Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Texte libre



VIDEO
Vea el documental
"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

Recherche

19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 13:14

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5360

Je vous parle d’un pays européen qui a pour Chef d’Etat, à vie et avec un caractère héréditaire, un citoyen qui n’a jamais été élu par personne. Dans ce pays, tous les medias, la grande presse, les chaînes de télévision ainsi que leurs éditorialistes, sont hautement indignés et fortement préoccupés parce que dans un lointain pays d’Amérique les habitants s’apprêtent à voter par référendum pour décider s’ils veulent, oui ou non, pouvoir réélire une personne comme Président autant de fois qu’ils le jugeront bon. Cette disposition est déjà en vigueur, notez bien, dans ce pays européen dont je vous parle et dans tous les autres pays qui l’entourent. Je suis en train de vous parler des médias espagnols et de la reforme constitutionnelle au Venezuela. 

Au Venezuela, exactement comme il l’avait promis dans son programme électoral avant d’être élu en décembre 2006, le Président a présenté devant le Parlement un projet de réforme constitutionnelle dont les législateurs vont débattre, qui sera ensuite porté à la connaissance de la population des villes et des « barrios » pour être discuté et qui sera soumis à référendum. Le journal El País a titré :
« Chávez présente la reforme constitutionnelle qui va lui permettre de gouverner indéfiniment » sans se soucier le moins du monde de répéter son titre de la veille qui était le même : « Chávez présente devant le Parlement sa proposition de réélection indéfinie ». De son côté, El Mundo titre : « Chávez présente comme « socialiste » sa réélection indéfinie » et le journal ABC titre : « Hugo Chávez présente son plan pour rester perpétuellement à la Présidence ». Pourtant aucun de ces médias n’a recueilli une autre reforme législative annoncée se même jour, celle-là aux Etats Unis dont le Département de la Justice est en train de mettre au point les modifications légales nécessaires pour raccourcir les délais dont disposent les condamnés à mort pour faire appel de leur sentence et donc pour procéder aux exécutions plus rapidement.

Il semble que ce qui, en Espagne, cause une véritable angoisse c’est une réforme faite au Venezuela, réforme qui est déjà en vigueur ici, en Espagne, à savoir l’absence d’une limite dans le nombre de mandats présidentiels. Pourtant jamais nous n’entendons ces mêmes médias critiquer cette mesure dans notre pays ; ce qui les dérange c’est qu’un président gouverne plus de deux législatures uniquement si ce président s’appelle Chávez et si les vénézuéliens votent pour lui. En outre ils n’ont pas trouvé le moindre intérêt à souligner quelques autres changements proposés dans la nouvelle constitution, par exemple la traduction, dans le nouveau texte, de « l’interdiction de l’exploitation des travailleurs », la création de « conseils communaux, ouvriers, étudiants, paysans » comme un moyen « d’approfondir la démocratie participative et active », la création d’un « fonds de stabilité sociale » qui garantira aux travailleurs « des droits fondamentaux tels que la retraite, les pensions, les vacances, les congés prénataux et postnataux et ceux que les lois décideront », réduire à « six heures par jour » la durée légale du travail et interdire aux patrons de pouvoir obliger leurs salariés à faire des heures supplémentaires. On y envisage également « l’interdiction expressément écrite des latifundia, et d’étendre cette interdiction à l’exploitation privée des hydrocarbures liquides, solides ou gazeux ainsi qu’aux entreprises, services et biens d’intérêt public et de caractère stratégique ». A écouter les analystes politiques européens, on comprend que ce sont ces mesures approuvées par référendum qui définissent une dictature.
L’opposition vénézuélienne, avec cette lucidité qui la caractérise, a fait savoir, selon des déclarations déjà recueillies dans le premier paragraphe de l’information rapportée par El País, que cela n’est qu’un rideau de fumée destiné à détourner l’attention de cette autre information : l’arrestation d’un patron vénézuélien en partance pour l’Argentine avec 574.000 euros non déclarés en poche. Cela veut dire que devant un cas caractérisé d’évasion de capitaux, le Président du Venezuela organise une reforme constitutionnelle pour détourner l’attention... Je lis aussi, dans d’autres dépêches d’agence, que l’opposition qualifie la reforme de « coup d’Etat » qui « viole des principes constitutionnels ». Etrange coup d’Etat qui est présenté devant le Parlement, qui est débattu, qui est soumis au vote des députés et soumis à référendum dans tout le pays ! Jusqu’à il y a peu, l’opposition vénézuélienne et européenne dénonçaient le fait que Chávez avait imposé une constitution « à sa mesure ». Aujourd’hui il la change et ils s’indignent parce « qu’il la viole ». Résumons : s’il ne la touche pas, c’est mal ; s’il la modifie, c’est pire.

Alors qu’il serait tellement plus simple d’accepter la décision finale des vénézuéliens !.
Pascual Serrano    www.pascualserrano.net  
Source : Rebelión
www.rebelion.org    Traduction : Manuel Colinas
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5360

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 22:10
Entretien avec José Ramon Rivero, ministre vénézuélien du Travail qui évoque pour l’Humanité la réforme du temps de travail au Venezuela. Il revient également sur les tensions opposant le gouvernement à la confédération patronale vénézuélienne (Fedecamaras).   http://www.humanite.fr/popup_imprimer.html?id_article=856095 

En  2010  devrait  voir le jour la réforme du temps de travail : six heures par jour ou trente-six heures par semaine.   En quoi s’agit-il d’une « proposition à vocation socialiste », comme vous l’affirmez ?
José Ramon Rivero.    En ces temps où les gouvernements capitalistes démantèlent les conquêtes historiques des travailleurs, une réforme du temps de travail s’inscrit forcément en porte-à-faux. Au Venezuela, nous allons à contresens du néolibéralisme. Lorsque ses tenants préconisent la privatisation de la sécurité sociale, nous, nous garantissons qu’elle sera publique, universelle et solidaire. Ils prônent l’idée que le rôle de l’État doit se fragmenter, qu’il doit déléguer ses fonctions. Nous, nous considérons que pour affronter les innombrables défis qui nous attendent, l’État doit être solide, conséquent, unitaire, avec des politiques claires. C’est donc une mesure à caractère socialiste qui puise ses origines dans les mouvements de travailleurs. C’était une proposition défendue aussi par les secteurs bourgeois et libéraux, qui l’ont peu à peu abandonné après la chute du mur de Berlin. Depuis, ils démantèlent les acquis sociaux.

Cette proposition ne vise-t-elle pas aussi à endiguer le chômage et le travail informel ?
José Ramon Rivero. Les dernières statistiques font état d’un taux de chômage à 8,8 %. Cette réforme va surtout modifier les habitudes de travail.  Les entreprises vont devoir se réorganiser. Nous souhaitons aussi que l’utilisation du temps libre soit bénéfique aux travailleurs, avec la régénération de la culture et de l’art, le développement universitaire, le sport, la vie familiale.

