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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:53
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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Les Discours
25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 10:06

Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire. Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, 'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.' [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui pèse sur notre planète. Les prétentions hégémoniques de l'Empire américain mettent en danger la survie même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander. Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos sœurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.  Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.  Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde. Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde. Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable". Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide. La déclaration du dépositaire du monde — cynique, hypocrite, pleine de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.  Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.  Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître — ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ? Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre".   Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères — il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.  Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille partout et les gens se lèvent. J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.   Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.  Alors, le président a dit — et c'est lui qui l'a dit — : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".  C'est vrai, si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui. Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.  Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela — de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?  Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ? Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés. Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qui s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".  Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples — aux peuples du monde. Il est venir leur parler — J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations — et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples. Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?Je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains. Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée — entièrement, entièrement confirmée. Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'ONU, né après la deuxième guerre mondiale, a fait faillite. Il est nutile. Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.                                                                         Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous réétablissions les Nations Unies. L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.                                                                                                   La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.  Deuxièmement,  des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes.    Point trois, la suppression immédiate — et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle — du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité. Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée. Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.  Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis. Madame, le Venezuela, depuis quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et redessiner  le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète. Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité. L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.                                                                          Mais étant donné que l'empire a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur. Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, CARICOM et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien au Venezuela ; des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres. Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité. Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine. Ainsi que Silvio Rodriguez* le dit, cette ère donne naissance à un cœur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la Pax Americana et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?         Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.   Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs. La Présidente Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier. Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes. Nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne Cubana de Aviacion, où 73 innocents ont trouvé la mort.      Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis]. Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut. Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.  Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui. Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.   Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.  Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert — par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.   Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes sœurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme. Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.    Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.  Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées. Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud, comme nous l'avons proposé  depuis le Venezuela.Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'ONU. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous                                      Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Les Discours
21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 01:20
République Bolivarienne du Venezuela
Ministère des Relations Extérieures
Discours du Ministre des Relations Extérieures
de la République Bolivarienne du Venezuela
Alí Rodríguez Araque
6ème Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce

Hong Kong

Le 14 décembre 2005

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Comme mes collègues, je tiens à exprimer mes remerciements pour la chaleureuse hospitalité qui nous a été offerte par les autorités de HongKong, ainsi que l’excellente organisation de cette rencontre. Je tiens à vous présenter quelques réflexions sur le processus de négociation en cours au sein de l’OMC.

La première réflexion surgit des difficultés persistantes pour parvenir à l’accord global auquel tout le monde, apparemment, aspire. Après toutes les frustrations accumulées pendant toutes ces années, il y a eu ici de nombreux appels à agir « courageusement et audacieusement » afin de parvenir à certains accords qui, comme dans le cas de l’agriculture, offriraient l’effet déclencheur magique comme dans le cas du NAMA, des services et de ce qui les accompagne. Face à de tels appels, certains n’ont pas manqué de rappeler, fort justement, que Doha avait proposé l’augmentation du commerce comme un moyen pour le développement, et non pas comme une fin en soi, et qu’en plus cette rencontre devait être celle du développement.

Le commerce, sans le moindre doute, est l’activité qui a connu la plus colossale augmentation dans le système économique mondial. Cette augmentation continue de façon ininterrompue comme le montrent tous les indicateurs. Cette augmentation fait immédiatement surgir une question : Dans quelle mesure a-t-elle servi à améliorer la situation des pays en développement et, particulièrement, de ceux qui sont classifiés comme PMA [les Pays les moins avancés] ? A-t-elle contribué à combler la brèche qui les sépare des pays les plus développés ? Dans quelle mesure les échanges ont-ils contribué à réduire les douloureux niveaux de pauvreté dans le monde ? Etant donné que les réponses sont évidentes, ou pour le moins elles se trouvent dans les rapports d’organisations comme l’UNCTAD ou l’UNICEF, etc., je ne crois pas qu’il soit nécessaire de citer des chiffres en cette occasion. Tout indique qu’il ne suffit pas de prendre des décisions « audacieuses » et « courageuses », il ne suffit pas d’avoir une vision purement mercantile, pour aborder et pour régler les problèmes posés par le développement lorsqu’on les analyse de façon intégrale, avec pour alpha et oméga l’être humain, et plus concrètement, le plus grand défi de notre temps, la pauvreté et l’engagement que nous avons pris devant le monde avec les Objectifs du Millénaire.

Face à de telles réalités, je me permets de poser une question devant vous tous : L’absence de résultats positifs, après tant d’efforts d’un côté et de l’autre du monde, ne serait-elle pas causée par le fait que la voie choisie n’est pas la bonne ? Réfléchissons. Les formules choisies sont destinées à créer les bases pour un certain type de concurrence. Là où il y a concurrence il y a protection ; précisément ce que nous essayons de dépasser comme obstacle au commerce, c’est-à-dire les barrières douanières, ou para-douanières, et les politiques de subside.

Devant cette réalité incontestable, une nouvelle question surgit. Ne serait-il pas possible d’emprunter d’autres voies, sans prétendre éliminer complètement les mécanismes déshumanisant de la concurrence, qui au moins les corrigent et permettent d’autres formes d’échange basées sur la complémentarité, la coopération, la solidarité et le stricte respect de la souveraineté de nos nations ? La réponse est positive. En Amérique latine et dans les Caraïbes, nous avons initié une expérience dont le facteur dynamisant est inspiré de la Résolution 3.201 de l’Assemblée Générale de l’ONU de mai 1974 et sur la Déclaration sur le Droit au Développement de 1986.

Transformant en action ce qui jusqu’à récemment demeurait simple déclaration, le Venezuela vend des excédents énergétiques à l’Argentine, à l’Uruguay et au Paraguay. A ces pays le Venezuela achète des excédents, agricoles ou autres, avec des mécanismes de compensation. Les résultats, en très peu de temps, sont époustouflants. Dans notre politique de complémentation avec l’Argentine, en moins d’un an nous avons quintuplé le niveau de l’échange, et il continue de croître. Chacun des participants, au lieu de sacrifier ses bénéfices, les multiplie. Avec la République sœur de Cuba, l’échange a augmenté de façon exponentielle sur ces mêmes bases que nous avons appelé l’Alternative Bolivarienne pour l’Amérique Latine.

Cette politique a permis au Venezuela d’alphabétiser en un peu plus d’un an 1,5 millions de Vénézuéliens, d’offrir la santé gratuite à 17 millions de personnes et d’offrir des produits alimentaires à 13 millions de personnes à des prix inférieurs à ceux du marché. L’Argentine et Cuba, de leur côté, ont résolu une bonne part de leur accès à l’énergie et à d’autres produits exportés par le Venezuela. Evidemment une politique souveraine entre Etats indépendants soulève toujours des protestations chez ceux qui refusent la souveraineté des autres tout en prétendant imposer la leur au monde entier. De là les manœuvres les plus récentes visant à provoquer de nouvelles perturbations dans le processus démocratique et pacifique de notre pays.

Ces faits sont connus. Ceux qui veulent les voir sont invités à visiter notre pays. Et dans cette même direction nous avançons avec les pays frères, comme cela se produit également avec les Caraïbes, où un grand nombre de pays commencent à connaître un soulagement de leur facture pétrolière. Nous pouvons donc affirmer avec des faits concrets qu’il existe des schémas alternatives où la concurrence destructrice est remplacée par de nouvelles formes de relation, non seulement d’échange commercial, mais également humain ; en effet il ne s’agit pas d’oboles à qui mendierait des aides, mais d’une relation profondément respectueuse de la dignité de chaque nation.

Mais comme nous sommes réalistes, et comme nous connaissons la nature des relations économiques, aujourd’hui dominantes, réalité où nous ne sommes rien de plus qu’une petite semence d’espoir, nous l’assumons et nous décidons d’accepter les défis qu’elle présente. Ainsi, en partant des engagement de Doha et des Objectifs du Millénaire, nous nous identifions à la revendication des PMA et des pays en développement dans leur demande de réduire et d’éliminer les politiques de subvention et de barrières douanières et de barrières para-douanières qui empêchent l’entrée des produits agricoles dans les pays développés. De la même façon, il faut prendre en compte la vulnérabilité qui souvent impose l’application du principe de traitement spécial et différencié ainsi que l’établissement d’une liste de produits spéciaux et de mécanisme de protection.

Cependant, il faut être conscient qu’il ne suffit de satisfaire de si justes demandes. Il est impératif de réduire les différences gigantesques qui en terme de productivité déterminent le contrôle monopolistique de la connaissance technologique générée par la plus terrible des asymétries. Si nous ne parvenons pas à cela, les concessions qui pourraient être faites sur d’autres terrains s’évaporeraient rapidement comme des illusions, en raison des avantages que le monopole de la connaissance garantit et qui se traduit en échange inégal favorable aux plus avancés. Pour cette même raison nous contestons ouvertement le schéma qu’on veut appliquer dans le commerce des services, signalé dans le texte de l’Annexe C et nous réitérons fermement l’inamovibilité de l’article XX, g, du GATT (1974), concernant les ressources naturelles épuisables et non renouvelables parce qu’il consacre des principes inaliénables en matière de souveraineté.

Monsieur le Président,

Ce ne sont là que quelques unes des réflexions que nous jugeons nécessaires de partager avec les honorables délégués de ce 6ème Sommet ministériel de l’OMC. Conscients des réalités d’aujourd’hui, nous ne nous résignons pas. Si, paraphrasant le grand José Martí, avec les pauvres de la terre nous avons juré de jouer notre destin, nous sommes certains que de ce présent, qui s’élève comme un impitoyable fléau sur l’humanité souffrante formée par des millions d’êtres dans le monde, surgit la force invincible de la raison, de la justice et de la conviction qu’un monde meilleur est possible. Il vaut bien la peine de lutter pour le conquérir !

Merci beaucoup !

Alí Rodríguez Araque

 

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Les Discours
26 octobre 2005 3 26 /10 /octobre /2005 00:00

Discours d'Hugo Chavez à Paris, Mairie XI, mercredi 19/10/2005. A l'occasion de la rencontre avec Les Cercles Bolivariens de France et les amis de la Révolution Bolivarienne.

http://accionurgente.free.fr/chavez/parte1a.mp3

http://accionurgente.free.fr/chavez/parte1aa.mp3

Courtoisie de Claudio Scheuermann, Source: VTV,

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Published by Claudio Scheuermann - dans Les Discours
15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 00:00

Discours du Président vénézuélien Hugo Chavez lors de la 60e Assemblée générale de l'ONU à New-York, le 15 septembre 2005.

 

 

 

 

« Nous proposons que le siège des Nations Unies quitte un pays qui ne respecte par les résolutions de l'Assemblée »  Hugo Chavez

 

 

 

 

Excellences, amies et amis, bonjour :

L'objet original de cette réunion a été totalement détourné. On nous à imposé au centre du débat un bien mal nommé processus de réformes qui relègue à l'arrière plan le plus urgent ; ce que les peuples du monde revendiquent avec urgence, comme l'adoption de mesures capables d'affronter les véritables problèmes qui font obstacle à nos pays dans leur développement et pour la vie.

Cinq années après le Sommet du Millénaire, la cruelle réalité est que la grande majorité des objectifs assignés, malgré le fait qu'ils étaient déjà forts modestes, ne seront pas atteints.

Nous avions prétendu réduire de moitié les 842 millions de personnes affamées dans le monde pour l'année 2015. Au rythme actuel, cet objectif se réaliserait en l'an 2215, allez savoir qui d'entre nous sera encore là pour le célébrer, si tant est que l'espèce humaine parviendra à survivre à la destruction qui menace notre environnement.

Nous avions proclamé notre intention de parvenir en 2015 à l'enseignement primaire universel. Au rythme actuel, l'objectif serait atteint après l'année 2100, préparons-nous donc à le célébrer...

Ceci, amies et amis du monde, nous amène de manière irréversible à une bien amère conclusion : les Nations Unies ont épuisé leur modèle, et il ne s'agit plus simplement de procéder à une réforme.
Le XXIe siècle exige des changements profonds qui ne seront seulement possibles qu'avec une refondation de cette organisation. Tout le reste ne sert à rien, il faut le dire car c'est la pure vérité.

Ces transformations, auxquelles nous faisons référence au Venezuela, doivent être menées, selon nous, en deux temps : dans l'immédiat actuel et dans celui des rêves et de l'utopie. Le premier est marqué par les accords dérivés du vieux schéma, nous ne le rejetons pas, nous apportons y compris des propositions concrètes à court terme à l'intérieur de ce modèle. Mais le rêve de la paix mondiale, le rêve d'un monde débarrassé de la honte de la faim, de la maladie, de l'analphabétisme et l'extrême misère a besoin - en plus de racines - d'ailes qui lui permettent de s'envoler. Nous avons besoins d'ailes pour voler, nous savons qu'il y a une terrible globalisation néolibérale, mais il existe également la réalité d'un monde interconnecté que nous devons affronter non comme un problème, mais comme un défi. Nous pouvons, sur base des réalités nationales, échanger nos connaissances, les compléter, intégrer des marchés, mais il nous faut en même temps comprendre qu'il y a des problèmes qui n'ont plus de solution nationale : un nuage radioactif, les prix mondiaux, les pandémies, le réchauffement climatique, le trou dans la couche d'ozone ne sont pas des problèmes nationaux.

Afin d'avancer vers un nouveau modèle de Nations Unies qui fasse réalité et sien le « Nous » des peuples, il y a quatre réformes urgentes et vitales que nous présentons à cette Assemblée. La première est l'élargissement du Conseil de sécurité, tant pour les membres permanents que non-permanents, en y intégrant de nouveaux pays développés et en voie de développement. La seconde est la nécessaire amélioration des méthodes de travail afin d'augmenter la transparence et non la diminuer, afin d'augmenter le respect et non le diminuer, afin d'augmenter l'inclusion. La troisième est la suppression immédiate - nous le répétons depuis 6 ans - du droit de veto dans les décisions du Conseil de sécurité, ce vestige élitiste est incompatible avec la démocratie, il est incompatible avec l'idée même d'égalité et de démocratie. En quatrième lieu, il faut renforcer le rôle du Secrétaire générale, ses fonctions politiques dans le cadre de la démocratie préventive doivent êtres consolidés. La gravité des problèmes appelle à des transformations profondes, les réformettes sont insuffisantes pour atteindre ce « Nous » qu'espèrent les peuples du monde. Au-delà de ces quelques réformes, nous appelons, au Venezuela, à une refondation des Nations Unies, pour reprendre les paroles de Simon Rodriguez, le Robinson de Caracas : « Il faut inventer ou errer ».

En janvier de cette année 2005, nous avons été au Forum social mondial à Porto Alegre où différentes personnalités ont demandé que le siège des Nations Unies quitte les Etats-Unis si les violations de la légalité internationale par ce pays se poursuivaient. Aujourd'hui, nous savons que les armes de destruction massive en Irak n'ont jamais existé. Le peuple étatsuniens a toujours été très rigoureux avec l'exigence de la vérité pour ses gouvernants, les peuples du monde aussi. Or, il n'y a jamais eu d'armes de destruction massive et cependant, et par-dessus les Nations Unies, l'Irak a été bombardé, occupé et il continue à être occupé. C'est pour cette raison que nous proposons à cette Assemblée que les Nations Unies quittent un pays qui ne respecte pas les résolutions de cette Assemblée.

(...)

Nous pensons qu'il est temps de penser à la création d'une ville internationale en dehors de la souveraineté d'aucun Etat et disposant de la force morale de représenter les Nations du monde. Mais cette cité internationale devra rééquilibrer cinq siècles de déséquilibre. Le nouveau siège des Nations Unies doit être dans le Sud. « Le Sud existe aussi ! » a dit Mario Benedetti. Cette ville, qui pourrait déjà exister ou que nous devrons inventer, pourrait se situer au croisement entre différentes frontières ou sur un territoire qui symbolise le monde. Notre continent est disposé à offrir ce sol sur lequel édifier l'équilibre de l'univers dont a parlé Bolivar en 1825.

Mesdames et messieurs, nous affrontons aujourd'hui dans le monde une crise énergétique sans précédent dans laquelle se combinent dangereusement la croissance de la consommation énergétique, l'incapacité d'augmenter l'offre d'hydrocarbures et la perspective d'une réduction des réserves probables de combustibles fossiles. Le pétrole a commencé à s'épuiser.

En l'an 2020, la demande quotidienne de pétrole sera de 120 millions de barils, un niveau qui, même en ne tenant pas en compte une future croissance, fera que l'ont consommera en 20 années tout le pétrole que l'humanité a utilisé jusqu'à aujourd'hui, ce qui signifiera, inévitablement, une augmentation des émissions de CO2 qui, comme on le sait, augmentent la température de notre planète.

Katrina été un douloureux exemple des conséquences pour l'Homme d'ignorer ces réalités. Le réchauffement des océans est, en effet, un facteur fondamental dans la croissance et la force des ouragans que nous avons pu observer ces dernières années. Nous profitons de l'occasion pour transmettre à nouveau notre douleur et nos condoléances au peuple des Etats-Unis, qui est un peuple frère des peuples d'Amérique et des peuples du monde.

Il est pratiquement et éthiquement inadmissible de sacrifier l'espèce humaine au nom du maintien démentiel d'un modèle socio-économique aux capacités destructives sans cesse croissantes. Il est suicidaire d'étendre et d'imposer ce modèle comme un remède infaillible aux maux dont il est, précisément, la principale cause.

Il y a peu, Monsieur le président des Etats-Unis a assisté à une réunion de l'Organisation des Etats Américains afin de proposer à l'Amérique latine et aux Caraïbes d'augmenter leurs politiques de marché, l'ouverture de leurs marchés, c'est à dire le néolibéralisme, alors que ce dernier est justement la cause fondamentale des grands maux et des grandes tragédies que vivent nos peuples: le capitalisme néolibéral, le Consensus de Washington, qui ont généré un degré de misère, d'inégalité et de tragédie infinie aux peuples de ce continent.

Aujourd'hui plus que jamais, nous avons besoin, Monsieur le Président, d'un nouvel ordre international. Souvenons-nous de l'Assemblée générale des Nations en 1974 - certains qui sont ici n'étaient pas encore nés ou étaient encore très jeunes.

En 1974, il y a 31 ans, furent adopté une déclaration et un programme d'action sur le Nouvel ordre économique international, ensemble avec un plan d'action de l'Assemblée générale le 14 décembre 1974 : la Charte des droits et des devoirs économiques des Etats et qui fut approuvée par une majorité écrasante de 120 votes pour, 6 contre et 10 abstentions - c'était au temps où l'on votait aux Nations Unies car aujourd'hui on ne vote pas, on approuve des documents comme celui-ci, que je dénonce au nom du Venezuela, comme nul, non avenu et illégal car il a été approuvé en violant les normes des Nations Unies. Ce document n'est pas valide ! Il faudra le discuter, le gouvernement du Venezuela va le faire connaître au monde, car nous ne pouvons pas accepter la dictature ouverte et effrontée au sein des Nations Unies, ces choses doivent êtres discutées et c'est pour cela que je fais un appel très respectueux à mes collègues chefs d'Etats et de gouvernements.

Je viens de me réunir avec le président Nestor Kirchner et ce document nous été remis cinq minutes avant - seulement en anglais ! - à nos délégués et il a été approuvé avec une massue dictatoriale que je dénonce à la face du monde comme illégale, nulle et illégitime.

 

 

 

 

Ecoutez-moi bien, Monsieur le Président, si nous acceptons cela, alors nous sommes perdus. Eteignons la lumière et fermons les portes et les fenêtres ! Ce serait un comble : accepter la dictature ici, dans cette assemblée.

Aujourd'hui plus que jamais, disions-nous, nous devons reprendre les choses qui sont resté en chemin, comme la proposition approuvée dans cette Assemblée en 1974 d'un Nouvel ordre économique international. Pour rafraîchir les mémoires, citons simplement l'article 2 du texte de cette charte qui confirme le droit des Etats à nationaliser les propriétés et les ressources naturelles qui se trouvent entre les mains d'investisseurs étrangers et qui propose également la création de cartels des producteurs de matières premières. La Résolution 3.102 de mai 1974 exprimait la détermination de travailler de manière urgente afin d'établir un Nouvel ordre économique international basé : - écoutez-moi bien, je vous le demande - « sur l'équité, l'égalité, la souveraineté, l'interdépendance, l'intérêt commun et la coopération entre tous les Etats, quels que soient leurs systèmes économiques et sociaux, afin de corriger les inégalités et les injustices entre les pays développés et les pays en voie de développement et qui assure aux générations présentes et futures la paix, la justice et un développement économique et social accéléré à un rythme soutenu ».

L'objectif du Nouvel ordre économique international était de modifier le vieil ordre économique conçu à Bretton Woods...

Je crois que le Président des Etats-Unis a parlé ici pendant quelques 20 minutes hier, d'après ce que l'on m'a dit, je demande donc, Excellence, l'autorisation de terminer mon allocution.

(...)

Aujourd'hui, nous, les peuples, et dans notre cas le peuple du Venezuela, nous réclamons un nouvel ordre économique international, mais un nouvel ordre politique international est également nécessaire. Nous ne permettons pas qu'une poignée de pays tentent de réinterpréter impunément les principes du Droit International afin d'épauler des doctrines comme la « Guerre préventive ». Quelle menace que cette guerre préventive ! Et aujourd'hui on parle de la « Responsabilité de protéger ». Mais il faut se poser la question : qui va nous protéger et comment on a va le faire ?

Je crois que l'un des peuples qui a le plus besoin de protection est le peuple des Etats-Unis, comme cela a été douloureusement démontré avec la tragédie de Katrina, car ce peuple n'a pas de gouvernement capable de le protéger des désastres annoncés de la nature.

A moins de nous protéger les uns les autres, ces concepts sont très dangereux, ils sont marqués du sceaux de l'impérialisme, de l'interventionnisme, et ils tentent de légaliser le non-respect de la souveraineté des peuples, le respect plein et entier des principes du Droit international et de la Charte des Nations Unies qui doivent constituer, Monsieur le Président, la pierre angulaire des relations internationales dans le monde d'aujourd'hui et la base du nouvel ordre que nous souhaitons.

(...)

Il est certes urgent d'affronter de manière efficace le terrorisme international, mais certainement pas en l'utilisant comme prétexte pour déclencher des agressions militaires injustifiées et qui violent le Droit international, de telles méthodes ont été intronisées après le 11 septembre. Seules une étroite et véritable coopération et la fin du double langage, comme certains pays du Nord le pratiquent avec la question du terrorisme, pourront en finir avec ce terrible fléau.

Monsieur le Président :

En à peine 7 années de Révolution bolivarienne, le peuple vénézuélien peut exhiber d'importantes conquêtes sociales et économiques.

Un million 406 mille Vénézuéliens ont appris à lire et à écrire en une année et demie. Nous sommes plus ou moins 25 millions et dans quelques semaines notre pays pourra se déclarer libre de l'analphabétisme. Trois millions de Vénézuéliens étaient auparavant exclus de l'éducation pour cause de misère, ils ont depuis lors été incorporé dans l'enseignement primaire, secondaire et universitaire.

17 millions de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes - presque 70% de la population - reçoivent, pour la première fois dans l'histoire, une assistance médicale gratuite, y compris des médicaments et, dans quelques années, tous les Vénézuéliens auront un accès gratuit à une attention médicale digne de ce nom.

On fournit aujourd'hui plus de 1 million 700 mille tonnes d'aliments à prix modiques à quelques 12 millions de personnes, presque la moitié de la population. Un million d'entre eux en reçoivent gratuitement, de manière transitoire. Ces mesures ont généré un haut niveau de sécurité alimentaire pour les plus nécessiteux.

Monsieur le Président, on a créé plus de 700 mille postes de travail qui ont réduit le taux de chômage de 9%, tout cela au beau milieu d'agressions internes et externes, y compris un coup d'Etat militaire concocté à Washington, et un coup d'Etat pétrolier également conçu à Washington. Tout cela a été obtenu malgré les conspirations, les calomnies du pouvoir médiatique, et la menace permanente de l'Empire et de ses alliés, qui va jusqu'à encourager l'assassinat présidentiel. Le seul pays au monde où quelqu'un peut s'offrir le luxe de promouvoir l'assassinat d'un chef d'Etat sont les Etats-Unis, comme cela s'est passé il y a peu avec un révérend appelé Patt Robertson, très ami de la Maison Blanche, qui a demandé publiquement mon assassinat sans être inquiété. Ceci est un délit international ! Du terrorisme international !

Nous allons lutter pour le Venezuela, pour l'intégration latino-américaine et mondiale.

Nous réaffirmons ici dans cette assemblée notre foi infinie en l'Homme, aujourd'hui assoiffé de paix et de justice afin de survivre comme espèce. Simon Bolivar, le père de notre patrie et notre guide dans notre révolution, a juré de ne jamais donner de repos à son bras, à son âme, tant qu'il ne verrait pas une Amérique libre. Ne donnons pas de repos à nos bras, à nos âmes, tant que nous n'aurons pas sauvé l'humanité.

 

 

 

 

12 octobre 2005

Traduction de l'espagnol : Ataulfo Riera

Source :
www.sap-pos.org  Venezuela 13A http://lists.collectifs.net

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Les Discours