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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 14:49

Dans une interview accordée à Telesur, le professeur et chercheur Matías Bosch Carcuro analyse la situation actuelle au Venezuela marquée par les récentes mobilisations de rue de la droite qui, ces derniers jours, a soutenu le vandalisme et des foyers de violence dans divers points du pays.

  • Que ferait un régime dictatorial face à des protestations qui deviennent violentes ?

La nouvelle matrice d'opinion construire par les dirigeants de la MUD soutenus par les grandes transnationales de la communication est qu'au Venezuela, il y a une « dictature ». Ils ont, en outre, l'aval du Secrétaire Général de l'OEA, Luis Almagro qui a tenté d'établir officiellement qu'au Venezuela, il y avait une rupture de l'ordre constitutionnel. La première chose est de prendre avec des pincettes le concept de « dictature. » A une certaine époque, même Simón Bolívar a été un dictateur et personne aujourd'hui ne justifierait son renversement à cause de cela.

Les dictatures en Amérique Latine et leur importance connue datent du XX° siècle, surtout de la seconde moitié de ce siècle, une époque à laquelle il n'y a pas eu dans beaucoup de pays la moindre tolérance à la dissidence et à la divergence, où un gouvernant ou un groupe de gouvernants s'est érigé en pouvoir absolu et les droits individuels ont été violés sur une grande échelle. Quand c'est arrivé, jamais un groupe d'opposition n'aurait pu participer à des élections, les gagner, être reconnu, occuper des postes publics, avoir des partis, des journaux, des chaînes de télévision, etc...

Quand Lilian Tintori veut se faire passer pour la femme de Martin Luther King, elle oublie que King n'a jamais fait comme Leopoldo López, appeler à renverser un Gouvernement et qu'un groupe de tueurs à gages l'a assassiné alors que López a eu un procès transparent et conforme à la loi. Ce qui se passe au Venezuela n'est pas et ne ressemble pas à ce que fait la police au Chili ou à New York et personne n'accuse Bachelet, Obama ou Trump d'être des dictateurs.

Au Mexique, en Colombie et au Honduras, toutes les semaines on assassine des dirigeants et des activistes et personne n'accuse leurs gouvernements de ce dont on accuse le Gouvernement du Venezuela. Il y a une supercherie totale à appeler « dictature » ce qu'il y a au Venezuela, et un double standard terrible. Il me semble, à moi, que c'est un manque de respect envers les milliers de milliers de victimes et de familles de victimes qui ont souffert des dictatures en Amérique Latine, des tortures, des exécutions et des exils, une chose dont Capriles, Borges, Ramos Allup ni Tintori n'ont rêvé de connaître. Tintori a sorti des photos avec des présidents alors qu'au Chili, les veuves de ceux qui ont été exécutés pour leurs idées politiques cherchent encore leurs ossements dans les sables du désert.

  • Pourquoi les dirigeants de l'opposition n'ont pas confiance dans les appels au dialogue du Gouvernement vénézuélien même quand il y a des médiateurs du Vatican, des ex présidents d'autres pays et des organismes comme l'UNASUR ?

Ils ne peuvent pas faire confiance parce que cela signifierait essentiellement qu'ils se conforment aux règles du jeu démocratique. Le premier à refuser de les reconnaître a été Henrique Capriles en 2013 quand il a qualifié le gouvernement élu « d'illégitime », a appelé les militaires à se soulever et la population à « décharger sa rage », ce qui a provoque les guarimbas de 2013 suivies ensuite par celles de 2014.

Comme ils ne croient pas dans les règles qui font qu'on gagne ou qu'on perd, qu'ils n'acceptent pas les règles et les institutions, ils peuvent encore moins discuter, ce qui serait, une fois acceptées les règles et les règles du jeu, de pouvoir se comprendre et avoir des canaux fluides de coopération et de collaboration entre les pouvoirs tout d'abord, et ensuite entre les administrations politiques.

Ils ne vont pas discuter parce qu'ils n'acceptent pas Chávez, ils n'acceptent pas la Révolution et ils acceptent encore moins Maduro. Ils acceptent seulement que le chavisme soit rayé de l'histoire du Venezuela comme un cauchemar à cause des privilèges dont ils ont toujours joui et dont ils croient qu'ils se méritent de droit divin.

En ce sens, il est incroyable qu'ils réussissent à convaincre une partie de la population d'une vocation démocratique et politique qu'ils n'ont pas, des gens qui ont provoqué les crimes de la IV° République et les méthodes de coup d'Etat de 2002. S'ils ont réussi à convaincre une partie des Vénézuéliens, c'est uniquement à cause de la crise économique et commerciale de ces 2 dernières années. Ils l'ont capitalisée et instrumentalisée alors que nous savons tous que s'ils avaient gouverné, cette crise aurait été encore pire.

  • Est-il possible que, si l'opposition reste dans la rue, le Gouvernement démissionne ?

Nicolás Maduro et le Gouvernement ne vont pas démissionner. C'est impossible. Ce serait violer la Constitution, la légalité et ce serait accorder à la droite de la MUD un droit qu'elle n'a pas. S'ils veulent arriver à la Présidence de la République, qu'ils s'y présentent légalement en 2019. Il faut le dire : la droite vénézuélienne et latino-américaine est putschiste, ce n'est pas vrai qu'ils croient dans la Constitution et la respectent, tout cela n'est qu'un pur montage. Ils sont ce qu'ils étaient en 2002: leur projet est de balayer le Gouvernement, les pouvoirs publics, la Constitution, les politiques mises en place de 2000 jusqu'à aujourd'hui et de restaurer un Gouvernement des élites qui garantisse que les richesses ne seront que pour quelques-uns. Et ça, on ne peut pas le leur accorder, d'aucune manière. Si tout pouvait être résolu par une démission, les choses seraient très simples.

Mais la bagarre de ce qui est aujourd'hui la MUD avec le Gouvernement n'est pas due au manque de produits de base ni de médicaments, c'est pour un modèle de pays. Là, nous avons vu Capriles avec Macri, nous avons vu Lilian Tintori faire campagne pour Guillermo Lasso en Equateur. C'est en cela qu'ils croient, c'est ce qu'ils veulent. Ce n'est pas qu'il y ait des élections pour résoudre une certaine crise, c'est un vulgaire écran de fumée. S'ils veulent imposer leur projet, qu'ils attendent les élections présidentielles de 2018, qu'ils convainquent la majorité des Vénézuéliens et concourent de façon transparente par le vote, qu'ils n'attendent pas que le peuple et son Gouvernement leur remette le pouvoir « parce qu'ils le méritent de droit divin. »

  • Pourquoi à l'étranger, les guarimbas ne sont-elles pas condamnées ? Pourquoi ce qui est considéré comme du vandalisme à l'étranger est-il montré par les médias comme des actes d'héroïsme au Venezuela ?

Comme je le disais, il y a un double standard terrible. Au Chili et en Argentine, il y a des prisonniers politiques dont on ne parle pas. Aux Etats-Unis, on tue des citoyens noirs. En Espagne et en Europe, on frappe sans pitié les manifestants pour des choses bien moins importantes que ce que font les individus cagoulés au Venezuela. Mais cela est dû à ce que les transnationales de la communication, les entreprises de persuasion de masse, défendent les intérêts des entreprises. Leur intérêt est de démontrer par des photos et des récits que le projet du Venezuela a échoué, un échec total et que c'est un mauvais exemple pour les autres pays et de créer les conditions qui justifient un éventuel coup d'Etat.

Face à cela, il faut dénoncer la situation calamiteuse des Droits de l'Homme sur tout le continent, montrer ce que font la police et les paramilitaires au Mexique, au Brésil, en Colombie, au Honduras, au Guatemala, en République Dominicaine, montrer ce qu'on fait aux mapuches au Chili et montrer qu'au Venezuela, on ne réprime pas la libre expression mais que la violence est déchaînée par des groupes organisés depuis 2002 pour amener la situation de toute protestation à la limite de al crise sociale.

C'est un plan très bien étudié, très bien mis en place et curieusement, on manipule ce qu'ont fait traditionnellement les dictatures de droite pour l'attribuer maintenant à la démocratie révolutionnaire au Venezuela. C'est pourquoi il est très important que les vérités qu'on comprend immédiatement soient diffusées sur les réseaux sociaux , c'est la façon que nous avons de les aider de l'étranger.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.telesurtv.net/news/La-falacia-de-llamar-dictadura-a-lo-que-hay-en-Venezuela-20170423-0044.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/04/venezuela-la-supercherie-d-appeler-dictature-ce-qu-il-y-a-au-venezuela.html

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:10

une déclaration de Solidarité Bolivarienne à l’occasion du 4° anniversaire de la

mort du Commandant Hugo Chavez, 

 

Venezuela: Un pays a les dirigeants qu'il mérite

4 février, à Salon-de-Provence, nous avons évoqué, avec son Excellence Michel Mujica, l'héritage d'Hugo Chavez. Aujourd'hui, jour anniversaire de sa mort, nous sentons plus que jamais sa présence parmi nous et que son héritage marquera à jamais l'avenir de l'humanité. Grâce à lui, nous savons qu'un monde meilleur est possible, un monde de dignité, de souveraineté des peuples, un monde dans lequel les peuples ont le droit de choisir leur destin. Ce choix doit être respecté. Aucune puissance étrangère n'a le droit d'intervenir dans les affaires d'un pays souverain et plus que jamais, nous condamnons l'ingérence inacceptable des Etats-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela et les mensonges qu'ils profèrent pour salir l'image de la Révolution Bolivarienne et la mémoire du Président Hugo Chavez.

Mais comment les Etats-Unis pourraient-ils comprendre qu'Hugo Chavez était le peuple, qu'Hugo Chavez est encore le peuple, que ce peuple qui l'a tant pleuré il ya 4 ans ne l'oubliera jamais et continuera de faire vivre sa mémoire et son héritage politique ? Quelle est la relation de Donald Trump avec « son peuple » ? Des milliers de personnes contestent son élection, d'autres le déclarent carrément fou, la liste des manifestations de rejet serait longue... Et même quand le président des Etats-Unis est « bien élu », le taux d'abstention est énorme. Comment ce pays pourrait-il comprendre la République Bolivarienne du Venezuela ? Comment ce pays pourrait-il comprendre la Révolution Bolivarienne ? Un pays a les dirigeants qu'il mérite. Que les Etats-Unis aient élu un milliardaire n'a rIen de surprenant. Chavez était un fils du peuple et c'est la raison de la haine des Etats-Unis, un pays dirigé par les transnationales et les milliardaires, envers lui.

Et nous n'oublions pas qu'en 1960, le Che disait déjà :« Nous pouvons dire, sans caricaturer, qu’aujourd’hui, les grandes entreprises, les médias et les éditorialistes américains jugent pour nous l’importance et l’honnêteté d’un quelconque leader. Il suffit de prendre le contre-pied de leur appréciation. Lorsqu’un dirigeant est le plus attaqué, le plus décrié, il est sans doute le meilleur ! »

Vive Hugo Chavez !

Chavez vive, la lucha sigue !

Vive la Révolution Bolivarienne !

Françoise Lopez

présidente de Solidarité Bolivarienne

Salon-de-Provence, 5 mars 2017

http://bolivarinfos.over-blog.com/2017/03/venezuela-un-pays-a-les-dirigeants-qu-il-merite-6.html

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 14:20
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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 17:38

 

COMMUNIQUE A PROPOS DU VENEZUELA ET DU MERCOSUR

 

 

L’Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en France observe avec préoccupation la publication de divers articles (tant en France que dans les média internationaux) concernant le statut du Venezuela dans le MERCOSUR.  Ces reportages, dont le but est de discréditer notre pays sur la scène internationale, présentent une information biaisée et mensongère.

 

En ce sens, l’Ambassade tient à préciser ce qui suit:

1.    La République bolivarienne du Venezuela a été accusée par des personnalités politiques des Etats fondateurs de MERCOSUR de ne pas avoir intégré les accords du bloc régional, ce qui est complètement faux.

 

2.    Nous rejetons ces déclarations arbitraires de personnalités politiques qui ne sont pas habilités pour exclure des Etats partie, comme le Venezuela, ni pour s’approprier de l’institutionnalité du MERCOSUR, comme l’a affirmé la Ministre des Relations Extérieures du Venezuela, Madame Delcy Rodríguez.

 

3.    Il faut souligner que depuis son adhésion en 2012, le taux d’adéquation réglementaire du Venezuela a atteint 90% dans un délai de seulement quatre ans, taux supérieur à celui des quatre autres pays membres pendant une période de vingt-cinq ans.

 

4.    Ces déclarations sont des attaques qui s’inscrivent dans l’abjecte campagne internationale qui prétend agresser et assiéger le Venezuela sur tous les fronts (politique, économique, social, etc.).

 

5.    Dans le domaine juridique, il n’existe au MERCOSUR aucune règle lui permettant d’appliquer une sanction contre le Venezuela pour des retards dans l’adéquation réglementaire ou commerciale. En outre, il convient de rappeler que le Protocole d’Adhésion du Venezuela signale que le processus d’adhésion aura lieu sous les principes « d’équilibre, de flexibilité et de progressivité ».

 

6.    Les menaces d’expulsion du Venezuela du MERCOSUR manquent autant de légalité que de légitimité.

 

7.    Finalement, nous regrettons qu’un mécanisme d’intégration régionale se joigne à l’offensive contre le Venezuela et intervienne dans les affaires intérieures du pays.  Ce n’est pas seulement une attaque contre le Venezuela, c’est une attaque contre la légitimité du MERCOSUR lui-même et surtout, une attaque contre l’intégration des peuples latino-américains et les idéaux séculaires du Libertador Simón Bolívar, promus par le Commandant Hugo Rafael Chávez Frías.  Les processus d’intégration de Notre Amérique doivent se renforcer, non s’affaiblir.

 

Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en France

París, 24 noviembre 2016

 

 
 
 
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:04

Le secrétaire général de l'Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) Ernesto Samper a annoncé que la seconde réunion qui a eu lieu vendredi entre le Gouvernement vénézuélien et l'opposition a été un grand succès.

Après la réunion qui s'est tenue à l'hôtel Gran Meliá Caracas, dans la capitale vénézuélienne, Samper a indiqué qu'on « a avancé sur des accords fondamentaux dont le contenu sera révélé demain » parce que les conversations continueront ce samedi à 10H (heure locale) pour définir certains sujets.

Parmi les décisions prises vendredi se trouvent l'incorporation d'un gouverneur du parti au pouvoir et un de l'opposition à la table de dialogue.

On a aussi décidé d'incorporer des secteurs sociaux à la réunion plénière de la table et aux 4 tables thématiques parce qu'on veut que « ce dialogue soit celui de tous les Vénézuéliens et pour tous les Vénézuéliens. »

Le dialogue entre le Gouvernement vénézuélien et l'opposition est centré sur 4 sujets : La Paix, le Respect de l'Etat de Droit et de la Souveraineté Nationale, la Vérité, la Justice, les Droits de l'Homme, l'Indemnisation des Victimes et la Réconciliation, l'Economie et la Société et la Confiance et le Calendrier Electoral.

Le secrétaire général de l'UNASUR a informé que pendant les conversations de vendredi, chaque table a exposé ses sujets sur lesquels il y a eu des avancées comme c'est le cas de la création d'un mécanisme d'approvisionnement en médicaments « qui semble être l'un des thèmes qui intéresse le plus la société actuellement. »

Samper a précisé que les représentants du gouvernement et de l'opposition ont présenté certaines visions du pays et les accompagnants les ont appelé instamment à à trouver des points communs « pour la paix et la prospérité ».

Monseigneur Claudio María Celli a assuré que le but de ce dialogue « est le bien du peuple du Venezuela » et qu'on essaie « de trouver une harmonie et de voir comment les 2 parties peuvent se rencontrer et trouver des solutions aux problèmes du pays. »

Les accompagnants internationaux sont monseigneur Claudio María Celli, envoyé spécial du Pape François, Ernesto Samper, secrétaire général de l'Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) et les ex présidents José Luis Rodríguez Zapatero (Espagne), Leonel Fernández (République Dominicaine) et Martín Torrijos (Panamá).

11 novembre 2016

Source en espagnol :  http://www.telesurtv.net/news/Retoman-dialogo-por-la-paz-y-estabilidad-economica-en-Venezuela-20161111-0040.html

Traduction Françoise Lopez 

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2016/11/venezuela-la-seconde-reunion-de-dialogue-a-ete-

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:25
27ème. ANNIVERSAIRE DE LA REBELLION POPULAIRE QUI A OUVERT LE CYCLE DE LA REVOLUTION BOLIVARIENNE

 

 

 

 

 

 

Caracas, 27 février AVN.- Le président de la République, Nicolás Maduro, a rappelé que ce samedi est le 27°anniversaire du Caracazo, une rébellion populaire qui a eu lieu le 27 février 1989 contre le paquet néo-libéral imposé lors du second mandat présidentiel de Carlos Andrés Pérez d'AD.

Sur son compte Twitter @NicolasMaduro, le Chef de l'Etat a souligné que le soulèvement populaire a ouvert la voie à la Révolution Bolivarienne qui se développe dans le pays depuis 1999 avec l'arrivée à la Présidence du commandant Hugo Chávez.

"27°anniversaire de la rébellion populaire qui a ouvert le cycle historique de la Révolution Bolivarienne, 27 ans de dure lutte pour l'avenir", a-t-il écrit sur le réseau social.

Le président national a aussi souligné que lors du Caracazo, des centaines de citoyens ont été réprimés et massacrés par les organismes de sécurité de l'Etat de l'époque.

" 27°anniversaire du massacre du Peuple par l'Oligarchie d'AD pour imposer le Capitalisme Sauvage du FMI! Honneur et Gloire à ceux qui sont tombés!", a-t-il ajouté.

De même, il a souligné qu'à 27 ans de ces événements historiques, l'union civique et militaire doit prévaloir pour continuer à assurer la paix sur le territoire national.

"27 ans plus tard, aujourd'hui, notre consigne est: maintenant plus que jamais union civique et militaire pour construire la Paix, la Prospérité et le Bonheur de la Patrie", a ajouté le Président.

Lors du second mandat de Carlos Andrés Pérez (1989-1993) des mesures économiques néo-libérales dictées par le Fonds Monétaire International (FMI) ont été imposées au Venezuela.

Ces mesures, connues comme le Gros Paquet, ont impliqué le gel des salaires, la libération des prix, l'augmentation du prix de l'essence et des coûts des services publics ainsique l'élimination des subventions.

Le Gros Paquet, qui a ouvert la voie au Caracazo, déchaîna une vague de pillage de supermarchés, de boucheries, de magasins d'articles électroniques et d'électroménager et la répression des organismes de sécurité de l'Etat de l'époque.

Source en espagnol:

http://www.avn.info.ve/contenido/se-cumplen-27-años-rebelión-popular-que-inició-ciclo-histórico-revolución

traduction Françoise Lopez

URL de cet article:

http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2016/02/venezuela-27-anniversaire-de-la-rebellion-populaire-qui-a-ouvert-le-cycle-historique-de-la-revolution.html

 

Lire aussi :

http://cadtmtravaux.free.fr/spip.php?article500

http://www.telesurtv.net/news/Maduro-masacre-del-27-de-febrero-fue-la-mas-grande-la-region--20160227-0030.html

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 14:10
Venezuela : Sur la proposition de Macri de suspendre le Venezuela du MERCOSUR

Comme il était prévu, 12 heures ne s'étaient pas écoulées depuis sa victoire électorale quand, lors de sa conférence de presse d'hier, Mauricio Macri affirma sa vocation à devenir un proche de Washington dans la région. Dans la ligne des désirs de la Maison Blanche, il a menacé la République Bolivarienne du Venezuela et confirmé qu'il demanderait la suspension de ce pays en tant que membre du MERCOSUR parce que, selon lui, il aurait enfreint la clause démocratique en "persécutant les opposants et en ne respectant pas la liberté d'expression".

Renverser le gouvernement bolivarien est une vieille obsession du gouvernement des Etats-Unis pour laquelle il n'a ni limite ni aucun scrupule. Jusqu'à présent, son offensive n'avait trouvé qu'un associé disposé à avancer sur ce chemin scabreux: le narco-politique colombien Álvaro Uribe. Juan M. Santos qui lui a succédé au Palais de Nariño ne s'est pas prêté à un jeu aussi dangereux. Mieux encore, le président conservateur colombien n'a pas cessé de remercier le Venezuela pour sa collaboration dans le processus depaix en cours à La Havane.

Macri semble ignorer ces subtilités de la politique internationale et être un homme téméraire et à la mémoire courte, une combinaison dangereuse s'il y en a. Il faudrait lui rappeler que la soumission inconditionnelle à l'empire se pratiquait déjà en Argentine sous Menem sous le nom de "relations charnelles" et que ce pays a payé par le sang un tel manque de bon sens. On ne comprend pas pourquoi il faudrait répéter cette erreur sauf pour respecter un accord secret avec la Maison Blanche dont nous ne tarderons certainement à connaître la contrepartie.

Macri ne semble pas non plus avoir été informé que le 28 octobre dernier, la République Bolivarienne a été réélue au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies. L'Assemblée Générale de l'organisation a approuvé cette résolution par 131 voix sur 192.

Formuler les accusations que formule Macri en passant par-dessus une donnée aussi importante que celle-là, qui ratifie la présence du Venezuela dans un organisme auquel participent des pays comme la France, les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon, est pour le moins un acte d'irresponsabilité flagrante ou une démonstration d'amateurisme dans la gestion des relations internationales. Peut-être croit-il que les pays du MERCOSUR vont accompagner sa crise anti-bolivarienne? Ignore-t-il que les décisions du MERCOSUR demandent le consensus de tous ses membres? Pour commencer, le chancelier uruguayen Rodolfo Nin Novoa s'est empressé de déclarer que son pays "ne voit pas de raison d'appliquer la clause démocratique au Venezuela au MERCOSUR." Et le plus probable, c'est que le gouvernement brésilien suive le même chemin, auquel cas les menaces de Macri tomberaient, suite à leur infaisabilité politique.

Revenons au cas des opposants politiques au Venezuela. Que dirait Macri si ces prochains jours, suivant l'exemple de Leopoldo López, Daniel Scioli rendait public son refus de reconnaître les résultats des élections et peu après le 10 décembre, intensifiait cette campagne en mobilisant des contacts internationaux et en stimulant, avec de plus en plus de force, des violences en exigeant "la sortie" anticonstitutionnelle d'un "gouvernement illégitime" en appelant à des procédés interdits par la constitution et par les lois de la république? Appellerait-il dans ce cas Scioli "opposant politique" ou la qualifierait-il, en fonction des normes en vigueur, d'homme politique coupable du délit de sédition qui dans ce pays, encourt une peine qui va de 5 à 25 ans de prison?

La législation vénézuélienne est la même que celle de l'Argentine et les deux sont identiques à celle des Etats-Unis où ce délit est passible de peines qui, dans certains cas, vont jusqu'à la prison à perpétuité ou à la peine de mort. En réalité López, dont la femme était dimanche soir à la fête dans le bunker de Cambiemos, n'est pas un "dissident politique" injustement persécuté par le gouvernement bolivarien. C'est le chef de bande d'une tentative pour troubler par la force l'ordre constitutionnel en vigueur dans son pays et renverser le gouvernement né d’élections dont l'ex président des Etats-Unis Jimmy Carter a dit qu'elles étaient "plus fiables et transparents que les nôtres". Pour cela, il compte sur la collaboration d'Uribe pour recruter un important groupe de mercenaires qui, camouflés en héroïques "jeunes universitaires" luttaient vaillamment pour restaurer les libertés violées dans son pays.

Lancés dans les rues pour stimuler "la sortie" de Maduro et l'effondrement de l'ordre institutionnel en vigueur, ils ont fait usage de tout ce qui est imaginable en terme de violence, des incendies d'écoles et de garderies d’enfants à la destruction d'engins de transport publics et privés, tout cela combiné à des attaques violentes d'universités et de centres de santé, à l'installation de "guarimbas" (barricades à partir desquelles éteint contrôlés les mouvements de la population et étaient frappés ou assassinés impunément ceux qui osaient défier leur toute-puissance) et à des assassinats.

Suite à excès, 43 personnes sont mortes, la majorité d'entre elles étaient des sympathisants chavistes ou des membres des forces de sécurité de l'Etat. Peu après, on découvrit qu'une bonne partie des "guarimberos" étaient des paramilitaires colombiens et qu'il n'y avait presque pas d'universitaires vénézuéliens impliqués dans ces tristes événements. La justice de la "dictature chaviste" le condamna à une peine de 13 ans 9 mois 7 jours et 12 heures de réclusion. En désaccord avec la transition post-franquiste en Espagne, le 23 février 1981, le lieutenant colonel Antonio Tejero Molina voulut aussi troubler l'ordre constitutionnel en donnant l'assaut au Congrès des Députés. Dans sa croisade restauratrice "le tejerazo" ne provoqua pas une seule mort et il n'y aut à déplorer de pertes matérielles d'aucune sorte.

Cependant, la justice espagnole le condamna à 30 ans de prison, à être expulsé de l'Armée, à perdre son grade militaire et à la perte de ses droits civiques pendant le temps de sa condamnation. Personne ne l'a considéré comme un opposant politique mais comme un militaire séditieux. Le cas de López est pire à cause de la quantité de sang versé par sa faute et à cause de la destruction de biens provoquée par son apologie de la violence malgré quoi la sentence de la justice vénézuélienne a été étonnamment clémente. Mais Macri ne le voit pas ainsi et continue à le considérer comme un opposant maltraité par un pouvoir despotique. Il commence mal en politique étrangère. Et sa tentative pour avancer dans le "réformisme" néolibéral du MERCOSUR est préoccupante. C'est une autre vieille ambition des Etats-Unis pour le faire rejoindre l'allance du Pacifique et l'Union Européenne dominée par la Troïka.

Par: Atilio Borón (Cubadebate) 26 novembre 2015
traduction Françoise Lopez
http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/11/venezuela-sur-la-proposition-de-macri-de-suspendre-le-venezuela-del-mercosur.html
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 19:56

Et si la vérité sur le Venezuela était plus dans une œuvre de fiction que dans nos médias ?

Avec la complicité active du responsable des Affaires politiques et de la presse à l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela à Paris, le stand du Venezuela (au Village du Monde) accueillait plusieurs auteurs présentant leur livre, samedi 12 septembre après-midi.

J’ai eu le privilège de commencer et de parler sous le regard et le contrôle de redoutables spécialistes de l’Amérique latine : Maurice Lemoine, Ignacio Ramonet et Bernard Cassen. Par la grâce de l’éclairage qui m’empêchait de voir le public, j’ai subodoré pendant mon intervention qu’ils étaient venus se mettre à l’abri un moment (il pleuvait dru) avant de partir ensemble boire un mojito ou une « Polar Ice », en attendant que je leur donne le micro.

Christophe Ventura, chargé de cours à l’Institut d’études européennes de l’université Paris VIII, avait bien voulu animer le débat et j’y ai vu un honneur et un geste d’amitié.
Voici le texte (à peu près fidèle) de ma causerie.

Le 13 avril 2002, le président Chavez est renversé par un coup d’Etat militaire. Marcel Granier et d’autres barons des médias se rendent au Palais présidentiel de Miraflores pour jurer fidélité au tout nouveau dictateur, Pedro Carmona, qui venait d’abolir la Cour Suprême, l’Assemblée Nationale et la Constitution.

Marcel Granier, multimilliardaire, est un des propriétaires du groupe de presse 1BC (1 Broadcasting Caracas) qui compte 40 stations de radios et chaînes télévisées dont la chaîne vénézuélienne RCTV (Radio Caracas TV). Il a des intérêts dans une kyrielle d’entreprises diverses dont certaines sont basées aux USA et qui disposent de l’exclusivité mondiale pour la commercialisation des productions de 1BC. Bien entendu, et la chose ne surprend plus dans ce pays, il est en délicatesse avec le fisc à qui il doit 1,5 milliard de bolivares.

RCTV bénéficiait pour une durée de 20 ans, d’une licence de diffusion par voie hertzienne, venue à expiration le 27 mai 2007. Le gouvernement bolivarien a décidé de ne pas la renouveler, tout en laissant la chaîne libre de diffuser ses programmes par d’autres canaux (câble, satellite, internet).

C’est pratique courante (à l’époque, des non-renouvellement avaient eu lieu en Espagne, en Grande-Bretagne, au Pérou, aux USA, mais en silence). Pour RCTV, c’est devenu une affaire mondiale. Politique, médiatique. L’ensemble des médias dominants parlaient de fermeture de RCTV (voire de la dernière chaîne d’opposition…).

En ce début 2007, 37 journalistes ont déjà trouvé la mort dans une douzaine de pays. Aucun au Venezuela. De nombreux journalistes à travers le monde ont été emprisonnés. Aucun au Venezuela. De nombreux médias ont été fermés par des gouvernements. Aucun au Venezuela.
Depuis l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, ce sont des dizaines de journalistes, qui ont trouvé la mort. Parfois par accident, parfois par bavures, parfois par tirs délibérés de l’Armée US.
Mais c’est le Venezuela qui était dans le collimateur de RSF et de Robert Ménard.

Robert Ménard s’est rendu en ce mois de mai 2007 au Parlement de Strasbourg pour protester contre les atteintes à la liberté de la presse. Il était accompagné de Marcel Granier. J-Marie Cavada, ancien journaliste vedette de FR3, député Modem va rédiger une motion anti-chaviste à soumettre au vote.

Les députés européens de gauche la combattent. Un sénateur socialiste qui connaît bien l’Amérique-Latine et qui a toujours exprimé sa solidarité avec Cuba et le Venezuela bombarde les députés européens socialistes d’informations ( c’est Jean-Luc Mélenchon). Cavada va réécrire plusieurs fois sa motion qui finira par être sans consistance. Le 24 mai, sur 785 députés européens, 65 étaient présents pour la voter (J-M.Cavada ne ne sort même pas de son bureau). Elle est adoptée par 43 voix contre 22.
Aucun des parlementaires européens n’aurait accepté qu’une chaîne comme RCTV émette dans son pays. Le Cahier des charges de la plupart des chaînes (de toutes, sans doute, en tout cas c’est vrai pour France 2) interdit l’éloge de la violence, la propagation du racisme, les appels à la partition du pays, les programmes comportant des scènes de sexe à l’heure où les enfants regardent la télé, la publicité pour l’alcool dans les stades , l’attribution quasi exclusive du temps de parole à une fraction du champ politique, l’appel à l’insurrection contre le gouvernement élu, les images subliminales, etc.
En gros, toutes les télévisions se plient à ces contraintes. Pas RCTV.

Pour l’anecdote : en 2007, le gouvernement bolivarien a décidé de distribuer un repas gratuit quotidien aux pauvres. Je regardais sur une chaîne d’opposition un débat (bidon) réunissant sur cette décision trois messieurs bien habillés et bien cravatés, Trois complices faisant assaut d’indignation. Le comble du ridicule fut atteint quand l’un d’eux s’égosilla : « Maintenant, il veut même choisir ce qu’on met dans notre assiette ». L’argument me parut ridicule et contre-productif. Or en 2009, assistant dans un barrio à une élection communale, je fus abordé par une brave dame, pauvre, qui voulut mettre en garde le Français contre un risque d’endoctrinement : « Vous savez monsieur, ce n’est pas la démocratie, ici. Chavez choisit même ce qu’on met dans notre assiette » . Je lui ai répondu que ça existait aussi en France, que ça s’appelait « Les restaurants du cœur » et que la droite et la gauche ne se disputaient pas sur ça. Mais j’ai mesuré aussi l’extraordinaire puissance de la propagande des médias vénézuéliens.

Quatre jours après le vote piteux du Parlement européen, le 28 mai à 10 h du matin R. Ménard était au Venezuela, pour donner une conférence de presse contre Chavez à l’hôtel Hilton de Caracas.
J’enquêtais alors sur RSF pour écrire mon livre paru en 2008 : « La Face cachée Reporters sans frontières » et j’étais au Venezuela pour ça, en ce mois de mai, accueilli dans les locaux de Vive TV une des rares télévisions publiques.

Tandis que Ménard parlait au Hilton, le même jour, à la même heure, je me trouvais dans le bureau d’Eleazar Rangel (qui apparaît dans mon livre « Rouges les collines de Caracas » sous le nom de Randal). Directeur d’Ultimas Noticias (Las Noticias, dans mon livre). C’est le plus grand journal du Venezuela : près de 300 000 exemplaires, 90 pages.Il est également vendu dans toute l’Amérique latine. Politiquement ; il peut se comparer à ce qu’était Le Monde d’Hubert Beuve-Méry : un journal de référence dont les rédacteurs couvrent tout l’éventail des opinions. On y trouve en nombre à peu près égal, des chavistes et des anti-chavistes.

Dans mon livre, c’est mon héroïne qui rencontre Rangel/Randal (et qui le décrit fidèlement). Je parle donc à Eleazar Rangel de mon enquête, de RSF et de Ménard. Le lendemain, Ultimas Noticias publie un article avec un titre en gras et ma photo où RSF est dénoncée pour ses liens avec les USA. En dessous, espace réduit et sans photo, la conférence de presse de Robert Ménard.
Depuis, RSF prétend qu’Ultimas Noticias est un journal chaviste.

Mais ce qui est plus amusant, c’est qu’à l’hôtel Hilton, Robert Ménard avait dû faire face à des journalistes qui lui demandaient où il était pendant le coup d’Etat de 2002 (RSF l’a insidieusement soutenu, propageant de fausses nouvelles utiles aux putschistes), quand les journalistes étaient arrêtés, frappés, les chaînes de télé publiques fermées et leur matériel détruit. Et parmi ces journalistes, deux Français. L ’un d’eux est Romain Migus (Roman Margus dans mon livre ). C’est lui qui, depuis Caracas, avait démonté l’incroyable manipulation journalistique publiée par Libération sous le titre « Le Credo antisémite de Chavez » (voir : http://www.legrandsoir.info/Chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinf...). L’auteur de cette crapulerie se nomme Jean-Hébert Armengaud et il est aujourd’hui directeur du Courrier International.
L’autre Français qui affrontait Robert Ménard était Christophe Ventura, ici présent.
On s’était partagés le travail.

GAYA.
En 2002, Le président d’Attac était Bernard Cassen (que j’aperçois ici). Il avait confié à Marc Le Glatin, directeur du théâtre de Chelles (que j’aperçois aussi sous ce chapiteau) la responsabilité d’un groupe culture qui m’avait chargé de son secteur littéraire. J’avais monté un projet d’écriture : une série de polars altermondialistes avec une héroïne récurrente surnommée Gaya. Chaque aventure de Gaya devait être écrite par un auteur différent, un peu comme la série Le Poulpe. Au dernier moment, l’éditeur qui avait accepté le projet a changé d’avis. L’affaire a été enterrée pendant 5 ans, jusqu’à ce que mon voyage de 2007 au Venezuela pour enquêter sur RSF me donne l’idée de reprendre le projet à mon compte et de ressusciter la belle Gaya au bois dormant.

Qui est Gaya ?
Une journaliste indépendante, grand reporter, entre 30/40 ans, divorcée mère d’un enfant de 9 ans. Elle écrit pour des journaux très divers (écolo, gauche, droite, financiers.)

Gaya est la narratrice du livre.
Gaya c’est un peu moi. En jupon (en plus jeune et sans la barbe).
Ce qu’elle a vu au Venezuela, je l’ai vu, les gens qu’elle a rencontrés, je les ai rencontrés (dont Eleazar Rangel, Thierry Deronne, Romain Migus…), la télévision qu’elle a vue, je l’ai vue, les journaux qu’elle a lus, je les ai lus, les manifestations de rue en faveur de Chavez, les manifestations de rue contre Chavez, je les ai vues aussi. Les banderoles, les pancartes, les affiches, je les ai vues. Les appels à peine voilés à l’assassinat de Chavez, je les ai vus. Les bidonvilles, je les ai vus. L’insécurité, je l’ai ressentie. Gaya c’est bien moi (sauf dans l’épisode, hum ! où elle échappe à une tentative de viol. Hum !).

Gaya part à Caracas, invitée par Las Noticias, pour écrire sur le Venezuela des articles neutres, objectifs, garantis par sa réputation. Elle accepte car un de ses amis a disparu au Venezuela et elle aimerait relancer les recherches.

Or, à peine arrivée, elle va être contactée par des services secrets qui vont lui promettre un scoop mondial. Mais cela va l’entraîner dans des aventures beaucoup trop violentes pour elles. Gaya n’est pas James Bond.

Gaya part au Venezuela avec des idées préconçues : Chavez est un apprenti dictateur, voire un dictateur, un caudillo. Chavez a fermé la dernière chaîne de télé d’opposition, il modifie la constitution pour être président à vie, il muselle la presse.

Par parenthèse, vous savez qu’Hugo Chavez se soumettait régulièrement au vote, qu’il gagnait chaque élection et que, quand il en a perdu une (un référendum) il a accepté le verdict des urnes (contrairement à ce qui se fait chez nous). Pour parer à toute accusation de fraudes, le gouvernement faisait surveiller les opérations de vote par de nombreux organismes internationaux, dont la Fondation Carter, de l’ex-président des USA, qui assure que « le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde ».

Revenons à Gaya. A mesure qu’elle enquête et se documente, à mesure qu’approche la date d’un attentat qui doit tuer Chavez et des centaines de personnes en même temps, elle va voir les choses autrement.

Et ce que voit peu à peu Gaya, ce que j’ai vu, ce qui pourrait paraître comme un parti pris, je le fais corroborer à la fin du livre par un autre journaliste qui ne peut pas être soupçonné de chavisme. Je donne (en anglais et en français) l’article publié par ce journaliste du Los Angeles Times, le 30 mai, deux jours après la conférence de Ménard à Caracas, quatre jours après le vote du Parlement européen.

Je vous laisse découvrir ce qu’il dit.

Maxime Vivas

Et pour répondre à la question du titre, « Rouges, les collines de Caracas » (éditions Arcane 17), c’est du mentir-vrai, c’est un polar connecté à la réalité politique, économique, sociale, médiatique d’un pays.

Ignacio Ramonet : voir http://www.legrandsoir.info/hugo-chavez-conversations-avec-ignacio-ramonet.html

Maurice Lemoine : voir http://www.legrandsoir.info/les-enfants-caches-du-general-pinochet-pre...

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:13
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 13:54
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