Vous considérez que la politique salariale est l’une des politiques les plus conséquentes du gouvernement…
José Ramon Rivero. Le salaire minimum se situe aux alentours de 286 dollars. Il a augmenté continuellement ces huit dernières années pour se situer en moyenne au-dessus de l’inflation. Excepté l’année qui a suivi le coup d’État et le sabotage pétrolier dirigé par la Centrale des travailleurs du Venezuela CTV (respectivement en 2002 et 2003 - NDLR). C’est un indicateur essentiel, car le salaire minimum sert de référent au montant des retraites. À chaque fois que le salaire minimum augmente, nous alignons les retraites au même niveau. Lorsque le président Chavez est arrivé au gouvernement en 1998, il y avait 335 000 retraités (sur une population de 26 millions - NDLR). Aujourd’hui, ils sont 1,74 million. Par le biais de l’organisme de sécurité sociale, qui était sur le point d’être privatisé en 1998, nous avons pu mettre en oeuvre cette politique en direction des retraités.

Comment s’articule la mixité de l’économie vénézuélienne, qui repose sur des entreprises privées, publiques, mais aussi des coopératives ?
José Ramon Rivero. Permettez-moi de vous dire que cela a été difficile. La principale représentante de ce secteur, Fedecamaras (confédération patronale), s’est employée ces dernières années à conspirer pour renverser le pouvoir en place. Le gouvernement et les entrepreneurs des coopératives, par un dialogue social effectif, direct, cherchent le chemin d’un établissement productif pour résoudre leurs problèmes. Certains secteurs, comme celui de l’assemblage automobile, ont une relation directe avec le gouvernement, faute d’intermédiaires. Nous avons récupéré 1 114 entreprises qui étaient fermées ou en situation difficile, avec un projet global de près 520 millions de dollars. À ce jour, nous avons versé la moitié de cette somme. Il y a eu des nationalisa tions d’entreprises transnationales. D’autres ont été récupérées parce qu’elles étaient hors service.  Le PIB a crû de 7 % ces dernières années. Nous enregistrons quatorze trimestres de croissance consécutifs. En termes de croissance, j’insiste, le secteur qui a le plus augmenté est le secteur privé. Il est dommageable que Fedecamaras supplante la représentativité des entrepreneurs pour fonctionner comme un parti politique.

Vous avez dénoncé devant l’Organisation internationale du travail la responsabilité du FMI dans les crises sociales d’Amérique latine. Est-ce une confirmation du retrait du Venezuela du FMI et de la création de la banque du Sud ?
José Ramon Rivero. Les politiques et les « paquets » économiques libéraux du FMI ont été à l’origine de l’appauvrissement de nouveaux secteurs de la population, de la privatisation de presque toutes les entreprises dans certains pays du continent… Le moins que nous puissions faire est de dénoncer cette politique erronée. Ces institutions sont dans une situation critique. Cela conforte les États qui avancent l’idée d’une politique souveraine. La création d’une banque du Sud repose sur des accords d’intégration, basés sur la solidarité avant la rentabilité. La complémentarité et la multipolarité sont essentielles pour affronter l’idée qu’il n’existerait qu’un seul bloc hégémonique dirigé par Washington qui fait et défait le monde comme bon lui semble.
Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

Partager cet article

Repost0
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:45
Des pétrodollars pour financer les transformations structurelles 
Les défis du boom pétrolier 
Bien que l’opposition attribue la force de Chávez à la période de hausse des prix des hydrocarbures, la vérité est que le secteur non pétrolier de l’économie affiche une croissance supérieure à celle du secteur pétrolier. Le marché interne est en pleine ascension et les avancées en matière d’infrastructures nationales sont indéniables. De surcroît, le pays a vu ses réserves grimper jusqu’à 36 milliards de dollars. Et surtout, il progresse peu à peu dans la construction d’un « socialisme à la vénézuélienne », d’un « socialisme du 21e siècle ».  par Luciano Wexell Severo  7 mai 2007
Une lecture facile de la situation actuelle du Venezuela donnerait le pétrole comme seul et unique facteur. Certes, le pétrole est important, mais il est également de nombreux autres aspects qui expliquent ce qui se passe dans ce pays de la zone andine. Une approche de premier plan permet d’apporter quelques réponses.
 SUITE     www.risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2212

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 10:28
Le 31 janvier, les députés ont accordé au président Chávez des « pouvoirs spéciaux » qui lui permettent de gouverner par décrets pendant dix-huit mois, au nom de la poursuite de la « révolution socialiste ». S’agit-il d’une dérive vers un pouvoir plus autoritaire ?
    
    Eh oui ! Si tous les médias l’assurent, le susurrent, le trompettent... Mais en huit ans de révolution, la démocratie participative a beaucoup progressé au Venezuela. Plus vite que la justice sociale. Celle-ci a subi la résistance de lobbies économiques, l’inertie ou la corruption de fonctionnaires, le coup d’État et le sabotage économique de 2002. C’est pour donner un coup d´accélérateur aux réformes que les Vénézuéliens ont réélu Hugo Chávez à 62,8 % en décembre. Un scrutin qualifié de « transparent, équitable et démocratique » par l’Organisation des États américains, l’Union européenne et le Centre Carter.
   Tenant ses promesses, Chávez annonce en janvier un contrôle accru de la banque centrale pour financer les programmes sociaux ; la nationalisation des compagnies de téléphone et d´électricité, qui permettra d´étendre le service public aux secteurs exclus car peu « rentables » comme les secteurs ruraux ; l’accroissement des parts de l’État dans les sociétés mixtes pétro lières – atout majeur pour le développement et garantie, pour les ouvriers pétroliers, de nouveaux droits sociaux ; l’explosion des « conseils communaux » où des millions de citoyens géreront avec l’État 3,8 milliards d’euros en 2007 pour construire écoles, routes, hôpitaux, logements sociaux, coopératives – la vigilance populaire limitant la corruption. Pour réaliser et accélérer ce vaste programme, le président a demandé aux députés le permis de légiférer seul pendant 18 mois. Un droit constitutionnel qu’il avait déjà obtenu en 2000, créant 49 lois, dont celle de la réforme agraire ou de la nationalisation du pétrole. Les décrets de Chávez ne visent pas à imposer, comme ailleurs, le néolibéralisme. Ses prédécesseurs ont usé du même droit.   Thomas Shannon, le diplomate américain chargé de l’Amérique latine a d’ailleurs concédé dans un commentaire inhabituellement amical que cette disposition « est valable sous la Constitution et comme tout outil démocratique, dépend de comment on l’utilise ». Le Parlement continuera de son côté à discuter un large éventail de lois. Faire de ces « pouvoirs spéciaux » « un pas vers la dictature » est donc une énième supercherie, la plus absurde sans doute, au bas d’une liste trop longue [1]. Légitimé par une dizaine d’élections en sept ans, « Chávez a injecté une bonne dose de vitamines à la démocratie latino-américaine », dit l’écrivain Eduardo Galeano. En Bolivie, en Équateur, d’autres majorités exclues par l’élite blanche refondent des républiques égalitaires au moyen d’élections libres et d’assemblées constituantes. Chávez vante la tradition des militaires démocrates tels le Péruvien Velazco ou le Guatémaltèque Arbenz, promoteurs des droits de la femme et de réformes agraires. À l’académie, déjà, il traçait une ligne de partage entre les gorilles à la Pinochet et les militaires respectueux des libertés. Jeune soldat, il refusa de réprimer des paysans [2].
   La Constitution bolivarienne est la seule au monde à instaurer un référendum révocatoire. Les citoyens peuvent révoquer un élu, maire ou président, à mi-mandat. L’opposition en a fait usage en 2004. Chávez a remporté le référendum, validé par les observateurs internationaux. Bush et Blair seraient-ils encore en place si leurs peuples jouissaient du même droit ?
   En 2007, 90 % des ondes radios et TV et presque toute la presse écrite restent aux mains d’une élite qui a mené le putsch sanglant de 2002 contre Chavez. Le gouverne ment, lui, développe la liberté d’expression en légalisant, sans les contrôler, des centaines de radios et télévisions associatives jadis réprimées, en créant des télévisions publiques au service des mouvements sociaux comme TeleSur ou Vive, en remettant la concession (qui expire en mai 2007) d’une télévision privée putschiste à ses travailleurs, aux producteurs indépendants, aux organisations citoyennes.   D’où la rage des médias dominants, qui n’hésitent plus à reprendre les mensonges éhontés de la droite vénézué lienne. Les médias rachetés par la Bourse veulent faire accepter à la plèbe ignorante un monde sans États, sans services publics et punissent les contrevenants.  Les peuples d’Équateur, de Bolivie et du Venezuela leur ont dit non.


