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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 18:46
Maxime Vivas, Caracas, dimanche 27 mai.
  D'après le site Internet de RSF, 37 journalistes ont déjà trouvé la mort en 2007 dans les pays suivants : Afghanistan (occupé par l'US Army), Brésil, Chine,Haïti, Mexique, Pakistan, Palestine, Pérou, Somalie, Turquie, Zambie et, bien sûr, en Irak (occupé par l'US Army) où le chiffre record est enregistré : 22 morts.
  Une ONG chargée de défendre les journalistes devaient réagir, et vite, pour arrêter l'hécatombe.
  C'est la raison pour laquelle Robert Ménard s'est précipité à Caracas afin d'y donner, le lundi 28 mai, depuis l'hôtel Hilton, une conférence de presse contre le gouvernement du Venezuela. Venezuela où, depuis l'arrivée démocratique de Hugo Chavez au pouvoir, aucun journaliste n'a trouvé la mort ni connu la prison.  Mais où la chaîne de télévision RCTV, qui prit part activement au putsch de 2002 (Ménard parla alors pudiquement d'« entorses à la déontologie ») est privée depuis le 27 mai d'un des quatre canaux de transmissions dont elle disposait, lequel canal (hertzien) sera attribué à une nouvelle chaîne, culturelle et éducative dont le Venezuela à tant besoin. RCTV, qui appartient au richissime Marcel Granier, qui vit une partie de son temps aux USA, ne cesse de violer la loi. Elle refuse tout dialogue avec l'organe de régulation (CONATEL, équivalent du
CSA),.
  Ménard jure de son impartialité. Nul n'en douterait si quelqu'un avait gardé souvenir d'une de ses conférence de presse à Washington ou dans un autre pays latino-américain où meurent des journalistes.
  RSF serait-elle une organisation partisane (car financée par des organisations
états-uniennes ? ). Pas du tout. Et d'ailleurs, elle ne se mêle pas de politique. La preuve, ce jugement confié par Ménard à Miami au Nuevo Herald, le 21 janvier 2004) : « Le gouvernement de Hugo Chávez est un échec, une catastrophe économique de promesses non tenues ».
  Laissons le mot de la fin au Figaro du 13 avril 2006 : « L'économie vénézuélienne est depuis deux ans la plus dynamique d'Amérique latine. Le produit intérieur brut (PIB) a crû de 17,9% en 2004, de 9,4% en 2005 et probablement de 7% cette année. »

REGARDEZ LA VIDEO D'INAUGURATION DE LA NOUVELLE CHAINE 
http://www.aporrea. org/medios/ n95641.html


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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le venin de la désinformation
27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 17:35
     Paolo A. Paranagua se trouverait donc à Caracas si l'on en croit la mention "envoyé spécial" qui accompagne ses récents articles de propagande contre le gouvernement bolivarien.
     Cette fois, c'est le portrait d'une "grande vedette de la télévision vénézuélienne",  qu'il nous dresse dans Le Monde du 25 mai 2007 (1). Il s'agit de Miguel Angel Rodriguez, présentateur de l'émission "La entrevista" diffusée tous les matins sur RCTV, le TF1 vénézuélien. Cette émission n'est pas critique par rapport à l'action du gouvernement, elle est carrément hostile. Tous les moyens sont bons pour discréditer le gouvernement. Du trucage médiatique aux plus grosses calomnies.
     Le 5 mai au matin, les Vénézuéliens qui se réveillent avec Miguel Angel Rodriguez ont été témoins d'une manipulation de la sorte. Le présentateur commente un extrait de la conférence de presse du directeur du Corps d'Investigation Scientifique, Pénale et Criminelle (CICPC, l'équivalent vénézuélien du FBI). Lors de sa déclaration, le directeur du CICPC, Marcos Chavez, énumère les 219.000 DELITS (delitos en espagnol) commis au Venezuela depuis 2004. Une légère baisse, mais le chiffre reste élevé.
     Mais Miguel Angel s'emballe, il a déjà son scénario tout prêt : "Chers téléspectateurs, nous allons repasser en image cette déclaration." On peut alors réécouter Marcos Chavez parler de 219.000 délits commis. Miguel Angel regarde alors la caméra fixement et, avec une rage quasi-hystérique, il hurle au téléspectateur : "Rendez-vous compte ! 219.000 homicides depuis 2004, mais dans quel pays vivons-nous ?"
    
Peut-il se tromper alors qu'il vient lui-même de diffuser deux fois l'extrait de la conférence de presse, qu'il vient d'écouter, par deux fois, le directeur du CICPC parler de "délits" et non d'homicides ? Jusqu'à preuve du contraire, le vol d'un téléphone portable, même si cela reste un acte punissable, n'est en rien comparable à un assassinat.
     Autre exemple des pratiques de notre présentateur – star… Peu avant les élections présiden tielles de décembre 2006, le Conseil National Electoral (CNE) interdit aux médias nationaux de publier des sondages à la sortie des urnes. Cette pratique a été une tactique essentielle des diverses "révolutions oranges" en Europe de l'Est et au Caucase, où l'entreprise états-unienne Penn, Schoen & Burland, diffusait des sondages trompeurs présentant toujours le camp pro-étatsunien comme largement vainqueur. (2)
     Au Venezuela, la même tactique avait déjà été utilisée durant le référendum révocatoire en août 2004. Penn, Schoen & Burland donnait l'opposition gagnante avec 60%. En réalité, ce fut Chavez qui obtint ce chiffre, les résultats officiels étant confirmés par tous les observateurs internationaux.
     Devant cette interdiction de diffuser des sondages sortie des urnes, Miguel Angel Rodriguez s'insurge. Il y a de quoi, le pouvoir électoral vient de couper l'herbe sous le pied de l'opposi tion putchiste : "Mais enfin, la publications des sondages à la sortie des urnes est une pratique UNIVERSELLE !", prétend-il.
     suite  http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5087
    

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 00:00
 

Procès contre Chavez : Libé persiste et signe à un plus haut niveau

 Retour sur un discours d'Hugo Chavez  

 

 

Pierre Haski directeur adjoint de la rédaction à Libération. 20/1/2006.

  

 

 

On lira ci-dessous les principaux extraits (non déformés) de l’article de P. Haski. Le lecteur francophone peut aller les vérifier dans le quotidien (je serais un « drôle de «faussaire» si je fournissais « les moyens d'être débusqué »). Sous le texte de Haski, mes remarques sont précédées d’un « R » ( = remarque ou réponse).

 

P. Haski : « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s'est fait l'écho, le 9 janvier, d'une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite... »

 R. « Etrange zèle qui s'irrite contre ceux qui accusent des fautes publiques et non contre ceux qui les commettent. » (Pascal, Les provinciales). Les accusations « les plus violentes » sont celles formulées par Libération contre Chavez. Par ailleurs, il est faut de persister à dire que Libération « s’est fait l’écho (…) d’une déclaration » d’Hugo Chavez. La vérité est que Libération a tronqué délibérément une déclaration pour pouvoir lancer une nouvelle (car ce n’est pas la première) attaque contre le chef du gouvernement du Venezuela.

  

 « De quoi s'agit-il ? Aurions-nous fabriqué un faux document qui n'existerait pas en réalité ? »

 R. La réponse est oui dans la mesure où la troncature d’un texte peut lui faire dire ce qu’il ne dit pas. Et c’est le cas.

  

« Le discours de Hugo Chavez auquel se référait l'article de Libération existe bel et bien… »

 R. Faux. Le discours attribué à Chavez n’existe pas dans l’acception imposée par Libé à ses lecteurs par troncature. Et il ne s’agissait pas d’un « discours (officiel, écrit) mais d’une libre discussion avec des catholiques.

  

« …et peut être consulté sur le site Internet du ministère vénézuélien de la Communication et de l’Information, comme le précisait, dès son premier article, notre journaliste Jean-Hébert Armengaud… »

 R S’imaginait-il que tous les lecteurs de Libération parlent l’espagnol où ont assez de temps pour aller dénicher, en bas de la page 15 d’un document de 26 pages, le passage cité et celui qui a été censuré par Libé ? Non, tout esprit de bonne foi comprend que nous avons-là une astuce entachée de la sous-estimation de son lectorat. Mais il suffit qu’un lecteur vérifie pour que la tromperie apparaisse.

 

 « …Drôle de «faussaire» qui fournirait les moyens d'être débusqué ! … »

 R. Tant il croyait que nul n’irait voir. Et pourquoi le faire ? Lit-on un journal pour en allant vérifier ailleurs s’il dit vrai ? Autant aller « ailleurs » directement.

  

« Aurions-nous inventé des mots que Chavez n'aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n'a été mis dans sa bouche qu'il n'aurait pas prononcé, en particulier la référence aux «descendants de ceux qui ont crucifié le Christ». »

 R. Etes-vous sourd, Pierre Haski ? On ne vous parle pas depuis dix jours de propos ajoutés. Où avez-vous lu ça ? Mais d’une phrase entière censurée pour pervertir le propos.

  

« Les passages de la longue phrase intégrale qui en ont été retirés l'ont été signalés par la formule classique des trois points de suspension entre parenthèses : là encore une drôle de précaution pour un prétendu «faussaire».

 R. Bon, je vous fais la même chose ici avec la phrase ci-dessus : « Pierre Haski, directeur adjoint de la rédaction à Libération, écrit au sujet de l’article de Jean-Hébert Armangaud : « Là encore (…) précaution (…) de faussaire. »

  

« Convenons néanmoins qu'il aurait été préférable de publier la citation dans son intégralité. »

 R. Sauf si elle rendait impossible une attaque.

  

« … Plus grand monde ne conteste que le chef de l’Etat vénézuélien a prononcé les paroles incriminées. »

 R. Au contraire, depuis 10 jours, à travers la planète, des USA au Venezuela et dans bien d’autres pays, des voix multiples s’insurgent devant la manipulation. Pierre Haski vit-il sur la planète Terre ?

  

« …Reste donc un problème d'interprétation… »

 R. Non, de coupure d’une phrase dans un texte pour justifier une accusation.

  

«… le Centre Simon Wiesenthal de Buenos Aires, qui porte le nom du célèbre «chasseur de nazis», a, le premier, tiré la sonnette d'alarme face à un propos reprenant, faisait-il observer, «deux arguments centraux de l'antisémitisme»…. »

 R. Interprétation aussitôt réfutée avec vigueur par nombre d’organisations juives, aux USA même et surtout au Venezuela.

  

« …La cohabitation dans la même phrase de la référence aux «descendants de ceux qui ont crucifié le Christ» et à ceux qui se sont emparés des «richesses du monde» a tout de la vulgate antisémite classique.. »

 R. Pierre Haski renouvelle ici la manipulation de son journaliste en faisant une nouvelle fois disparaître Bolivar de la phrase. En effet, il faut donc le redire, si Chavez dit que le Christ et Bolivar ont été victimes des mêmes minorités, il désigne bien là l’impérialisme et rien d’autre D’où les tartufferies répétitives de Libération : « Cachez ce sein que je ne saurais voir. »

  

 

« …Le président vénézuélien ne cite jamais explicitement les juifs… » » ».

 R. C’est en effet Libération qui le fait en ravivant les thèses antisémites.

  

« …mais ceux qui, en France, exonèrent Hugo Chavez en faisant valoir que le Christ a été crucifié par les Romains (dans ce cas, visait-il les Italiens d'aujourd'hui ?...)… »

 R. Et pourquoi pas Berlusconi ? Quel ergotage ! Il visait les empires. Difficile, à comprendre ?

  

« …feignent d’ignorer la connotation historique extrêmement lourde de la formule… ».

 R. Tandis que Libération s’obstine à ne rien comprendre à la connotation historique de la « Théorie de la libération » en Amérique latine et de la quasi association de l’image du Christ aux révolutionnaires et celle de ses oppresseurs aux impérialistes.

  

« … l’ancien conseiller négationniste de Chavez, Norberto Ceresole… »

 R. Dont Chavez s’est débarrassé, contrairement à De Gaulle avec Papon, à Mitterrand avec Bousquet et de Libé avec Armangaud qui a truqué un texte et trompé ses lecteurs.

  

« …les inquiétudes d'une partie de la communauté juive locale, très divisée… »

 R. Elle a au contraire désavoué et Libé et le Centre Simon Wiesenthal.

  

 « …et l'invitation lancée par Caracas au président iranien malgré son appel à «rayer Israël de la carte».. »

 R. Mais Chavez ne l’a pas été invité pour ça et il ne tient pas ses propos. Pas d’amalgame ! On n’oubliera pas de demander à Libé en temps opportun quels sont les chefs d’Etat qu’il ne faut pas recevoir (les Chinois, par exemple ?) et les pays où il ne faut pas aller (que faisait donc Bush en Chine ?).

  

« …De fait, même si l'interprétation «anti-impérialiste» de cette phrase était la bonne,… »

 R. Il n’est pas question de ça, encore une fois. L’interprétation de la phrase tronquée n’est pas forcément idiote. Mais ce n’est pas ce qu’a dit Chavez.

  

« Un dérapage de langage ne suffit sans doute pas à faire un «credo antisémite… »

 R. Dérapage construit par Libération, redisons-le jusqu’à ce qu’il comprenne qu’on a compris ce qu’il ne veut décidément pas qu’on comprenne.

  

« … comme l'affirmait brutalement le titre du premier article de Libération, un titre plus affirmatif et plus catégorique que l'article … »

 R. Ah, c’est le titre qui n’était pas bon ! Rien d’autre, vraiment ?

  

« …La violence de la réaction des partisans du président Chavez en France a de quoi inquiéter… »

 R. Voir plus haut la phrase de Pascal… Ils trichent, on le dit, ils sont victimes…

  

« …Surtout lorsqu'elle est le fait de responsables politiques comme le sénateur Mélenchon que rien ne semble déranger, ni les menaces sur les libertés au Venezuela, largement recensées par les défenseurs des droits de l'homme… »

 R. « Largement recensées ». Exemples ? « Les défenseurs des droits de l’homme ». Lesquels ? Quelles libertés ont été touchées ? Nous passons là du mensonge par amputation au mensonge par insinuation

  

 « … ni par ailleurs, les approximations et contre-vérités sur Libération et ses collaborateurs… »

 R. L’arroseur arrosé, le voleur qui crie au voleur. Où sont les contrevérités sur Armengaud ? Il suffit de lire ses articles passés pour vérifier son aversion pour Chavez. Quant à Libé, il le couvre obstinément, pariant que l’attachement des lecteurs au journal (de Sartre !) occultera leur sens critique et leur intelligence.

  

« …Avec bien plus de mesure, le Venezuela a également allumé les contre-feux, à Paris ou à Washington, notamment pour rassurer les communautés juives… »

 R. Avec mesure ? Vous n’avez pas lu le peu diplomatique communiqué de l’Ambassadeur du Venezuela en France qui répond à Libération ? Vous le publierez, P. Haski ? Chiche, il n’est pas très long (féroce, seulement).

  

«…Je ne sais pas si le président Chavez se référait aux juifs quand il parlait de ceux qui ont crucifié le Christ … »

 R. ET chassé Bolivar. … Fatigue…

  « …et on ne saura jamais comment interpréter ses propos, a déclaré Dina Siegel Vann, directrice de l'Institut d'Amérique latine à l'American Jewish Committee, jointe par téléphone par notre journaliste Annette Lévy-Willard. Mais il a pris la peine de s'exprimer publiquement et d'affirmer qu'il ne visait pas les juifs. Alors on lui fait crédit. Il ne faut pas brandir l'antisémitisme à tort et à travers...»

 R. Mais tout ce que qu’a écrit Armengaud, tout ce qui précède sous la plume de Pierre Haski, directeur adjoint de la rédaction à Libération, clament obstinément le contraire.

  

«… Le moins que l'on puisse dire est que la déclaration de Chavez méritait clarification, ce que le président vénézuélien lui-même a fait en démentant tout antisémitisme, une mise au point salutaire dont Libération s'est fait l'écho, ne faisant, là encore, que son travail d'information. »

 R. Dont Libé s’est fait l’écho, contraint et forcé : il y avait le feu sur le Net. C’est d’ailleurs sur le Net que Libé est allé piller pour la tronquer afin d’y répondre mieux, faisant croire qu’il s’agissait d’un courrier de lecteur, une lettre de Romain Migus, Français de Caracas. Effaré, il a demandé qu’une mise au point paraisse dans Libé. Quelqu’un la lue ?

 

Ah ! quand on lit : « Libération ne faisant là que son travail d’information. », on croit rêver !

  

 

Maxime Vivas

 

 

PS. La presse va mal, en France. Tiens, pourquoi ?

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le venin de la désinformation
17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 02:13
 

Demain (ou après-demain) je m’abonnerai (peut-être) au Monde.

 

 

 

 

Le Monde, Monsieur le Directeur de la publication.

 

 

 

Cher Jean-Marie Colombani,

 

 

 

Vous m’avez écrit en me faisant une offre alléchante pour que je m’abonne au Monde.

J’ai lu votre éditorial annexé : « Un journal réinventé » et je me suis réjouis quand vous m’assurez de « la fiabilité de [v]os informations, de la rigueur qui doit accompagner leur traitement, de la bonne distance » que vous allez « respecter avec les événements et avec leurs acteurs ».

Comme, de surcroît, vous vous engagez à « être chaque jour plus fiable, différent, surprenant et proche des lecteurs » qui auront droit à « la vision la plus juste et la plus claire de ce qui fait l’actualité… », j’ai failli sortir mon stylo et remplir le bulletin.

Puis, je me suis rappelé que je suis l’ami de Cuba et du Venezuela, le premier étant un goulag tropical aux mains d’un « lider maximo vieillissant » et le second une semi-dictature dirigée par un populiste antisémite (enfin, c’est ce que je déduis, à vous lire gratos à la bibliothèque ou sur Internet ou dans les mails qu’on m’envoie). Un souvenir en entraînant un autre, je me suis rappelé que j’avais voté « non » au référendum et que, avec mes amis Cubains, Vénézuéliens, Boliviens, Panaméens, Equatoriens, Uruguayens, Brésiliens, Argentins et même Chiliens, je partage un léger désaccord avec ceux qui proclament : « Nous sommes tous Américains ! ».

Du coup, je vais rester dans la confrérie de ceux qui « prennent la parole à travers le développement de l’Internet » et je me vois, hélas ! contraint de vous renvoyer le (faux) chèque de 51 euros à mon ordre.

Croyez bien que, dès qu’un faisceau suffisant d’informations concordantes glanées sur Internet (et nulle part ailleurs) m’aura convaincu que vous êtes redevenu le « journal de référence » de naguère, je retournerai vers vous comme un fugueur repenti. En pénitence, j’achèterai Le Monde en kiosque (au prix fort), à jamais privé des trois ou quatre cadeaux auxquels je renonce aujourd’hui.

Je suis sûr que vous aimerez avoir ici la confirmation que votre lectorat potentiel est exigeant et désintéressé. Je tenais à vous le dire pour atténuer le coup de ma rebuffade qui n’est qu’un encouragement naïf à vous améliorer plus encore, même si la chose devient de plus en plus difficile à mesure qu’on approche de la perfection journalistique.

Je vous autorise à publier cette lettre dans votre courrier des lecteurs. Si, dans un mouvement d’humeur vous l’avez déjà déchirée et poubellisée, rassurez-vous, j’ai fait des copies. En les diffusant, je me donne l’exaltante impression de participer à l’information du public, de vous donner un coup de main, quoi.

Bien à vous et aux mânes de M. Hubert Beuve-Mery.

 

 

 

Maxime Vivas (futur lecteur, mais pas tout de suite).

PS. Attention de ne pas trop copier les discours de Hugo Chavez dans Libération avant de nous les rapporter. Lisez plutôt Pierre Bourdieu qui s’alarmait de « la circulation circulaire de l’information ».  (« Sur la télévision », p.22, Liber Editions).

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le venin de la désinformation
14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 17:51

à Monsieur Serge July et à Madame Déontologie des journalistes de Libération  

 

A Mr Serge July,  Rédacteur en chef de Libération,  P.D.G de Libération Et Antoine de Gaudemar, Directeur de la Rédaction

 Cher Mr July, Messieurs,

  

Je vous écris à propos de la publication dans la rubrique « Courrier » de Libération du 12 janvier 2006 d’un extrait de l’article que j’ai fait paraître sur plusieurs sites Internet en réponse à celui de M. Armengaud, paru dans votre journal le 9 janvier sous le titre, « Le credo antisémite de Hugo Chavez ».

  

1) Je ne vous ai envoyé aucun courrier et je n'ai fait aucune démarche pour que mon article soit publié dans Libération. Or vous en publiez, sans mon autorisation, un extrait dans la rubrique « Courrier », en laissant entendre que cet article vous était adressé. Pourriez-vous me fournir les preuves que Romain Migus, citoyen français résidant à Caracas et travaillant comme conseiller en communication, vous a envoyé un quelconque courrier vous autorisant à publier son article ?

 

2) L’extrait de l’article que vous publiez sans mon autorisation est soigneusement épuré de la majorité de ses arguments. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour que vous puissiez vous rendre compte : l’article original compte 1771 mots, l’extrait que vous publiez seulement 543, soit exactement 30.66% de l’original que vous dites avoir « condensé » à votre convenance et sans mon accord.  

Pourriez-vous me dire comment la cohérence d’un argumentaire peut être préservée quand 70% de son contenue est censuré ? D’où les interrogations suivantes : A) Quel type d’argumentaire, épuré de 70% de son contenu, peut préserver sa cohérence ? B) Je dis bien censuré. En effet, alors que les découpes effectuées par votre journaliste dans le discours de Chávez sont marquées par trois points entre parenthèses (…), rien de tel n’apparaît dans votre compression de mon article. Un simple renvoi à l’article complet que peu, parmi vos lecteurs, auront eu le temps de consulter est un bien maigre alibi.  C) En présentant un texte tronqué sans préciser les passages enlevés, vous l’offrez ainsi en pâture à Mr Armengaud pour qu’il tente de recouvrer une partie du crédit qu’il a perdu, sans s’expliquer sur le fond ? Etait-ce le but ? Difficile d’en douter.

 

3) En publiant l’extrait de mon article sur un tiers de page, et en consacrant les deux tiers restants à des argumentations qui confortent la manipulation initiale du discours d’Hugo Chávez, vous persistez et signez dans votre intention de désinformer les lecteurs de Libération. C’est assez dire que vous les méprisez.

 

 4) Vous publiez une pétition de professeurs d’Université, d’écrivains, d’intellectuels professeurs, comme si leur position sociale était la garantie d’une quelconque impartialité. Vous auriez pu préciser que ces mêmes personnes soutiennent ou ont soutenu une opposition politique qui s’est distinguée par une tentative de coup d’Etat et des tentatives de sabotage économique. Les échecs de cette opposition  n’ont en rien diminué sa virulence.

 

Il faut plus d’un journaliste agissant en mercenaire pour déshonorer une rédaction. Mais quand une rédaction se solidarise avec un tel journaliste… 

  

Malgré l’orientation politique de votre journal, les lecteurs ont droit à une information sérieuse et non à de telles manipulations. A de l’information correcte et non à une vulgaire opération de propagande.

 

En espérant recevoir des réponses,

Salutations déontologiques.

Romain MIGUS

PS : Je vous autorise à publier cette lettre dans son intégralité. J’envoie une copie de cette lettre à tous les sites web où vous avez pu lire et piller mon précèdent article.

 

 

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Published by Romain MIGUS - dans Le venin de la désinformation
13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 12:19

Declaration de Monsieur Roy Chaderton-Matos 

Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela

Libération fait acte de diffamation en présentant comme antisémite un discours récent du Président Chávez  où il évoque la responsabilité dans la mort de Jésus des puissances impériales de ce temps-là, dans une réflexion sur les empires d’aujourd’hui qui tentent de crucifier des processus démocratiques de libération et de justice sociale. 

 

L’interprétation diffamatoire de paroles qui ne visent aucunement nos frères juifs montré comment une organisation créée pour retrouver des criminels nazis en fuite a pu être banalisée et manipulée par certains des ses dirigeants dans le continent américain engagés dans les assauts internationaux contre notre démocratie en soutenant des putschistes vénézuéliens.

Après le désaveu par Jean-Paul II de l’injuste incrimination historique contre le peuple juif,  seule une interprétation tortueuse pouvait identifier des éléments antisémites dans les paroles du Président Chávez.   Inclure Simon Bolívar dans cette spéculation révèle en plus l’ignorance de l’histoire, car Bolívar lui-même et sa famille reçurent, dans des temps d’infortune, le soutien et la protection d’amis juifs de Curaçao, comme Mordechaï Ricardo, dont la générosité a toujours été reconnue par El Libertador.

Après leurs multiples échecs putschistes et électoraux, les anti-chavistes vénézuéliens et internationaux ont constitué un curieux et rococo pot-pourri de personnes et d’institutions unies par la volonté de délégitimer la démocratie vénézuélienne, qui a choisi une voie souveraine d’engagement pour la justice sociale.  Des chrétiens d’extrême droite, des banquiers incompétents, des politiciens ratés, des représentants de la gauche caviar, des cripto-nazi et bien d’autres ennemis des valeurs républicaines, avec le soutien international d’organisations comme Reporters sans Frontières,  financée par le National Endowment for “Democracy”  et par de puissants groupes de publicité,  des  protestants fondamentalistes des Etats Unis, comme le télé-évangeliste Pat Robertson, qui lança un appel au meurtre du Président Chávez,  Alexandre Adler, inexplicable raciste, José María Aznar et d’autres dirigeants du Parti Populaire Espagnol et ses équivalents en Amérique Latine comme Lourdes Flores, sont les complices d’une conspiration internationale orchestrée par la dictature globale.   Bienvenue au Club, Monsieur Armengaud !

Aujourd’hui ils  tentent  infructueusement de se servir du chantage de l’antisémitisme  pour éloigner du Président Chávez les nombreux juifs progressistes qui soutiennent le processus  bolivarien. 

Nous,  démocrates vénézuéliens,  sommes profondément opposés à des aberrations comme l’antisémitisme, le maccarthysme, le racisme, l’anti-islamisme et autres formes de fanatisme et de violence responsables aujourd’hui comme hier de crimes contre l’humanité commis au nom d’une fausse démocratie et du néolibéralisme.  

Le message du Président Chávez affirme son engagement  avec les exclus du monde entier, le même engagement de chrétiens comme Martin Luther King, la Mère Teresa de Calcutta, Monseigneur Oscar Romero et l’ Abbé Pierre , le même engagement de penseurs et de combattants juifs, musulmans et athées qui ont œuvré et vécu pour la paix, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Monsieur Armengaud, c’est à vous de présenter des excuses !

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Published by Roy Chaderton-Matos - dans Le venin de la désinformation
13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 11:00

Comment peut-on nous mentir si grossièrement ?

 

Michel Collon

Lundi 9, Libération accuse Chavez d’antisémitisme. Le lendemain, Le Monde et Le Soir de Belgique et bien d’autres recopient. Mais quiconque va vérifier le texte du discours en question sur le site du gouvernement du Venezuela peut constater que… la citation est tronquée. Libé a supprimé tout un passage ! Sans même ajouter les traditionnels (…).

Mensonge par omission. Un classique. Prenez n’importe quelle citation d’une certaine longueur, découpez-la à votre manière et vous pourrez lui faire dire le contraire de l’original !

Libé a fait ce qui est interdit dans toute école de journalisme qui se respecte. On reprend une source archi-suspecte, déjà prise en flagrant délit, on truque une citation, on ajoute quelques suppositions gratuites, on écarte les faits réels. Et les autres recopient. Pourquoi ? Bavure ? Erreur de journalistes pressés par le temps ? L’excuse serait valable si
1. Toutes les « erreurs » commises par Libé (et d’autres) sur le Venezuela depuis quatre ans n’allaient pas toujours dans le même sens : contre Chavez, pour le diaboliser.
2. Si les médias présentaient une rectification honnête quand les faits sont prouvés. On attend toujours.

Il y a quelques mois, j’avais eu l’occasion de prononcer à Caracas justement, au Forum Mondial de la Jeunesse un discours intitulé « Les cinq règles de la propagande de guerre ». Inspiré notamment des travaux d’Anne Morelli en critique des médias, j’y analysais comment les médias travaillent quand ils ont décidé de diaboliser un peuple ou un dirigeant. Relisant ce discours , je constate que tous les principes de la propagande de guerre ont été appliqués contre Chavez ces dernières années et dans ce cas-ci :
1. Occulter les intérêts économiques
2. Démoniser qui résiste
3. Occulter l’histoire et la géographie
4. « Notre guerre ne vise pas un peuple, mais seulement un dirigeant »
5. Monopoliser l’info, empêcher le débat

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-01-12%2011:51:38&log=attentionm 

Les médias français, belges et occidentaux en général ont quasi tous « diabolisé » Chavez en l’étiquetant successivement de « populiste », « démagogue », « militariste », « simpliste », « primate » (sic), etc…
Ils ont caché l’essentiel : si Chavez déplaît tellement aux Etats-Unis mais aussi à toutes les multinationales, à tous les riches, c’est parce que sa révolution donne le mauvais exemple. Tous nos médias pleurent régulièrement sur la pauvreté dans le monde (en s’abstenant soigneusement de creuser les causes), or voici un homme qui résoud le problème, et on fait silence ou on le diabolise ! Comment est-ce possible ?

Parce que sa solution simple est un exemple « dangereux » si on l’appliquait dans tout le tiers monde : aujourd’hui, au Venezuela, l’argent du pétrole ne part plus dans les poches des multinationales et de l’élite locale ! Non, il sert à des programmes sociaux : nourrir, soigner, éduquer les pauvres. C’est-à-dire 60% de la population. Quand ces gens crevaient de faim non loin des piscines des riches, nos médias trouvaient le Venezuela tout à fait démocratique et fréquentable. A présent qu’ils ont à manger, c’est la « dictature » ! Et pour diaboliser Chavez on a déjà essayé diverses étiquettes qui n’ont pas marché, alors à présent, on essaie « antisémite ». En Europe, ça marche très bien pour étouffer un débat.

Ces médias qui décernent bons et mauvais points selon les intérêts des multinationales, ce sont eux que nous devons soumettre à un test-média sérieux. Voici une preuve de plus : un "vidéo-trottoir" a été réalisé à Bruxelles par ma partenaire Vanessa : elle demandait à des gens, au hasard, dans la rue : « Que savez-vous du Venezuela ? » Bilan catastrophique 1. La moitié ignorait quelle était la ressource principale de ce pays, à savoir le pétrole. 2. Personne n’était au courant que l’argent du pétrole servait à des réformes sociales. Mais si on cache ces deux éléments essentiels, comment le public pourrait-il comprendre pourquoi Bush veut à tout prix attaquer ce pays ? Une telle couverture médiatique, ce n’est pas une information, mais une propagande de guerre qui justifie de futures agressions.

Eh bien, de tels médiamensonges, ça suffit ! Quiconque souhaite lutter pour la paix, pour le progrès social, se retrouve forcé de lutter d’abord pour le droit à une information correcte ! Nous suggérons d’écrire à la rédaction de ces médias pour leur demander des explications et des rectifications.

Et comme nous ne nous faisons pas trop d’illusions, sachant que derrière la presse, il y a des intérêts puissants, nous appelons chacun à nous communiquer des exemples de médiamensonges qu’il a constatés ou qu’il soupçonne. Des choses sérieuses, précises, documentées. Nous préparons un groupe de travail anti-médiamensonges et vous tiendrons prochainement au courant.

Merci d’avance

Michel Collon

Vanessa Stojilkovic prépare un film documentaire « Bruxelles-Caracas aller/retour ». Michel Collon prépare un livre « Les 7 péchés d’Hugo Chavez ». Infos sur notre site en avril.

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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 09:52

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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 00:00
 
LA FRANCE PERDUE 
 
A MR : SERGE JULY, PDG ET DIRECTEUR DE LA PUBLICATION DE LIBÉRATION.
A MR : ANTOINE DE GAUDEMAR DIRECTEUR DE LA RÉDACTION  .
A MR : ARMENGAUD.   

 

CHERS MESSIEURS :

 

LA FRANCE  ÉTAIT POUR NOUS UN EXEMPLE DE LIBERTÉ DE DÉMOCRATIE ET DE VÉRITÉ. ELLE NE L’EST  PLUS MALHEUREUSEMENT POUR BEAUCOUP  DE MAROCAINS  INTELLECTUELS  ET  POLITICIENS. POURQUOI? 
 
QUAND J'AI LU L’ARTICLE DE JEAN-HEBERT ARMENGAUD "INQUIÉTUDE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE ... LE CREDO ANTISÉMITE DE HUGO CHAVEZ" PUBLIÉ DANS VOTRE JOURNAL LIBÉRATION LE 09-01-2006 ET DANS LEQUEL VOUS AVEZ INCULPÉ LE PRÉSIDENT CHAVEZ D'ANTISÉMITISME ET J 'AI COMPARÉ VOTRE ARTICLE AU DÉCLARATION DE CELUI DU PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN DU 24 DÉCEMBRE 2005. TOUT D'ABORD JE N'AI TROUVÉ COMME BEAUCOUP D'AUTRE AUCUN DISCOURS ANTISÉMITE. ET JE ME SUIS DEMANDÉ POURQUOI   LA PRESSE FRANÇAISE DÉRIVE DE PLUS EN PLUS DE CE QUI EST : PUREMENT FRANÇAIS.

SAVEZ VOUS MESSIEURS COMBIEN LA FRANCE DOIT-ELLE PAYER -ET PERDRE SANS DOUTE- CONTRE LA SOUMISSION DE SA PRESSE AUX INTERETS DES  PATRONS ET AU POUVOIR POLITIQUE DU GOUVERNEMENT AMÉRICAIN ! ELLE PERT SON AME ET SON ESSENCE TOUT D’ABORD…  

 JE SUIS MAROCAIN ET JE ME DONNE LA PERMISSION DE DÉFENDRE LA FRANCE QUE NOUS AIMONS DANS SA PLURALITÉ, SON HISTOIRE, SA LIBERTÉ ET SON AME .DÉFENDRE L' HÉRITAGE DE  CEUX QUI ONT ENGENDRER LA GRANDEUR ET LA SAGESSE DE TOUT CE QUI EST « France » : ROUSSEAU, ZOLA, VOLTAIRE, HUGO, ARON, ALTHUSSER, BACHELARD, DERRIDA, FOUCAULT, BOURDIEU ...ETC.

 LES JOURNALISTES FRANÇAIS ÉTAIENT POUR NOUS UN GRAND APPUI CONTRE TOUT ABUS DES AUTRES POUVOIRS. ILS DEFENDENT  L'INTERET  DES PEUPLES ET DENONCENT LES VIOLATIONS DES DROITS, LES GUERRES ET LES DISCRIMINATIONS.. 

 CE QUI VOUS ARRIVE MESSIEURS AUJOURD’HUI NOUS TOUCHE ET NOUS CONCERNE...

      VOUS SAVEZ DÉJÀ QUE LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN MÈNE  UNE GUERRE ÉCONOMIQUE, POLITIQUE MAIS AUSSI MÉDIATIQUE CONTRE LE PRÉSIDENT HUGO CHAVEZ POUR LA SIMPLE RAISON QU'IL EST CONTRE LES GERRES CONDUITES PAR LES USA DANS LE MONDE ENTIER, DÉFENDS   LA JUSTICE , LES INTERETS DES EXCLUS ET DES PAUVRES… CE QUI A ÉTÉ UN JOUR  LA TACHE PRINCIPALE DE LA MAJORITÉ DE  PRESSE FRANÇAISE.. ! 

 CE QUE JE VOUS DEMANDE MESSIEURS, C'EST TENIR LA FRANCE AU GRAND COEUR DES PEUPLES. AGISSEZ SUIVANT VOTRE CONSCIENCE ET NON PAS SUIVANT L'INTERET DES PATRONS ET RECTIFIEZ LE DÉTOURNEMENT DE LA VÉRITÉ VIS A VIS LE PRÉSIDENT HUGO CHAVEZ !

PRESENTEZ VOS EXCUSES MESSIEURS AUPRÈS DE VOS LECTEURS AUPRÈS DES JUIFS ET AUPRÈS DE TOUS CEUX QUI CONNAISSENT HUGO CHAVEZ DANS LE MONDE. JE SAIS QUE C'EST DIFFICILE POUR VOUS DE CONTRARIER L’INTENTION DU PATRON, MAIS JE VOUS LE DEMANDE QUAND MÊME……… !

 

« LE PLUS FORT N’EST JAMAIS ASSEZ FORT POUR ÊTRE TOUJOURS LE MAÎTRE, S’IL NE TRANSFORME SA FORCE EN DROIT, ET L’OBÉISSANCE EN DEVOIR » JEAN-JACQUES ROUSSEAU      

          LA FRANCE ENFIN..  MÉRITE MIEUX… MESSIEURS…

 

J’ESPERE RECEVOIR DES REPONSES. MERCI

     MES SALUTATIONS…

                              

 HAMID MAJDI .OUARZAZATE- MAROC

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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 12:00

http://lionel.mesnard.free.fr/

 « Le credo vichyste du journalisme franco-vénézuélien»

Par Lionel MESNARD, Le 11-01-2006

Si tu veux de te débarrasser d’un ennemi, dis de lui qu’il a la rage. En France, on pourrait remplacer le terme rage par antisémite et obtenir au final le même résultat. Cette fois ci la manouvre est plus que grossière, sur le fond elle met en évidence une pratique journalistique qui s’apparente à une manipulation à des fins peu scrupuleuses. De la propagande de bas étage, et très révélateur du peu de souci de la mémoire, si l’on oublie les faits, les invraisemblances et surtout un amalgame digne d’un esprit un tantinet malsain. Je me réveillais lundi (9 janvier 2006) au lueur du journal du matin de Canal plus et que fut ma découverte quand j’entendis les propos d’une commentatrice sur Hugo Chavez, en me rasant (rassurez vous, je ne me suis pas coupé). La source émanait du journal Libération, et le président vénézuélien lors d’une allocution le soir du 24 décembre 2005 aurait émis des propos antisémites. Par après, je me connectais à internet pour lire l’article

« le credo antisémite de Hugo Chavez ». Je découvrais au passage un ou deux articles relayant cette information au demeurant troublante.

On peut se dire qu’en peu de temps le stratagème aura été levé, que la manipulation opérée par Jean Hebert Armengaud n’est pas la première. Oh, ce monsieur connaît bien le Venezuela et en particulier les quartiers généraux de l’opposition et traîne rarement ses guêtres dans les barrios populaires de Caracas. Que voulez vous un si grand reporter de presse ne peut pas vraiment aller chercher n’importe où ses infos. Il vaut mieux crier au loup et dans les cocktails mondains sur la « dictature » de Hugo Chavez, et a peu de distance du palais présidentiel de Mira Flores. L’ennui pour ce piètre manipulateur, c’est que depuis 2000, le Venezuela connaît un lot de visiteurs et de résidents nouveaux. Pas vraiment dupes, et dans mon cas choqué en 2004 sur ce que je lisais dans Libération et Le Monde. Quand sur place, il n’y avait rien à voir avec ce que je découvrais dans les colonnes de ces 2 journaux. Dans ce cas, on devient très alerte sur le contenu, et apparemment la supercherie est cette fois-ci levée. Dans le cas du journal Le Monde, le plus grave consiste à reprendre l’information sans en vérifier le contenu et quasiment avec les mêmes arguments ou doutes erronés.

J’ai écrit, il y a quelques mois un texte sur le Venezuela, celui-ci parlait de comment un « 29 novembre 2004 » (1) la police métropolitaine avait fait irruption dans les locaux de l’Ecole Israélite de Caracas, un après-midi durant et en raison de l’assassinat du procureur Danilo Anderson. Et j’ai écrit aussi sur le négationniste argentin Ceresole disparu en 2003 (2). J’expliquais comment certaines thèses antisémites fonctionnent au Venezuela en resituant aux mieux les évènements, et en sachant que comme partout il y a des antisémites, et en particulier une église catholique très réactionnaire et ayant expliqué pendant 500 ans que les auteurs de la mort du christ étaient les « juifs », en oubliant la judaïté du fils de Dieu. Ce que soulignais mon texte c’est à quel point on s’est peu préoccupé après 1945 de la venue de certains migrants allemands nazis, et comment avec des capitaux et des organes de presse ce petit monde avait prospéré sur tout le continent américain (USA inclus). Faire état de la place des thèses des extrêmes-droites venues d’Europe sous les dictatures fascistes sud américaines est un fait avéré, mais peu évoqué par la presse dominante. Il faudrait faire un travail d’enquête, cela demande une autre perception du journalisme. Pour un « Garaudy latino », combien de criminels nazis sont morts tranquillement dans leurs lits de Washington à Buenos Aires ?

Il y a de quoi rester alerte sur le Venezuela et chercher une autre lecture de ce pays. Que Hugo Chavez un soir de Noel et de réveillon ait des accents christiques, cela n’a rien de très étonnant. Il ne cache pas ses convictions religieuses dans le débat politique, et ses références au Christ libérateur refont surfaces. Pour nous en France, c’est assez peu compréhensible, du moins de quoi agacer une libre pensée très hexagonale. Mais de là à désigner tous les catholiques comme des antisémites, se serait absurde ; à vouloir dénoncer en utilisant les pires armes de la délation, c’est proprement un reste de l’esprit vichyste. Faut il être un tant soit peu tordu pour s’attaquer à un individu et n’en montrer qu’un portrait faux, délibérément outrancier. Et il suffit qu’un journaliste lance un article, il sera relayé sans fondement et aidera une fois de plus à dire que ce qui se passe au Venezuela revient à une alliance des rouges et des bruns. Plutôt que de s’interroger sur comment de Libération à l’Express on lit les mêmes erreurs, les mêmes excès. Cette pratique qui consiste à faire dire le contraire est très en vogue outre atlantique, quand il s’agit d’éliminer ses adversaires. Maurice Lemoine aborde dans son « Chavez Presidente », quelques traits de ces aboyeurs de la presse présidentielle, qui d’un élément vont le transformer et en faire une accusation supplémentaire à l’encontre du pouvoir chaviste.

Pour tourner la page de ce très mauvais gag, saluons le texte de Romain Mingus (3) qui met court en peu de temps à cette information infondée sur l’antisémitisme du président vénézuélien. En tout cas c’est un moyen de comprendre pourquoi, plus que jamais il faut une presse libre et indépendante des pouvoirs politiques et financiers. Pauvre Jean-Paul Sartre, qu’ont ils fait de ce journal ? On peut comprendre pourquoi en 10 ans Libération est passé d’environ 300.000 lecteurs à 160.000 par jour. De quoi être fort chagrin de ne pouvoir plus trouver en kiosque un quotidien de référence. Je ne sais plus vraiment si il existe une déontologie journalistique. Du moins cet exemple est assez significatif de la mauvaise foi, de la peur de perdre son emploi qui agit dans de nombreuses salles de rédaction. Il faut vendre, faire dans le sensationnel. C’est vrai, on est très loin du journal qui ouvrait ses colonnes aux taulards et la nostalgie n’a plus lieu d’être. Il est anormal d’utiliser la mémoire à des fins cyniques et dérisoires, c’est une offense surtout aux disparus et à leurs enfants pour agiter de vieilles nostalgies franchouillardes. En fait, je me découvre comme une nausée quand je pense à certains médias. Et le pied de nez posthume de François Mitterrand est de penser que le qualificatif « de chien » est un peu abusif notamment pour les canidés.

(1) dans l’article de Libération est omise la date de 2004, il est cité un « 29 novembre » sans précison de l’année, quitte à le faire passer pour récent.
(2) Venezuela, le Retour de l’Histoire, texte en ligne sur le site :
http://lionel.mesnard.free.fr
(3) Article de Romain Mingus, ci-dessous…

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