement Rosales, " le seul candidat crédible " selon François Meurisse, est loin de parvenir à la popularité du candidat sortant. Chávez a bien le désavantage de devoir présenter un bilan comme c’est naturel pour le candidat sortant, mais Chávez a le grand avantage d’être resté fidèle à lui-même et à son peuple bolivarien, Chávez a l’immense avantage d’être la figure unitaire qui incarne le renouveau apporté par la Vème République au Venezuela.

Les 20% pour Rosales correspondent à l’estimation des intentions de vote sans considération des indécis en comptant exclusivement les préférences pour l’un ou l’autre des candidats ; dans le cas d’une mesure des préférences de l’électorat toute option offerte, et en comptant les indécis comme catégorie séparée, Rosales descend à 10%. Le problème c’est que dans une estimation indécis exclus, pour mener Rosales à 20%, Chávez s’élève très haut au-dessus des 50%, attirant les sympathies d’environ les deux tiers de l’électorat ; dans le deuxième schéma, indécis inclus, Chávez reste encore effectivement à " plus de 50% ". Basse et rugueuse manipulation des chiffres de la part de François Meurisse que détectera tout étudiant ayant suivi les trois premiers cours du niveau 1 de statistique électorale.
Le même journaliste qui traduisait avec entrain les propos délicats de son protégé sait éviter d’interpréter Rosales quand cela peu être assez gênant, son projet de politique internationale par exemple : " les promesses électorales de Rosales restent floues : rétablissement de relations harmonieuses avec les Etats-Unis… " Cela n’a rien de flou, c’est le rôle stratégique tout à fait conscient des cogollos vénézuéliens à la mentalité de vassaux. Souveraineté ou vassalisation, voilà l’enjeu principal de cette élection présidentielle. Pour tout Vénézuélien un tant soi patriote le rétablissement des relations harmonieuses avec les Etats-Unis relève de la responsabilité du clan Bush qui prétend terroriser le tiers-monde. La philosophie de Bush telle qu’exprimée en octobre 2001 –" ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous " qui pourrait se traduire par " soumettez-vous ou vous courrez le sort de l’Irak ou du Liban "– a indigné toutes les personnes porteuses d’un minimum d’orgueil latino américaniste au Venezuela et ailleurs. S’il est faux, archifaux, que Chávez " ne parle de lui-même qu’à la troisième personne ", il est vrai qu’il considère que son véritable opposant c’est le président états-unien et, de façon plus générale, l’empire –que nous écrivons sans guillemet, s’agissant d’une réalité connue de toute la société humaine, excepté les bobos parisiens.
Nous ne pouvons pas compter sur François Meurisse pour signaler le risque pour la souveraineté vénézuélienne que représenterait Manuel Rosales, mais nous pouvons compter sur lui pour chanter les éloges du gouverneur du Zulia. Perdant tout contact avec la réalité François Meurisse informe que, " gouverneur de l'Etat frontalier avec la Colombie de Zulia [sic], cœur pétrolier et économique du pays, Rosales y a récolté une réputation de bon gestionnaire. "
Où François Meurisse a-t-il perçu les signes de cette réputation ? Les médias vénézuéliens, télévisions, radios et journaux, massivement acquis à la cause de l’opposition, ne se sont jamais aventurés à de tels éloges. Pourquoi ? Le quotidien régional Panorama, quotidien le plus prestigieux de la région occidentale –quotidien qui il est vrai n’est pas tombé dans l’antichavisme farouche mais conserve une posture somme toute équilibrée– fait la chronique de la gestion désastreuse de Rosales dans l’Etat du Zulia.
Le ton de Panorama est modéré et pondéré mais la simple description des à-coups de la vie quotidienne, relevant de la responsabilité du gouvernorat, est un désaveu à la gestion de Rosales. Les dénonciations des cas de corruption sont quasi-quotidiennes dans le Zulia.
Que penserait-on d’un journaliste étranger venant dire que Jacques Médecin était un très bon gestionnaire de la ville de Nice ?
Rosales est un ancien militant adeco. Action Démocratique (AD) monopolisait le pouvoir politique et toutes ses ramifications pendant la IVème République si bien que tous les maffieux ambitieux avaient intégré ses rangs parce que cela représentait un des moyens les plus rapides et les plus efficaces. Au cours des années 1990, AD perdant prise peu à peu après la chute de Carlos Andrés Pérez, les politicards les plus enclins à la flexibilité quittaient ce parti pour sauver leur carrière politique. Manuel Rosales, reconverti dans la politique locale avec le parti Un Nuevo Tiempo, est l’un d’entre eux. Mais Manuel Rosales reste un adeco social. Son entourage est truffé des rebuts les plus individualistes, répressifs et corrompus d’AD. Cas emblématique : Henry López Sisco, désigné conseiller à la sécurité policière par Manuel Rosales dans le Zulia, est une personne dont