Thierry Deronne est licencié en communications sociales (IHECS Bruxelles), cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo Tv, et vice-président de la télévision publique ViVe TV. Texte publié par L’Humanité Dimanche, n° 50, 1er AU 7 MARS 2007, soumis à republication par l’auteur.

 Notes [1] Voir à ce sujet les articles publiés sur : www.acrimed.org.[2] Voir Le Venezuela de Chavez, par Maurice Lemoine. Éditions Alternatives. Novembre 2006.

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 18:19

 

 

Petkoff mis hors de combat à Bruxelles au milieu  des rires et  commentaires des députés européens

 

 

 

 

 

 

BRUXELLES,  BELGIQUE - mars 6, 2007  L’opposant vénézuélien et directeur du journal antichaviste Tel Quel, Teodoro Petkoff, a été mis hors de combat à Bruxelles  au cours de la conférence du Parlement européen sur le thème "Situation et perspective de la Gauche en Amérique du Sud", ayant échoué dans sa tentative d'influencer ce Parlement et les chefs politiques latino-américains quant au soi-disant "danger"que  représenterait la "mauvaise gauche" du Président Chávez pour la démocratie dans la région.
  Petkoff, invité par le Groupe socialiste en qualité de "penseur", a déçu son auditoire européen avec un discours anachronique contre le Président Chávez, qui non seulement ne se situait pas dans le cadre de la conférence, mais en plus  a mis les participants mal à l’aise, suite à  son caractére dénigrant, sa longueur et  sa présentation  ennuyeuse.
  Sa thèse de "deux gauches" a été réfutée de nombreuses fois par les différents participants qui l'ont immédiatement identifiée avec la position de Washington sur l'Amérique latine, incarnée par  la Secrétaire d'État, Condoleezza Rice. Petkoff a préféré alors prendre ses distances avec sa phase antérieure favorable au néoliberalisme appliqué en Amérique latine à travers le Consensus de Washington et  unanimement rejeté par tous dans la salle. Il s'est brièvement référé à la situation de la Bolivie, le Nicaragua et d’autres pays latino-américains ayant cependant gardé son artillerie la plus lourde contre le Président Chávez qu’il  a qualifié d'autocrate, « caudillo » et militariste. Bien qu'il ait reconnu la tâche des Missions sociales, il les a immédiatement condamnées à l'échec.
  Petkoff n'a pas voulu se référer au progrès économique, mais a affirmé que la nouvelle Loi Habilitante, qui à son avis,  permettrait au Président de légiférer "au-delà du divin et de l’humain », la réforme de la Constitution et la formation d'un parti "Unique", le maintiendront  indéfiniment au pouvoir, mettant un terme à  la démocratie au Venezuela car il ne serait plus  possible de participer aux prochaines élections.
   Petkoff a même osé affirmer que le Président Chávez commencerait prochainement à choisir lui-même les gouverneurs d'état et, dans ce contexte, a imploré les eurodéputés et les leaders latino-américains  pour qu’ils ne soient plus "indulgents" avec le Président Chávez, même si celui-ci  a été démocratiquement élu avec plus de 7 million 200 mille votes.
  Les interventions se sont succédée les unes après  les autre, et suite à leur grand nombre et à des problèmes  de temps, les questions et débats  ont dû être suspendus. Pour ce motif, la délégation officielle de l'Ambassade du Venezuela en Belgique, dirigée par l'Ambassadeur Alejandro Fleming et le Président de Telesur, Andres Izarra, a décidé d’abandonner la salle,  ce qui a été  interprété comme une façon élégante de protester de l'impossibilité de réfuter les attaques de l'oposant. Devant cette situation, le conseiller du Président Lula du Brésil, Marco Aurelio García, qui prenait aussi part à la Conférence en qualité de rapporteur, a profondément regretté l'absence  de représentants officiels du Vénézuéla, de  la Bolivie et de l’ Équateur pour qu'ils exposent leurs points de vue, tandis que l’ argentin Carlos  Álvarez, Président de la Commission de représentants permanents du MERCOSUR,a  éxigé que le Vénézuéla ne soit pas diabolisé.
  Cependant,  Petkoff n'a pu percevoir  à quel point les participants ont  considéré son discours « historiquement décalé ».  En effet, le Président de la Conférence, l'eurodéputé socialiste Luís Yañez, cherchait désespérément que quelqu’un réveille Teodoro Petkoff lequel s’était  complètement endormi en  pleine conférence, au milieu des rires et commentaires.
08/03/07 - www.aporrea.org/venezuelaexterior/n91603.html

trad. Claude Maryse

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 00:19

l’essence de Caracas pour les bus londoniens
Ken Livingstone - Hugo Chavez     
MAURIZIO MATTEUZZI

