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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 16:52

LulaChavez.jpgLa 18ème Rencontre du Foro de Sao Paulo, qui s’est tenue à Caracas les 4, 5 et 6 juillet, a rassemblé quelque 600 représentants d’une centaine de partis progressistes et de gauche de l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe (dont certains au pouvoir dans une dizaine de pays), ainsi que des observateurs des autres continents. Parmi ces derniers, des délégués du Parti de la gauche européenne (PGE), dont son président, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ancien candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. 



Cette rencontre s’est tenue dans le contexte des manœuvres, ouvertes ou souterraines, de déstabilisation des gouvernements et dirigeants progressistes en cours dans la région depuis plusieurs années (Bolivie, Honduras, Equateur) et dont la dernière manifestation en date a été le coup d’Etat « constitutionnel » au Paraguay contre le président élu, Fernando Lugo. Mais c’est évidemment l’élection présidentielle du 7 octobre prochain au Venezuela – à laquelle Hugo Chavez est à nouveau candidat – qui, en Amérique latine, constitue le principal enjeu géopolitique des prochains mois.

De multiples signaux indiquent que le Département d’Etat et la CIA, relayés par les grands médias - notamment en Espagne et en France - s’activent pour diaboliser Hugo Chavez et pour promouvoir l’image du candidat de la droite, Henrique Capriles Radonski, présenté - sans rire - comme « social-démocrate », alors qu’il s’agit d’un représentant presque caricatural de l’oligarchie vénézuélienne. Comme elle l’a fait lors des scrutins précédents, l’opposition anti-chaviste, conseillée par des « experts » américains, dénonce par avance les fraudes que préparerait le gouvernement. Peu lui importe que, lors de ces scrutins – une quinzaine, parmi lesquels un seul perdu par Chavez - les nombreux observateurs étrangers, dont ceux de la Fondation Carter et de l’Union européenne, aient chaque fois conclu à la sincérité du processus électoral. L’objectif est de jeter le doute, de discréditer les mouvements de solidarité avec la Révolution bolivarienne afin de neutraliser toute réaction internationale en cas de troubles que pourrait provoquer une opposition n’acceptant pas sa défaite dans les urnes. Car telle est bien, en effet, la perspective dans laquelle elle se place actuellement.  

 

A cet égard, la déclaration finale de la rencontre du Foro de Sao Paulo rappelle que « tous les sondages d’opinion indiquent clairement que l’avance du candidat Hugo Chavez sur le candidat de la droite dépasse les 20 points. Pour cette raison, la droite considère déjà comme acquise la victoire de Hugo Chavez. C’est pourquoi elle participe au processus électoral, tout en préparant les conditions qui lui permettraient de remettre en cause le résultat, ainsi que le Conseil national électoral. Face à cette situation, le Foro de Sao Paulo demande à toutes les forces progressistes et de gauche d’appuyer la démocratie vénézuélienne et de repousser toutes les tentatives de déstabilisation de la droite ».

 

Pour sensibiliser les opinions publiques et les mobiliser préventivement contre toute tentative de déstabilisation au Venezuela, le Foro a décidé de faire du 24 juillet prochain, 229ème anniversaire de la naissance de Simon Bolivar, une journée mondiale de soutien à la Révolution bolivarienne. Ce jour-là, comme l’a indiqué Valter Pomar, dirigeant du Parti des travailleurs (PT) brésilien et secrétaire exécutif du Foro, auront lieu dans les différents continents, et tout particulièrement en Amérique latine, des meetings, des cérémonies, des conférences de presse et des offrandes florales au Libertador. Et, hommage aux réseaux sociaux, un tuitazo (un « twithon ») mondial. Ceux qui entendaient mettre en place un cordon sanitaire autour du président vénézuélien en seront pour leurs frais…

 

Pour eux, le coup de grâce est venu de l’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. On sait que son nom est régulièrement mis en avant un peu partout dans le monde (y compris au Venezuela) par les forces de droite qui ne veulent surtout pas s’afficher comme telles. Lula serait le bon exemple à suivre et Chavez le mauvais. C’est oublier que les grands médias brésiliens avaient mené une guerre sans merci contre l’ancien ouvrier de la métallurgie lorsqu’il avait brigué un second mandat. Ce qui ne l’empêcha pas d’être triomphalement réélu le 29 octobre 2006. Dans un message vidéo diffusé lors de la séance de clôture du Foro, le vendredi 6 juillet, et longuement applaudi par la salle debout, Lula a apporté le soutien total du PT et le sien propre à la candidature de Chavez : « Ta victoire sera notre victoire » a-t-il déclaré.

 

En décembre 2009, Le Monde avait distingué Lula comme « l’homme de l’année ». Compte tenu du statut mondial du dirigeant vénézuélien et de l’ampleur des forces internationales liguées contre lui, le quotidien aurait d’excellentes raisons – non pas idéologiques, mais journalistiques - d’en faire autant pour lui en 2012 s’il est reconduit à la présidence. Mais c’est peut-être trop demander…



 Bernard CASSEN

http://www.medelu.org/Lula-vote-Chavez

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le Venezuela
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:34
Ces derniers jours, différentes enquêtes sur les intentions de vote menées par de nombreuses  firmes (notamment privées comme Hinterlaces ou l’états-unienneInternational Consulting Services) s’accordent sur la différence croissante entre la candidature de l’aspirant à la présidence Capriles Radonski et celle du président Hugo Chávez Frías. L’étude qu’a réalisée récemment le Groupe d’Enquête Sociale XXI (GIS XXI) conclut à une différence de plus de 36 points en faveur du candidat socialiste (57% contre 21%). Cette différence augmente sensiblement dans les secteurs populaires D et E.

“Si les élections avaient lieu aujourd’hui, voteriez-vous pour Capriles Radonski (21 %) ou pour Hugo Chávez ? (57 %)”. Sans opinion : 20%

Les résultats recueillis sont d’autant plus significatifs que, loin se produire dans un contexte d’apathie ou de désaffection, ils se déploient dans un contexte marqué par l’intérêt généralisé pour la campagne électorale et par une volonté massive de participer aux élections (plus de 80%).

“Suivez-vous les informations sur la santé du président avec un intérêt grand/moyen (67 %), avec peu d’intérêt (22 %), ou sans intérêt (10 %)?”

Telle est la dynamique à prendre en compte pour comprendre l’augmentation des demandes faites aux entreprises de sondage d’inclure dans leurs questionnaires les intentions de vote pour d’autres hypothétiques candidats bolivariens qui substitueraient Chávez. Ces demandes, répétées par les médias privés, ne doivent rien au hasard mais elles sont très révélatrices.

“Avez-vous l’impression que le Président guérira totalement de sa maladie (70 %), guérira mais pas totalement (14 %), ne guérira pas du tout ? (11 %), sans opinion (5 %) ?”

D’une part cette demande est peu scientifique et se méprend sur la répartition des fonctions dans le système politique vénézuélien, oubliant que les candidats aux élections sont nommés par les partis ou les mouvements électoraux et non par les firmes d’enquêtes ou de sondages dont l’objectif est de mesurer des tendances et des perceptions sociales. Du point de vue empirique la demande d’inclure d’autres candidats du chavisme se base exclusivement sur des spéculations qui pourraient aussi, par exemple, justifier l’inclusion dans ces questionnaires d’autres possibles candidats de l’opposition, vu la faiblesse de la position de Capriles Radonski dans les enquêtes et la stagnation de sa candidature.

“Croyez-vous que le président sera en mesure d’assumer les activités de la campagne électorale du 7 octobre” (oui : 72 % / non : 16 % / sans opinion : 12 %).

Cependant ces demandes sont intéressantes car elles révèlent la complexité de la situation politique dans laquelle se trouve l’opposition. La candidature de la droite vénézuélienne s’est volontairement située sur un terrain instable et difficilement praticable. Elle a appris que la primauté politique de Chávez n’est pas une succession de victoires électorales mais qu’elle a modifié les conditions d’affrontement : par la construction d’une hégémonie prolongée d’un nouveau “sens commun de l’époque” pour user de termes gramsciens, qui naturalise la centralité des secteurs populaires dans la conduite du pays et dans la réception des bénéfices de la richesse sociale.

Par conséquent la droite a renoncé à affronter de manière frontale et visible le changement en cours et tente de ne pas se distancer d’un processus dont les réussites sont indiscutables (en particulier en termes d’amélioration de la vie des majorités sociales).

Le problème est que dans cette tentative de batailler avec le chavisme depuis l’intérieur de ses cadres discursifs, la droite dilue son identité. Ce qui peut marcher dans des pays moins vigoureux en termes de culture politique citoyenne, ne peut pas fonctionner dans des pays où la politique est de nouveau assumée comme activité permanente d’autodétermination collective. C’est peut-être ce qui a échappé aux conseillers en marketing électoral du candidat de l’opposition qui évolue dans la marge étroite de prétendre qu’il n’est pas qui il est, sans pouvoir revendiquer ses références idéologiques originales, et de devoir se limiter à une suite de clins d’oeil publicitaires. Dans cet équilibre difficile, l’opposition et son candidat diluent leur offre et semblent ne pas avoir de modèle de pays à proposer ni aux leurs ni aux autres.

La persistance de l’opposition à imaginer des scénarios alternatifs aux élections du 7 octobre (violence, etc..) révèle son angoisse face au seul scénario réel : devoir affronter dans les urnes d’un scrutin présidentiel un leader qui génère une crédibilité généralisée, dispose d’une légitimité d’origine et d’exercice au sein de la majorité de la communauté politique vénézuélienne; devoir affronter dans les urnes un sens institué de construction progressiste et solidaire; devoir affronter la vitalité d’un mouvement qui génère la vie, et qui n’est donc pas obligé dans son désespoir de parier sur les maladies de quiconque pour mener à bien ses objectifs propres, qui sont les objectifs de l’immense majorité populaire.

Jesse Chacón

Directeur de GISXXI, www.gisxxi.org

Traduction : Thierry Deronne, pour www.venezuelainfos.wordpress.com

Source (en espagnol: ) http://www.gisxxi.org/articulos/candidatos-y-encuestas-realidad-y-especulaciones-jesse-chacon-gisxxi/

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/13/venezuela-candidats-et-enquetes-realite-et-speculations-dune-campagne-massivement-suivie-par-jesse-chacon-gisxxi/

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:49

concentracion61332002576.jpgCe matin Caracas avait des allures festives, rues bloquées, du rouge partout, des cris d'allégresse fusant sans prévenir. Des milliers de personnes sont regroupées autour du Palais Présidentiel, et nous autres travailleurs de la Mairie de Caracas sur la Place O´Leary, á quelques pas. C'est comme une grande fête, une communion dans la joie du retour de notre Président, arrivé hier soir de Cuba. L'opération s'est bien passée, il est en pleine forme, en tous cas il en a l'air et tout le monde croise les doigts pour que le cancer soit vaincu.

C'est peu dire que les Venezueliens aiment leur Président...

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 14:27

Bueno, nadie dijo que sería fácil, y menos aún cuando el año pasado supimos de la enfermedad que enfrentaba mi Presi, que enfrentábamos todos, porque justamente de eso se trata: Lo que afecta a Chávez nos afecta a su pueblo y viceversa. Y es aquí cuando me veo obligada a recurrir al inevitable cliché: “Chávez somos todos”.

Si, suena poco imaginativo, es verdad, pero es que no encuentro una forma más redondita y precisa para decir lo que quiero decir.

Chavez somos todos y no se trata de una simple frase, se trata de asumirlo, interiorizarlo, y actuar en consecuencia, de multiplicarnos en millones de Chávez. Se trata de aliviar a mi Presi de buena parte de la carga que él, con tanta alegría asumió, y que nosotros alegremente dejamos que asumiera. Se trata de ponernos los pantalones largos, de dar el salto, de asumir nuestra militancia con madurez. Se trata de ayudarlo a encontrar el tiempo que necesita para recuperar su salud. No más ese “yo quiero ver a Chávez”, cada vez corra un rumor carroñero. No más “Chávez lo resuelve todo”. No más el Chávez portaviones… ¡aviones a volar!

Nos enfrentamos a una campaña electoral justo ahora cuando mi Presi necesita, por primera vez en tantos años, descanso y tranquilidad. Mi Presi necesita su tiempo. No creo que sea necesario que Chávez se tenga que subir a un camión y recorrer pueblo por pueblo a ofrecernos algo que ya hemos logrado con él. Tampoco tiene que convencernos de que con él caminamos hacia el país justo, libre y soberano que queremos. No necesitamos promesas de quien sueña nuestros sueños y nos ayuda a alcanzarlos. -Y perdonen lo cursi pero el amor me pone dulzona-.

Decía que no necesitamos una campaña reposando en un solo hombre, sobre todo cuando ese hombre necesita que la campaña repose en otros hombros, digamos por ejemplo, en los míos, los tuyos, los hombros de todos los chavistas, millones de nosotros haciendo campaña en nuestras calles, oficinas, mercados, panaderías, plazas, universidades…

Una campaña inmensa, intensa, efectiva, original, creativa, desconcertante para quienes aún creen que un candidato se vende como se vende un jabón, para quienes nos siguen creyendo idiotas amnésicos, capaces de votar por el (a)saltador de muros de embajadas, ese que para comer prefiere ofrecernos alfombras y cables que pollos de Mercal.

Los chavistas sabemos bien lo que queremos, nos sobran argumentos para defender nuestras ideas, tenemos grandes logros, tenemos sueños, y un Presidente que nos enseñó a alcanzarlos. Ese es nuestro candidato, que recupera su salud tranquilo, porque “donde haya que ponerse grandes, grandes nos pondremos” y así Chávez seremos todos… todos y en campaña. Viviendo y, por supuesto, venciendo.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 19:53

vendredi 11 novembre 2011

Nous avons vu dans des articles antérieurs comment la manipulation politique du thème de l’insécurité tentait de faire de l’augmentation des homicides un des éléments propre du processus de la Révolution Bolivarienne ; au contraire, nous voyons que la violence a augmenté de manière dramatique durant les cycles antérieurs où l’opposition actuelle était au pouvoir.

Selon des données du Centre d’Etudes pour la Paix de l’UCV (université Centrale du Vénézuéla), durant la décennie des 90, le taux d’homicide par 100.000 habitant a augmenté de 153%, passant de 13 homicides par 100.000 habitants en 1991 à 33 homicides par 100.000 habitants en 2000.

Le jeu politique de la manipulation consiste à séparer le phénomène de son développement historique ; le problème de l’insécurité, comme l’indiquent les donnée antérieures, est un phénomène social qui prend racine sous les gouvernements de la quatrième République de la fin des années 80 et de la décennie des 90. L’insécurité est le produit de la rupture de liens basiques de socialisation au sein de la famille. Famille déstructurée qui est un produit de la politique néolibérale d’ajustement et l’élimination des politiques sociales qui a condamné nombre d’entre elles à la pauvreté ou l’extrême pauvreté.

Comme conséquence de ces politiques néolibérales, émerge alors un nouveau protagonisme juvénil au moyen de la violence et la visibilisation d’expression délictuelle, qui ne sont rien d’autre que la matérialisation de la perte de futur et d’espérance, en particulier pour les secteurs D et E.

La manipulation consiste également à construire un sentiment social de chaos et de danger dont la responsabilité, tant de son apparition que de sa résolution, incomberait uniquement au gouvernement national. L’opposition se présente dès lors comme la seule pouvant apporter une solution, comme la salvatrice. Mais cette tentative se heurte au fait que la citoyenneté dans sa majorité, qui reconnait l’insécurité comme principal problème du pays, pense que chacun doit contribuer à sa solution ; de la même manière, l’institution la mieux reconnue pour son action face au problème de sécurité est celle du Président Chavez, avec 51% d’avis favorables.

L’opinion citoyenne exprime la volonté d’une approche critique, qui devrait être comprise par toutes les tendances politiques, à savoir que l’insécurité n’est pas un thème qui doit être utilisé comme tremplin ou comme arme politique ; l’insécurité étant un incendie dans lequel nous pouvons tous nous brûler.

Concernant les manoeuvres de différents acteurs politiques qui se présentent comme porteurs d’une alternative au problème de l’insécurité, il nous semble important de relever comment ils tentent d’effacer les preuves de leur mauvaises gestion du problème lorsqu’ils étaient au gouvernement, ou de faire oublier qu’ils gouvernent et son responsables de l’insécurité dans différents états ou communes.

Une observation des communes comme Baruta et Chacao et de deux états comme Nueva Esparta et Zulia, où l’opposition est au pouvoir depuis près de 10 ans, remet en question leur supposée expertise pour contenir la violence. Un rapide regard sur les statistiques nous permet de conclure que le taux d’homicide a augmenté dans ces territoires entre 2000 et 2008, tandis qu’il baissait dans des communes comme Libertador qui sont gouvernées par le chavisme.

En se présentant comme alternative, l’opposition vénézuelienne a présenté sa proposition de sécurité dénommée “Tout le nouveau gouvernement contre la criminalité, la violence et l’impunité”, en mettant en avant la figure de Lolita Aniyar de Castro, criminologue reconnue sur le plan international, en tant que responsable de leur groupe d’experts. Cependant, leur proposition reprend les bases du processus de la CONAREPOL et du Système National de Police (initiatives de l´actuel gouvernement), sans reconnaitre ni valoriser les efforts qu’ils représentent. Au contraire, l’opposition les minimisent et les stigmatisent comme étant un processus politisés.

Il faut relever le fait qu’en tant que gouverneure de l’état de Zulia, la Docteure Lolita Aniyar n’a rien fait pour contenir les hauts indices de délits au niveau national qui ont atteint 1276 en 1993 et 1270 en 1994 : les deux années avec les taux de délits les plus élevés de l’histoire contemporaine du Vénézuela ; Elle ne l’a pas fait non plus avec les taux nationaux d’homicides qui sont passés de 8 homicides pour 100.000 habitants en 1986 à 21 homicides pour 100.000 habitants en 1995. De même, le taux de délits atteignait 829 en 1995 dans l’état de Zulia (le taux le plus haut de la période 1995-2009).

La réflexion que nous avons développée dans cet article, ne prétend pas minimiser l’ampleur de l’insécurité aujourd’hui au Vénézuela ni la complexité multifactorielle du problème ; par contre, nous prétendons démasquer les manipulations et inviter tous les acteurs nationaux à penser conjointement le problème et les solutions alternatives pour y faire face.

Une révolution qui a réussi en 12 ans à améliorer significativement la qualité de vie de sa population, en particulier de ses secteurs les moins favorisés, a comme défi primordial d’apporter des solutions structurelles à cette spirale de violence héritée de la quatrième République. Pour cela, il est nécessaire de :

1. Construire un plan national de sécurité citoyenne comme accord national dans lequel tous les secteurs de la vie nationale participent.

2. Transformer et optimiser le fonctionnement de tout le système de justice pénale : investigation (CICPC), accusation (FISCALIA) et jugement (TSJ). Il est essentiel de contenir le sentiment d’impunité aujourd’hui très présent dans la société vénézuelienne.

3. Rendre réellement cohérentes vis-à-vis des standards du nouveau système policier toutes les politiques régionales et communales créées de manière anarchique sous la quatrième République.

4. Construire une politique qui vise à l’éradication des circuits existant de violence territoriale dans de vastes secteurs de la société vénézuélienne, en cherchant à privilégier auprès des jeunes de ces secteurs, la substitution d’une symbologie de la violence et du consumérisme d’aujourd’hui par une nouvelle symbologie basée sur l’espérance, l’auto-estime et la solidarité.

 

Cette tâche concerne tout le monde, d’autant plus que l’insécurité et la violence, surgit en Amérique latine à la fin des années 80 comme conséquences des mesures d’ajustement qui ont détruit le fragile contrat social en vigueur à l’époque, dépassent aujourd’hui le cadre national et se placent comme un problème propre aux sociétés et processus d’urbanisation du tiers monde, dans le cadre des nouvelles typologies du crime organisé global.

Jesse Chacón

Directeur GISXXI

www.gisxxi.org

Source : http://www.gisxxi.org/wp-content/uploads/2011/10/Artìculo-Seguridad-Polìtica-de-Estado-o-Manipulaciòn-Polìtica.jpg

Traduction : Sebastian Franco pour www.larevolucionvive.org.ve

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1777&lang=fr


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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:49

Le prestigieux institut de sondage chilien LatinoBarometro classe le Venezuela parmi les pays comptant avec la plus grande satisfaction citoyenne en matière de démocratie.

mardi 22 novembre 2011

Les résultats de la dernière enquête d’opinion effectuée par l´institut de sondage Latinobarometro portent sur des thèmes variés comme la démocratie, les niveaux de satisfactions de la population, la distribution des richesses et l’évaluation du gouvernement.

Selon les chiffres de cette étude, le Vénézuéla se retrouve en tête des pays latino-américains en terme d’acceptation de la démocratie et en troisième place sur la liste des pays qui distribuent le mieux les revenus et appliquent des politiques parvenant à l´ensemble de la population.

Concernant la démocratie, Latinobarometro a analysé la période 2004 – 2011 et conclu que durant ce septennat, l’évaluation positive de la démocratie par la population vénézuelienne ne descend jamais sous les 70%.

Le rapport de l’institut de sondage précise que ce que la population entend par démocratie c’est : « voir les gouvernements travailler pour la majorité et non pour une minorité et s’employer à améliorer la distributions des richesses et des fruits du progrès. Pour les peuples La démocratie n’est pas définie en terme d’institutions ou de normes sociales mais en fonction de résultats concrets. »

A la question : ¨A quel point les libertés concernant les droits, les opportunités et la sécurité sont elles garanties dans votre pays ?¨ Le Venezuela arrive en tête avec 64% suivi par le Nicaragua.

La république bolivarienne occupe également la première place du classement concernant l’égalité en terme de participation et ce, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La république d’Argentine arrive en deuxième position.

Une autre question posée lors de cette étude portait sur la perception du niveau de démocratie exprimée sur base d’une échelle de 1 à 10. En première position, l’Uruguay obtint 7,8 suivi du Costa Rica avec 7,5 et par le Venezuela avec 7,3.

L’ Équateur, le Panama et le Vénézuéla, dans l’ordre résultant de ce même sondage, sont perçus comme des nations justes dans la distribution des richesses du pays.

Le gouvernement bolivarien à mis en place une série de programmes sociaux appelés «  Misiones » dont l’objectif est l’inclusion des secteurs les plus défavorisés économiquement dans les domaines de l’éducation, la santé, l’alimentation, l’alphabétisation technologique et de la culture.

Ces programmes sont financés avec les revenu issus du pétrole, la principale activité économique du pays.

Traduction : Yerko Ivan, pour La Revolucion Vive

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1788&lang=fr

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:18

Ce matin du lundi 4 juillet 2011,  le Président  Hugo Chavez est revenu à Caracas, après 2 semaines de traitement médical à Cuba.  

Le chef de l’Etat a manifesté son bonheur d’être de retour « je vais bien, je suis heureux … Je reviens à l’épicentre de Bolivar et c’est une flamme pure, c’est la vie elle-même,  c’est le commencement du retour jusqu’au retour ».

Chávez a salué le peuple vénézuélien qu’il a remercié de son soutien

 « de tout mon cœur, un million de baisers et un million d’abrazos», confirmant qu’il est en franc processus de récupération. 

http://www.vtv.gov.ve/

 

LONGUE VIE AL COMANDANTE !! 

 

de-retour--de-Cuba.jpg

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 11:17

(réponse au Front Socialiste de la Principauté d’Andorre)

 Carola Chavez  Certains croient que leurs intérêts sont au-dessus des lois et de l’état de droit et affirment qu’avoir des irréguliers colombiens cachés dans les plantations à l’intérieur de notre territoire – qu’elles s’appellent Daktari (1) ou n’importe quel autre nom – n’a rien de particulier tant qu’ils luttent pour la liberté – d’entreprise ou des opprimés –. Il y a des vénézuéliens qui ne voient pas d’un mauvais oeil que des troupes étrangères –marines, paramilitaires, guérillas– envahissent notre territoire. Il y a des vénézuéliens qui croient que la recherche de la paix en Colombie est une preuve de lâcheté et de soumission, qu’il faut faire la guerre à la Colombie – parce que Santos est un oligarque et parce que Chavez est communiste. Une bonne guerre sanglante, entre frères et, tant pis pour les peuples !, tant pis le rêve de Bolívar ! Une guerre au nom des principes - capitalistes ou socialistes–, parce qu’il ne saurait y avoir de peuple qui vaille plus que des principes intacts. (2) Il y a des personnes qui n’ont pas eu le temps de défendre notre compagnie pétrolière PDVSA comme l’ont fait les milliers de travailleurs face aux dernières agressions des USA. Parce que le plus urgent, ce qu’exige le délicat moment politique, c’est d’attaquer le gouvernement Chavez – au nom de RCTV ou au nom de l’autocritique – mais surtout au nom des gens décents et pensants de ce pays.

Il y en a qui croient que le gouvernement ne doit pas agir pour le bien des majorités qui l’ont élu mais pour satisfaire les attentes de petits secteurs non élus – oligarchiques ou révolutionnaires – dans ou hors du pays (3). Ce sont des personnes qui copient/collent des nouvelles ou des communiqués étrangers – de OTPOR ou du Front Socialiste de la Principauté d’Andorre – qui attaquent Chavez et la révolution bolivarienne et les forwardent via Internet. Eux, à la différence du peuple chaviste, pensent : “quelle tristesse, ce type !”

Il y a des amis qui sont convaincus de que si tu ne penses pas comme eux c’est parce que tu ne dis pas ce que tu penses mais ce que d’autres t’obligent à dire. Et ils t’exigent des réponses immédiates même lorsque tu ne disposes pas d’informations pour les émettre de manière responsable, parce qu’il faut penser tout de suite et absolument au nom de la liberté d’expression.

Des amis que croient que le Venezuela, pour être révolutionnaire, doit devenir une cour de récréation – ou d’opérations –, de tout groupuscule de gauche qui existe ; que nous devons appuyer l’ETA, être le refuge des FARC, avec coordonnées et tout, celles qu’Uribe a fait fabriquer jusqu’à nous rendre furieux ; qu’il faut rendre authentique l’ordinateur menteur de Reyes. Aujourd’hui, au nom de quelque chose d’aussi individualiste que “mes principes”, il faut se fâcher encore plus, mais contre Chavez et sa manie droitière de veiller aux intérêts de la nation, de rechercher la paix et d’éviter l’expansion du conflit colombien à notre territoire ou la multiplication des bases militaires comme cela plairait tant aux Etats-Unis.

Amis qui aident l’ennemi à croire que le calme et la pondération sont de trop quand nous marchons sur un champ miné.

Carola Chavez

Traduction : Marie-Ange Druart pour LRV - URL : http://www.larevolucionvive.org.ve/...

Source : carolachavez.blogspot.com 04/06/11.-

Notes de la traductrice

(1) Nom d’une plantation dans les alentours de Caracas où fut découvert en 2004 un campement de paramilitaires colombiens s’entraînant en fonction d’un coup d’état comprenant l’élimination physique du président Chavez.

(2) Même si on ne peut en aucun cas les mettre au même niveau que l’horreur du terrorisme d’Etat des Uribe et consorts, les FARC ont recouru au trafic de drogue, aux enlèvements de personnes, aux assassinats de certains paysans et indigènes (comme en témoignent les rapports d’Amnesty International). Le président Hugo Chavez ne s’adonne ni au trafic de drogue, ni aux enlèvements, ni aux assassinats de paysans.

(3) Au rayon « idiots utiles de l’Empire », il y a en Europe des groupuscules qui ont pendant des années assimilé le communisme à Staline ou à Ceausescu, contribuant à éloigner la population de toute envie de faire la révolution, et qui n’ont jamais dépassé quelques décimales dans les scrutins. Au Venezuela le PCV, parti communiste a aux dernières élections législatives remporté… un député ! Déconnectés des peuples, enfermés dans leur catéchisme, ne cessant de donner des leçons, ces groupuscules ont pour technique de récupérer les révolutions comme s’ils en étaient les auteurs et à les utiliser pour recruter des militants.


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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le Venezuela
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 18:09

CAP2.jpgCarlos Andres Perez, est mort samedi 25 décembre à l'âge de 88 ans d’un arrêt cardiaque,  alors qu’il suivait un traitement dans un hôpital de Miami.

Il a dirigé le Venezuela entre 1974 et 1979 et entre 1989 et 1993.   En février 1989, 25 jours après la prise de fonctions de son second mandat, et en réponse à un plan drastique de réajustement économique décidé dans le cadre du Fonds monétaire International n (FMI), Caracas connaît des émeutes et pillages que ce social-démocrate convaincu fera réprimer avec une rare violence extrême. 

Le Caracazo de février 1989 fut le prémice d’un réveil populaire. Au cours d’émeutes de la faim tragiques, l’insurrection nationale enflamma tout le pays. Avec une inflation de 200 % sur les prix, le Caracazo fut à l’époque une révolte populaire sans leader qui montrait pour autant le début du chemin vers la révolution. La forte répression, qui fit environ 3 000 morts, laissa une trace indélibile faisant naître une nouvelle attente chez les Vénézuéliens. Le processus d’une idéologie progressiste allait se construire au sein de la population qui commença à croire que l’on pouvait changer les choses. (1)  

 Le second mandat de Perez est également marqué par des scandales financiers. Il est le premier président d'Amérique latine à être condamné pour corruption. Suspendu de ses fonctions en mai 1993,  condamné à 28 mois de prison pour malversation, il passe plusieurs mois dans une prison de Caracas, avant d'être autorisé à purger le reste de sa peine chez lui en raison de son âge avancé.

 En 1996, la Cour suprême l'a reconnu coupable d'avoir fait disparaître  17 millions de dollars de fonds publics.  Ses abus de pouvoir et sa corruption expliquent l'enthousiasme du peuple vénézuélien lors de la tentative de révolution populaire menée par Chavez en 1993. Celui-ci sera ensuite élu démocratiquement  en 1998 donnant naissance à la Révolution Bolivarienne, un exemple de vraie démocratie participative pour un socialisme ouvert et généreux.

 

Depuis Miami et la République Dominicaine où il séjournait CAP n’a eu de cesse d’appeler à l’insurrection contre le gouvernement bolivarien et de participer aux  complots contre le Président Chavez.

 

(1)   Muriel Knezek  http://cbparis.over-blog.com/article-27905888.html

Lire aussi  http://risal.collectifs.net/spip.php?article860

 

  CMRR

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:00

par Pierre-Charles Marais 

 

Après avoir surmonté au début de l’année une des plus importantes sécheresses de son histoire (déstabilisant la production agricole, la génération électricité et l’approvisionnement en eau potable, voir l’article Il pleut sur le Caracas), le Venezuela est écrasé par les pluies continues qui s’abattent sur le pays depuis le début du mois de Novembre.

 

Alors que la saison des pluies devrait être largement terminée, le mois de novembre a déjà reçu 340mm de précipitations (soit 4 fois la moyenne sur 50 ans), dont 80mm la nuit de lundi à mardi. La situation météorologique rappelle douloureusement la situation de Noël 1999 qui avait fait plusieurs milliers de victimes : des quartiers entiers avaient été emportés par des torrents de boue, spécialement dans l’état de Vargas dont la côte a été entièrement redessinée par la catastrophe.

 

Ce n’est pas tant l’intensité des pluies sinon leur durée qui change la donne : dans les régions planes les cours d’eau n’évacuent pas le trop plein de précipitations, dans les régions montagneuses les terres sont imbibées d’eau et les terrains perdent leur consistance porteuse. 

 suite  http://venezuela-2006.over-blog.com/article-les-pluies-placent-le-venezuela-en-etat-d-alerte-62416308.html 

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