on connaît l’expérience en matière de répression. Le sombre personnage est impliqué dans tous les massacres anti-populaires qui se sont produits durant la IVème République : El Amparo,Yumare, Cantaura, etc. Autant de noms symboliques qui font encore frémir dans la gauche vénézuélienne. Aujourd’hui, dans le Zulia, López Sisco est fortement soupçonné de complicité avec les paramilitaires colombiens. On sait la pénétration ces dernières années de ces hordes de criminels déshumanisés, spécialisés dans le combat violent contre la gauche pacifique, dans toutes les régions occidentales du Venezuela où les dirigeants populaires ruraux sont tombés par dizaines. Le directeur de campagne de Manuel Rosales, Gerardo Blyde, est quant à lui le tenant d’une droite dure sans complexe alignée sur Washington. Que penserait-on d’un journaliste étranger faisant le descriptif d’un candidat " social-démocrate " en France, tout en cachant la véritable nature d’un directeur de campagne qui s’appellerait Alain Madelin et d’un chef policier qui aurait nom Papon ?
" Le seul candidat crédible " peu à peu fait connaître certaines de ses idées de gouvernement. L’un de ses projets phares c’est le versement à tous les Vénézuéliens d’une allocation mensuelle qui pourrait s’élever à 1 million de bolivars par mois, selon les prix du pétrole. Somme supérieure au salaire minimum. Cette proposition politique, sommet de démagogie paternaliste, se matérialiserait par l’ouverture d’un compte bancaire pour 2 millions et demi de familles. La carte permettant d’effectuer les retraits s’appellerait " Mi Negra ", certainement le mot le plus tendre de la langue populaire vénézuélienne, mais vocable complètement étranger au parler de la bourgeoisie aliénée, dont les canons esthétiques se trouvent aux antipodes de la négritude. Pari démagogique assez surprenant et somme toute très risqué : les bourgeois percevront certainement cela comme une façon de continuer de chouchouter les pauvres –c’est dans une bonne mesure ce que mezza voce ils reprochent à Chávez– ; les plus nécessiteux, les gens concernés apparemment, trop habitués aux promesses démagogiques des populistes de la IVème République, s’en remettront probablement au sage proverbe : mieux vaut un oiseau dans l’assiette que cent dans le ciel.
Reconnaissons finalement –indéniable gage d’équilibre– tout de même à Libération une audacieuse entrée en contact avec la réalité, au bout de sept ans ce n’est pas trop tôt. Dans un effort notable le journaliste reconnaît en effet du bout des lèvres –avec des guillemets hautains pour le mot " missions "– l’amélioration de la situation pour les plus pauvres : " les ‘‘missions’’ sociales du gouvernement, alphabétisation, médecine de proximité, alimentation à bas prix, etc., ont sensiblement amélioré les conditions de vie des couches les plus pauvres de la société. " Ces données élémentaires qui se trouvent au cœur de la politique en Amérique latine, la question sociale, ne sont absolument pas reconnues par l’immense majorité des médias vénézuéliens acquis à l’opposition. Les candidats de l’opposition et les médias dénoncent continûment l’appauvrissement des Vénézuéliens depuis le début de la Révolution chaviste. François Meurisse pourrait donc ajouter, mais ce serait demander beaucoup, que les médias et les candidats de l’opposition ont une piètre perception des changements survenus ces dernières années dans leur propre pays.
Né " maoïste ", Libération peut aujourd’hui être considéré comme un quotidien de centre, peut-être de centre-gauche, avec certes une fascination évidente pour la société états-unienne et une bienveillance infinie pour la politique extérieure de Washington. Se lancer dans une défense tous azimuts
du candidat de la droite putschiste vénézuélienne signale tout de même une surprenante embardée politique, y compris en prenant en compte l’hostilité maladive du quotidien envers Chávez. Ce petit mouvement incongru, qui voudrait vendre Manuel Rosales comme un social-démocrate, doit probablement être replacé dans le cadre des grandes manœuvres stratégiques des véritables ennemis du Venezuela. Saborder ou briser la République Bolivarienne du Venezuela souverainiste et latino américaniste, de plus en plus perçue comme un solide pôle de résistance par les peuples du monde, est l'un des objectifs les plus pressants de la Maison Blanche. Le magistral ouvrage de Frances Stonor Saunders " Qui mène la danse ?  La CIA et la Guerre froide culturelle " raconte comment les agences états-uniennes chargées du façonnage de la culture politique dans le monde disposent d'un organigramme international de collaborateurs, principalement dans la presse et dans l'université. Ces derniers, depuis la Deuxième guerre mondiale au moins, sont activés partout de façon voilée pour contribuer à l’élaboration d’une culture politique favorable aux desseins impérialistes.