 Pétrole vénézuélien à bon marché pour approvisionner le réseau urbain des bus londoniens, et permettre au maire Ken Livingstone d’abaisser le prix des billets pour 250 mille londoniens vivant en conditions économiques précaires. L’accord a été signé hier dans la capitale anglaise par le maire, représentant historique de la gauche Travailliste en rupture avec la « nouveau travaillisme de Tony Blair (au point qu’aux dernières élections il s’est présenté et a été élu comme « indépendant »), et par le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolas Maduro, accompagné par Alejandro Gonzalez, un des vice-présidents de Padvsa, la compagnie pétrolière d’état qui sera celle qui paye en fin de comptes. Hugo Chavez continue imperturbablement sur la voie de sa « pétro démocratie » et de son « populisme », indifférent – railleur même-  aux critiques qui pleuvent sur lui de la part de la droite, la vieille et la neuve, à l’intérieur et à l’extérieur du Venezuela, et de la « gauche » européenne la plus moderne. Critiques non seulement de ce ménestrel du néo libéralisme pur et dur auquel s’est converti le fameux romancier péruvien Mario Vargas Llosa. Qui, dans les colonnes accueillantes de El Pais (libéral-socialiste et pro-Zapatero en politique intérieure mais grossièrement conservateur quand il s’agit de l’Amérique Latine), tente de promouvoir le livre « El regreso del idiota » (le retour de l’idiot NDT ) avec lequel Plinio Apuleyo Mendoza (ex-gauchiste colombien passé à l’extrême-droite), Carlos Montaner (anti-castriste cubain à la solde de la Cia) et Alvarito Vargas Llosa (le fils) donnent suite, dix ans après, à leur « Manual del perfecto idiota  latino-americano », et définissent Chavez comme l’ « idiot étoile ». Chef de file, avec ses « clowneries », son « délire messianique », son « anachronisme » et sa « stratégie totalitaire rusée », de la « gauche carnivore » (Fidel,  Chavez, Morales et maintenant l’équatorien Correa) « renaît de ses cendres » en Amérique latine, par opposition à la « gauche végétarienne » et bonne (les chiliens Bachelet et Lagos, le brésilien Lula, l’uruguayen Vasquez, jusqu’au péruvien Garcia et, qui l’eut cru ! le nicaraguayen Ortega).
Grâce à l’accord signé hier, qui s’appliquera « tout de suite », la Municipalité de Londres paiera le pétrole vénézuélien 20% de moins et réduira ainsi de moitié le coût des transports pour les londoniens les plus pauvres. En contrepartie, le gouvernement vénézuélien bénéficiera de « la consultation » de la Municipalité de Londres en matière de recyclage des déchets ménagers, de trafic urbain, de réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres problèmes environnementaux. « Cet accord contribue au travail que Chavez est en train d’accomplir dans le monde entier pour alléger les problèmes de la pauvreté, qui touchent tous les pays », a dit Livingstone. Déjà quand il fut annoncé, en mai 2006 à l’occasion d’une visite non officielle de Chavez à Londres, l’accord déchaîna de violentes polémiques. Si bien que Livingstone dut annuler un voyage à Caracas, fixé pour la veille des élections de décembre qui ont confirmé Chavez.
Polémiques et critiques qui se répètent maintenant que l’accord est entré en vigueur : pourquoi offrir des ressources importantes, qui devraient être destinées à la population pauvre du Venezuela, à une des villes les plus riches du monde ? « Populisme » ? Peut-être.
« Anachronisme », comme dit Vargas Llosa ? Certainement. Mais cette extraordinaire sensibilité pour les pauvres exhibée à chaque initiative « anachronique » prise par Chavez dans et hors du Venezuela, pue l’hypocrisie à plein nez. Pourquoi la pétro démocratie scandalise-t-elle tant quand elle est de sceau chaviste et ne scandalise pas du tout quand –ce qui a toujours eu lieu- ce sont les Etats-Unis qui la pratiquent, en faisant chaque année la liste des bons et des méchants avec distribution correspondantes  de prix et punitions ?
L’utilisation de l’arme du pétrole n’est pas nouvelle. Mais ce qui est inacceptable pour beaucoup c’est que, pour la première fois, c’est quelqu’un comme Chavez qui l’utilise. Non seulement en cédant le pétrole à des conditions planchers à la mairie de  « Ken le rouge » : Cuba, les petits pays des Caraïbes, les municipalités administrées par le Fmln au Salvador et par le Fsln au Nicaragua, l’Equateur, l’Uruguay, et même –provocation intolérable- aux pauvres de New Orleans et du Bronx new-yorkais.
On entend la même litanie ces jours ci à Caracas, après l’annonce de la re-nationalisation de la compagnie des téléphones CANTV et de la compagnie électrique EDS, vendues dans les années 90 par les présidents social démocrate Carlos Andres et social chrétien Rafael Caldera. S’il les avait re-nationalisées sans indemnisation, ç’aurait été la fin du monde. Comme il les a rachetées, en payant rubis sur ongle les compagnies étasuniennes -572 millions de dollars la VERIZON et quelques autres centaines de millions la AES- plus que ce que valaient en Bourse leurs actions- voilà que surgissent les vieilles barbes comme l’économiste Gerver Torres, ex ministre de Pérez, pour dire que cela a été la « pire décision politique » prise par Chavez, et prévenir que les nationalisations des ressources stratégiques annoncées dans le cadre du « socialisme du 21ème siècle » -pétrole, télécommunications et électricité- coûteront rien moins que 24 milliards de dollars. « Qui pouvaient servir à payer la dette extérieure équivalente» ou « être destinées aux pauvres du Venezuela »…
Edition de mercredi 21 février 2007 de il manifesto http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/21-Febbraio-2007/art51.html
traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio.

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:16
Source : Counterpunch http://www.counterpunch.org/maher01122007.html
Par George Ciccariello-Maher Les 12-14 janvier 2007 Aucune nouvelle en provenance du Venezuela n’a autant troublé à l’étranger, particulièrement aux Etats-Unis, que la récente décision du gouvernement Chávez de ne pas renouveler la concession de Radio Caracas Télévision (RCTV). Beaucoup sont allergiques, peut-être avec raison, à ce tout ce qui peut ressembler à une attaque contre la liberté d’expression. Cette réaction hypersensible néglige cependant un détail important de cette affaire : le non renouvellement de la concession de RCTV n’a tout simplement rien à voir avec la liberté d’expression. Le discours de l’opposition et de la presse étrangère selon lequel la liberté de la presse serait foulée aux pieds est basé sur une série de fausses affirmations : 1. Le gouvernement vénézuélien se comporte de façon anormale. L’opposition présente cette affaire comme s’il s’agissait d’un pas de plus vers l’autoritarisme et le fascisme. Beaucoup disent que le Venezuela s’est déplacé en dehors des normes démocratiques qui caractérisent l’ère de l’après-guerre froide, ainsi le non renouvellement de la concession de RCTV est une nouvelle illustration de ce penchant. Rien n’est cependant plus éloigné de la vérité. La Constitution Bolivarienne de 1999, comme toutes les constitutions, signale des obligations envers les medias privés et fait notamment référence pour ces derniers à la notion de " responsabilité ". Les propriétaires des grands medias ont exprimé leur inquiétude sur ce point, et non sans raison, puisqu’ils se sont comportés de façon irresponsable pendant assez longtemps. Si cette disposition constitutionnelle avait des conséquences dans la législation et si elle était appliquée, les medias privés pourraient affirmer que leur existence est un peu plus difficile que pour d’autres medias dans le monde. Mais en fait la législation et les réglementations n’ont rien d’extraordinaire. La loi de responsabilité pour les medias, loi RESORTE, a comme objectif " la responsabilité sociale des fournisseurs de service de radio et de télévision " ; de plus elle protège les droits des enfants et elle accroît la quantité d’émissions produites dans le pays. Cependant, l’idée selon laquelle les medias qui reçoivent une concession ont des responsabilités n’est pas particulière au Venezuela. Malgré la déréglementation du début du gouvernement Reagan, la loi FCC aux Etats-Unis est de même nature. Comme nous savons, la loi FCC édicte des restrictions de contenu pour la programmation (plus strictes, doit-on dire, que dans bien des pays européens) et elle peut très bien réduire au silence qui enfreint ces restrictions. Depuis le " dépassement vestimentaire " de Janet Jackson, l’application de ces restrictions a été plus rigoureuse (ainsi le cas des diligences de la FCC pour fermer l’émission du vil animateur radio Howard Stern, pour ne pas parler des fermetures de medias plus petits). Et nous ne parlons là que de soi-disant cas d’" obscénité ", en rien comparables aux accusations portées contre la chaîne RCTV qui, comme c’est bien connu, a participé activement à une conspiration qui a provoqué plusieurs morts et a utilisé ces morts pour provoquer un coup d’Etat en avril 2002. A la suite de cela RCTV a participé activement au sabotage pétrolier qui a frappé l’économie vénézuélienne en décembre de la même année. Bien que cela ne soit pas une excuse, on pourrait parler des visites du FBI à la suite de    " menaces " contre George W. Bush, bien qu’il s’agît d’incidents individuels et isolés, à la différence des rébellions organisées et des assassinats prémédités dont se sont rendus responsables les medias vénézuéliens. 2. Les " droits humains " sont violets Lors de la présentation du nouveau gouvernement de Chávez, Jorge Rodríguez –pour sa première intervention en tant que vice-président– a abordé le thème RCTV. Il a commencé par la définition du mot " concession " dans le dictionnaire : " l’outil juridique par lequel l’administration cède à une personne soit l’utilisation privée d’un espace qui relève du domaine public soit la gestion d’un service public, pour une période déterminée et sous certaines conditions ". Rodríguez a ajouté que " ce n’est pas Hugo Chávez qui dit cela, c’est le dictionnaire ". Les medias d’opposition ont quant à eux aussitôt essayé de présenter le thème du non renouvellement de la concession de RCTV comme la violation d’un droit humain. Ce " droit " apparemment signifie le droit d’un grand conglomérat médiatique privé de disposer sans restriction d’un bien public, d’utiliser ce bien public et d’abuser de ce bien public pour en tirer un profit sans assumer la moindre responsabilité. Lorsque le PDG de RCTV Marcel Granier tente d’attirer les sympathies des cœurs libéraux, il adjoint dans ses affirmations que les droits humains des travailleurs sont violets. Oui, vous avez bien lu, RCTV (une branche du groupe d’affaire 1BC) est préoccupé par les droits des travailleurs. Le gouvernement a rapidement répondu que la concession n’est pas refusée aux travailleurs et il a encouragé les travailleurs de RCTV à s’organiser collectivement et à revendiquer la gestion de la concession pour eux-mêmes. 3. Le gouvernement " ferme " un media. Beaucoup ont cependant affirmé que le gouvernement " ferme " un media de façon unilatérale, et que cela représente une attaque contre la liberté d’expression. L’argument est le suivant : moins il y a de medias moins il y a de liberté de presse. Il est doit être clair que ces arguments –assez confus et peu solides– ne sont pas applicables en l’occurrence. On ne ferme pas la deuxième chaîne –RCTV– ; la diffusion continuera. La concession gérée par une entreprise privée n’est pas renouvelée, et elle sera donnée soit à une autre entreprise privée soit à entreprise mixte public privé soit à un collectif de travailleurs soit, finalement, à une combinaison de ces options. Lors de son discours Rodríguez a clarifié ce point : " Est-ce que le gouvernement bolivarien ferme une chaîne de télévision ? Est-ce qu’il viole la liberté d’expression ? Non, il ne révoque même pas une concession. La seule télévision qui a été fermée durant les huit années de gouvernement c’est la chaîne Venezolana de Televisión lors de la nuit tragique du 11 Avril 2002 ". Malgré toute leur rhétorique, les magnats de la presse qui gèrent RCTV –tout comme les autres chaînes d’opposition comme Venevisión ou Globovisión– ne se sont guère inquiétés de la liberté d’expression lorsqu’ils ont soutenu ce bref coup d’Etat [d’avril 2002] qui a immédiatement fermé le seul media qui représente la majorité des pauvres de la population, ainsi que d’autres medias comme Catia TV. En fait le simple fait que RCTV puisse continuer de diffuser par câble et par satellite montre que ce qui est en jeu c’est l’usage privé d’un bien public et non la fermeture d’un media. 4. C’est un acte " anti-démocratique " L’affirmation selon laquelle le non renouvellement de la concession de RCTV viole les normes démocratiques est liée aux affirmations ci-dessus, invoquant ainsi le " droit " inaliénable pour les entreprises privées à disposer d’un bien public. Sur Vive TV l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García a précisé qu’il s’agit y compris en l’occurrence d’une affaire d’exigence démocratique, mais dans le sens opposé à la conception des medias de l’opposition. Le non renouvellement de la concession de RCTV est un pas en avant vers la démocratisation des ondes. Quel socialisme pourrions-nous construire, demande Britto, et particulièrement quelle sorte de socialisme démocratique, si l’accès aux ondes reste dans les mains d’une petite oligarchie de magnats disposant de ramifications internationales ? Qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de donner la deuxième chaîne aux 63% de Vénézuéliens qui ont voté pour Chávez ? Qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de permettre aux travailleurs de RCTV d’organiser leur propre télévision ? Et qu’est-ce qui pourrait être plus démocratique que de permettre l’accès aux ondes de ceux qui étaient traditionnellement exclus par l’oligarchie médiatique? Et s’il faut parler de " démocratie ", le PDG de RCTV Marcel Granier n’est pas le mieux placé. Après tout, lui et d’autres propriétaires de medias ont participé en avril 2002 à un coup d’Etat anti-démocratique et oligarchique contre le dirigeant démocratique élu à plusieurs reprises. (Pour bien saisir le rôle des medias lors du coup d’Etat, regardez le film " La Révolution ne sera pas télévisée "). 5. Il s’agit d’une question de " liberté d’expression " Lors d’une récente déclaration le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) José Miguel Insulza a critiqué le gouvernement vénézuélien qui affaiblit " le pluralisme médiatique ". Tout en admettant qu’il s’agit d’une question qui relève de la législation vénézuélienne, Insulza a tout de même jugé opportun de considérer que le geste " semble être une forme de censure en opposition à la liberté d’expression ". Hugo Chávez a répondu dans le style bien personnel qui est le sien : " Insulza est un idiot, du ‘‘i’’ au ‘‘t’’ " [le mot espagnol : ‘‘pendejo’’]. Le gouvernement vénézuélien a interprété les propos du secrétaire général de l’OEA comme une intromission dans une thématique qui relève de la souveraineté vénézuélienne et a demandé sa démission. (Rappelons que le Venezuela fait partie des pays qui se sont battus pour qu’Insulza soit maintenu à son poste). S’il reste quelques doutes sur la question de savoir si le non renouvellement de la concession à RCTV représente une attaque contre la liberté d’expression, il suffit de poursuivre la logique de l’argumentation. Lors d’une séance de l’Assemblée Nationale portant sur les déclarations d’Insulza, un député MVR a signalé que le secrétaire général de l’OEA allait voir le Venezuela récupérer des " concessions " du même genre, spécifiquement celles qui sont habituellement données aux entreprises pétrolières qui ont pillé le Venezuela pendant des décennies. Il n’y a pas de différences qualitatives entre les deux types de concession : les deux ont été traditionnellement et anti-démocratiquement cédées à de grandes entreprises à qui on donnait carte blanche pour réaliser des profits sans limites grâce à un bien public. Non, il ne s’agit pas d’une question de " liberté d’expression " ; mais il s’agit plutôt, selon le mot du ministre des affaires étrangères Nicolás Maduro d’en finir " avec les écœurants privilèges de l’oligarchie de la communication alliée à la finance internationale ".
George Ciccariello-Maher vit à Caracas.
Son email est : gicm@berkeley.edu
Traduction : Numancia Martínez Poggi

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 11:40

Les pieds de Greta Garbo par Thierry Deronne *

 C´est sous ce titre que l´écrivain Julio Cortázar écrivait au Monde dans les années 80 pour lui reprocher son refus de voir les avancées de la révolution sandiniste au Nicaragua. Dès que la liberté y avait abandonné le champ philosophique et s´était transformée en réalité pour des milliers de paysans sans terre, de coupeurs de bananes, d´enfants promis à la tuberculose, la machine médiatique s´était mise à fabriquer le “totalitarisme sandiniste”. Jouant du piano a quatre mains avec ceux qui finançaient les attaques meurtrières de la “contra”, le Figaro Magazine puis le Monde (sous la plume d´un certain de la Grange) ne s´étaient rien refusé, inventant de soi-disant “charniers sandinistes”, démentis par la suite par Amnesty. La guerre médiatique ne cessa que le jour oú, vaincus électoralement,  les sandinistes remirent le pouvoir a l´opposition. Les éditoriaux applaudirent alors les “grands démocrates” dont ils juraient la veille qu´ils s´éterniseraient au pouvoir en bons “marxistes totalitaires”. Les correspondants firent leur valise. Le Nicaragua disparut du champ médiatique tandis qu´on reprivatisait la santé, reprenait les terres aux paysans et que revenait au galop le cortège de mortalité infantile, de prostitution, d´analphabétisme. Le tiers de la population émigra du pays redevenu “libre”.
Comment ne pas se souvenir des protestations sans réponse de Cortázar au Monde, en voyant ce soir de janvier 2007, le peuple sacrifié revenir sur cette place de Managua oú Daniel Ortega assume la présidence ? A ses côtés, Hugo Chávez interroge la foule : “Imaginez un instant ce que serait ce pays aujourd´hui, sa santé, son éducation, si on n´avait pas  détruit sa révolution ?”. Les 32 centrales électriques que le Venezuela envoie immédiatement au Nicaragua produiront 60 megawatts, mettant fin au cauchemar quotidien des coupures de courant. Des tracteurs suivent déjà, comme ceux envoyés en Bolivie. Le correspondant du Monde, un certain Nicolas Bourcier, est soulagé : “Un feu d´artifices conclut la cérémonie. Ortega s´en va. Pas une fois, il n´a prononcé le mot “révolution” (12.01.2007). Ortega a bien prononcé le mot, évoquant le boom de l´analphabétisme sous l´ère néo-libérale.
Depuis huit ans, Garbo est vénézuélienne mais le Monde refuse toujours de lever les yeux. La technique est immuable. Minimiser les réformes sociales, les politiques Sud-Sud et la démocratie participative pourtant sans précédent. Occulter les idées et l´engagement des millions de citoyen(ne)s qui en bénéficient. Marteler que Chávez surfe sur le pétrole, qu´il n´a donc aucun mérite. Et que si ce “national-populiste” n´est pas encore dictateur, c´est qu´il le deviendra.
Lire la suite http://www.vive-fr.org/blog
*Licencié en Communications Sociales, IHECS, Bruxelles. Cofondateur des télévisions associatives Teletambores et Camunare Rojo TV. Actuel vice-président de la télévision publique Vive, Venezuela.
 

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 13:22

Chávez : Avec l’aide de Dieu, le Nicaragua n'aura plus de problèmes de combustible  
"Le Vénézuéla met à la disposition  de nos peuples la richesse pétrolière vénézuélienne (...) et non à la disposition de l'empire. Nous signerons aujourd'hui l’engagement Petro Caribe (...) le Nicaragua peut oublier  le  problème du combustible ; avec l’aide de Dieu le Nicaragua n’aura plus de problèmes de combustible ", a exprimé le président Chávez, au cours de l'acte effectué dans le théâtre National Rubén Darío, de la ville de Managua, à l'occasion de la Signature d'Adhésion de la République du Nicaragua à l’ Alba, l’ Alternative bolivarienne  des Amériques, qui  intègre déjà  Cuba, la Bolivie et le Vénézuéla.

 

 

Managua, 11 janvier 2007 (VTV)  Le président de la République bolivarienne du Vénézuéla, Hugo Chávez Frias,  a mis à disposition des nicaraguayens et du nouveau mandataire Daniel Ortega, le potentiel énergétique vénézuélien pour aider au développement de cette nation d'Amérique centrale.
Le  Vénézuéla a déjà envoyé un bateau pétrolier, sous  des conditions solidaires  de financement dans le cadre de l’ALBA, afin de permettre au Nicaragua de se libérer des importations à prix forts via les entreprises internationales capitalistes. Chávez a en outre évoqué l'intérêt du Vénézuéla de soutenir la création dans ce pays d'une entreprise mixte, avec majorité nicaraguayenne, qui permette  le raffinage du pétrole afin de répondre aux besoins internes et également  la production d’excédents destinés à l'exportation, lesquels représenteraient une source de devises pour le Nicaragua avec laquelle elle financerait  son développement. .
    "Nous ne venons pas ici pour gagner de l'argent ; nous venons tout d’abord aider , a  exprimé  le    président vénézuélien,   en réitérant que l’ALBA créée en décembre 2004 entre le Vénézuéla et Cuba,  est un mécanisme d'aide solidaire, sociale et non capitaliste.
C’est ainsi que Chávez,  accompagné du président de la  Bolivie, Evo Morales et du  vice-président de la République de Cuba, José Ramón Machado, a souhaité la bienvenue au président Daniel Ortega et au  Nicaragua de Sandino dans l’ALBA.  "L’ère de la résurrection des peuples est arrivée"
Le Chef de l’état vénézuélien a souligné qu’une nouvelle bataille des peuples contre la prétention hégémonique des Etats Unis et leurs alliés qui souhaitent contrôler la liberté des peuples latino-américaines,  a commencé.

 

 

"Ce siècle est celui de la délivrance des chaînes de l”impérialisme »

 

 

 

 

http://www.vtv.gob.ve/Actualidades.php?IdActualidad=5683
traduction Claude Maryse

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse
1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 14:22

Salim Lamrani 

Les élections présidentielles vénézueliennes du 3 décembre 2006 déboucheront probablement sur la victoire de Hugo Chávez. Le candidat de l’opposition, Manuel Rosales, n’a effectivement que très peu de chances de l’emporter sur l’homme le plus populaire d’Amérique latine. Les sondages annoncent une avance de 20 points pour l’actuel président, quasiment certainde remporter l’élection dès le premier tour1.

  L’opposition, consciente de cette réalité, multiplie les accusations contre le gouvernement bolivarien. L’organisation Súmate, financée par les Etats-Unis par le biais de la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy), reproche aux autorités l’augmentation spectaculaire du nombre d’électeurs qui est passé de 11 millions en 2003 à 16 millions en 2006, suite à la campagne lancée pour le gouvernement encourageant la population à s’inscrire sur les listes électorales. La plupart des nouveaux électeurs sont issus des couches populaires qui ont grandement bénéficié des politiques sociales du gouvernement, et il est fort probable qu’ils renouvellent leur confiance à Hugo Chávez. Súmate a également stigmatisé le système de vote automatisé2.

 

 

   Les adversaires du gouvernement dénoncent également « un déséquilibre dans la campagne électorale ». Alejandro Plaz, président de Súmate, a fustigé les augmentations de salaires des fonctionnaires, la modernisation du pays et les apparitions réitérées de Hugo Chávez sur les chaînes de télévision publiques. Plaz omet cependant de signaler que l’ensemble des médias privés, qui représentent 90% du paysage médiatique vénézuelien, soutiennent le candidat de l’opposition3.

 

 

  La présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena, a rejeté les doutes émis par les représentants de l’oligarchie vénézuelienne et a assuré que le Pouvoir électoral « garantit l’intégrité du processus, garantit les résultats électoraux [et] garantit le fait qu’ils seront le fidèle reflet de la volonté populaire4 ».

 

 

  Manuel Rosales, gouverneur de l’Etat pétrolier de Zulia, a quitté temporairement ses fonctions pour se consacrer à la campagne. Il a déclaré son opposition aux programmes sociaux entrepris par Chávez, et a proposé en échange de créer une carte de débit gouvernemental destinée aux pauvres afin de leur reverser directement 20% des revenus pétroliers. Mais Rosales a peu de chances d’attirer le vote des couches modestes qui voient en lui un représentant de la vieille classe politique discréditée. En effet, son association avec le secteur oligarchique du pays et l’administration Bush est notoire et suscite un rejet populaire manifeste. Il avait d’ailleurs participé au coup d’Etat éphémère contre Hugo Chávez le 11 avril 2002 en signant le décret qui nommait Pedro Carmona nouveau Président de la République5.

 

 

  Certains groupes radicaux de l’opposition, liés à l’extrême droite cubaine de Floride, ont déjà élaboré plusieurs projets de déstabilisation. Ainsi, Rafael Poleo, directeur du quotidien El Nuevo País, a d’ores et déjà lancé un appel à une manifestation le 4 décembre 2006 pour protester contre « la fraude électorale », confirmant les craintes des autorités sur l’existence d’un plan B destiné à provoquer le chaos. Le gouvernement a découvert un plan élaboré par l’organisation terroriste New Cuba Coalition, basée à Washington, qui prévoit de déclencher une guérilla urbaine en cas de victoire de Chávez. Le groupuscule incite les Vénézueliens à s’organiser en cellules d’autodéfenses, à poster des francs-tireurs et à préparer des explosifs6.

  Le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Jesse Chacón, a garanti pour sa part que l’Etat ne se laisserait pas déborder, et que les élections se dérouleraient dans un climat de paix. « On ne permettra pas que se renouvelle ce qui est arrivé [en 2002] », a-t-il assuré. Il a exhorté la population à participer massivement au vote et à attendre patiemment le verdict officiel qui sera émis par le Conseil national électoral7.                                                                                  De son côté, le vice-président de la République, José Vicente Rangel, a averti l’opposition des conséquences de tels actes. « Nous n’accepterons en aucune manière des comportements antidémocratiques. Le processus électoral est plein de garanties [et] nous offrons un climat de participation à tous les secteurs de la vie nationale.  

L’opposition ne surprendra pas une nouvelle fois le gouvernement bolivarien », a-t-il déclaré, en référence au coup de force d’avril 2002. Il a également rappelé que le sabotage pétrolier en décembre 2002 avait coûté 20 milliards de dollars à la nation8.

 

 

  Le Président Chávez a également été clair à cet égard. L’industrie pétrolière et les Forces armées sont des institutions « révolutionnaires », en réponse aux dénonciations émises par l’opposition au sujet du ministre de l’Energie, Rafael Ramírez, qu’elle accuse d’influencer le vote des employés de l’entreprise pétrolière nationale PDVSA. Chávez a immédiatement rejeté ces propos accusateurs : « Ce sont les mêmes qui ont déclenché le blocage criminel et terroriste entre décembre 2002 et février 2003 », en vue de le renverser. Il en a profité pour lancer un appel au Tribunal suprême et dénoncer l’impunité des saboteurs. « Ils devraient être en prison en train de payer le mal qu’ils ont fait au pays. Près de 20 milliards de pertes. Quelle grève pétrolière ? C’était du sabotage, du terrorisme », a-t-il noté. L’opposition « a le droit de prétendre » l’évincer du pouvoir, mais « elle n’a pas le droit d’utiliser des méthodes distinctes de celles établies par la Constitution », a-t-il conclu9.

 

 

  William Lara, Coordinateur général du Movimiento Quinta República (MVR), le parti du Président, a également mis en garde l’opposition. « On commence déjà à avancer l’idée de fraude, principalement élaborée par le candidat Rosales, et beaucoup de ses partisans. S’il continue à promouvoir la campagne de déstabilisation même après les résultats, ce serait un suicide politique10 ».

 

 

  Hugo Chávez est persuadé que le 3 décembre constituera « un triomphe révolutionnaire écrasant ». Il a déjà fixé les objectifs de son gouvernement jusqu’en 2021. « Les 14 prochaines années permettront de construire le grand projet national de Simon Bolivar », a-t-il souligné, en référence au Libérateur latino-américain11.

 

 

  La certitude du Président vénézuelien s’explique, en grande partie, par le succès de sa politique sociale et sa politique de modernisation du pays. L’une des priorités du gouvernement a été d’améliorer le niveau de vie des retraités. Le revenu moyen d’un retraité qui était de 32 dollars en 1999 est passé à 232 dollars en 2006. Longtemps délaissés par les administrations antérieures, près de 120 000 retraités n’avaient pas reçu les prestations sociales auxquelles ils avaient droit. Le Président Chávez a donc décidé de procéder au paiement des pensions non versées par ses prédécesseurs aux travailleurs du secteur public, et a débloqué la somme de 60 millions de dollars à cet effet12.

  L’éducation n’a pas été en reste. En sept ans, 1 121 733 personnes ont intégré les universités, a signalé Samuel Moncada, le ministre de l’Education supérieure. Dans les années 90, seule une minorité de la population avait accès aux universités. Depuis 1999, sept nouvelles universités ont vu le jour à travers le pays. Près de 68 nouveaux programmes ont été élaborés en fonction des besoins des nouveaux étudiants auxquels s’ajoutent 261 programmes doctoraux. « Nous sommes en train de promouvoir un processus de municipalisation des universités pour que les étudiants […] puissent disposer d’une institution d’éducation supérieure dans leur propre municipalité », a expliqué le ministre Moncada. « Au Venezuela, nous sommes persuadés que l’instrument de libération de l’homme est l’éducation », a-il ajouté13.

 

 

  Le Venezuela vient également d’ouvrir une Ecole latino-américaine de médecine, située à Ciudad Guyana dans l’Etat de Bolívar. Fondée sur le modèle cubain, elle est destinée à former gratuitement des médecins en provenance du continent américain et d’Afrique14.

  L’Opération Miracle lancée par Cuba et soutenue par le Venezuela a permis à près de 485 000 patients, dont 290 000 Vénézueliens, de retrouver la vue. Atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ces personnes, aux revenus modestes, en provenance de 28 pays différents, ont été opérées gratuitement par des médecins cubains et vénézueliens. La campagne humanitaire et sociale a pour but d’opérer un million de personnes par an. Un Vénézuelien sur 87 et un Bolivien sur 213 ont reçu des soins de cette nature. Treize centres ophtalmologiques ont été ouverts au Venezuela à cet effet. Près de 31 000 jeunes Vénézueliens sont actuellement étudiants en médecine15.

 

 

 

L’économie vénézuelienne se porte bien avec une croissance de 10,2% au troisième trimestre 2006. Elle est florissante pour la 3ème année consécutive. La hausse du pouvoir d’achat, les investissements publics et l’expansion du crédit ont joué un rôle important dans cette embellie. Mais, il ne faut pas négliger l’apport important du secteur privé dont le rôle a été fondamental, selon la Banque centrale du Venezuela (BCV). Les importations de biens ont atteint la somme de 8,5 milliards de dollars de janvier à septembre 2006, soit une hausse de 30% par rapport à l’année précédente. Le taux de chômage a baissé de 2 points pour s’établir à 9,5%. Même l’inflation, qui est le talon d’Achille de l’économie nationale, a baissé d’un demi point pour se stabiliser à 15,5%16.

 

 

  L’exemple offert par le Venezuela, qui s’est lui-même inspiré dans une certaine mesure du modèle cubain, parcourt le reste de l’Amérique latine. Après l’arrivée du pouvoir d’Evo Morales en Bolivie et la réélection de Lula au Brésil, le Nicaragua vient de choisir le sandiniste Daniel Ortega comme nouveau président. Washington est alarmé par ses grands changements et voit sa marge de manœuvre terriblement restreinte. En effet, ses deux moyens de pression historiques – le chantage économique et la menace militaire – sont désormais surannés. Aux Nations unies, les Etats-Unis n’ont pas réussi à imposer leur candidat de service, le Guatemala, comme membre non permanent du Conseil de sécurité, malgré 47 tours de scrutin face au Venezuela, et ont été contraints finalement d’accepter le Panama comme candidat de consensus17.

 

 

  Francis Fukuyama, le célèbre idéologue étasunien ultraconservateur, qui avait décrété « la fin de l’histoire » dans les années 1990 après la chute du communiste et la victoire finale du capitalisme néolibéral, est revenu sur ses propos. Il est subjugué par l’importance prise par le Révolution bolivarienne dont les succès, en à peine huit ans, sont impressionnants. Pour lui, Hugo Chávez symbolise « le retour de l’histoire » et la fin de l’hégémonie étasunienne sur le continent18.             

  Chantre du « socialisme du XXIe siècle », une idéologie émancipatrice, Hugo Chávez est devenu l’un des hommes les plus influents d’Amérique latine. En moins d’une décennie, il a réussi à consolider un processus révolutionnaire au sein de la société vénézuelienne qui semble désormais irréversible. Inexistants sous les gouvernements antérieurs, les Vénézueliens, acteurs principaux du nouveau projet de société mis en place depuis 1999, ne sont pas prêts à abandonner leur dignité retrouvée.

 

 

 

 

Notes

 

 

1 Victor Flores, « El desafío de construir una alternativa ante Chávez », El Nuevo Herald, 17 novembre 2006; Agencia Bolivariana de Noticias, « Medios internacionales destacan victoria de Chávez en encuestas », 17 novembre 2006.

 

 

2 Fabiola Sánchez, « Denuncian fallas en proceso electoral en Venezuela », Associated Press, 16 novembre 2006 ; Rui Ferreira, « Firma de máquinas de votación niega nexos con Chávez », El Nuevo Herald, 31 octobre 2006.

 

 

3 Ibid.

 

 

4 Ibid.

 

 

5 Christopher Toothaker, « Venezuela : Rosales, la piedra en el zapato de Chávez », Associated Press, 15 novembre 2006.

 

 

6 Nahilce Martínez, « Descubiertos planes de desestabilización en Venezuela », Agencia Bolivariana de Noticias, 8 novembre 2006. Granma, « Nuevos detalles de plan subversivo en Venezuela », 7 novembre 2006.

 

 

7 Agencia Bolivariana de Noticias, « MIJ garantizó clima de paz para elecciones presidenciales », 9 novembre 2006.

 

 

 

des soins de cette nature. Treize centres ophtalmologiques ont été ouverts au Venezuela à cet effet. Près de 31 000 jeunes Vénézueliens sont actuellement étudiants en médecine15.

 

 

8 Agencia Bolivariana de Noticias, « No aceptaremos comportamientos antidemocráticos de la oposición », 3 novembre 2006.

 

9 EFE, « Chávez admite que PDVSA es sólo para ‘revolucionarios’ », 4 novembre 2006.

 

 

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Lara: 3D podría terminar de separar a la oposición venezolana », 16 novembre 2006.

 

 

11 Juan Barreto, « Chávez quiere triunfo que lance el socialismo », El Nuevo Herald, 8 novembre 2006.

 

 

12 Agencia Bolivariana de Noticias, « Gobierno Nacional canceló prestaciones a ex trabajadores públicos », 6 novembre 2006.

 

 

13 Agencia Bolivariana de Noticias, « En siete años 1 millón 121 mil 733 personas ingresaron a universidades », 3 novembre 2006.

 

 

14 Ibid.

 

 

15 Agencia Bolivariana de Noticias, « Más de 485 mil pacientes beneficiados por Operación Milagro » 19 novembre 2006.

 

 

16 Fabiola Sánchez, « Crece economía en Venezuela », Associated Press, 16 novembre 2006. Associated Press, « Baja la inflación en Venezuela », 1 novembre 2006 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Economía del país mantiene crecimiento a lo largo de tres años consecutivos », 15 novembre 2006.

 

 

17 Diego A. Santos, « ONU : Panamá será candidato de consenso de Guatemala y Venezuela », El Nuevo Herald, 1 novembre 2006.

 

 

18 Nestor Ikeda, « Fukuyama : ‘Hugo Chávez es retorno de la historia’ », Associated Press, 10 novembre 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse