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"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 10:14

  « Nous félicitons la Colombie. J'ai appelé Uribe et je l'ai félicité. Nous restons disponibles pour aider jusqu'à ce que le dernier otage de la guérilla colombienne soit libéré et que l'on parvienne à la paix, la paix complète, en Colombie »
     Hugo Chavez, président du Venezuela  2 Juillet 2008

DECLARATION DE LA COORDINATION POPULAIRE COLOMBIENNE A PARIS 

 

Ingrid Bétancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en  réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l'ont soutenue. C'est un épilogue heureux après plus de six ans d'attente.

 

Le peuple colombien est toujours otage.

Le « triomphe » des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une légitimation de la logique guerrière et des pratiques totalitaires. Une bulle médiatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du régime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats systématiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, défenseurs des Droits de l'Homme.

 

Nous ne pouvons oublier qu’en Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l'intérieur du pays, en majorité à cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces armées, ont fait disparaître au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterrées dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer.

 

Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ils ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée "démobilisation", ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De 2002 à aujourd'hui, des soldats de l'Armée régulière ont commis plus de 950 exécutions, la plupart en "maquillant" des paysans en guérilleros. Récemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l'Armée a perpétré 16 exécutions extralégales. Depuis le début de cette année, 28 syndicalistes ont été assassinés.

 

En Colombie, les agents de l'Etat et les paramilitaires violent les Droits de l'Homme et le droit humanitaire. De nombreux groupes paramilitaires ne se sont pas démobilisés. Maintenant ils se font appeler "Aigles Noirs". De nombreux para politiques ont des charges publiques ou diplomatiques. En septembre 2007, il y avait 39 affaires. Aujourd'hui, en juillet 2008, il y a plus de 60 parlementaires et hauts fonctionnaires mis en cause dont bon nombre sont en prison). Le président Alvaro Uribe lui-même et son entourage sont mis en cause. L’élection présidentielle de 2006 menace d’être invalidée  par une sentence de  la Cour suprême de justice après qu’une parlementaire ait été reconnue coupable de subornation par cette même cour.

 

Avec la libération d'Ingrid Betancourt par les militaires, c'est "La Mano Fuerte" qui gagne. Nous ne pouvons que regretter que la guerrilla n'ait pas libérés plus tôt tous les otages. Ou mieux, qu'elle n'ait jamais eu recours aux enlèvements. Cette victoire est un coup très dur pour les guerrilleros, mais c'est surtout un coup terrible pour l'opposition politique démocratique.

 

Il va être encore plus difficile de faire entendre une voix divergente dans ce pays en faveur d’une solution politique du conflit, de l’échange humanitaire des prisonniers, en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation intégrale pour les victimes.

Alors oui : Bravo pour Ingrid. Mais nous pleurons pour la Colombie, sans pour autant baisser les bras.

 

Paris, 3 juin 2008.   
http:/coordinadora.popular.googlepages.com/home
http://www.amnestyinternational.be/


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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 08:44

CARACAS ACCUSE

VIOLATION DE SON ESPACE AERIEN

ET INCURSION  SUR SON TERRITOIRE

Le Venezuela accuse les Etats-Unis d'avoir violé son espace aérien et dénonce une provocation ourdie avec la Colombie. L'ambassadeur américain à Caracas a été convoqué pour en rendre compte, a indiqué le ministre vénézuélien des Affaires étrangères.

A Washington, le département d'Etat a assuré que des explications seraient apportées. "Nous respectons la souveraineté du Venezuela, et je suis convaincu que nous allons examiner ces allégations et y apporter une réponse", a déclaré le porte-parole Sean McCormack.

Un  avion de l'US Navy s'est aventuré samedi 17 mai près de deux îles vénézuéliennes des Caraïbes situées à environ 200 kilomètres de Caracas. Le pays dispose d'une base militaire sur l'une de ces îles, La Orchila, où se trouve également une résidence présidentielle. Le Venezuela n'autorise qu'à ses appareils militaires le survol de La Orchila, où le président Hugo Chavez a été brièvement détenu en 2002 lors d'une tentative de coup d'Etat.

Le pilote de l'appareil américain, contacté par radio, a alors annoncé qu'il rebroussait chemin vers l'île de Curaçao, ancienne colonie néerlandaise utilisée par les Etats-Unis pour des vols d'entraînement.

Le ministère des Affaires étrangères du Venezuela a  adressé à la Colombie une protestation officielle dénonçant  la violation de la frontière commune par une force militaire colombienne de 60 hommes. dans l’Etat vénézuélien d’Apure, sud-ouest du Venezuela, ce samedi 17 mai.

Cette incursion es une  provocation commise  au moment où le Venezuela Gouvernement  dénonce la politique belliciste du Gouvernement colombien qui cherche délibérément à déstabiliser la région .

Le ministre vénézuélien de la Communication a par ailleurs disqualifié les déclarations du secrétaire général d’Interpol, Ronald Noble, au sujet des ordinateurs que les autorités colombiennes disent avoir saisi le 1er mars en territoire équatorien, au cours d’une autre incursion illégale de leurs troupes.

A propos de l’affaire dite « des ordinateurs des FARC » qui, selon le gouvernement colombien, prouveraient que le Venezuela finance cette organisation colombienne de guérilla, le ministre vénézuélien a indiqué que le rapport établi par les experts d’Interpol contredit les déclarations de son secrétaire général, qui allaient dans le sens de la thèse officielle colombienne.

Le rapport des experts d’Interpol qui ont analysé les ordinateurs signale en effet, dans sa conclusion 2b, que « L’accès aux données contenues dans les huit pièces à conviction (…) n’a pas été effectué conformément aux principes reconnus au niveau international en matière de traitement des éléments de preuve électroniques par les services chargés de l’application de la loi ».

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6674

http://www.vtv.gob.ve/detalle.php?id=4927&s=2


 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 15:42

Mardi 18 mars, La Haute cour de justice de Londres a ordonné la suspension du gel de 12 milliards de dollars d'actifs appartenant à la compagnie nationale des pétroles du Venezuela PDVSA suite à une demande de la compagnie états-unienne ExxonMobil.

Exxon Mobil, premier groupe pétrolier mondial avait obtenu ce gel  auprès d’un tribunal londonien  dans le cadre d'une demande d'arbitrage international pour obtenir compensation après la nationalisation par le Venezuela des gisements pétrolifères du bassin de l'Orénoque. Exxon Mobile devra verser un acompte de 380 000 livres sterling à PDVSA en remboursement des frais de justice.  La compagnie vénézuélienne peut en outre réclamer à l’américain des dommages et intérêts…

Cette décision est une nouvelle victoire pour  la révolution bolivarienne et une cuisante défaite pour l’opposition qui a défendu cyniquement les intérêts de la multinationale du Nord

Autres infos :

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6203
http://www.vtv.gob.ve/detalle.php?s=1&id=2996 http://www.embavenez-paris.com/
http://www.humanite.fr/2008-03-19_International_L-essentiel

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 11:02
 
SUCCES DE HUGO CHAVEZ ET DE l’INTÉGRATION DE NUESTRA AMERICA

URIBE RECONNAIT QUE L’ETAT COLOMBIEN A VIOLE LA SOUVERAINETE DE
L’EQUATEUR ET DEMANDE PARDON A CORREA
 
Il a vainement tenté de justifier l’action criminelle de son armée mais démonté par les brillants arguments du Président Hugo Chavez dans son discours, rappelant entre autres les manigances et mensonges perpétrés par les USA pour semer la discorde entre les pays du Sud, il a reconnu que l’Etat colombien avait violé la souveraineté de l’Equateur en bombardant et massacrant un groupe des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), à 800 m à l’intérieur de la nation équatorienne.
LE GRAND PERDANT EST L’EMPIRE 

VIVA CHAVEZ VIVA LA INTEGRACION DE NUESTRA AMERICA
ET TOUS LES PEUPLES LIBRES ET SOUVERAINS

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 13:53
Canciller-Venez-copie-1.jpgDans une tentative lâche et misérable d'éluder sa responsabilité politique dans l'agression planifiée et exécutée contre la République de l'Equateur, Monsieur Alvaro Uribe lance aujourd'hui la menace risible de traduire le président Hugo Chavez devant la Cour Pénale Internationale, en attaquant ainsi bassement l'honneur  du Chef de l'Etat vénézuélien et en constituant grossièrement un dossier sur la base d'inventions et de falsifications.
Alvaro Uribe a été unanimement condamné par l'opinion publique internationale pour avoir ordonné une attaque sanglante et déloyale contre le territoire de 'Equateur, violant ainsi des principes fondamentaux du droit public international.
Cette conduite éhontée est cohérente avec les crimes qui ponctuent le parcours politique d'Uribe, parmi lesquels se détachent ses liens familiaux et d'affaires avec des narcotrafiquants de l'espèce de Pablo Escobar Gaviria ou son rôle de fondateur et parrain d'organisations paramilitaires colombiennes coupables des plus horribles crimes de guerre.
Comme à son l'habitude, Uribe prétend dévier l'attention de l'opinion publique d'un délit dont il est aujourd'hui reconnu coupable : avoir ordonné la violation de l'espace aérien et terrestre de la République sœur de l'Equateur, et avoir donné l'instruction de bombarder son territoire.
C'est un bien  triste rôle que le gouvernement de Bush a ordonné de jouer à Alvaro Uribe, contre la patrie de Bolivar.
Nous remercions les leaders politiques, sociaux et intellectuels du monde pour leurs nombreuses démonstrations de solidarité et de soutien, face à l'infamie, le mensonge et la vile accusation de ce triste personnage qui dirige aujourd'hui la Colombie.
http://www.embavenez-paris.com/#frances

Bruit de bottes et rideau de fumée en Amérique latine,
Jean –Luc Melenchon
Le président colombien, Alvaro Uribe, essaie de détourner l'attention du cœur de l'affaire : la violation par l'armée colombienne du territoire équatorien. Ce n'est pas une première. Les paramilitaires colombiens entrent au Venezuela assez régulièrement. Avec le lancement du « Plan Colombie », la Colombie est devenue coutumière des incursions militaires chez ses voisins. Notamment via les groupes militaires conjoints avec les Etats-Unis. Ces incursions se sont multipliées, officiellement au nom de la lutte anti-drogue. Une couverture facile pour la répression politique ou les  opérations purement militaires. Mais surtout il y a le contexte, l'arrière plan non dit. Colombie et Venezuela sont aussi en conflit frontalier sur le partage du golfe de Maracaibo qui compte beaucoup de pétrole offshore. Les provocations d'Alvaro Uribe permettent de préparer une utile diabolisation de Chavez avant d'éventuels conflits publics à ce sujet. L'annonce par Bush de son soutien total (brrrr!) à la « démocratie colombienne » est ainsi tout un programme. Supposons que ce soit en haine du Venezuela. Mais pourquoi ne rien dire du fait que l'Equateur, victime de l'intrusion militaire colombienne,  est aussi une démocratie ! Enfin notons ce qu'il en est de cette démocratie colombienne ! Uribe est élu à chaque fois à la faveur d'un climat de terreur qui conduit la majorité de la population à ne pas voter : 56 % d'abstention à la présidentielle de 2006 où il l'a emporté avec 62 % des suffrages. Petite mention spéciale : Alvaro Uribe n'a pas hésité à faire modifier la constitution en 2004 pour pouvoir être réélu président en 2006 ! Cette possibilité de réélection indéfinie était jusque là exclue dans la constitution colombienne de 1991. Personne n'a rien trouvé à y redire aux Etats-Unis. Pourtant une proposition similaire a été violemment dénoncée chez Chavez et par nos robots médiatiques européens. Il est frappant de le voir dénoncer Chavez pour financement de la guérilla et autre sornettes douces aux oreilles des USA.   La Colombie n'a évidemment pour l'instant apporté aucune preuve des accusations sensationnelles contre le Venezuela et l'Equateur. En matière de financements illicites ou douteux, le président Uribe ferait mieux d'être discret. En 1991, un rapport officiel du Pentagone américain (rapport du Defense Intelligence Agency publié par l'hebdo NewsWeek en août 2004) classait Uribe parmi la centaine de personnalités directement impliquées dans le soutien au narcotrafic en Colombie. En tant que maire puis gouverneur puis sénateur de Medellin, il était alors décrit par les Etats-Unis comme un « Politicien et sénateur spécialisé [dedicated] dans la collaboration avec le Cartel de Medellin dans les plus hauts niveaux gouvernementaux », « ami proche » du célèbre parrain de la drogue Pablo Escobar.Le même rapport américain précisait au passage que, loin de la légende familiale de persécution par les FARC qu'Uribe reprend systématiquement, son père, Alfredo Uribe, a été « assassiné pour ses liens avec les narcotrafiquants ». Alvarado Uribe a obtenu que les Etats-Unis passent l'éponge en contrepartie d'un soutien indéfectible de la Colombie à leur politique impériale dans la région. Ce n'est pas tout.  Comme gouverneur de Medellin, Uribe a aussi directement soutenu la mise en place des réseaux paramilitaires (Autodéfenses Unies de Colombie) qui terrorisent le pays. Il a contribué au climat d'impunité dont ils jouissent. A Medellin puis au Sénat, il est devenu un spécialiste des « techniques de gestion des conflits », notamment par la militarisation des populations civiles et le développement de la délation. Il a notamment soutenu le général « pacificateur », Rito Alejo del Río, commandant de la 17e Brigade, qui s'est illustrée par de multiples exactions et massacres de masse.
Voila ce qu'est la figure de proue de la « démocratie colombienne » ! Ou peut on le lire où l'entendre ? Reste le résultat. L'assassinat du numéro 2 des FARC Raul Reyes fragilise les possibilités de libération des otages. Dont Ingrid Bettancourt. Alvarado Uribe manipule l'opinion internationale.  Faut-il l'aider en laissant dire ?
 



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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 13:58
POUR LE  RESPECT DE LA SOUVERAINETE DU VENEZUELA
 
 Plus de 50 personnalités représentant un vaste secteur de la société britanniques ont signé un communiqué exprimant leur préoccupation pour l’action légale imposée par le géant pétrolier Exxon Mobil afin d’éviter que le gouvernement vénézuélien exerce son droit de contrôler ses ressources naturelles. Ces personnes exhortent ExxonMobil à travailler pour « une solution amicale » concernant la dispute avec la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA, au moyen de l’arbitrage internationale.  
 
  Le communiqué  a été émis alors que PDVSA fait appel au Tribunal Supérieur contre la décision d’une cour anglaise qui a décrété le gèle des actifs de l’entreprise vénézuélienne des pétroles en Angleterre et au Pays de Galles.
 
 Le document nforme  que « l’action de ExxonMobil constitue  une réponse à la politique du gouvernement vénézuélien de récupérer le contrôle de ses propres ressources. Á la différence des autres compagnies pétrolières qui ont renégocié -avec succès- 30 contrats sur 32, dans des conditions amicales, ExxonMobil a repoussé les termes proposés. ». Il conclut “Nous réitérons à nouveau notre soutien à la souveraineté du Venezuela, y compris son droit de déterminer sa propre politique en relation avec son pétrole et ses ressources naturelles pour favoriser le peuple de ce pays au lieu de favoriser les intérêts des compagnies multinationales ». 
 
   Parmi les signataires se trouvent  l’écrivain et cinéaste John Pilger, le renommé activiste politique Tony Benn, le vice-président de la Campagne pour le Désarmement  Nucléaire (CND, sigles en anglais) Bruce Kent, la fondatrice du mouvement Jubbilee 2000  Ann Pettifor, le président de la Scottish Venezuela Society (Société Écossaise Vénézuélienne), deux membres du Parlement européen, et plusieurs députés des cinq partis, ainsi que des écrivains, artistes, académiciens et leaders syndicaux.
 
    Le député  Colin Burgon, président du groupe Amis syndicalistes du Venezuela, a exprimé : « des millions de vénézuéliens bénéficient actuellement de santé et éducation gratuites t grâce au plus grand contrôle du gouvernement de Chávez sur les ressources pétroliers de ce pays. Les gouvernements doivent avoir le droit de mettre les intérêts du peuple avant les revenues des compagnies ». 
 
   Keith Sonnet, sous-secrétaire général d’UNISON, Syndicat du secteur privé du Royaume Uni a rajouté." “Ce texte envoie un message clair au niveau international, y compris à l’administration Bush ; le droit  du Venezuela à son autodétermination doit être respecté au delà des intentions des compagnies multinationales de tirer des  profits »
 
   Gordon Hutchison, secrétaire du Centre d’Information du Venezuela, a dit que « beaucoup de voix au  le Royaume-Uni i s’opposent fermement aux prétentions d’ExxonMobil pour miner le droit du gouvernement démocratiquement élu du Venezuela de contrôler ses propres ressources ».
 
Communiqué et liste des signataires :

 
Autres  articles sur le sujet : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6050
et Exxon Mobil, ne l'oublions pas, c'est l'Exxon Valdes,  la plus grande catastrophe écologique,  en mars 1989  (CMR)
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 17:02
 
Environ 12,000 millions de dollars de PDVSA sont gelés sur la demande de EXXON. L’impérialisme a lancé une attaque contre les biens de tous les vénézueliens, en prétendant empêcher ce peuple de récupérer ses ressources basiques. C’est ainsi qu’il faut interpréter le fait que la société pétrolière Exxon Mobil Corp a obtenu des décisions judicaires gelant plus de 12.000 millions de dollars sur les biens de Pdvsa, dans le même temps où elle se prépare à contester la nationalisation d’un projet multimillionnaire. Voici un certain nombre d’interventions sur ce sujet à Telesur la chaîne d’état de la télévision vénézuélienne, dont celle de James Petras et de divers experts commentant cet événement inquiétant. Par ailleurs nous tentons d’analyser cette étape de l’offensive des transnationales et des Etats-Unis dans le cadre de nos études sur l’actuelle crise systémique.          D. Bleitrach

( suite)    http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6025
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 23:17

 
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    Caracas - Manifestation du 30 novembre 2007
  SOUTIEN A LA REFORME CONSTITUTIONNELLE
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 18:13
par Romain Migus

La campagne médiatique internationale contre le projet de Réforme partielle de la Constitution Bolivarienne proposé aux vénézuéliens en referendum populaire, nous oblige à revenir sur certains évènements de l'année 2007 afin de mettre en contexte la violence de la déstabilisation contre le gouvernement bolivarien. Blocus alimentaire, montage médiatique, faux sondages, mouvement étudiant d'opposition ultra violent : cette longue chronique, et les vidéos auxquelles elle renvoie, propose de revenir sur certaines fausses vérités véhiculées ces derniers temps  par les entreprises de communication internationales.
 
Commençons par la fin ! 

Hugo Chavez, fort de l'hégémonie médiatique dont il jouit depuis la mise au pas de tous les media vénézuéliens, a décidé de lancer un Coup d'Etat contre la Constitution. Après avoir élaboré une réforme constitutionnelle en secret, sans tenir compte de la participation des différents secteurs de la société, la Constitution a été discrètement approuvée par l'Assemblée Nationale, et les Vénézuéliens se sont réveillés malgré eux avec une nouvelle Charte suprême…
 
Mais malheureusement le gouvernement bolivarien ne respecte rien. Pas même, la manière dont les démocraties occidentales imposent des changements constitutionnels à l'opposé des choix de leurs Peuples.
 
Dans le Venezuela dictatorial décrit par les media, une réforme constitutionnelle ne s'impose pas aussi facilement que dans notre démocratie française. Le processus est plus long et surtout beaucoup plus démocratique et inclusif. [...]
 
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 09:55
Au Venezuela, le 2 décembre 2007, un référendum populaire permettra á 16 millions d´électeurs de rejeter ou d´approuver la réforme de 69 articles constitutionnels. 30 sont proposés par le président Chavez dans la foulée du programme qui lui a valu d´être réélu á 63 % en décembre 2006. 39 autres ont été ajoutés par l´assemblée nationale au terme de discussions avec des collectifs citoyens issus de la majorité comme de l´opposition. La réforme porte essentiellement sur la généralisation de la démocratie participative, devenant le pilier de l´État, et la protection sociale pour tous les travailleurs. Après huit ans de révolution, il s´agit d´adapter les institutions politiques aux besoins sociaux.
Par Thierry Deronne*
 
   Des confluents humains déboulent de villages proches. D´autres ont voyagé des heures en bus, du fin fond des campagnes. Des zones populaires de Barquisimeto aux rues mouillées de Monagas, des multitudes invisibles dans les médias occidentaux font campagne pour le “oui”. La première assemblée constituante, en 1999, n´avait pas bénéficié d´une telle mobilisation. On critiqua les députés qui préféraient discuter á huis-clos plutôt que sur la place publique. Huit ans plus tard, le ressort de la participation populaire ne fait que bondir. Des millions de copies de la réforme circulent de main en main. Ici, un joueur de saxophone ponctue la lecture publique des articles, là un cercueil enterre la vieille constitution pendant que des femmes indigènes appellent á voter “oui” en wayuu ou en warao. L´article 100 rétablit le rôle central des communautés indigènes et afro-américaines dans la culture nationale. Sur les kiosques á journaux ou sur les vitres des autobus, les manifestants peignent le numéro des articles les plus importants et le visage de Simón Bolívar. “Nous devons chercher notre constitution et nos lois non pas á Washington mais dans notre réalité” disait en 1819 le libérateur de l´Amérique Latine, créateur historique du concept de “sécurité sociale”.
 
   Fiché dans un caddy rempli de pommes de terres, un drapeau rouge salue une marche en faveur de la réforme á Caracas. “Nous ne sommes pas des pierres qui vivons de rien !” explique Margarita Garcia, qui pousse l´étal roulant. La réforme, pour elle, c´est d´abord l´article 87 qui donne á 4,9 millions de travailleurs “informels” les mêmes droits qu´á tous les autres. Sa mère qui vend des empanadas cent mètres plus loin aura droit á une retraite. L´État étend l´ensemble de la protection sociale - pensions, soins, allocations, vacances - aux domestiques, chauffeurs de taxi, artistes, coiffeurs, pêcheurs, artisans, prostituées, chauffeurs de bus, femmes au foyer.
 
   Ces femmes qui toute leur vie lavent et repassent le linge de la classe moyenne et font briller les lavabos du patron, ont réélu Chavez en décembre 2006 sur la base d´un programme clair : accélérer le socialisme. “Tous les articles sont en faveur du peuple, c´est la preuve que ce gouvernement dépend de nous” explique la vendeuse de légumes. Alors qu´ailleurs la gauche renonce á arracher le temps humain au temps du travail, la révolution bolivarienne libère du temps pour vivre. L´article 90 réduit la journée de travail á 6 heures. Du temps pour se retrouver en famille, avec les amis, pour se former, pour accéder á l´offre culturelle croissante. En 2007, la moitié de la population étudie. 35 millions de livres sortent de la nouvelle imprimerie du Ministère de la Culture. “Donne des années a ma maman” dit Yermilin la fillette á qui manque une dent et qui se tord les bras, “je veux partir en vacances des années”. Des dizaines de milliers d´emplois nouveaux seront créés, s´ajoutant á la baisse de 10,1 % du chômage grâce a quatorze mois successifs de forte croissance. (1)
 
   “Sans donner le pouvoir aux pauvres, comment résoudre la pauvreté ?” a répété le président Hugo Chavez. Le territoire de la république, formée aux trois quarts de secteurs populaires, est refondu en fonction des intérêts sociaux. Autour d´une figure-clef : la commune (art. 184). Les articles 70 et 136 font du pouvoir populaire le pilier du nouvel État. Sont validés comme mécanismes de participation et de décision les conseils de travailleurs, d´étudiants, de paysans, d´artisans, de pêcheurs, de femmes, etc.. Leurs décisions auront un “caracter vinculante” - force de loi.
L´opposition proteste : “Le peuple n´est pas suffisamment instruit, n´est pas prêt, il n´est pas capable d´exercer le pouvoir”. “C´est le peuple qui connait les déficiences de chaque communauté et avec ce pouvoir supplémentaire, nous les pauvres nous pourrons résoudre directement nos problèmes” répond Arsenio, chauffeur de taxi de l´État de Trujillo. “Avant la femme restait a la maison avec les enfants, aujourd´hui elle peut aussi représenter le conseil communal, être ministre, gouverneur, maire, nous en avons la capacité ! Le principal c´est de continuer a nous former politiquement, socialement” se réjouit Florencia Pacheco, de l´État d´Aragua.
 
    Lucides, les partisans du “oui” dénoncent les obstacles posés par les maires ou les gouverneurs “chavistes d´occasion” á cette démocratie participative qui menace leurs intérêts. Ces opportunistes freinent l´information sur ces nouveaux pouvoirs et voudraient limiter les conseils communaux au rôle de l´Asociación de Vecinos, courroie de transmission sur laquelle s´était édifié le clientélisme des gouvernements antérieurs. Pour éviter l´enlisement, le président Chavez annonce qu´en cas d´approbation de la réforme il accélérera le transfert des ressources aux communautés organisées. En 2008 9 milliards de bolivars iront directement au 80.000 conseils communaux, qui atteignent déjà le nombre de 35000 en 2007. Le budget participatif de Porto Alegre (Brésil) fut un brouillon timide de ce qui se réalise ici á l´échelle d´un pays. Des centaines de milliers d´habitants de quartiers gèrent déjà collectivement les fonds publics, rasant eux-mêmes les bidonvilles pour y construire des logements humains, réparer les rues, installer l´éclairage public ou les égouts, construire des écoles ou des centres culturels, créer des coopératives et des activités socio-productives de toute sorte.
 
   La réforme s´attache aussi á démocratiser la propriété privée, en étendant son accès aux secteurs populaires (art. 229, 115). Ce qui inspire á la chaîne Globovision des remakes dignes de la Guerre froide. Un fonctionnaire entre dans une boucherie, demande á voir le propriétaire. “C´est moi” dit le boucher. “Á partir d´aujourd´hui ce commerce n´est plus á vous mais au gouvernement” lui répond l´employé... La campagne indigne le président Chavez : “C´est le capitalisme qui a attaqué la propriété privée, qui l´a limitée á une élite ! Combien de paysans ont dû vendre leur terre ou se la sont fait voler ? Combien de pauvres expulsés de leurs maisons, combien de millions de sans-toit aux États-Unis, en Amérique Latine ? Combien de mères qui ne peuvent même pas s´acheter un biberon, un cahier pour leurs enfants ? Avec l´État, qui stimule la construction de bâtiments ou la production d´automobiles bon marché, nous démocratisons l´accès a la propriété privée“. Autre article appuyé par les milieux populaires, le 82. “Avant en cas de problème de paiement on pouvait vous prendre votre maison, la banque pouvait mettre la main dessus, plus maintenant. Le droit au foyer sera inviolable” explique Jair González. Pour Rowan Jimenez d´INVEPAL une usine á papier sauvée de la faillite par les travailleurs, depuis nationalisée et cogérée avec l´État, le plus important est le contrôle de la banque centrale en faveur du développement, la rupture des grands monopoles et la prohibition des latifundios (articles 318, 236, 321, 113 , 307). Les cinéastes, dont la liberté de créer était freinée par la concentration de la distribution cinématographique au service de l´industrie nord-américaine, se voient favorisés par l´article 98 qui établit les droits culturels et les droits d´auteur. “Pouvoir créer librement, c´est nous ouvrir au monde” approuve Carlos Azpúrua.
 
   La réforme intensifie la démocratie dans de nombreux domaines. L´article 64 donne le droit de vote aux citoyen(ne)s dès 16 ans, une révolution en soi. L´article 21 rejette toute forme de discrimination ethnique, de genre, d´âge, de santé, sexuelle, sociale, politique ou religieuse. L´article 109 consacre l´autonomie de l´université et l´élection des autorités par l´ensemble de la communauté universitaire, employés, étudiants, ouvriers. “C´est la récompense de nombreuses années de luttes” pour Alejandra Torres, étudiante de l´UCV : “beaucoup d´étudiants sont morts pour cet idéal sous les gouvernements antérieurs. Avec des autorités légitimes, on aura enfin un vrai débat d´idées sur la politique universitaire”.
   Le “non” á la réforme, perdant dans les sondages, est martelé par les télés privées comme Globovision, ou RCTV dont on croit encore, hors du Venezuela, qu´elle a été “fermée par Chavez” (2). Au Venezuela l´opposition possède la majorité des médias - radio, presse écrite, télévisions. La liberté d’expression est totale. La haine de classe et le racisme sont intacts à Globovision, Venevision, Televen ou RCTV et leurs filiales qui occupent 80 % du spectre radioélectrique.
 
   Plus la démocratie s´approfondit au Venezuela, plus les transnationales médiatiques, actrices á part entière de la globalisation néo-libérale, attaquent “la dictature de Chavez”. Avec le même mépris social pour le peuple vénézuélien que pour ceux qui, en Europe, font grève contre les privatisations ou disent non aux traités néo-libéraux. Pour convaincre l´opinion mondiale que le Venezuela est au bord de l´insurrection contre un “futur Castro”, la technique consiste á cadrer serré des groupuscules d´opposition (par exemple des étudiants d´universités privées qui refusent l´intégration des secteurs populaires dans l´enseignement supérieur) lorsqu´ils provoquent les forces de l´ordre. A Paris ou á Tokyo, la télé montre la "violence" comme si elle était le fait de la population en général. Le spectateur ne verra jamais le hors-champ réel : une foule indifférente ou agacée par ces mises en scènes sur commande.
Le Monde, Libération, l´AFP, El País, France-Inter ou le Washington Post résument la réforme au “pouvoir á vie pour Chávez”. L´article 230 donne á la population le droit de réélire qui elle veut autant de fois qu´elle le voudra, un droit démocratique dont jouissent déjà les populations du Royaume-Uni, de France, d´Espagne, d´Allemagne, d´Autriche, d´Irlande, d´Italie ou du Portugal. En supposant que la population l´approuve lors du référendum de décembre, celle-ci restera libre de trancher ultérieurement entre les candidats des différents partis, comme dans n´importe quelle démocratie. Tous les scrutins organisés au Venezuela sous les mandats successifs de Hugo Chavez, une dizaine déjà, ont été jugés transparents par les observateurs internationaux, Union Européenne et Organisation des États Américains y compris.
 
   Toute ces campagnes médiatiques n´entament pas le moral d´Héctor Láres, ouvrier du bâtiment, qui croit dans la victoire éclatante du “oui” : “Ils veulent nous faire marcher á coups de carottes mais ils oublient que l´âne est un animal extrêmement intelligent”.
Caracas, 20 novembre 2007.
 
(1) voir “l´économie venezuelienne sous Chávez”, Mark Weisbrodt et Luis Sandoval, www.cepr.net juillet 2007.
(2) RCTV continue á diffuser sa programmation habituelle et transmet aussi sur internet : www.rctv.net.
 
* Vice-président de la chaîne publique et participative Vive TV, Venezuela.
 
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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Revolution Bolivarienne