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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 18:44

Au jeu de la joute médiatique pour disqualifier la démocratie vénézuélienne, le journal Le Monde, s'est particulièrement illustré ces derniers mois. Les différents articles publiés sur la révolution bolivarienne avaient tous en commun leurs lots d'inexactitudes, de matrices d'opinions négatives et d'erreurs factuelles qui entretiennent une image erronée et mensongère du processus bolivarien.

 

 

L'article récent de Paolo A. Paranagua respecte bien cette logique en accumulant des anecdotes négatives au sujet du président Hugo Chavez, dont l'imputation à peine voilée de vouloir être président à vie.(1)  L'on se trouve encore une fois face un  exemple de "journalisme d'imputation", pour reprendre le mot d'H. Maler et R. Lambert à propos d'une autre tentative médiatique de déstabilisation du gouvernement bolivarien (2), qui fait fi des faits et de la réalité politique du pays qu'il prétend décrire.

 

 

 

Sous le titre "Venezuela : Hugo Chavez s'ouvre la voie pour une présidence à vie", Paolo A. Paranagua note que le président vénézuélien "a annoncé l'organisation d'un référendum ouvrant la possibilité, de se faire réélire indéfiniment". On peut déjà remarquer la différence cruciale qu'il y a entre le titre de l'article et la phrase du journaliste. Alors que le titre accuse clairement le président Chavez de dictateur, le contenu de l'article peut paraître plus modéré au lecteur, incluant la notion de réélection. Cependant à nier les mécanismes légaux de la démocratie vénézuélienne, le contenu de l'article poursuit finalement le même but que le titre.

 

 

 

Le référendum que veut organiser le chef de l'Etat vénézuélien sur ce thème le 2 février 2010, ne sera que consultatif. Comme l'a dit Chavez, " si [la majorité de l'électorat] répond oui, il faudra modifier la Constitution pour que la réélection puisse être indéfinie". Or sur ce point, l'article 343 alinéa 5 spécifie qu'un projet de réforme constitutionnelle n'est possible qu'au long d'un processus que devra ratifier au minimum 66% des députés de l'Assemblée Nationale. Aprés l'échec de la stratégie de boycott électoral des élections parlementaires du 4 décembre 2005 (3), le palier des deux tiers de l'Assemblée Nationale apparaît comme une formalité, la totalité de l'hémicycle vénézuélien appuyant la gestion gouvernementale. Cependant, ce projet de réforme constitutionnel pour être validé doit, comme le stipule l'article 344 de la Constitution, être soumis à un referendum qui cette fois ne sera plus consultatif mais entérinera la modification constitutionnelle. 

 

 

 

Comme on peut le voir, le pouvoir de l'Exécutif dans la réalisation de la modification de la Constitution se limite à un rôle de soutien à l'un ou l'autre choix du referendum populaire. Comme n'importe quel homme politique, il se prononce sur ce qu'il pense être le meilleur pour le pays de son point de vue. En aucun cas, comme le laisse entendre l'article du Monde, une modification du texte constitutionnel ne peut être un caprice présidentiel imposé au peuple souverain.

 

 

 

Mais c'est précisément l'objectif de l'article. Faire croire que Hugo Chavez règne tel un monarque sur la République Bolivarienne du Venezuela. Ainsi, lorsque Paranagua nous dit que "la Constitution de 1999 a été inspirée par M. Chavez lui-même", il oublie volontairement (ne mettons pas en doute ses compétences) de rappeler que si la trame du texte a bien été inspiré par le Président et ses proches conseillers, la Constitution a été élaboré tout au long d'un processus qui incluait un referendum pour savoir si le Venezuela devait changer ou non de Constitution, une élection d'une Assemblée Constituante qui va travailler plus de trois mois pour établir la Charte suprême, l'élaboration d'un cahier des charges faite par les organisations de base et transmit à cette assemblée constituante afin d'enrichir leur travail, et enfin la ratification de la nouvelle Constitution par referendum populaire.

En ne rappelant que la proposition du président Chavez au détriment de toutes les étapes du processus constitutionnel, Mr Paranagua fait coup double. D'une part, il nie tout le processus démocratique qui a donné naissance au texte constitutionnel, et laisse entendre que Chavez au mépris des institutions et de la séparation des pouvoirs fait seul la pluie et le beau temps au Venezuela. D'autre part, il semble indiquer que comme Chavez a inspiré seul la Constitution, il peut très bien la modifier au gré de ses envies, et notamment pour être réélu indéfiniment. Or comme nous l'indiquons ci-dessus, les institutions vénézuéliennes et le peuple souverain ont le dernier mot dans le Venezuela démocratique.

 

 

 

Un autre révélateur du but politique poursuivi par le journalisme du Monde nous est donné par l'exemple du pays voisin du Venezuela. Le 19 octobre 2005, la cour constitutionnelle de Colombie attribuait au Congrès le droit d’approuver la loi autorisant la réélection du président de la Colombie, Alvaro Uribe. Nous avons beau épluché les archives du Monde, nous ne trouvons aucun type d'article comme celui de Mr Paranagua pour s'inquiéter d'une dérive totalitaire du président Colombien, alors que celui-ci a été réélu le 28 mai 2006.

 

 

 

Dans sa volonté d'isoler Chavez de toute velléité démocratique, Mr Paranagua écrit :           "M. Chavez brigue un second mandat de six ans le 3 décembre. Depuis l'instauration de la démocratie, en 1958, il est le premier président vénézuélien à bénéficier de cette possibilité." Placé dans le contexte général de désinformation que génère l'article, le lecteur du quotidien du soir peut à juste titre s'inquiéter de cette rupture avec presque 50 ans de démocratie représentative. Nous nous permettons de rappeler à Paolo Paranagua et à ceux qui le lisent que les présidents Carlos Andres Perez (1974-1979 et 1989-1993) et Rafael Caldera (1969-1974 et 1994-1999) ont tous deux été élu par deux fois président du Venezuela. Le cas d'Hugo Chavez n'est donc pas si étranger que ça à l'histoire démocratique vénézuélienne.

 

 

 

De même, l'exposition du "projet du chef de l'Etat vénézuélien par le journaliste du Monde" parait vide de sens et grandiloquent pour le lecteur français. Il est vrai qu'extraire 48 mots d'un discours programmatique de trois heures n'est pas chose aisé… Cependant, au vu des résultats éthiques, sociaux, économiques, internationaux, énergétiques du gouvernement bolivarien, l'extrait choisi par le journaliste fait tout à fait sens pour la majorité des vénézuéliens qui s'apprêtent à reconduire leur président pour poursuivre leur expérience révolutionnaire.

Le tableau dressé d'un Chavez dictateur ne serait pas complet sans le sempiternel rapprochement avec le président cubain Fidel Castro. Ne dérogeant pas à sa qualité de journaliste d'imputation, Paolo Paranagua nous signale comme conclusion de son article que "avant de revenir à Caracas, M. Chavez avait fait une escale à La Havane, où il a rendu visite à son ami Fidel Castro, au pouvoir depuis quarante-sept ans." Nous ne commenterons cette opinion que pour signaler au spécialiste de l'Amérique du Sud pour le quotidien du soir, que depuis le 31 juillet dernier, Mr Fidel Castro Ruz n'est plus au pouvoir dans l'île caribéenne.

 

 

Romain Migus

 

 

Notes :

 

 

 

(1)   Paolo A. Paranagua, Venezuela: Hugo Chavez s'ouvre la voie à une présidence à vie, Le Monde, 04/09/06.

 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-809242@51-806676,0.html

(2)   Henri Maler et Renaud Lambert, Le journalisme d'imputation: Chávez accusé d'antisémitisme, Acrimed, 11/01/06.

http://www.acrimed.org/article2241.html

(3)    Romain Migus, Venezuela: l'offensive politico-médiatique continue, 09/12/06.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MIG20051209&articleId=1432

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 18:02

TeleSUR / 13/08/2006

El Gobierno venezolano exige respeto al cese inmediato de las hostilidades

El Ministerio de Relaciones Exteriores de la República Bolivariana de Venezuela emitió un comunicado oficial en el que lamenta la tardanza en la reacción del Consejo de Seguridad de la ONU frente al conflicto en Medio Oriente, y hace un llamado a Israel para que respete las normas y principios del derecho internacional.

