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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 20:03

Guy Maunoury

SOLAL  Solidarité Amérique Latine *

 

Haïti n'est plus sous les projecteurs, mais bien sur le pays n'est pas sorti des graves conséquences du terrible séisme de janvier.

Les médias nous ont abreuvés sur l'aide occidentale, sur notre générosité supposée. Il n'a évidemment été question ni de l'aide de l'Amérique Latine ni de celle de Cuba. Pour ce dernier ça n'est pas pour nous étonner. Évoquer le rôle positif de Cuba, c'est tout simplement impensable; par contre la malheureuse mort d'un prisonnier n'a pas manqué de faire les titres.

Concernant Haïti pourtant, Cuba et l'Alba ont joué un rôle très important durant le séisme mais aussi bien avant. Comme l'a déclaré le ministre des affaires étrangères de Cuba « quand le tremblement de terre a eu lieu, l'Alba n'eut pas à aller en Haïti, elle y était déjà et elle a subi le tremblement de terre avec ce peuple ». La présence de Cuba date de 1998. Au moment du séisme. Cuba et l'Alba était présente dans 127 communes sur les 137 existantes en Haïti avec 340 médecins  dans les centres de premiers soins, la gynécologie et l'ophtalmologie. Plus de 26000 haïtiens ont ainsi été opérés de la vue. Un grand nombre de visites à domicile et d'accouchements ont sauvé de nombreuses vies humaines. 160000 personnes ont été alphabétisées. 900 jeunes haïtiens ont obtenu leurs diplômes dans un pays de l'Alba, en particulier à l'école de médecine internationale de La Havane, 600 y étudient en ce moment.

Pendant les 11 jours de désastre, Cuba a envoyé 350 médecins de plus, dont 280 jeunes docteurs haïtiens qui venaient de terminer leurs études à Cuba, auxquelles se sont joint une centaine de spécialistes provenant du Venezuela, Chili, Espagne, Mexique, Colombie, Canada et mêmes des médecins étasuniens formés à La Havane. Grâce à ces équipes, 5 hôpitaux de campagne, 5 centres de diagnostic et 33 postes de soins ont été crées avec le soutien financier du Venezuela. 16 équipes chirurgicales n'ont pas cessé d'opérer 24h sur 24. 400000 vaccins contre le tétanos ont été envoyés. Actuellement plus de 1000 spécialistes de l'Alba sont présent.

Comme l'indique René Préval, le premier ministre à qui Bush avait instamment demandé de cesser tout rapprochement avec l'Alba « de 1998 à aujourd'hui, Cuba a apporté plus d'aide à Haïti que n'importe quel pays soit disant ami ». Et concernant la présence des ONG ( autant qu'en Inde ) Jean Lavalasse, un journaliste déclare que « au contraire des autres ONG présents ici, les cubains et les vénézuéliens nous parlent d'égal à égal, et surtout ne se mêlent jamais de nos affaires internes ».

Car cet événement cruel a mis un peu plus en évidence plusieurs problèmes de fond auxquels est confronté Haïti depuis son indépendance en fait.

D'abord le grave problème de la dette indéfinie de ce pays, dette ignoble imposée par la France suite à l'indépendance en 1804 et que le pays a payé pendant des décennies.

La dette odieuse ensuite due à la dictature des Duvalier et d'autres, payée de nombreuses fois pourtant, mais toujours croissante à cause des taux d'intérêts usuriers de la part des pays occidentaux.

La destruction des institutions de l'état sous l'effet des programmes d'ajustement.

La  dépendance alimentaire due à la destruction de l'agriculture vivrière causée par les importations à bas prix ou des dons. Actuellement Haïti importe 80% de sa consommation de riz alors qu'il était auto suffisant il y a 20 ans, les droits de douane étant passé de 50 à 3%.

Enfin lors du séisme les Etats Unis se sont surtout fait remarqué par l'importance des troupes envoyées, en plus de celles déjà présentes depuis le retour d'Aristide en 1994, plus que par l'aide apportée aux sinistrés. Ce qui fait dire que Washington a profité du désastre pour faire d’Haïti une base militaire. Une nouvelle application de la « stratégie du choc » chère à Naomi Klein. Ce qui compléterait ainsi le dispositif mis en place depuis un an avec les 7 bases en Colombie, au moins 2 au Panama, et la réactivation de la 7 ème flotte contrôlant la côte brésilienne.

Un dispositif très inquiétant clairement dirigé contre l'Alba et les pays comme Haïti qui aspirent à y entrer.

Mais comme le dit Fidel « Haïti permettra de vérifier combien de temps durera l'esprit de coopération avant que ne l'emporte l'égoïsme, le chauvinisme, les intérêts mesquins et le mépris des autres nations ». C'est déjà fait!

 

Après le tsunami les requins. 

Profitant de l’état de choc du pays, Monsanto vient d’offrir à 10000 agriculteurs haïtiens 450 tonnes de maïs transgénique ainsi que les engrais et pesticides associés. Ceci dans le cadre du projet Winner de l’agence USAID, chargée de promouvoir « la démocratie », c'est-à-dire  la politique étrangère des USA.

On sait ce que ce genre d’aide veut dire venant de cette agence et de la multinationale Monsanto. Les agriculteurs haïtiens vont devenir totalement dépendants de cette dernière; ils devront obligatoirement acheter les semences Monsanto ( beaucoup plus chères que les traditionnelles ) et les traitements. Ce procédé ils l’ont utilisé au Paraguay, en Argentine et au Brésil qui sont des grands producteurs-exportateurs de soja transgénique. Une autre conséquence grave est la perte de  biodiversité et ceci sans doute de façon irréversible. Alors que l’on ne connait pas les effets à long terme sur la santé humaine des transgéniques, mais que l’on connait déjà les effets destructeurs des pesticides associés ( comme le Round Up ) sur la vie des sols, car il en faut de plus en plus à cause de l’accoutumance des parasites.

Après la destruction due au séisme, voilà Haïti soumis à la folie totalitaire et destructrice des multinationales de l’agronomie. Décidément pour ce pays l’heure de la décolonisation n’est pas arrivée !

 

*Bulletin du Comité Amérique Latine de l'agglomération caennaise    n°75  été 2010

 cal14@nordnet.fr    tél. 02 31 75 28 19   02 31 43 79 75 

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 09:30

Maurice LEMOINE 

Le Monde Diplomatique    

 

Porteur d’un faux passeport guatémaltèque au nom de Carlos Adolfo González Ruiz, M. Francisco Chávez Abarca a été arrêté par le Service bolivarien de renseignements (Sebin), le 1er juillet dernier, à l’aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía (Caracas). Placé sur la liste rouge des terroristes recherchés par Interpol, ce Salvadorien a longtemps été le bras droit de M. Luis Posada Carriles en Amérique centrale.

Opposant historique à la révolution cubaine, M. Posada Carriles (83 ans), cubano-vénézuélien (il a la double nationalité), est l’auteur intellectuel de l’attentat qui, le 6 octobre 1976, organisé depuis Caracas, a détruit en vol, à La Barbade, un DC-8 de la Cubana de Aviación, faisant soixante-treize victimes. Arrêté, non encore jugé, il s’est évadé en 1985 de la prison vénézuélienne où il était incarcéré, avec l’aide de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA, créée à l’instigation de Ronald Reagan et basée à Miami) et de la Central Intelligence Agency (CIA). Cette dernière utilisera ses services au Salvador, où il coordonnera l’agression contre la révolution sandiniste, en lien avec le lieutenant-colonel Oliver North (pour l’administration américaine), les barons de la drogue colombiens (pour le financement de la « cause ») et la « contra » (pour l’exécution). C’est depuis l’Amérique centrale que, en 1997, financé par la FNCA, il va organiser une vague d’attentats contre des hôtels de La Havane.

M. Chávez Abarca fut l’un des poseurs de bombes. L’une d’entre elles explosa le 12 avril 1997, dans la discothèque de l’hôtel Meliá Cohíba, provoquant d’importants dégâts ; une autre, dissimulée au quinzième étage du même établissement, put être désamorcée à temps. Sur instruction de M. Posada Carriles, M. Chavez Abarca, recruta et entraîna – entre autres –, pour le même type de « travail », deux autres Salvadoriens, MM. Otto Rodríguez Llerena (arrêté lors de sa seconde mission à La Havane, le 10 juin 1998) et Raúl Ernesto Cruz León. C’est l’un des engins explosifs posé par ce dernier, le 4 septembre 1997 (il fut détenu le soir même), dans le lobby de l’hôtel Copacabana, qui, outre de nombreux blessés, tua un jeune touriste italien, Fabio Di Celmo.

Chef d’une bande de criminels de droit commun liés au narcotrafic et à la contrebande d’armes, M. Chávez Abarca fut ultérieurement arrêté en septembre 2005, au Salvador, et condamné pour vol organisé d’automobiles et escroquerie. Il fut libéré le 28 octobre 2007, sans qu’à aucun moment les autorités judiciaires salvadoriennes ne s’inquiètent du mandat d’arrêt d’Interpol et des charges pesant sur lui à Cuba, qui réclamait son extradition.

Après sa détention à Caracas, M. Chávez Abarca a avoué être entré au Venezuela pour évaluer la possibilité d’y créer, en lien avec des membres radicaux de l’opposition, des troubles et des attentats de nature à déstabiliser le pays, à la veille des élections législatives de septembre prochain.

Le 7 juillet, M. Chávez Abarca a été extradé par les autorités vénézuéliennes à Cuba, où il sera jugé pour son rôle meurtrier dans les événements de 1997. Ce procès et les révélations qu’il risque d’entraîner devraient permettre aux médias – pour peu qu’ils s’y intéressent – de revenir sur deux scandales qui mettent directement en cause les Etats-Unis.

C’est pour avoir pénétré les groupes d’extrême droite de Miami, complices et financiers de MM. Posada Carriles et Chávez Abarca, que cinq agents cubains – MM. Gerardo Hernández, Ramón Labañino, René González, Fernando González et Antonio Guerrero – pourrissent actuellement dans des établissements pénitenciers américains. Le 17 juin 1998, fort des informations qu’ils avaient recueilli et transmis, La Havane a communiqué au Federal Bureau of Investigation (FBI), après en avoir informé le président William Clinton, un dossier exhaustif et précis sur les commanditaires des opérations criminelles menées contre l’île et résidant en territoire américain. Las ! Ce sont ces cinq Cubains que le FBI a arrêtés (le 12 septembre 1998) et a fait condamner, au terme d’un procès ubuesque tenu à Miami, à des peines démesurées (de quinze ans d’emprisonnement à une double perpétuité) pour « conspiration en vue d’espionner les Etats-Unis ».

En revanche, et bien que le 15 novembre 2007, la sous-commission des droits de l’homme de la Chambre des représentants ait établi sa responsabilité dans « plusieurs actes terroristes » – dont celui qui a pulvérisé le DC-8 de la Cubana de Aviación –, M. Posada Carriles vit tranquillement à Miami, seulement inquiété, au long d’une procédure judiciaire qui n’en finit pas de s’éterniser, pour « être entré illégalement sur le territoire des Etats-Unis ».

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-09-Reseaux-cubano-venezueliens

- juillet 2010

 

Autres liens

http://www.vtv.gob.ve/noticias-nacionales/39132

http://www.vtv.gob.ve/noticias-nacionales/39249

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10875&lg=fr

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 15:30
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG)
Hernando CALVO OSPINA, Jean-Luc MELENCHON
 
Jean-Luc Mélenchon a non seulement été un leader étudiant, un dirigeant syndical, un journaliste et un professeur de français, il a aussi fait partie de la direction nationale du Parti socialiste (PS) dont il a démissionné pour créer le Parti de gauche (PG) en novembre 2009. L’ex-sénateur Mélenchon est aujourd’hui député européen. C’est l’un des rares hommes politiques européens au fait des processus politiques et sociaux en cours aujourd’hui en Amérique du Sud. Il répond ici aux questions de Hernando Calvo Ospina

Hernando Calvo Ospina : Que pensez-vous de l’analyse des dirigeants de gauche en France sur les processus politiques et sociaux que vivent des pays comme le Venezuela, la Bolivie ou l’Equateur ?

Jean-Luc Mélenchon : La majeure partie des dirigeants de gauche a vu dans mes réflexions sur l’Amérique latine une sorte d’exotisme. En particulier les dirigeants du PS, avec qui il fut impossible de mener une discussion sérieuse sur ce thème, car ils se satisfont de la pauvreté intellectuelle, culturelle, politique et socialiste d’une bonne partie de la gauche européenne qui encourage leur paresse.

Les dirigeants du PS français et de la social-démocratie européenne, en effet, sont en général des personnages que je considère comme des poulets élevés en batterie.Ils sortent des grandes écoles, sans aucun passé militant dans les luttes populaires, et encore moins dans l’internationalisme politique. Ils montent les marches du pouvoir politique en croyant que leur discours de gestionnaires, c’est du socialisme. Et ils font croire que ça se résume à ça.

Ces dirigeants n’ont jamais compris ce qui se passe en Amérique latine parce qu’ils ne se sentent pas concernés. Dans le meilleur des cas, ils se contentent de reproduire le discours de la propagande étasunienne, repris par la majorité des médias.

La social-démocratie européenne ne voit pas l’intérêt de tirer des leçons du modèle politique suivi actuellement par l’Amérique du Sud. Elle ne veut même pas savoir que les Latino-Américains sont fatigués des recettes du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de ses hommes politiques traditionnels. Pourtant elle devrait en prendre de la graine, car ici notre peuple suit ce même chemin, et elle pourrait finir plus isolée qu’elle ne l’est déjà.

Le président Hugo Chavez note, comme moi : « Les gens ne veulent pas comprendre que pour redistribuer les richesses auprès des pauvres, il faut changer les institutions ». Et Chavez nous interpelle : « Parce qu’il existerait une alternative ? Et où se trouvent donc vos magnifiques modèles, vous les Européens, que l’on devrait prétendument imiter ? ». Et il a raison, car ce que l’on a à lui montrer, à lui proposer, c’est le modèle grec, dont le chef de file est le président de l’Internationale socialiste, de la social-démocratie, George Papandréou (le fils), qui s’est fait élire sur un discours de gauche et qui a ensuite soumis son pays aux banquiers. Et on voit le résultat…

C’est donc pour cela que j’ai demandé à ces dirigeants qu’ils se taisent, et qu’ils observent avec respect le chemin montré par Chavez, Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur ou José Mujicaen Uruguay. Non pas pour les imiter, mais pour apprendre d’eux. Mais leur arrogance les en empêche, bien que la social-démocratie soit enlisée, et que même ses propres dirigeants ne croient plus dans ce modèle comme projet pour le futur. Ils préfèrent arguer que le marché est une puissance neutre que l’on peut manœuvrer, une force qui avance, mais seulement sans savoir où elle va.

HCO : Vous ne trouvez pas qu’il existe en France, et en Europe en général parmi certains intellectuels et de nombreux médias, une sorte de hargne contre ces dirigeants ?

J-LM : Le néolibéralisme a engendré un niveau incroyable de destruction et de régression dans les sociétés latino-américaines. Il a œuvré pour la destruction du rôle de l’Etat, sous prétexte que c’était un système collectif inefficace et bureaucratique qu’il fallait donc supprimer et remplacer par les entreprises privées. Aujourd’hui le rôle de l’Etat a presque complètement disparu, et les services rendus sont mauvais et chers. Je pense qu’au Venezuela, en Bolivie, en Uruguay, en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, on prend la bonne direction pour sortir de ce schéma-là.

Beaucoup d’entre ceux qui se disent intellectuels, une grande partie de la presse, et j’inclus de nombreux secteurs de gauche, sont hostiles à Chavez et Morales, surtout. Pour eux il ne suffit pas qu’ils soient arrivés au gouvernement par la voie démocratique, ou qu’ils fassent baisser le taux de pauvreté en un temps record, ou qu’ils alphabétisent, ou bien qu’ils permettent aux pauvres l’accès à la santé. D’ailleurs ils l’ignorent. Ces aspects si essentiels sont perçus comme secondaires.

L’argument de toujours : dans ces pays, « on manque de libertés ». On exige d’eux une liberté de presse inconcevable même en Europe. Ici on ne peut ni insulter ni calomnier le président ou le roi ni aucune autorité de l’Etat, et c’est pourtant bien ce que fait la presse d’opposition dans ces pays. Ils disent que Chavez est un dictateur, mais ils éludent qu’il a gagné douze processus électoraux tout à fait ouverts.

Ces gens-là reprochent à Morales, à Chavez ou à Correa d’avoir « confisqué » le pétrole et le gaz aux multinationales. Mais ils oublient de dire que c’est pour les rendre aux peuples. J’applaudis leur décision ! Car, en France et en Europe, on nous a aussi raconté qu’en privatisant tout, ça améliorerait notre vie. C’est tellement faux ! Tout est cher et marche plus mal depuis. Les élites craignent que le peuple français et les peuples européens voient comment des pays qui se trouvent aux portes de l’empire étasunien résistent et avancent grâce à un autre type de logique - je ne dis pas de modèle, je dis de logique -, en essayant de construire un autre type d’organisation sociale pour le bien de la grande majorité, c’est-à-dire les pauvres. Les attaques contre Chavez, Morales, Correa ou Mujica naissent de la mauvaise conscience à propos de ce qui se passe ici. Ils veulent cacher le fait que tandis que, là-bas, ils sont en train de réduire la pauvreté, ici la misère augmente.

HCO : Ce que l’on peut facilement percevoir, c’est que ce ne sont pas de simples attaques, sinon des campagnes bien orchestrées contre ces dirigeants.

J-LM : Cracher sur l’Amérique latine qui change est le ticket d’entrée pour appartenir au club des bien-pensants, des personnes qui méritent le respect et la considération des médias. L’extraordinaire alignement de la France sur les intérêts des Etats-Unis qui d’ailleurs implique aussi de nombreux secteurs de gauche, a accru ce mépris. Les grotesques campagnes de désinformation que lance régulièrement la CIA démontrent comment les officines de propagande et autres agences étasuniennes bénéficient de beaucoup de complicité et de facilités dans toutes sortes de sphères dirigeantes.

Avec Chavez, les exemples ne manquent pas. Les campagnes se montent aux Etats-Unis et arrivent en France et dans les autres pays européens via les médias espagnols. Ce qui est absurde, c’est qu’elles sont régulièrement reprises par les partis de gauche comme étant véridiques, sans qu’ils se donnent la peine de vérifier leur contenu.

J’ai vécu cette situation au Parti socialiste. Je me rappelle qu’une fois j’ai demandé au premier secrétaire du Parti s’il était d’accord avec un communiqué qui allait être publié contre Chavez. Il m’a dit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Après lui avoir expliqué que l’information était tronquée, on a décidé de vérifier d’où provenait l’idée centrale du message, jusqu’à ce qu’on aboutisse à ce que je considère comme des agents d’influence de Washington. Pure coïncidence ? Les auteurs étaient des personnes qui avaient été invitées aux Etats-Unis par des institutions politiques ou des universités, tous frais payés. Cela crée des relations de reconnaissance mutuelle, d’amitié et de gratitude, que ces personnes manifestent en appuyant ces campagnes d’opinion quand on le leur demande. Ces personnes existent dans le PS et dans beaucoup d’autres partis en Europe, de droite comme de gauche, et elles sont directement liées aux agences étasuniennes. Elles sont en quelques sortes payées pour accompagner leurs intérêts.

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Honduras Resiste

HCO : Et dans ce contexte que tu décris, qu’en est-il de Cuba ? On ne peut pas oublier que ce processus a été constamment attaqué depuis plus de cinquante ans.

J-LM : Je ne suis pas un fin connaisseur de Cuba, mais en revanche j’en suis un observateur attentif. Je peux dire que Cuba, en Amérique latine, bénéficie d’une autorité et d’une audience qui est totalement incomprise en Europe. Ici, quand on parle de Cuba, c’est pour la cataloguer comme une dictature et pour dire qu’il n’y a pas suffisamment de liberté. L’obsession des médias, tous attentifs aux Etats-Unis, est de trouver un dissident ou un prétendu prisonnier politique pour en faire un héros et ainsi justifier leurs dénigrements. Ils ne mentionnent jamais les presque 600 attentats que la CIA a préparés contre Fidel Castro, ni le terrible embargo imposé par les Etats-Unis.

En Europe, Cuba fait les frais d’une vision totalement déséquilibrée et absurde. Ici on nous empêche de comprendre la réalité politique, humaine et même spirituelle de ce pays et de l’Amérique latine en général. Cuba génère de la vindicte parce qu’elle incarne un sentiment d’indépendance, parce qu’elle a donné une autre vision de la souveraineté populaire. De quelle souveraineté populaire pourrait-on parler en Europe, quand les nations elles-mêmes sont soumises in fine aux Etats-Unis, et ses citoyens soumis individuellement à des contrôles étatsuniens ? Quelle souveraineté populaire existe-t-il en France où, par exemple, la majorité des citoyens vote contre la Constitution européenne et où le gouvernement la fait ensuite approuver par le Parlement ?

Il faut être lucide et comprendre que Cuba provoque de la hargne chez les puissants car c’est le foyer qui maintient l’idée, le rêve éveillé de pouvoir construire quelque chose de différent, et qui continue à avancer, malgré tous les problèmes matériels auquel elle est confrontée. Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle.

Beaucoup d’hommes politiques, de médias et d’intellectuels en Europe ne veulent pas comprendre qu’en Bolivie, au Venezuela et dans d’autres nations sud américaines, la majorité a décidé de se gouverner librement. Et cette rébellion latino-américaine n’est pas nouvelle : elle existe depuis les guerres d’indépendance, il y a 200 ans. Les Latino-Américains ont toujours cultivé la rébellion par soif de liberté.

HCO : Et pour terminer ?

J-LM : Chaque fois que j’en ai l’occasion, je parle de l’Amérique latine, et en particulier de ces peuples qui luttent actuellement pour construire leur société différemment. En Europe, on devrait regarder dans cette direction, car c’est une source d’inspiration, de connaissances, de lutte et d’optimisme, dont on a bien besoin ici. Il n’existe pas d’autre endroit au monde où l’on trouve tout cela.

Hernando Calvo Ospina
journaliste et collaborateur du Monde diplomatique.
Une version en espagnol de cet entretien a été publiée sur le site de l’auteur :
http://www.hernandocalvoospina.com/

NOTE DU GRAND SOIR :

On se souvient aussi qu’en avril 2009, c’est la présence d’Hernando Calvo Ospina dans un avion régulier d’Air France qui incita les USA à dérouter cet avion. Voir : http://www.legrandsoir.info/L-homme...

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 14:58

L'Humanité des débats | édition du 2010-06-05   par Jean Ortiz, universitaire

En toute lucidité, où en est l’Amérique latine ?

Au gré de nos conférences, revient l’image d’un continent latino-américain de révolutions en marche. Il nous paraît nécessaire d’affiner une réflexion mesurée, sans excès d’euphorie ni défaitisme, en toute lucidité. Nous savons d’expérience qu’aucun processus historique n’est irréversible, et que les changements sociaux sont l’objet de luttes de classes acharnées.

Si l’Amérique latine progresse vers une véritable indépendance, la situation globale reste incertaine, marquée par la confrontation violente (véritable guerre civile froide au Venezuela) de projets stratégiques antagoniques. Les gouvernements de gauche sont en butte à la résistance obstinée de classes dominantes… qui restent dominantes malgré le terrain cédé.

Le continent vit des avancées démocratiques et révolutionnaires, des processus de déconstruction des rapports de domination, de colonisation. Les changements au 
Venezuela, en Bolivie, en Équateur, à Cuba, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil, au Nicaragua… obéissent à leurs propres logiques. Les peuples s’y livrent à des processus divers d’invention d’un avenir meilleur. L’alternative, contrairement à l’image simpliste souvent véhiculée, n’est pas entre « réforme » ou « révolution », mais entre la recherche de nouvelles logiques économiques et sociales, plus solidaires, et la soumission à l’impérialisme. Le « réformiste » Lula a promu le retour de Cuba au sein de la communauté latino-américaine. Au-delà de leur diversité, et pour chacun des gouvernements, les politiques du FMI ne sont plus les tables de la loi. L’Amérique latine reste dans le cycle ouvert par l’élection de Chavez, en 1998, par ses déclarations, en décembre 2004  : « Le capitalisme n’est pas la solution. » « Guerre de l’eau » d’avril 2000 en Bolivie, « bataille du pétrole » au Mexique…, des forces politiques et sociales nouvelles inscrivent leur combat dans une articulation inédite avec la politique. Les gouvernements « de gauche » reposent sur un socle populaire. Tous les spécialistes considèrent que l’Amérique latine résiste mieux que d’autres continents à l’actuelle crise économique et financière. Ils attribuent cette spécificité au « quinquennat vertueux » (2003-2008) marqué, dans la majorité des pays, par le retour de la puissance publique et d’un État fort, régulateur et redistributeur (« bourse famille » au Brésil, allocations diverses en Bolivie, augmentation des salaires au Venezuela…). Les réformes engagées radicalement au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, ou plus modestement au Brésil, en Uruguay, au Paraguay… ont sorti de la pauvreté 36 millions de personnes.

Peu à peu émerge, difficilement, un front commun visant à la conquête d’une intégration régionale indépendante et souveraine. Le 23 mai 2008, à Brasilia, 12 pays fondaient l’Unasur (le président Kirchner en est devenu secrétaire général). Le 23 février 2010, les représentants de 33 pays du continent ont décidé, à Cancun (Mexique), au-delà de leurs conflits et de leurs divergences politiques, de créer un nouveau bloc régional, sans les États-Unis ni le Canada, mais avec Cuba  : « Union de l’Amérique latine et des Caraïbes ». Espace commun d’intégration et de « développement soutenable ».

Les États-Unis sont désormais engagés dans une contre-offensive pour reconquérir le terrain perdu et « mettre fin à la croisade de Chavez » (The Washington Post du 25 janvier 2010). Des droites dures saignent la Colombie, le Mexique, le Chili, le Pérou… La signature d’un « accord d’association et de libre commerce » entre l’Amérique centrale et l’Union européenne, au récent sommet de Madrid, reflète le poids des impérialismes et des multinationales. L’Union européenne promeut en Amérique latine une politique néolibérale alignée sur celle de Washington. D’autres aspects du sommet de Madrid témoignent du changement d’époque  : le président fantoche hondurien a dû renoncer à y participer. La présidente argentine et Evo Morales ont donné à l’Union européenne des « leçons de droits de l’homme »  : respect des droits des immigrés, soutien au juge Garzon, condamnation des lois d’impunité, jugement de tous les crimes contre l’humanité… Ombres et lumières  !

http://www.humanite.fr/2010-06-05_L-Humanite-des-debats_Des-gouvernements-de-gauche-qui-reposent-sur-un

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 22:36

Maurice Lemoine
jeudi 14 janvier 2010
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-01-14-Haiti-doublement-maudite

« La mort aime bien les pauvres », écrivait Le Monde diplomatique en février 2005, après le tsunami qui venait de toucher l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka, le sud de l’Inde et de la Thaïlande (1). Il est trop tôt pour établir un bilan du tremblement de terre de niveau 7 sur l’échelle de Richter qui a ravagé le pays le plus pauvre d’Amérique latine, Haïti, le 12 janvier. Mais le pire est à craindre. Pour l’heure, dans l’urgence, il s’agit de chercher et de sauver les victimes, apporter une assistance sanitaire aux survivants, créer des refuges, fournir aliments et eau, tenter d’enrayer les épidémies. Solidarité internationale et aide humanitaire, chacun, de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux Etats-Unis en passant par l’Union européenne — et en particulier la France, qui ne peut se soustraire à sa dette historique envers l’île — ou l’Amérique latine, se mobilise selon (ou non) ses moyens.

Une fois de plus, le séisme frappe une région du globe peu épargnée par les phénomènes naturels. En 2008, Haïti avait déjà subi l’enfer de quatre ouragans tropicaux — Ike, Anna, Gustav et Fay. On ne peut leur comparer ce tremblement de terre, manifestement aussi imprévisible qu’imprévu, difficile à anticiper. Néanmoins, une première question se pose : pourquoi, lors de ces cyclones, qui les ravagèrent de la même manière (avec des conséquences économiques désastreuses), déplora-t-on sept cent quatre-vingt-treize morts en Haïti et « seulement » quatre à Cuba ? Comme un effet de loupe, les catastrophes révèlent l’état « réel » des sociétés.

Une fois passés le choc initial et l’émotion, les gouvernements, organisations non gouvernementales (ONG), institutions internationales et médias broderont à l’envi sur le thème de la « reconstruction ». Si tant est qu’on puisse employer le terme « reconstruire » dans un pays dépourvu de tout.

Mais de quelle reconstruction parlera-t-on ? Après le cyclone Mitch, qui, en octobre et novembre 1998, fit près de dix mille morts et des centaines de milliers de sinistrés en Amérique centrale, les mouvements sociaux y avancèrent l’idée de la lier à un nouveau type de développement destiné à réduire la vulnérabilité sociale. Le temps a prouvé depuis que, dans ce sens, rien ne fut fait. La seule tentative menée, bien plus tard, par le président hondurien Manuel Zelaya, se terminant par le coup d’Etat du 28 juin 2009...

A une classe politique haïtienne que menace le spectre de l’autodestruction, et qui n’est pas exempte de responsabilité dans l’état calamiteux du pays, qui donnera des leçons ? Les institutions financières internationales, qui ont retardé le processus d’annulation de la dette, en dépit des problèmes auxquels faisait déjà face la population ? Washington, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque interaméricaine de développement, etc., les pays dits « amis », qui ont cyniquement poussé à la descente aux enfers de la société haïtienne ?

Dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à libéraliser son marché. Les rares et derniers services publics furent privatisés, en privant d’accès les plus démunis. En 1970, Haïti produisait 90 % de sa consommation alimentaire ; elle en importe aujourd’hui 55 %. Le riz américain subventionné a tué la production locale. En août et septembre 2008, la flambée des prix alimentaires mondiaux fit augmenter son prix de 50 %, provoquant des émeutes de la faim.

Un cataclysme naturel peut être imputé à la fatalité. La paupérisation honteuse et insupportable des populations urbaines et rurales d’Haïti, non.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 22:32

Julio Cabrera
samedi 16 janvier 2010 (10h48)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96998

Je suis envahi par la rage et la honte, Haïti petit pays des caraïbes, la « punition de dieu »? Oui, peut être, pour avoir été le premier pays noir indépendant au monde, mais à quel prix ! Même encore maintenant, ils le payent assez cher. Pour vouloir leur indépendance, ils ont du « négocier avec le diable », déclaration du pasteur évangéliste Pat Robertson qui disait aussi que l’on devait tuer Chavez, entre beaucoup d’autres stupidités. Et comme dit le Tango « ahora vendran caras extranias, con sus limosnas de alivio a mi consuelo », avant, ses gueules, on ne les voyait pas, ils ne savaient même pas que c’était le pays le plus pauvre au monde. Christine Lagarde, dans un grand élan de générosité, « supprime » la dette d’Haïti, 4 millions d’euros. Et en plus, elle va dire au Venezuela, grand créditeur d’Haïti, de faire la même chose ! Selon elle, Chavez attend son appel ! Le Venezuela aide Haïti depuis bien longtemps, et ce n’est certainement pas un coup de fil de Sarko qui va provoquer un élan de solidarité supplémentaire de ce pays. On envoie aussi des avions avec des équipements pour sauver des vies humaines, mais d’abord on va s’occuper de nos ressortissants et après, quant il sera trop tard, on s’occupera des Haïtiens. Quelle générosité ! Des milliers d’enfants sont ensevelis dans les ruines, mais cela peut attendre ! La mort arrivera certainement avant nous, et elle fera son boulot à notre place.

La France a pillé ce pays et les Haïtiens ont du payer en or, leur indépendance. Mais si on devait leur rendre le produit de ces vols, on devrait « vendre la Tour Eiffel » en pièces détachées et beaucoup d’autres symboles, la bastille inclus. Mais au contraire, on reçoit les Duvalier, ici, chez nous, criminels de guerre, Génocides, ils sont là, et bien là, mais personne ne se souvient. A grand renfort de publicité, les Etats Unis envoient des millions de dollars, des milliers d’hommes. Bravo ! Ils ont l’habitude, il y a quelques années, ils ont fait la même chose, mais pour envahir le pays. Aristide était un président trop gênant pour eux, « On va vous apprendre la DEMOCRATIE », ont-ils dit ! Voilà le résultat : un régime corrompu et aucune volonté de sortir le pays de la misère, tandis que tous les scientifiques prévoyaient un tremblement de terre de grande ampleur, personne n’a pris les choses au sérieux, ça ne rapporte rien ! Les avions partent en grand nombre avec des médecins, assez bien défrayés, mais solidaires quand même, et c’est bien. Cuba, juste à coté, le fait depuis bien longtemps. Ils sont 400 médecins fournis gratuitement par l’état cubain ; ils étaient là avant, pendant et après, encore en plus grand nombre, mais « les Castro » ceux ne sont que des dictateurs. On pleure, mais en fait, on se réjouit d’autant de générosité, on se lave les mains, c’est tellement plus confortable. On ne parle même pas des pays progressistes d’Amérique latine qui ont été là en première ligne, malgré les différences idéologiques, pour ce peuple, pour leur lutte, pour la dignité des êtres humains. Que c’est difficile de croire aux bonnes paroles des Obama, Sarkozy et autres. Seule leur pub les intéresse ! Honte à ses monstres, honte à leur infinie pauvreté humaine, ils seront, tôt ou tard, jetés aux poubelles de l’humanité et de l’histoire. On ne parle même pas du pays qui aide Haïti avec la plus grande générosité, malgré leurs moyens Cuba. Avec des moyens dérisoires, ils sont là, ils étaient là avant, mais eux aussi ont subi les foudres du capitalisme, les foudres des gens qui ne pensent pas comme eux. Le blocus est là et bien là et malgré cela, ils aident un peuple sans défense, puisque nous, on les a laissé tomber. Quand l’homme brillera par sa générosité, il sera enfin libre et honnête.

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 14:38

Chávez à l'ONU : La « bête noire » a parlé
Serge Charbonneau


Vendredi 2 octobre 2009

Que dire de son discours ? Que dire ? La seule chose que l’on peut dire c’est de vous inviter à l’écouter. Ce discours est disponible en anglais (traduction simultanée) et en espagnol (la meilleure version) sur le site de l’ONU http://www.un.org/ga/64/generaldebate/VE.shtml
Il y avait trois ans que Chávez s’était exprimé à l’ONU, il y avait présenté le livre de Noam Chomsky, un livre qu’il venait de lire : « Dominer le monde ou sauver la planète ». Il avait aussi parlé de soufre. « Huele a sufre todavia aqui » avait-il lancé. Ça sent encore le soufre ici ! Avait-il dit en soulignant que le Président Bush était passé là la veille
Cette année aussi, il a parlé de soufre. Mais cette fois, il a dit : « Tiens, ça ne sent pas le soufre aujourd’hui ! Il renifle bien et il dit : Eh ! Non, je ne sens pas aucune odeur de soufre cette année, je sens plutôt une odeur d’espoir, une odeur d’espoir qui va droit au cœur. » Et la main sur le cœur il fait allusion à Obama.
Un discours qui s’écoute comme un divertissement, presque comme un monologue de Deschamps. Un discours qui réfléchit, qui accuse, qui dénonce et qui salue chaque nouveau ou nouvelle venue dans la salle. Il semble connaître personnellement tous ces gens, il les appelle par leur prénom ou directement par leur nom sans s’encombrer de leur titre. Il fouille dans son calepin, réfléchit cherche la note qu’il a pris la veille ou un peu plus tôt. Lula a dit, Obama a dit, Kadhafi a dit, Evo a dit, Cristina a dit…
Le capitalisme c’est la ruine, le socialisme c’est la solution. Il en est convaincu, il en est même convaincant. Il faut le voir, il faut l’entendre.
Obama… Y a-t-il deux Obama ? Il se le demande à plusieurs reprises. Il est sans ménagement pour son ami le Président des États-Unis.
Il s’adresse directement à certains dans l’assistance, on voit presque l’électricité circuler entre lui et la personne à qui il s’adresse. Un Président africain le salut la main sur le cœur, une Équatorienne lui sourit en rougissant presque. La salle l’applaudit à plusieurs reprises.

Il clôture son discours par un baiser lancé à l’assistance.

Chávez est un homme de paix, un homme qui a à cœur les plus démunis de la planète et il est un fier Latino-Américain.
Chávez est un des politiciens les plus flamboyants des dernières années. On disait de notre regretté Pierre Bourgault qu’il était un tribun hors pair, un orateur incroyable, même notre René Lévesque n’était pas piqué des vers, mais j’oserais dire que Chávez les bat tous les deux. Par la qualité de son propos, par le lien qu’il peut établir avec son auditoire, par la diversité de son style, tantôt sérieux, tantôt enflammé, tantôt sensible, tantôt catégorique, tantôt poète, tantôt humoristique et toujours humain, toujours vrai, toujours sincère. Chávez ne sonne jamais faux. Il n’a rien à cacher. Il avoue franchement qu’en 1992 lors du sommet sur l’environnement à Rio, il était en prison. Il dit : je m’en souviens, j’étais en prison !
Chávez dit bien des choses. Un discours impossible à résumer. Un discours à écouter. C’est lui « la bête noire de Washington », écoutez-le.
http://www.un.org/ga/64/generaldebate/VE.shtml

Serge Charbonneau
Québec

http://www.legrandsoir.info/Chavez-a-l-ONU-La-bete-noire-a-parle.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 17:30

 

Once, Doce y Trece, son todos los días
Mario Ernesto Peña(*) - www.aporrea.org
08/07/09 - http://www.aporrea.org/actualidad/a81815.html

 Todos conocemos lo sucedido en aquellos sombríos once y doce de abril de 2002, donde se cercenó con balas y apagón mediático la alegría de un pueblo que vivía la luz de un nuevo rumbo, que daba frutos a los marginados de siempre. Un golpe liderado por una cúpula oscura, a la cual se adhirieron los traidores y los medias tintas que aún están dentro del proceso revolucionario y aman los viejos esquemas y los practican sin empacho, contra socialistas y seudo bolivarianos. Pero gracias Dios por gritar ¡LIBERTAD! mediante nosotros, civiles y militares, Venezuela tomó las calles y avenidas para restaurar nuestra carta magna y a nuestro líder Hugo Chávez Frías, Presidente de la República Bolivariana de Venezuela y así fue.
Este pequeño articulo lo titulé de esta manera porque desde que amanece hasta que oscurece y un poco más entrada la noche, tenemos una lucha sin tregua contra la oposición que no cesará en su burda pretensión de destruir todo lo que signifique dignificar a un ser humano. Pero lo que considero más peligroso son los socialistas de trapo rojo y lengua, más no de espíritu y por consiguiente de obra, estos que se llenan las cuentas bancarias con dinero del pueblo, ofenden de palabra y acción, miran sobre el hombro, nariz esponjada, dan uso a los privilegios y poderes otorgados de forma abusiva y contraria a las masas, sonríen, se desgarran las vestimentas, cantan o hablan fuerte cuando están cerca del Presidente, pero al dar la espalda les sale el Judas y vuelven a las andadas, esto es un Once y Doce constante.
¡Pero si saben contar!, verán inevitablemente que luego está un Trece, cargado de energía positiva, honestidad. Hombres y mujeres dispuestos a ser nuevos y educar a las próximas generaciones con valores de convivencia. A Dios, gracias, por inventar un día tras otro, el tiempo es oro y no retrocede, solidifiquemos por más duro que sea las bases de nuestra nueva Venezuela, denunciemos y erradiquemos estos farsantes y sus aduladores de turno, enquistados en las instituciones. Yo trato siempre de mirar y analizar mis errores para evitar repetirlos, hagamos de este ejercicio la vía para nacer nuevamente, tarea Individual para el Bienestar Común.
Patria, socialismo o muerte!!!   Chávez es socialismo!!!

(*)Funcionario venezolano en la Embajada.
París.
marioer75@hotmail.com

 

 

El Presidente Hugo Chávez convocó a los revolucionarios a radicalizarse.
Los escuálidos son simpáticos, ¡¡¡¡Mosca con la cultura Adeca!!!!

Federico Ruiz Tirado - www.aporrea.org
26/06/09 - http://www.aporrea.org/actualidad/a80875.html

es la primera vez que el líder de la Revolución Bolivariana lanza emplazamientos de esta naturaleza. Toques de clarín, alertas y llamamientos urgentes a la conciencia patriótica, nacionalista y revolucionaria. La turbulencia que vivimos no exige menos. No hay duda que vivimos un momento estelar. Estamos avanzando a pasos de gigantes, pero igual estamos asediados desde afuera y desde adentro. Los enemigos internos, identificados con esa suerte de sarcófago móvil que es la “Mesa Unitaria Democrática”, no encarnan otra cosa que los esfuerzos de un sector de la derecha para no caer en el vacío. Son los estertores del Pacto de Punto Fijo, los retazos del carmonazo. Y otros que no tienen empacho y apuestan al magnicidio de una manera flagrante, como el caso del periodista Petkoof, antiguo Ministro de Caldera y otros, de tan baja ralea, que no vale la pena nombrarlos. La guerra mediática se ha intensificado con visos de surrealismo. Los enemigos externos ya sabemos que no descansan y sabemos dónde operan y qué buscan. Por eso radicalizarse no es llenarse la boca de palabras radicales (y convenientes) y comenzar a despotricar a diestra y siniestra asumiendo poses de súper revolucionario de oficina, especie que abunda en este proceso, como dice mi amigo y camarada Néstor Francia en sus reportes. Esa especie puede confundir, porque es fácil verla con vestimenta roja rojita, pero tiene el corazón turbio. El propio Presidente lo ha dicho: el pueblo no quiere dirigentes de oficina que se ufanan de serlo.  La participación y protagonismo son los motores del pueblo, el cuerpo vivo de la revolución, su musculatura lisa, como decía Alfredo Maneiro.
Radicalizarse no puede ser más de lo mismo. A La burocracia hay que darle con un mazo, con la fuerza contundente del poder popular que es indetenible y constituye la verdadera valoración del pueblo al recorrido político que vivimos, pueblo intenso y pugnaz. Ya basta de corderos disfrazados de lobo.
“Radicalizarse no es hablar como radicales, sino actuar como verdaderos revolucionarios”, como dice Néstor. No estamos rodeados de “escuálidos”, estamos amenazados por la vieja pandemia política de nuestra historia: la cultura adeca. Revisemos las valijas, camaradas. fruiztirado@gmail.com

 

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:36

Ancien président d’ATTAC et secrétaire général de Mémoire des luttes (1)

L’ignorance de la plupart des responsables des partis politiques français (2) sur les profondes transformations en cours dans plusieurs pays d’Amérique latine - en particulier en Bolivie, en Équateur et au Venezuela - est confondante. Mais elle n’est pas fortuite, dans la mesure où elle permet à certains d’entre eux, à gauche, d’éviter d’expliquer pourquoi ils ont, eux, renoncé à changer leur société.

Dans cette posture d’indifférence calculée, ils sont confortés par la désinformation pratiquée en permanence par les grands médias. Si, à en croire ce que ces derniers disent ou écrivent, Hugo Chavez est vraiment un tyran, si Rafael Correa et Evo Morales (respectivement au pouvoir en Équateur et en Bolivie) sont des « populistes » éhontés, alors, effectivement, il n’y a rien à apprendre des expériences menées dans leurs pays. Si, en revanche, on constate que chacun de ces trois présidents a été élu ou réélu dans les plus strictes conditions démocratiques ; que, à Caracas, La Paz et Quito, les médias sont très majoritairement d’opposition ; que les gouvernements respectifs ont entrepris de récupérer leurs ressources naturelles afin de redistribuer la richesse nationale au profit des plus démunis ; qu’ils ont éradiqué l’analphabétisme et qu’ils créent des systèmes de santé et d’éducation gratuits pour tous ; qu’ils mettent en place des dispositifs d’intégration régionale (3) rompant avec les diktats néolibéraux du Consensus de Washington, du FMI et de l’OMC, alors, oui, il y aurait peut-être motif à se demander pourquoi ce volontarisme politique, appuyé par de fortes mobilisations populaires, est possible là-bas, dans des petits pays, et pas ici.

La gauche dite de gouvernement préfère ne rien savoir de ces avancées démocratiques et sociales pour ne pas avoir à se regarder dans leur miroir. Elle a en effet organisé son impuissance politique en approuvant des traités européens qui valent condamnation au néolibéralisme à perpétuité. Envoyer des « experts » aux États-Unis pour étudier les recettes de la victoire d’Obama, voilà un grand projet qui passionnera les citoyens. Se rendre sur ces terres bolivariennes des Amériques pour voir de près comment, avec des hauts et des bas, des peuples mettent le projet politique au poste de commandement, voilà qui serait autrement plus dépaysant…

(1)   Coauteur, avec Louis Weber, de Élections européennes, mode d’emploi, Éditions du Croquant, 2009. (2) Ce n’est pas le cas au PCF, au Parti de gauche et au NPA. (3) En particulier l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), un fonds de stabilisation et de réserve accompagné d’une monnaie virtuelle commune, le sucre. Pour plus d’informations, consulter le site www.medelu.org
http://www.medelu.org/spip.php?article223

Article publié sur le site de L'Humanité 

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 18:43
Lundi soir, le président vénézuélien Hugo Chavez recevait à Caracas une délégation de proches des otages détenus par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Parmi les personnes présentes, Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, captive depuis plus de 2 000 jours, qui a exprimé à Chavez son exaspération face à l’incapacité du président colombien Uribe à négocier avec les guérilleros.

« La guérilla avait offert aux Français d’effectuer un geste humanitaire, dont nous ne savons ce qu’il pouvait être », a-t-elle expliqué, soulignant que la proposition avait tourné court à la suite d’un incident armé fin juillet dans le sud-est de la Colombie, ayant entraîné la mort de 11 députés provinciaux prisonniers des FARC. Rappelons que, selon la guérilla, la mort des députés est survenue à la suite de l’attaque d’un de ses campements par des militaires, alors que pour Bogota elle s’est produite pendant un accrochage entre deux factions rivales des FARC.

À l’issue de la rencontre, Hugo Chavez a promis de trouver une solution pour relancer les négociations de libération des otages en agissant en tant qu’intermédiaire entre l’administration du président colombien Alvaro Uribe et les FARC. Lundi soir, à la télévision, il a lancé un appel public à son homologue colombien ainsi qu’à Manuel Marulanda, le chef historique des rebelles marxistes : « Marulanda, je te parle depuis le palais de Miraflores, dans lequel j’aimerais te voir. Je ne te connais pas et je souhaite seulement apporter mon aide et parvenir à un accord pour un échange humanitaire », a-t-il déclaré, lui rappelant aussi la mission confiée à leur « amie » commune, la sénatrice de gauche colombienne, Piedad Cordoba, désignée la semaine dernière par le président Uribe comme intermédiaire chargée d’ouvrir un dialogue avec la guérilla.

L’implication désormais officialisée du dirigeant vénézuélien dans les négociations est saluée tant par les familles des otages que par les FARC, alors que les autorités colombiennes sont inflexibles. Jusqu’à présent, Uribe a en effet rejeté l’« échange humanitaire » de 45 otages, dont Ingrid Betancourt, contre 500 re- belles prisonniers.
Hélène Rançon
 
Le laboratoire vénézuélien
Pierre BEAUDET – 23 août 2007 
Au Venezuela cet été, l’effervescence est palpable. Pour la xième fois, le peuple se prépare à une nouvelle grande consultation sur la Constitution. El presidente Hugo Chavez propose des amendements qui iraient davantage dans le sens de la décentralisation du pays, notamment vers les conseils communaux qui pourraient devenir les piliers d’une administration axée sur les besoins des barrios et des villages. Les mauvaises langues à Caracas disent cependant que le véritable objectif est de permettre la réélection de Chavez à la présidence (la Constitution actuelle permet deux mandats seulement). Quoi qu’il en soit, le processus bolivarien enclenché depuis 1999 semble bien solide.
Les succès de Chavez, validés par plusieurs élections et référendums ces dernières années, consistent a avoir entrepris de vastes réformes sociales en faveur des démunis. L’État est devenu pourvoyeur de services de santé et d’éducation pour la majorité de la population, au lieu d’être ─ ce qu’il était avant ─ l’organisateur des prédations de la classe dominante. Ce qui permet cette restructuration est bien sûr la manne pétrolière. Le budget de l’État, qui prévoyait un prix moyen de 30 $ dollars le baril, est présentement tiré vers le haut par les cours actuels (au-dessus de 70 $). Grâce aux fameuses « missions » mises en place par l’État, des millions de personnes ont maintenant accès à des services de santé adéquats, à des écoles avec des profs, à des biens alimentaires à prix abordables. Pour la première fois, une famille pauvre peut sauver son enfant malade parce qu’il y a un médecin et des médicaments de l’autre côté de la rue.
 
 
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