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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 20:07

Les hausses continues du salaire et du pouvoir d’achat au Venezuela, conjuguées à l’explosion démographique urbaine – des milliers de familles populaires enménageant dans les logements construits par le gouvernement – ont fait exploser la consommation. Comme la production nationale n’a pas crû assez vite pour répondre à la demande, les intermédiaires privés en profitent pour gonfler les prix de biens importés à moindres frais… grâce au dollar préférentiel que leur accorde l’État – et l’opposition pour tenter de retourner la population contre le gouvernement (variante du scénario chilien qui avait préludé au renversement de Salvador Allende).

Un kiosque à Caracas, novembre 2013 : “pillage pour de la nourriture” “malgré le bond des achats publics, la pénurie continue”, “l’essence au compte-goutte”… Comme au Chili en 1973, la plupart des médias vénézuéliens et internationaux tentent de susciter la panique en inventant des pénuries, en dénonçant le vide de pouvoir, etc..

Un kiosque à Caracas, novembre 2013 : “pillage pour de la nourriture” “malgré le bond des achats publics, la pénurie continue”, “l’essence au compte-goutte”… Comme au Chili en 1973, la plupart des médias vénézuéliens, relayés par les médias internationaux, tentent de susciter la panique en annonçant ou en inventant des pénuries.

La grande différence est qu’au Venezuela l’offre reste très abondante, les pénuries relatives – on trouve la plupart des aliments dans les magasins – et que le gouvernement Maduro puise dans la crise téléguidée par le secteur privé et ses alliés colombiens et états-uniens “un moyen d’accélérer la révolution”. Pour pallier les besoins de certains produits, le président bolivarien a obtenu l’appui immédiat de ses partenaires du MERCOSUR tels que le Brésil. Avec l’appui de la population, le gouvernement inspecte et le cas échéant prend le contrôle des entreprises privées et des chaînes commerciales qui ont augmenté artificiellement les prix ou accaparé des produits.

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Caracas, 9 novembre 2013. Inspection du magasin d’électronique et d’audio-visuel Pablo Electronica, à la suite d’augmentation injustifiée des prix (de 400 à 2000 %).

Caracas, 9 novembre 2013. Affluence populaire pour acheter des biens électrodomestiques de la chaîne Daka (Caracas, Punto Fijo, Barquisimeto et Valencia) où le gouvernement vient de ramener les prix à la normale. Deux gérants ont été arrêtés pour avoir multiplié sans justification (de 200 à 600 %) le prix de ces biens importés.

Caracas, 9 novembre 2013. Affluence populaire pour acheter des biens électrodomestiques de la chaîne Daka (Caracas, Punto Fijo, Barquisimeto et Valencia) que le gouvernement vient d’occuper. Daka surfacturait jusqu’à 1000 % ses produits après avoir obtenu plus de 400 millions de dollars publics de 2004 à 2012 pour importer ces biens à bas prix. Deux gérants ont été arrêtés. D’autres inspections sont en cours et les entreprises en infraction devront rembourser aux clients la différence.

Parallèlement, le gouvernement investit dans l’appareil productif national et crée de nouveaux “Centros de Distribución Directa”. Le président Maduro rappelle que rien ne pourra empêcher la naissance du “nouveau”. Notamment la construction de l’économie communale qui permettra aux organisations sociales de prendre les rènes d’une économie auto-centrée, libérée de l’importation spéculative, et plus en phase avec les besoins profonds de la population.

Pour mieux comprendre où en est l’économie vénézuélienne après quatorze ans de révolution, nous publions l’analyse de l’économiste états-unien Mark Weisbrot, codirecteur du Center for Economic and Policy Research (Washington), parue dans le quotidien britannique The Guardian, le 7 novembre 2013.

T.D.

Le Venezuela dispose de suffisamment de réserves et de gains du commerce extérieur pour faire tout ce qu’il veut.”

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Mark Weisbrot, Codirecteur du CEPR, Washington.

Depuis plus de dix ans, ceux qui s’opposent au gouvernement du Venezuela – parmi lesquels il faut désormais inclure presque tous les médias qui comptent en Occident – nous expliquent que l’économie vénézuélienne va imploser. Comme les communistes qui dans les années 30 annonçaient la crise finale du capitalisme, ils voient l’économie vénézuélienne s’effondrer au prochain tournant. Quelle frustration, dès lors, de ne constater que deux récessions : celle causée par le lock-out pétrolier (décembre 2002-mai 2003) et celle liée à la récession mondiale (2009 et première moitié de 2010). Malgré ces deux récessions la performance économique sur dix ans – le gouvernement a pris le contrôle de la compagnie nationale du pétrole en 2003 – se révèle finalement très bonne, avec en moyenne une croissance annuelle du revenu réel par personne de 2.7 %, une pauvreté réduite de plus de 50%, et de grandes avancées pour la majorité en termes d’emploi, d’accès aux soins de santé, aux allocations de retraite et à l’éducation. Entre septembre 2012 et septembre 2013, 166.625 personnes ont trouvé un emploi et 321.432 personnes sont passées de l’économie informelle à formelle. Le chômage pourrait s’établir à 4 % en 2014, selon l’INE.

Actuellement le Venezuela affronte des problèmes économiques qui réchauffent les coeurs de ses ennemis. On lit tous les jours des mauvaises nouvelles (les informations occidentales sur le Venezuela sont presque exclusivement négatives, comme à la suite d’un décret) : les prix à la consommation ont bondi de 49 % l’an dernier; le dollar se vend au marché oir à sept fois le taux officiel; il y a des pénuries de produits tels que le lait ou le papier hygiénique ; l’économie est en perte de vitesse, et les réserves de la Banque Centrale sont en baisse. Ceux qui pleurent depuis si longtemps vont-ils enfin voir leur rêve devenir réalité ?

Probablement pas. S’il faut suivre l’analyse de l’opposition et des médias internationaux, le Venezuela serait pris dans une spirale d’inflation-dévaluation, la hausse des prix saperait la confiance interne dans l’économie et la devise, provoquant une fuite des capitaux et l’explosion du prix du dollar parallèle : ce qui, toujours selon cette thèse, renforcerait l’inflation, comme le fait la création de monnaie par le gouvernement. Et les contrôles de prix par le gouvernement, les nationalisations, et d’autres interventions auraient causé des dommages et des problèmes structurels qui vont hâter la débâcle économique. L’hyper-inflation, la croissance de la dette extérieure, et la crise de la balance des paiements auront bientôt raison de cette expérience économique – tel est en tout cas le grand espoir et l’objet des prières quotidiennes.

Mais comment un gouvernement qui dispose de plus de 90 milliards de dollars en revenus pétroliers peut-il en arriver à une crise de la balance des paiements ? Eh bien, la réponse est qu’il ne peut pas, et qu’il ne le fera pas. En 2012 le Venezuela a tiré 93,6 milliards de dollars de la vente du pétrole alors que le total des importations – à leur plus hauts niveaux – était de 59,3 milliards. Les comptes courants ont connu un surplus de près de 11 milliards soit 2,9 % du PIB. Le paiement des intérêts de la dette publique externe, qui est la mesure fondamentale de l’endettement, ne concernait que 3,7 milliards. Ce gouvernement n’est pas près de tomber à court de dollars. L’analyse de la Bank of America sur le Venezuela du mois dernier l’a reconnu, en concluant que l’achat des Bons du gouvernement vénézuélien était une bonne affaire.

La Banque Centrale du Venezuela dispose de 21,7 milliards de dollars en réserves auxquels les économistes de l’opposition estiment qu’il faut ajouter 15 milliards répartis dans d’autres agences gouvernementales, soit un total de 36,7 milliards de dollars. L’usage est de considérer comme suffisantes des réserves qui peuvent couvrir trois mois d’importations; celles du Venezuela couvrent au moins huit mois et probablement davantage. Et le pays a les moyens d’emprunter davantage sur le plan international.

Le fait que la plupart des réserves de la Banque Centrale soient en or peut faire problème mais l’or peut être vendu même si cela représente moins de cash que celui du Trésor états-unien. Il serait farfelu de croire que le gouvernement vénézuélien préfère une crise de sa balance des paiements à la vente de son or.

L’hyper-inflation n’est elle aussi qu’une hypothèse lointaine. Sur les deux premières années de la reprise économique qui a débuté en juin 2010, l’inflation a baissé, tandis que la croissance économique a grimpé à 5,7 % en 2012. Ceci montre que l’économie du Venezuela – malgré ses problèmes – est tout à fait capable de conjuguer prospérité avec baisse de l’inflation.

Ce qui a réellement poussé l’inflation, il y a près d’un an, fut la réduction de l’octroi de dollars pour le marché extérieur. Ceux-ci ont été réduits de moitié en octubre 2012 et pratiquement éliminés en février 2013. De sorte que beaucoup d’importateurs ont dû acheter davantage de dollars au marché noir. C’est de là qu’est venu le pic d’inflation. La dévaluation de février a également contribué en partie à l’inflation, mais dans une moindre mesure.

L’inflation a grimpé à un taux de 6,2 % en mai pour redescendre à 3,0 % en août lorsque le gouvernement a réinjecté des dollars dans le marché. Elle est remontée à 4,4 % en septembre mais le gouvernement a depuis lors augmenté l’octroi de dollars et a annoncé des plans d’importation d’aliments et d’autres biens, ce qui va probablement faire pression sur les prix à la baisse.

Bien sûr, le Venezuela fait face à de graves problèmes économiques. Rien à voir cependant avec ceux que subissent entre autres la Grèce (qui entre dans sa sixième année de récession) ou l’Espagne, piégée par des accords dont les objectifs macro-économiques entrent en conflit avec la reprise économique. Le Venezuela dispose de suffisamment de réserves et de gains du commerce extérieur pour faire tout ce qu’il veut, y compris pour dégonfler le marché noir du dollar et éliminer la plupart des pénuries. Ces problèmes peuvent être résolus rapidement par des mesures politiques.

Le Venezuela – comme la plupart des économies dans le monde – connaît aussi des problèmes structurels à long terme tels que la surdépendance du pétrole, l’infrastructure inadaptée et une capacité administrative limitée. Mais ces facteurs ne sont pas la cause de sa situation actuelle.

Pendant ce temps le taux de pauvreté a été ramené à 20 % l’an dernier. C’est certainement le plus important recul de la pauvreté pour les Amériques en 2012, et l’un des plus – sinon le plus – importants au monde. Ces chiffres sont disponibles sur le site de la Banque Mondiale mais presque aucun journaliste n’a entrepris le difficile voyage à travers le cyber-espace pour les trouver et pour les publier. Demandez-leur pourquoi.

Mark Weisbrot

Source : The Guardian (UK), 7 novembre 2013.

Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : http://bit.ly/1hvG1Vf

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le Venezuela
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 14:23

L’espérance de la droite internationale et des grands médias de voir la révolution bolivarienne disparaître avec la mort (suspecte) du président Hugo Chavez – est frustrée depuis que le nouveau président Nicolas Maduro a relancé avec force les transformations en s’appuyant notamment sur le “gouvernement de rue” au Venezuela (1) et sur l’intégration politique de l’Amérique Latine ou la coopération Sud-Sud.

not_7d9c7937028c5ff26d004ed5f3c20283456bfdf5D’où la reprise des préparatifs d’attentat dont les services de l’intelligence vénézuélienne viennent de déjouer une première tentative. Planifiée pour le 24 juillet dernier, l’opération prévoyait l’assassinat de Maduro par un franc-tireur lorsqu’il s’exposerait publiquement lors des commémorations de la naissance de Simón Bolívar, suivie de l’attaque simultanée d’objectifs politiques et militaires par 400 hommes entrés au Venezuela à travers la frontière colombienne.

Selon le Ministre de l’Intérieur Miguel Rodríguez Torres qui a révélé ces détails le 31 juillet à la chaîne d’information TeleSur, les réunions pour mettre ce plan au point se sont déroulées à Bogotá, Medellín (Colombie), Miami et Panama.

Le terroriste international Luis Posada Carriles

Le terroriste international Luis Posada Carriles.

Dans le staff de cette opération on retrouve des terroristes assumés, des putschistes et des personnalités liées au narcotrafic et au paramilitarisme, tous vieux acteurs de la subversion en Amérique Latine : à Miami Roberto Frómeta, leader du groupe terroriste F4 qui a reconnu être l’auteur d’actions terroristes contre Cuba et son mentor le terroriste international d’origine cubaine Luis Posada Carriles. Ex-agent de la CIA, celui-ci est l’auteur (entre autres) de l’attentat à la bombe du 6 octobre 1976 qui coûta la vie aux 73 passagers du vol 455 de Cubana de Aviación et responsable de la torture et de la disparition de militants de gauche vénézuéliens au sein des polices politiques de régimes des années 60 et 70. Malgré plusieurs demandes d’extradition, il continue à bénéficier de la protection du gouvernement des États-Unis.

C’est également à Miami que les 2.5 millions de dollars destinés à couvrir l’achat des armes et la logistique pour l’attentat contre Maduro, ont été réunis par le réseau de la droite vénézuélienne et l’entrepreneur Eduardo Macaya Álvarez (d’origine cubaine) alias Eddy, membre du Comando de Organizaciones Revolucionarias Unidas (CORU) et Omega 7, suspecté d’avoir organisé l’assassinat du diplomate cubain à l’ONU Félix García en 1980.

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Avant le projet d’assassiner le président bolivarien, la première phase de cette opération visait à installer le chaos au Venezuela pour justifier une intervention extérieure. Elle fut lancée par le candidat de la droite Henrique Capriles Radonski dès l’annonce de sa défaite aux présidentielles le 14 avril 2013. Suivant sa consigne de descendre dans la rue pour libérer la rage, des commandos mêlant paramilitaires infiltrés et militants de son parti Primero Justicia ont assassiné les militants bolivariens José Luis Ponce, Rosiris Reyes, Ender Agreda, Henry Manuel Rangel, Keler Enrique Guevara, Luis García Polanco, Rey David Sánchez, Jonathan Antonio Hernández Acosta et Johny Pacheco, ont attaqué ou incendié des permanences du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), 25 centres de diagnostic intégral (centres de santé populaire gratuits), des médias communautaires, des centres d’approvisionnement populaire (réseau Mercal), des sièges régionaux du Conseil National Électoral, ainsi que des domiciles de fonctionnaires publics.

La mère de Luis García (24 ans) assassiné le 15 avril à Maracaibo.

La mère de Luis García (24 ans) assassiné le 15 avril à Maracaibo.

Le leader de la droite vénézuéliene Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni avec l'ex-secrétaire de gouvernement de Pinochet (à droite) Jovino Novoa, à Santiago le 19 juillet 2013. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.

Le leader de la droite vénézuélienne Henrique Capriles Radonski (à gauche) réuni à Santiago le 19 juillet 2013 avec Jovino Novoa, sous-secrétaire de gouvernement de Pinochet. Capriles Radonski est impliqué dans la violence et les assassinats de militants bolivariens le 15 avril 2013 et dans le coup d’État meurtrier contre le président Chavez en avril 2002.

Cette violence imprégnée de racisme social avait bénéficié de la complaisance des médias privés, majoritaires au Venezuela, et des grands médias internationaux, qui ont invisibilisé les victimes. Lors de la campagne présidentielle, le journal français "Le Monde" avait qualifié Henrique Capriles d’"avocat élégant, social-démocrate" (sic).

Cette première phase, qui échoua face à la résistance pacifique de la population, avait suscité le commentaire de l’ex-président Lula en avril 2013 : “Quand on occupe des fonctions présidentielles il y a des choses qu’on ne peut pas dire, par diplomatie, mais aujourd’hui je peux les dire : de temps en temps les États-Unis s’ingèrent dans les élections organisées dans un autre pays. Ils devraient s’occuper de leurs affaires et nous laisser choisir notre destin.” (1)

En juin 2013 un enregistrement téléphonique a révélé les contacts suivis avec les États-Unis d’une autre dirigeante de la droite vénézuélienne, María Corina Machado (elle aussi impliquée dans le coup d’État sanglant d’avril 2002 contre Chavez). Celle-ci y insiste sur la nécessité d’organiser un nouveau coup d’État précédé de "confrontations non-dialogantes" (sic).

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/08/01/deja-25-millions-de-dollars-investis-pour-assassiner-le-president-maduro/

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:57

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Les conséquences de l'affaire Snowden et des propos de l'ambassadrice américaine à l'ONU à l'encontre du Venezuela ont poussé Caracas à mettre fin à un début de normalisation diplomatique entre les deux pays.

Les déclarations faites mercredi par Samantha Power, nommée par le président Barack Obama ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, à propos du Venezuela, ont achevé ce processus de dialogue. Celle-ci a affirmé devant le Sénat américain que si sa nomination était confirmée, elle lutterait contre "la répression" au Venezuela. Des propos que le département d'Etat américain a approuvé par la suite.  

Changement de ton américain

"Je confirme que je déclare terminées toutes les conversations entamées au Guatemala avec (le secrétaire d'Etat américain) John Kerry", a déclaré samedi le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d'une cérémonie de promotions militaires dans l'ouest du Venezuela. "Ses opinions irrespectueuses ont été avalisées et soutenues par le département d'Etat, ce qui contredit le ton et le contenu de ce qui avait été exprimé par le secrétaire d'Etat" John Kerry au Guatemala, a déploré de son côté le ministère vénézuélien.

Cette tentative de rapprochement avait débuté en juin dernier, avec une rencontre entre le nouveau secrétaire d'Etat John Kerry et le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua en marge d'un sommet de l'Organisation des Etats américains (OEA) au Guatemala. "Nous nous sommes mis d'accord pour instaurer un dialogue permanent", avait alors déclaré John Kerry, alors que les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010, mais ont des chargés d'affaires.

Pressions de Washington

Cette tentative de dialogue avait déjà été mise à mal par les conséquences de l'affaire Snowden. Le Venezuela fait partie des pays qui ont proposé l'asile politique à l'ex consultant en informatique de la NSA qui a révélé l'étendue de l'espionnage américain des télécommunications et de l'Internet. Washington avait averti qu'il aurait "de graves difficultés" dans ses relations avec tout pays qui accueillerait Edward Snowden, qui réside actuellement en zone internationale à l'aéroport de Moscou. Le président Maduro a déclaré samedi que le chef de la diplomatie vénézuélienne avait reçu de nombreux appels de M. Kerry au sujet de l'affaire Snowden. Mais "nous ne sommes pas sensibles aux pressions."

Toutes ces péripéties ont conduit Nicolas Maduro à affirmer: "Je confirme ma politique de tolérance zéro devant les agressions des gringos contre le Venezuela. Je ne supporterai pas une agression de plus, qu'elle soit verbale, politique ou diplomatique. Ca suffit." Malgré ses relations difficiles avec Washington, le Venezuela continue d'exporter 900.000 barils de pétrole par jour vers les Etats-Unis, qui sont son premier partenaire commercial.

http://www.humanite.fr/monde/le-venezuela-rompt-le-dialogue-avec-les-etats-unis-546270 

  • A lire aussi:

Edward Snowden: bienvenue à Caracas

Maduro à l'Elysée

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:46
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Nicolas Maduro en compagnie de Daniel Ortega, Managua. Nicaragua, juin 2013

Ce 5 juillet à Caracas, lors des cérémonies des 202 ans d’indépendance du Venezuela, le président Nicolas Maduro a annoncé publiquement, comme l’a fait de son côté le président Ortega pour le Nicaragua, que le Venezuela a décidé de répondre favorablement à la demande d’asile politique présentée par le citoyen états-unien Edward Snowden.

Il a précisé que d’autre pays latino-américains agiront de même pour protéger le jeune informaticien de la persécution du gouvernement Obama et a salué celui qui est devenu un héros universel des libertés citoyennes en dénonçant le système mondial d’espionnage des communications, téléphonie et internet par la CIA (notamment dirigé contre les gouvernements européens). "Les États-Unis craignent les prochaines révélations de Snowden" a ajouté Maduro.

Snowden se trouve depuis le 23 juin en zone de transit à Moscou. Alors que les Etats-Unis veulent l’emprisonner pour… “espionnage” et ont annulé son passeport, celui-ci a déposé des demandes d’asile politique auprès d’une vingtaine de pays.

Le gouvernement français a refusé jeudi, sur instruction de Washington, de donner une suite favorable à sa demande.

Le président du Venezuela a rappelé que tout en persécutant Snowden, le  gouvernement des États-Unis maintient sous sa protection le terroriste Posada Carriles et refuse son extradition au Venezuela (ex-agent de la CIA, né cubain et naturalisé vénézuélien, auteur de plusieurs attentats à la bombe qui ont fait de nombreuses victimes civiles).

Maduro a par ailleurs confirmé qu’”un ministre très important nous a confirmé que c’est la CIA qui a donné l’ordre à la France, l’Italie et le Portugal de fermer leur espace aérien au président Evo Morales” le mardi 2 juillet alors que celui-ci rentrait du sommet des producteurs de gaz à Moscou.

Le président vénézuélien a rappelé que l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) réunie en urgence le 4 juillet à Cochabamba (Bolivie) attend des “explications et des excuses publiques de ces pays violateurs du droit international” dont la décision de dernière minute avait forcé le président de la Bolivie à atterrir d’urgence à Vienne lors d’une manoeuvre non dépourvue de risques, et à rester bloqué pendant treize heures avant de pouvoir redécoller à destination de son pays. (1)

T.D., Caracas, 6 juillet 2013

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Les présidents Nicolas Maduro, Evo Morales et Rafael Correa réunis avec les mouvements sociaux peu avant le sommet de l’UNASUR le 4 juillet à Cochabamba, Bolivie.

Note :

(1) Lire http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/07/05/face-a-une-amerique-du-sud-unie-et-souveraine-la-france-et-leurope-ridicules/

 

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/07/06/le-venezuela-et-le-nicaragua-accordent-lasile-politique-a-edward-snowden

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 10:54

Les présidents de l’Union des Nations d’Amérique du Sud Rafael Correa (Equateur), José "Pepe" Mujica (Uruguay), Cristina Fernandez (Argentine), Evo Morales (Bolivie), Nicolas Maduro (Venezuela), Dési Bouterse (Surinam) et d’autres pays membres comme le Pérou ou la Colombie, demandent "des excuses et des explications à la France et aux autres pays" dont les gouvernements ont abdiqué leur souveraineté et violé le droit international sur injonction du gouvernement des États-Unis.

La réponse n’a pas tardé. Ce 4 juillet à Cochabamba (Bolivie), lors de la réunion d’urgence de l’UNASUR accompagnée d’une mobilisation des mouvements sociaux, le président équatorien Rafael Correa résume la position de ses homologues latino-américains au sujet de l’atteinte à la souveraineté de la Bolivie et à l’immunité de son président Evo Morales (1) :  “nous n’acceptons pas qu’on nous traite comme une colonie, le monde entier doit réfléchir à la gravité de ce qui s’est passé : on a empêché un président jouissant d’une absolue légalité de traverser un espace aérien. Si cela s’était produit contre les États-Unis ou un pays européen cela aurait constitué un casus belli. On a détruit la Charte des Nations Unies et l’amitié entre États. (..) Que Edward Snowden fût ou non dans l’avion n’entre pas en ligne de compte. Un président a le droit de transporter qui il veut dans son avion. Le problème est que certains se sont perdus dans l’Histoire il y a 500 ans et que le droit international qu’ils invoquent si souvent ne vaut que quand il leur convient”.

La présidente argentine Cristina Fernandez qui avait dès les premiers instants, depuis son compte Twitter, dénoncé "la violation de l’immunité absolue conférée par le droit international, garantie par la convention de 2004 et le Tribunal de la Haye", souligne qu’ "il ne s’agit ni d’une erreur ni d’un problème technique, ils veulent comme il y a cinq siècles nous soumettre, une fois de plus, à l’humiliation et à l’asservissement." 

Le président vénézuélien Nicolas Maduro explique "qu’en quelques secondes nous nous sommes retrouvés dans ce monde unipolaire que nous rejetons tous, où un seul se croît le maître du monde. L’Amérique Latine rebelle et révolutionaire se lève et parle d’une seule voix" et rappelle que le 12 juillet une réunion du Mercosur analysera également cette violation du droit international, déjà condamnée par l’ALBA, l’OEA et les autres nations latino-américaines, du Chili à Cuba et du Mexique au Nicaragua ou au Brésil.

T.D., Caracas, le 5 juillet 2013.

Nous publions le point de vue de Patrick Bèle, journaliste au Figaro. Si Le Monde ou Libération restent enlisés dans des règlements de compte idéologiques franco-français sur ce qui bouge en Amérique Latine, en revanche le Figaro, lu par des entrepreneurs en quête de marchés, se doit à une certaine empathie avec le réel, du moins dans ses pages "internationales".

 

Avion de Morales : la France et l’Europe ridicules

Morales à VIennemodif.jpgAinsi donc, François Hollande, président de la République française, a expliqué depuis Berlin, que  dès lors que « j’ai su que c’était l’avion du président bolivien, j’ai donné immédiatement l’autorisation de survol » de la France. Voilà donc l’hôte de l’Elysée transformé en aiguilleur du ciel.  Consternant.

Tout aussi consternant que la déclaration alambiquée du Quai d’Orsay qui exprime « les regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation du survol du territoire par l’avion du président».

Rappel des faits : le président bolivien, Evo Morales, rentrait de Moscou dans son avion présidentiel quand la France et l’Italie ont refusé le survol de leur territoire après que le Portugal a interdit une escale technique indispensable avant la traversée de l’Atlantique, au motif que Edward Snowden, l’informaticien à l’origine des révélations sur l’espionnage massif organisé par les Etats-Unis (programme PRISM) principalement contre l’Europe était dans l’avion. Information qui s’est révélée fausse.

evoLe président Evo Morales a dû faire escale à Vienne où l’ambassadeur espagnol, sous prétexte de boire un café avec le président bolivien, aurait tenté de monter dans l’avion présidentiel pour vérifier si Edward Snowden était à bord ou non. Mais quand bien même la présence de Snowden aurait été avérée, comment la France, qui vient de protester vigoureusement contre l’espionnage massif dont elle est victime,  peut-elle se permettre de refuser le survol d’un avion présidentiel à ce motif ?

Les circonlocutions du Quai d’Orsay invoquant « un retard dans la confirmation de l’autorisation » sont stupides : quand un avion présidentiel doit survoler le territoire national, les demandes de survol sont déposées très en amont et, en l’espèce, l’autorisation avait été obtenue le 27 juin.

Cette affaire révèle au grand jour la soumission de l’Europe en général et de la France en particulier aux diktats de Washington. Alors que, comme Reporters sans Frontières le demande, l’Europe devrait protéger Edward Snowden, trois de ses membres (Italie, France et Portugal) se sont comportés comme les simples supplétifs de Washington dans sa volonté de poursuivre devant la justice ce lanceur d’alerte.

Elle révèle aussi l’incroyable comportement néocolonial de l’Europe qui, au mépris de toutes les règles internationales, se permet d’interdire à un chef d’Etat le survol de son territoire l’obligeant à une humiliante escale de 13 heures à Vienne. Déjà il y a un an, la menace de Londres de donner l’assaut contre l’ambassade équatorienne pour récupérer Julian Assange, créateur de Wikileaks, avait été un exemple de ce mépris européen pour les pays latino-américains et le droit international.

Mais dans cette affaire, ce n’est pas le président bolivien qui a été humilié mais bien l’Europe, qui s’apprête, comme si de rien n’était, à entamer les négociations sur l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis à partir de lundi prochain (sous la surveillance des micros de la NSA ?).

boliviaLes pays sud-américains n’ont pas manqué de réagir. Un Sommet de l’Unasur s’est tenu à Cochabamba ce jeudi 4 juillet. La présidente argentine Cristina Kirchner a estimé qu’un avion « disposant d’une immunité absolue a été illégalement détenu dans la Vieille Europe, ce qui constitue un vestige du colonialisme que nous pensions totalement dépassé. Cela n’a pas été seulement une humiliation pour la Bolivie, mais pour toute l’Amérique du Sud ».

De son coté, le gouvernement chilien « regrette et refuse le traitement auquel a été soumis le président de la Bolivie… et lance un appel à éclaircir ce qui s’est passé ». Rappelons que le Chili est présidé par Sebastian Pinera, qui n’est pas exactement un dangereux gauchiste anti-états-unien.

(Photos David Mercado/Reuter à La Paz et Patrick Domingo/ AFP à VIenne.)

Notes :

(1) Lire également l’article de Maurice Lemoine, ex-rédacteur en chef du Monde Diplomatique et spécialiste de l’Amérique Latine, "France – Espagne – Italie – Portugal, les petits chiens de l’Oncle Sam", http://www.legrandsoir.info/les-petits-chiens-de-l-oncle-sam.html

(2) Texte intégral (espagnol) de la déclararation du somment de l’UNASUR, Cochabamba, 4 juillet 2013 : DECLARACIÓN DE COCHABAMBA

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/07/05/face-a-une-amerique-du-sud-unie-et-souveraine-la-france-et-leurope-ridicules/

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Le Venezuela
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:04

Escudo_Oficial_2011.jpgRépublique Bolivarienne du Venezuela

Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations extérieures

  

« ... Je proteste devant vous pour dire que je ne permettrai pas que soit outragés ni méprisés le gouvernement et les droits du Venezuela. En les défendant contre l'Espagne une grande partie de notre peuple a disparu et le reste souhaite ardemment connaître le même sort. C'est la même chose pour le Venezuela que de combattre contre l'Espagne ou contre le monde entier, si le monde entier l'offense ».

 

Lettre de protestation du Libertador Simón Bolívar adressée à Monsieur Irving, représentant du gouvernement nord-américain

(Angostura, le 7 octobre 1818)

  

Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela rejette avec toute la force de notre dignité bolivarienne les déclarations émises par le président des États-Unis, Barack Obama, à Mexico, le 3 mai 2013.

 

Une nouvelle fois le président Obama attaque le légitime gouvernement vénézuélien, élu le 14 avril dernier lors d'un processus électoral transparent, dont les résultats ont été avalisés par les accompagnateurs électoraux de tout le continent et d'autres pays du monde, incluant la mission électorale de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR), puis reconnus par la totalité des gouvernements latino-américains et caribéens, ainsi que par des gouvernements d'autres continents.

 

Par des affirmations comme « le peuple vénézuélien mérite de déterminer son propre destin, libéré des pratiques qui ont déjà été éliminées dans une grande partie de l'Amérique latine » le président Obama semblerait ignorer que pendant ces quatorze années de gouvernement bolivarien nous les Vénézuéliens nous nous sommes donné un système électoral basé sur la reconnaissance constitutionnelle de l'importance de cet acte, en créant un nouveau pouvoir, le pouvoir électoral, placé sous la tutelle du Conseil national électoral.

 

Monsieur le Président Obama, informez-vous, le Conseil national électoral a réussi à dépasser « ces pratiques » néfastes qui attentaient contre la volonté populaire – et que vous avez avalisées pour avoir des gouvernements acceptant docilement vos ordres – en créant un système de vote automatisé, par lequel un électeur émet un vote au moyen d'une machine électorale qui effectue les totaux en fin de processus et qui envoie les résultats à la salle de totalisation, permettant de vérifier, ce qui se réalise effectivement au moyen de divers contrôles, avant, pendant et après le processus électoral, l'exactitude des données contenus dans les documents respectifs.

 

Ainsi vous affirmez, Monsieur le Président Obama, qu'« il y a des rapports qui prouvent que le Venezuela n'observe pas les principes élémentaires des droits humains, de la démocratie, de la liberté de presse et la liberté de réunion ». Bien que de telles affirmations infondées ne nous surprennent plus, nous nous voyons dans l'obligation de vous répondre, ce que l'« hémisphère » sait déjà, qu'au Venezuela il existe un respect total et absolu des droits humains de tous et de toutes, depuis le moment où le Commandant Hugo Chavez a assumé la responsabilité de l'État vénézuélien et a impulsé la constitution qui dispose du catalogue de droits humains le plus avancé de la région.

 

Depuis lors ont été créées des institutions pour le respect des droits humains et davantage de moyens pour y accéder ; des politiques publiques novatrices ont été lancées, lesquelles permettent aujourd'hui à tous ceux qui habitent dans notre digne pays d'avoir davantage de garanties, de meilleures garanties, pour accéder aux droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, et aux droits collectifs des peuples. Monsieur le Président Obama le peuple du Venezuela exerce amplement des libertés et des droits dont la société états-unienne est encore très loin de disposer.

 

Finalement, le peuple vénézuélien ressent une forte indignation, notamment parmi les familles des victimes fatales du 15 avril 2013, lorsque vous affirmez fallacieusement que l'« hémisphère dans son ensemble voit la violence, les protestations et les attaques contre l'opposition ». Effectivement, et malgré l'autocensure médiatique des grandes corporations de la communication, l'hémisphère a pu être témoin du refus de reconnaître les résultats électoraux de la part du principal candidat de l'opposition, perdant, et son appel à la haine et à la violence dans les rues, occasionnant l'assassinat politique de neuf compatriotes, dirigeants bolivariens, chavistes, engagés en faveur de la Révolution aujourd'hui conduite par le président Nicolas Maduro dans la doctrine léguée par le Commandant Éternel de la Révolution bolivarienne Hugo Chávez. Assiéger et harceler les centres de santé où se trouvaient des médecins cubains, expression de la xénophobie, incendier volontairement des constructions et des biens publics, incendier des locaux d'organisations politiques démocratiques, et tant d'autres actes de vandalisme, voilà les violences des secteurs de l'opposition. Pour vous et votre gouvernement ces faits n'ont pas mérité la moindre mention de préoccupation. Ainsi est la morale impérialiste : jugement déséquilibré.

 

Par ailleurs ce que l'hémisphère et l'humanité entière observent avec horreur c'est ce qui se passe dans la prison illégale de Guantánamo, où depuis plus d'une décennie la torture est pratiquée, ainsi que d'autres traitements cruels et dégradants de la condition humaine. Votre façon de ne pas tenir parole cause la stupeur parmi les gens nobles du monde ; vous vous étiez en effet engagé en 2008 et en 2012 à fermer ce qui constitue une honte pour le peuple états-unien, qui est un grand peuple.

 

Monsieur le Président Obama, le gouvernement du président Nicolas Maduro, héritier des idéaux du Commandant Chávez et du Plan de la Patrie pour la période 2013-2019, a pour objectif historique de parvenir à la paix sur la planète, unique façon de sauver l'espèce humaine. Nous sommes un pays de paix, nous travaillons résolument avec tous nos frères latino-américains et caribéens pour parvenir à la véritable union de nos peuples, pour être libres, souverains, et pour que nous nous consolidions comme zone de paix.

 

Votre fallacieuse déclaration, déplacée et interventionniste, n'aide pas à améliorer les relations entre les États-Unis et le Venezuela, au contraire, elle les porte vers une détérioration encore plus grave, qui ne fait que confirmer la politique d'agression que vous et votre gouvernement maintenez contre notre nation. Monsieur le Président Obama, vos déclarations encouragent le surgissement d'un Pinochet au Venezuela. Vous devrez assumer votre responsabilité devant l'histoire ; nous, nous saurons assumer la nôtre qui est de défendre la paix et l'indépendance de la Patrie de Bolivar.

 

Nous alertons tous les gouvernements indépendants du monde, les peuples et leurs organisations politiques et sociales face au plan du gouvernement états-unien qui est de provoquer ce qu'ils appellent la « guerre des chiens » au Venezuela, pour justifier l'intervention impérialiste. Sachez, amis du monde, que nous les fils du Libertador Simón Bolívar et du Commandant Chávez nous sommes prêts à défendre notre droit à être libres de toute domination impériale.

 

Nous appelons toutes les amies et tous les amis de la cause vénézuélienne à déployer la plus active solidarité avec notre peuple. Aujourd'hui, comme l'a dit Bolívar en 1818, nous disons : « Par bonheur on a fréquemment vu une poignée d'hommes libres vaincre de puissants empires ».

 

Compatriotes prenons la fronde de David pour faire face à cette nouvelle agression de Goliath.

 

  Caracas, berceau du Libertador Simón Bolívar   le samedi 4 mai 2013

 

traduction (non officielle) : Numancia Martínez Poggi

 

 
 
 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:42

assassines-20par-20le-20fachisme-1-.jpgCaracas, le 17/04/13

Il avait pourtant clairement annoncé la couleur. Le 9 avril, cinq jours avant l´élection présidentielle, Henrique Capriles déclarait : « je ne suis pas le même que le 7 octobre, je défendrai les votes »[1]  . Dès le lendemain, le président de l´Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, présentait sur la chaine publique des preuves confirmant les intentions de la droite de contester les résultats électoraux afin de tenter un coup d´Etat coloré au Venezuela [2]  . Au soir des élections, malgré une différence de 272.865 votes [3]   en faveur du candidat socialiste Nicolas Maduro, le candidat de la droite refuse d´admettre sa défaite. Pourtant, tous les observateurs internationaux insisteront sur la transparence des élections vénézuéliennes. Vicente Diaz, un des recteurs du Centre National Electoral (CNE), ouvertement lié aux partis d´opposition affirmera n´avoir « aucun doute sur le résultat de l´élection »[4]   donnant comme vainqueur l´héritier d´Hugo Chávez.

 

Voilà bien la seule promesse que le candidat de la droite aura tenu. Oubliée la rhétorique d´union, de paix et de sécurité qu´il vociférait encore une semaine auparavant. Il appelle ses partisans à se mobiliser afin d´obtenir un audit total des résultats. Curieuse manière démocratique de l´obtenir que d´envoyer les ultras de la droite prendre les rues du pays. La loi électorale vénézuélienne est pourtant très claire. Elle oblige les candidats à remettre au CNE des preuves de fraude, et dans le cas où celui-ci les rejette, un appel est possible par le Tribunal Suprême de Justice. Aucune démarche administrative n´a été engagée. Il est vrai que ces accusations ne résistent pas au fait que les membres de l´opposition désignés pour superviser les bureaux de vote ont tous donné leur aval aux résultats dans leur centre électoral respectif[5]  . Qu´importe, le but recherché n´est pas de renforcer la démocratie électorale mais bien de lancer un coup d´Etat soft dans le meilleur style des précédents en Serbie, Géorgie, Ukraine, Iran, etc. Les jeunes néofascistes qui, aujourd´hui, mettent le pays à feu et à sang ont pour la plupart été formés en Serbie par le groupe Otpor, et se revendiquent des techniques de l´Albert Einstein Institution, matrice idéologique des Révolutions colorées [6]  .

 

Dès l´annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brulés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balles pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti Socialiste Uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains.

 

Dans l´Etat du Lara, où le gouverneur Henri Falcon est aussi le chef de campagne de Capriles, la police régionale à ses ordres ne fait rien pour empêcher la déferlante de haine. Dans la nuit, une grand-mère m´appelle de Barquisimeto, la capitale régionale : « je suis barricadée dans la buanderie avec ma sœur, des personnes sont en train d´essayer de défoncer la porte ». Par la petite lucarne qui la relie au monde extérieur, elle verra ses propres voisins, torches en main, aller brûler la clinique publique du quartier située en face de la maison. D´autres camarades nous témoigneront de scènes semblables qu´ils ont vécu, eux et leurs familles. Ils ne feront pas la une des journaux, et pourtant ils sont très nombreux à avoir été agressés de la sorte par les hordes fascistes.  

 

Le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, appellera ses partisans outragés au calme, à ne pas faire le jeu de la violence et à laisser la police et la garde nationale rétablir l´ordre. A Capriles, il lui lance: «si tu ne me reconnais pas comme président, je ne te reconnais pas comme gouverneur de Miranda ». Ultimatum logique puisque les règles de l´élection de Capriles, en décembre dernier, furent exactement les mêmes que celles qui ont permis á Maduro d´être élu président.

 

Le bras de fer est engagé, et ne semble pas tourné en faveur de l´ancien candidat de la droite. La plupart des dirigeants mondiaux ont reconnu Maduro comme le nouveau président du Venezuela : les pays latino-américains dont les gouvernements de droite de Colombie, du Chili et du Mexique ; les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), plusieurs pays d´Afrique, ainsi que certains pays européens comme l´Espagne. Les Etats-Unis refusent toujours de reconnaitre la légitimité du processus démocratique vénézuélien.

 

L´armée vénézuélienne a reconnu Nicolas Maduro comme son nouveau « chef des armées », tâche qui incombe au président de la République, et a réitéré son engagement à préserver la paix et la sécurité. Par la voix de Wilmer Barrientos, chef du Commandement Stratégique Opérationnel, elle a invité les vénézuéliens à respecter les lois et les règles de la démocratie [7]  .

 

Même si la droite compte maintenir sa stratégie de tension en envoyant les mêmes groupes vêtus du rouge chaviste pour faire porter la responsabilité des violences au gouvernement, le spectre d´un coup d´Etat soft parait être écarté. Nicolas Maduro sortira renforcé de cette épreuve de force. En revanche, les messages de paix et d´union de Capriles ont volé en éclat. Des personnes ont été assassinées, blessées ou maltraitées pour avoir commis l´outrage de ne pas se reconnaitre dans le discours du responsable des violences actuelles au Venezuela. Les masques tombent et le fascisme a désormais un visage.

 

[1]Capriles: Yo no soy el mismo del 7 de octubre, voy a defender los votos de toda Venezuela, Dailymotion, 09/04/13. http://www.dailymotion.com/video/xyvf8j_capriles-yo-no-soy-el-mismo-del-7-de-octubre-voy-a-defender-los-votos-de-toda-venezuela_news#.UW6a4EpArVU (source consultée le 17/04/13).

2 Capriles Radonski prepara otro golpe, no va a reconocer los resultados de la victoria del Pueblo y Nicolás Maduro. Así lo denuncia Diosdado Cabello, Presidente de la Asamblea Nacional, Youtube, 10/04/13. http://www.youtube.com/watch?v=-6Lrameqo-I, (source consultée le 17/04/13).

3 Voir les résultats officiels sur le site web du CNE, http://www.cne.gob.ve/resultado_presidencial_2013/r/1/reg_000000.html (source consultée le 17/04/13).4

 

 4“Rector Vicente Díaz: No tengo dudas del resultado arrojado por el sistema electoral”, Agencia Venezolana de Noticias, 15/04/13. http://www.avn.info.ve/contenido/rector-vicente-d%C3%ADaz-no-tengo-dudas-del-resultado-arrojado-sistema-electoral , (source consultée le 17/04/13). Le 12 février 2009, le recteur Diaz faisait un déjeuner politique avec le secrétaire général d´Acción Democratica. Voir : Pillao Ramos Allup con Vicente Diaz, Youtube, 12/09/09. http://www.youtube.com/watch?v=92ZVbTR0dHo (source consultée le 17/04/13).

 

5 “Publicarán este miércoles actas de votación con las firmas de la oposición”, Sistema Bolivariano de comunicación e información, 16/04/13.http://www.sibci.gob.ve/2013/04/publicaran-este-miercoles-actas-de-votacion-con-las-firmas-de-la-oposicion/ (source consultée le 17/04/13

6  Voir sur le blog de l´organisation d´extrême droite Juventud Unidad de Venezuela : http://javunida.blogspot.com/2009/11/enlace-libro-de-la-dictadura-la.html et Eva Golinger, « Huelguistas en Venezuela “Made in USA” », Correo del Orinoco, 20/02/13, http://www.correodelorinoco.gob.ve/nacionales/huelguistas-venezuela-made-in-usa/

7  “Wilmer Barrientos: FANB continuará en las calles garantizando la paz del pueblo”, Agencia Venezolana de Noticias, 16/04/13. http://www.avn.info.ve/contenido/barrientos-deplora-violencia-derecha-e-insta-aceptar-juego-democr%C3%A1tico (source consultée le 17/04/13).

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:59

Le Président Nicolás Maduro a signalé hier que c'est en s'appuyant sur la loi que l’État Vénézuélien affrontera les menées de coup d'état entreprises par les secteurs anti-chavistes.

16 Avril 2013 - "Celui qui voudrait venir par la violence trouvera l’Etat", a dit Maduro depuis le Cuartel de la Montaña [endroit où repose Chavez] à Caracas, d’où il a informé que le Commando Anti-Coups d’Etat était activé pour faire front à ces faits de violence.

Il a rappelé que le Gouvernement National a mis en garde le pays il y a plusieurs semaines contre les plans déstabilisateurs et les foyers de violence dont souffrent maintenant plusieurs régions du Vénézuéla.

"Ils sont en dehors de la Constitution et en dehors de la loi. Il sont aujourd’hui pires que jamais. Ils sont entrés dans une phase de folie furieuse. Nous avons réuni le Commando Anti-Coups d’Etat et sommes en train de recouper les informations, de définir une action correcte du Plan Républicain, des organismes de sécurité, en relation avec la Loi.

Ce Commando a été activé à la suite d’une série d’attaques constatées ce lundi, telles que les attaques des Centres de Diagnóstic Integral (CDI) en Miranda, Zulia et Carabobo, l’incendie des bâtiments du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), le siège de la résidence de la Présidente du Conseil National Electoral (CNE), Tibisay Lucena.

"Ce que nous avons vu n’est rien à côté de ce qui se serait passé si la droite l’avait emporté. C’est ce que vous cherchez, vous autres ? Qui de vous va avoir le courage de lancer la première pierre ? Où sont-ils, les politiciens de l’opposition qui croient à la démocratie ? Est-ce qu’il reste à quelqu’un un peu de bon sens ?" s’est demandé Maduro.

Il a ajouté qu’il y avait des images des violences de ce lundi. "Il y a des images de toute nature. Il faut dire la vérité car notre peuple est sage", a dit le Président de la République.

Par rapport à cela, le chef de l’État a appelé "tout le monde à travailler. Face aux tentatives de sabotage, le travail et la justice. Ils sont la destruction, la mort, l’anti-patrie, tandis que nous, nous sommes l’amour, la patrie, et l’avenir de ce pays".

Il a aussi insisté pour que le peule soit tranquille et serein, "confiant en ce que nous faisons. Personne ne doit sombrer dans le désespoir".

Il a informé que le gouvernement lance un appel au peupe Vénézuélien, à sa mobilisation pacifique et appelle également au déploiement des grands partis et du Grand Pole Patriótique.

"Le chemin de la Patrie continue. Nous sommes là pour le protéger. Personne ne pourra rien faire à ce peuple", a soutenu Maduro. Il a ajouté que le 19 Avril serait le jour où il prêterait serment et il a demandé au peuple de l’accompagner.

Source:http://radiomundial.com.ve/article/maduro-quien-venga-por-la...  17/04/2013

URL de cet article 20206
http://www.legrandsoir.info/venezuela-nicolas-maduro-celui-qui-voudrait-venir-par-la-violence-trouvera-l-039-etat.html

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:46

 

arton1925-59bfa-copie-1.jpgLA RIPOSTE 16 avril 2013

Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles du Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Le lundi 15 avril, Capriles a fait une déclaration, retransmise en direct par toutes les chaînes de télévision privées vénézuéliennes et par CNN Espagnol, dans laquelle il a appelé à des marches de protestation vers les bureaux régionaux du Conseil National Electoral (CNE) – et à une marche vers le CNE de Caracas le mercredi 17 avril.

Au même moment, le gouvernement des Etats-Unis et le président de l’Organisation des Etats Américains, Monsieur Insulza, ont déclaré être favorables à un recomptage intégral des bulletins. Le gouvernement espagnol a fait de même, ajoutant qu’il ne reconnaissait pas les résultats des élections de dimanche.

Des dirigeants de l’opposition ont fait courir des rumeurs mensongères selon lesquelles les urnes et les bulletins de vote seraient déjà détruits par le feu, dans le but d’empêcher un recomptage des voix. A l’appui de ces mensonges, ils n’ont pas hésité à utiliser de vieilles photos provenant du site web du CNE et relatives à la destruction du matériel d’élections antérieures (voir le site Aporrea). Le journaliste de l’opposition Nelson Bocaranda a par ailleurs affirmé que des médecins cubains participaient à ces « destructions », à la suite de quoi des dizaines de Centres de Diagnostic Intégral ont été saccagés par des partisans de l’opposition.

Deux militants bolivariens ont été tués alors qu’ils tentaient de défendre les Centres de Baruta, à l’est de Caracas. On dénombre actuellement la mort de six militants bolivariens, le saccage de dizaines de dispensaires, de locaux du PSUV, d’écoles maternelles, de marchés populaires et du local du programme de logements sociaux Petrocasa à Carabobo. Certains fonctionnaires de l’Etat ont été victimes d’attaques à leurs domiciles. Télésur, à Caracas, a également fait l’objet d’attaques, tout comme la Radio du Sud et VTV. Des bandes armées de l’opposition erraient dans les rues des principales villes du pays, hier, intimidant la population, bloquant les routes et construisant des barricades avant de les incendier.

Tel est le vrai visage de l’opposition « démocratique » au Venezuela. Elle s’attaque en priorité aux programmes sociaux du gouvernement bolivarien, en faveur des plus défavorisés. Ces actions s’apparentent aux prémisses d’un coup d’Etat, comme l’a affirmé le président élu Maduro.

La présidente du Conseil National Electoral, Lucena Tibisay, condamne ce qu’elle appelle une ingérence impérialiste de l’OEA, des Etats-Unis et de l’Espagne. Elle a également souligné que si l’opposition souhaite contester les résultats du scrutin, il existe des instances légales pour ce faire, plutôt que de recourir à la violence.

Selon des observateurs internationaux qu’on ne peut suspecter de bolivarisme, tels qu’UNASUR et l’OEA, ces élections se sont déroulées en toute transparence. Même des gouvernements de droite comme le Mexique, la Colombie et le Chili, dont on connaît le peu de sympathie envers la révolution bolivarienne, ont reconnu les résultats et félicité le nouveau Président. Il est donc indéniable que l’opposition a perdu les élections.

Nous appelons toutes les forces progressistes et démocratiques du monde entier à ne pas baisser la garde, à exprimer leur solidarité avec la révolution bolivarienne, à dénoncer les manœuvres antidémocratiques de l’opposition et de l’impérialisme, à démasquer les mensonges et les manipulations des médias et à exiger le respect de la volonté démocratique du peuple vénézuélien.

A Paris, l’ambassade du Venezuela appelle à se rassembler à 18 heures, vendredi 19 avril, devant la statue de Simon Bolivar (entre le cours de la Reine et le Pont Alexandre III dans le 8e arrondissement, métro Invalides ou Champs Elysées Clémenceau).

Pas touche au Venezuela !

http://www.lariposte.com/Risque-de-coup-d-Etat-au-Venezuela....

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:55

 avril 2013

Scrutin honnête et transparent, le peuple a parlé
Jean ORTIZ

La droite vénézuélienne, battue depuis 1998 par le chavisme, a affûté sa stratégie électorale et infléchi hypocritement son discours vers "plus de social".

Ultralibérale, elle s’est réclamée par exemple des "missions sociales" de Chavez. Le mensonge a payé..., mais il est une nouvelle fois battu, avec une marge plus limitée que celle que nous attendions.

Manifestement le "quotient personnel" de Chavez allait au-delà du "vote socialiste".

La campagne politique, très affective de Maduro, très émotionnelle après la mort
du "comandante" Chavez, n’a pas entraîné l’adhésion de l’ensemble du vote chaviste.

Les problèmes tels que la corruption, l’insécurité, sous-estimés depuis longtemps, endémiques, ont pesé lourd et donné une victoire plus courte que prévue, mais victoire quand même. Une défaite, après le vide laissé par le charisme et la personnalité exceptionnelle de Chavez, aurait constitué un coup porté à tout le mouvement d’émancipation continental.

Si la droite prenait la responsabilité de ne pas reconnaître le résultat, elle porterait une lourde responsabilité dans les conséquences prévisibles pour la démocratie vénézuélienne. Battue une nouvelle fois, soutenue par une coalition internationale puissante, agressive, haineuse, si elle optait pour la stratégie de la déstabilisation, elle choisirait la voie irresponsable du chaos et de l’aventure sanglante.

Nicolas Maduro, dont lélection est confirmée par le CNE, a appelé à un "gouvernement de l’honnêteté" et à "réimpulser" le processus de transformation sociale en cours.

L’heure est à l’humilité, en retenant l’essentiel : sans Chavez, la révolution, dans des conditions adverses, par la voie électorale, pluraliste, pacifique, a une nouvelle fois gagné.

Jean ORTIZ

Maître de Conférences, latino-américaniste
Université de Pau

URL de cet article 20175
http://www.legrandsoir.info/venezuela-nicolas-maduro-pour-continuer.html

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