En el texto la Cancillería venezolana lamenta que “hayan transcurrido cuatro semanas para que el Consejo de Seguridad de la ONU reaccionara ante la pérdida de centenares de vidas heridos y desplazados-mayoritariamente población civil, niños y mujeres- así como por la injustificable destrucción de infraestructura”.

Agrega el comunicado que el gobierno de Venezuela “hace un sincero llamado al Estado de Israel para que respete las normas y principios del derecho internacional humanitario, reconocidos y avalados por la comunidad internacional, a fin de que sean brindadas las garantías a la población civil libanesa”.

Así mismo exige respeto al cese inmediato de las hostilidades aprobadas por la Resolución 1701 de la ONU y reitera el respaldo a la Resolución (A/HRC/S-2/L.1), adoptada por el Consejo de Derechos Humanos, mediante la cual se condena “la violación sistemática de los derechos humanos cometidas por Israel en el Líbano”.

El Ministerio de Relaciones Exteriores considera que la próxima Asamblea General de las Naciones Unidas debe realizar “sin demora”, un debate profundo sobre la necesidad de transformar al sistema de las Naciones Unidas.

http://www.telesurtv.net/home13ago2.php?PHPSESSID=8d4db7ec7a73a335883bf265fc049391

Texto completo del comunicado de la Cancillería

YR

 
Todos los textos, sonidos e imágenes de teleSUR pueden ser reproducidos dentro de su contexto, mencionando la fuente.

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 21:15

Doctrine Monroe
La menace états-unienne plane sur le Venezuela
par Salim Lamrani*

Washington ne se contente pas de souhaiter ouvertement le renversement des autorités démocratiquement élues de Caracas, ni de s’ingérer dans la politique intérieure du Venezuela, il exerce sur lui une pression militaire. À l’occasion des manœuvres navales « Partnership of the Americas », Salim Lamrani dresse un tour d’horizon des menaces états-uniennes.

En avril-mai 2006, les États-Unis ont réalisé d’impressionnantes manœuvres militaires dans les Caraïbes. L’opération, intitulée Partnership of the Americas, inclut la présence de 6 500 soldats, plusieurs porte-avions et sous-marins nucléaires, et un nombre spectaculaire d’avions de chasse F16. Un navire de guerre s’est même rendu dans l’île néerlandaise d’Aruba à 15 miles seulement des côtes vénézueliennes [1].

Ce déploiement de force a sérieusement inquiété le gouvernement de M. Hugo Chávez, qui a dénoncé une tentative d’agression militaire. Le ministre des Affaires étrangères, Ali Rodríguez, a souligné le danger d’une entreprise violente contre le Venezuela de la part de la Maison-Blanche. « Nous sommes bien conscients de ce risque […]. Vous n’avez pas vu le langage utilisé par M. Bush ? C’est un langage manichéen entre le Bien et le Mal, ‘ceux qui sont avec nous sont bons, ceux qui ne sont pas avec nous sont méchants et nous devons les détruire’ », a-t-il déclaré. Selon lui, seul le bourbier iraquien et « la situation très critique » au Moyen Orient ont mis un frein à une offensive armée contre le Venezuela [2].    (Pour continuer à lire clique sur le lien. Merci)

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Published by Salim Lamrani (dans le Reseau Voltaire) - dans Revue de Presse
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 15:51

 

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29358 Presse française : Pas de droit de réponse ni au lecteur "anonyme" ni à la Responsable d'une Ambassade. Traduit par Lambda du http://www.aporrea.org/venezuelaexterior/n79102.html , l’article commence comme ça :

Embajada de Venezuela en Francia defiende la política petrolera ante permanentes ataques de medios franceses

Por: Embajada de Venezuela en Francia
Fecha de publicación: 12/06/06

En raison des multiples attaques de quelques media français contre notre gouvernement, et du fait que le journal "Le Monde", de diffusion nationale, utilise la partie la plus importante du journal, l’éditorial, en date du 14.04.2006, pour affirmer que "Le président Chavez augmente fortement les impôts et a expulsé les compagnies pétrolières étrangères, se privant ainsi de leurs technologies et de leurs capitaux", celle qui a la charge de l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela en France, Dra Iris Garcia, accomplissant son devoir, a envoyé un courrier au Directeur de ce journal, M. Jean-Marie Colombani. La Dra. García a démenti, avec des arguments solides, les accusations portées contre le Président Chavez, et a demandé la publication de ces éclaircissements. Elle n’a pas obtenu de réponse et, en échange, les attaques continuèrent, que nous pouvons résumer ainsi :

L’Express.fr/Energia/Date : 13 Avril de 2006/Chávez, roi du pétrole/Une manière "simplista" d’envisager le paiement des impôts en retard et les nouveaux contrats pétroliers.

Le Monde/Editorial/Date : 14 Avril de 2006/Lula o Chávez/Opinión malintentionnée sur la politique du gouvernement vénézuélien en matière pétrolière, signalant une situation incertaine d’expulsion de compagnies étrangères.

Marianne/Repéres-Monde/p.54/ Date : 15 al 21 Avril 2006/Venezuela, L’Oncle riche/ Traitement ironique de la politique du gouvernement vénezuelien et de la reconduction de la rente pétrolière.

Le Figaro/Amérique Latine/Date : 27 Avril 2006/Au Venezuela Chávez est en échec par rapport à l’insécurité/ Analyse de la situation intérieure, à partir d’événements récents de séquestration et de mort, orientée pour donner une image d’insécurité généralisée.

Le Figaro/Amérique Latine/Date : 17 Mai 2006/Chávez rend visite a un Kadhafi "rehabilitado"/Présentation manichéenne du bien et du mal selon la vision occidentale exposée par ce journal où le Président Chávez se change en un Kadhafi d’autres temps."

Belle revue de presse ! Voilà ce que nos compatriotes sont censés penser du Venezuela ! (Dans ce concert de mépris et de suffisance, il manque pourtant un grand titre de presse quotidienne... Bizarre...) Or donc, sans doute dans l’espoir de se faire entendre, et de faire taire les mensonges concernant son pays, la Señora García a organisé une conférence de presse au siège de Radio-France, en présence d’uns vingtaine de journalistes, où elle a exposé la politique pétrolière de son pays, consistant à rembourser la dette sociale contractée par les gouvernements de la IV° république auprès du peuple vénézuélien, unique propriétaire du pétrole. Elle fut en suite interviewée par deux journalistes de Radio France International. Quelqu’un a entendu ou lu quelque chose de cette conférence??? Elle a aussi répondu à une entrevue sollicitée par Katya Hardí , journaliste de la revue parlementaire...

Il est dit par ailleurs que la Señora García assiste à toutes les activités organisées en solidarité avec son pays et l’évolution suivie par celui-ci. Sont citées :

  • "Manos fuera de Venezuela" (Pas touche au Venezuela), 9 no municipio de Paris
  • "Foro por un mundo diferente" (Forum pour un autre monde), Nanterre
  • La Primavera Venezolana, (CBParis) en la Alcaldía del 2° Municipio de París.
  • Coloquio Petrolero organizado en los estudiantes de la Escuela Superior de Comercio Bordeos."

Un ambassadeur a-t-il aussi peu de droit de réponse qu’un simple lecteur (pour celui-ci, on savait)? Lambda
De : Traduit par Lambda
lundi 12 juin 2006

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 21:37
« Cette nation s’appellerait Colombie »

Simón Bolívar

« Le Libertador avait eu un contact initial avec le Précurseur à Londres, et il a certainement alors été influencé de façon décisive pour cimenter sa magnifique entreprise. »


Racines de la Colombie
Par Jesús Santrich

Colombie ce n’est pas un vocable qui peut être réduit à signifier ce que ses géniteurs n’ont jamais voulu : c’est-à-dire, seulement la représentation d’une partie, certes importante, mais en fin de compte une partie infime du total évoqué par l’_expression à son origine. La Colombie est une catégorie politique qui porte des notions comme la justice, l’égalité, la liberté, la démocratie, le républicanisme authentique, l’autodétermination, la dignité, l’intégration, etc., et qui rejette par l’action créatrice la permanence du colonialisme, de la monarchie, de l’absolutisme, de la tyrannie, de l’esclavage, de la servitude et de la soumission. Colombie signifie soif d’indépendance et de bien-être, Colombie signifie avancer pas à pas dialectiquement pour réunir les parties du contexte latino-américain et caribéen dans une dimension hémisphérique qui devient, par la force des choses, utopie d’une république œcuménique qui apportera un équilibre au concert des peuples du monde.

Il y a accord total entre les historiens pour dire que le Prócer Francisco de Miranda est le premier à avoir évoqué l’idée de fondre les intérêts du Venezuela et de la Nouvelle Grenade [ la Colombie d’aujourd’hui] pour former « un seul corps politique et social ». Le héros vénézuélien est l’auteur des premières proclamations en défense de l’unité continentale émancipatrice, laquelle sera plus tard brandie comme drapeau et comme fondement de son Programme Révolutionnaire par notre père spirituel, Bolívar.

Lorsque Miranda arrive pour libérer le Venezuela il a pour objectif la construction de la Colombie. Ses milices initient leur geste avec un nom qui est l’_expression de leurs rêves, « Armée de Colombie au service du peuple libre de l’Amérique du Sud » [“Ejército de Colombia para el servicio del pueblo libre de Sur América”]. Le serment prononcé à Jacmel lui donne un élan qui l’élève au ciel de l’idéal de la liberté des vastes terres et des grands peuples qui existaient du fleuve Mississipi –lorsque l’aigle yankee n’avait pas encore enlevé au le Texas et la Californie au Mexique– jusqu’au détroit de Magellan : « Etre fidèle et loyal envers le peuple libre de l’Amérique du Sud, indépendant de l’Espagne, et le servir honorablement et loyalement contre tous ses ennemis et opposants ».

Le Libertador [Bolívar] avait eu un contact initial avec le Précurseur [Miranda] à Londres, et il a certainement alors été influencé de façon décisive pour cimenter sa magnifique entreprise. Il reste les traces de ses précoces regards bienfaiteurs et intégrateurs dans le Morning Chronicle du 5 septembre 1810 : « Le jour, qui n’est pas éloigné, où les Vénézuéliens se convaincront de ce que leur modération, leur désir de maintenir des relations pacifiques avec la Métropole , leurs sacrifices financiers, ne leur ont finalement mérité ni le respect ni la gratitude à laquelle ils estiment avoir droit, ils lèveront définitivement le drapeau de l’indépendance et ils déclareront la guerre à l’Espagne. Ils ne manqueront pas d’inviter tous les peuples d’Amérique à s’unir en une confédération. Ces peuples, déjà préparés pour un tel projet, suivront avec empressement l’exemple de Caracas ».

A partir de son retour d’Angleterre Bolívar pèse pour que la République naissante pose « la pierre angulaire » de l’indépendance et de l’unité lorsque, en mai 1811, le Venezuela signe avec Cundinamarca un Traité d’Alliance et de Fédération, sous l’égide d’un document normatif qu’ils considèrent comme « la première Constitution libre et représentative connue sur le Continent Colombien ». Il s’agit de la Constitution sanctionnée à Caracas le 21 décembre 1811.

Plus tard, après la chute de la première République, vers novembre 1812, c’est peut-être là que pour la première fois Bolívar écrit dans l’un de ses textes le mot qui avait été créé par le Prócer : « Colombia » ou « Colombeia », marqué par le nationalisme hispano-américain, l’américanisme pour l’humanité et, en tout cas, de projection universelle. Dans son Exposé adressé au Congrès de la Nouvelle Grenade Bolívar, faisant référence à l’« indépendance colombienne », déclare : « Oui, les plus illustres martyrs de la liberté de l’Amérique méridionale ont placé leur confiance dans le puissant et libéral courage des Grenadins du Nouveau Monde. Caracas, berceau de l’Indépendance Colombienne, doit mériter leur rédemption… »

Peu après dans son Manifeste de Carthagène il alerte les Grenadins sur les dangers pour tout le continent que représentait la chute du Venezuela et la réactivation des éléments de la réaction qui, « tombant comme un torrent l’inonderont complètement et arracheront les graines, voire les racines, de l’arbre de la liberté de la Colombie  ». Ce manifeste il le conclut en observant que marcher pour libérer le Venezuela signifiait marcher « pour libérer le berceau de l’indépendance colombienne… »  Sa pensée est marquée par la totalité continentale.

Après les splendides victoires de la Campagne Admirable , conforme aux postulats du Manifeste de Carthagène, référence politique immédiatement antérieure, conjuguant la solidarité et l’internationalisme, à partir de la force vitale des soldats grenadins qui l’accompagnent, Bolívar propose la fusion du Venezuela et du Cundinamarca. La campagne s’étant réalisée sous le drapeau des Provinces Unies de la Nouvelle Grenade il ne pénètre pas avec son armée au-delà de Cúcuta pour subordonner les territoires et les peuples émancipés, afin d’inciter à l’intégration et de rétablir la Fédération tombée en disgrâce.

Son orientation est également perceptible dans les propositions qu’il fait en décembre 1813 à Mariño. De façon limpide il fait une nouvelle fois entrer dans l’histoire de l’indépendance ce qu’il conçoit comme l’idée de la création de la Colombie , avertissant une fois de plus des dangers que signifierait la  séparation du Venezuela, tout en parlant des avantages de l’unité hispano-américaine : « Si nous constituons deux pouvoirs indépendants, l’un dans l’orient l’autre dans l’occident, nous faisons deux nations différentes, lesquelles paraissent ridicules, de par l’importance de soutenir leur représentation pour figurer parmi les autres nations. C’est tout juste si la Nouvelle Grenade et le Venezuela unis pourraient former une nation qui inspire aux autres l’heureuse considération qui lui est due ».

Ce genre d’allusions, de manière de plus en plus insistante et avec des arguments solides et toujours renouvelés, apparaissent tout au long de la vie de celui qui disait : « Notre voix c’est celle de l’Amérique méridionale ».  Le Libertador est clair dans son objectif et il le réitère même lorsqu’il ne tient rien de concret en ses mains, sinon des échecs – ainsi la Lettre de Jamaïque de 1815 où, de son exile, il expose son objectif avec la plus grande clarté et avec une projection de visionnaire. Il se fait historien du futur quand il parle de son idée ; il le fait pour exprimer la réunion du Venezuela et de la Nouvelle Grenade  ; il signale particulièrement Maracaibo et Las Casas (ville imaginaire qui se créerait à Bahía Honda) comme potentielles capitales de la création : « Cette nation s’appellerait Colombie » dit-il. Mais il va plus loin et il exprime : « En imaginant la réunion de cette immense contrée, mon âme prend conscience de l’urgence de cette colossale perspective qui offre un tableau si fascinant. Volant dans les temps à venir, mon imagination se fixe dans les siècles futurs, et en observant de cet endroit avec admiration et émotion la prospérité, la splendeur et la vie dont jouit cette vaste région, je me sens emporté et il me semble que je la vois déjà dans le cœur de l’univers… »

Après la Jamaïque , dépassées les vicissitudes de la première expédition partie d’Haïti, une nouvelle fois sous les auspices du généreux Pétion, la République est reconstituée. Bolívar installe le Congrès d’Angostura et la Loi Fondamentale de la Colombie est dictée à son initiative ; cette dernière sera, selon ses propres mots, « la garantie de la liberté de l’Amérique du Sud ».  Avec la Colombie en son cœur et en sa conscience, devant le fleuve Orinoco, il cimente encore davantage la réalisation du rêve. Disposant de quelques acquis concrets pour sa cause il sème les germes de la République , il ordonne les troupes et les institutions, un Conseil d’Etat, un Congrès – depuis ses campements guérilleros, à partir de presque rien, il fonde le Nouvel Etat. Il fonde y compris un journal pour diffuser la pensée : il l’appelle le « Correo del Orinoco ». Et en même temps il prépare son départ vers des horizons qui dépassaient les limites entrevues par les caudillos locaux.

En 1818 les patriotes ont déjà accumulé des armes et du matériel de guerre à peu près suffisants pour pouvoir poursuivre leur œuvre. La construction ne peut pas en rester à la théorie, et la mise en pratique requiert la bataille et le feu. A la période la plus difficile de l’année, la neige hivernale recouvrant la région, l’Ejército Libertador [l’Armée de Libération] commence la Campagne de la Nouvelle Grenade sur les voies abruptes des blancs sommets andins. Le passage de la cordillère est une prouesse. Se produisent alors les épopées de Gámeza, du Pantano de Vargas et de Boyacá. La liberté de la Nouvelle Grenade , scellée par la poudre et par le fer, donne à Bolívar la force nécessaire pour retourner à Angostura où le Congrès lui rend les honneurs et approuve la proposition née de la lutte : la création de la « République de Colombie ».

Et comme tout au long de la route de Bolívar chaque objectif n’est qu’un nouveau pas vers d’autres horizons, la marche continue. A partir d’avril 1820 il dispose les forces de l’orient, de Los Llanos, des Andes et du Zulia près des forêts d’Aragua et de Valencia. Après la rupture de l’armistice pactisé avec Murillo, survient le dénouement de Carabobo. Sur le champ de Tinaquillo, la veille, Bolívar avait prévu la victoire en déclarant à ses troupes : « Demain vous serez invaincus à Carabobo ». Effectivement, le 24 juin la victoire de Carabobo donne l’indépendance au Venezuela. Le Libertador se réjouit du triomphe, mais pour lui cette victoire dépasse la dimension vénézuélienne. Il sait qu’il s’agit du triomphe d’une cause beaucoup plus grande et il le communique au président du Congrès Général : « Aujourd’hui une splendide victoire confirme la naissance politique de la République de Colombie».

Jesús Santrich

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse