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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 22:34
La difficulté de la marche en terrain plat.
DERONNE Thierry

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7611

Ce sont la même rue, les mêmes néons, les mêmes étincelles dans les yeux des enfants. Le peuple qui déboule dans les centres commerciaux chaque jour plus nombreux, pour les emplettes de Noël, est, apparemment, le même peuple. Disons, la même écume d´une eau différente. Au milieu de la ville étouffée de voitures, sous l´ouragan publicitaire des chaînes privées (dont RCTV qu´on croit, á l´étranger, “fermée par Chávez”) des dizaines de milliers se penchent sur les tables dressées aux coins des rues pour signer une demande de réforme constitutionnelle. Si le suffrage universel l´approuvait ensuite, elle donnerait au peuple le même droit que dans d´autres démocraties, celui d´élire qui il veut autant de fois qu´il veut à la tête de l´État. Malgré le choeur médiatique et la campagne de l´opposition contre le “piège du dictateur”, les signatures sont recueillies plus vite et avec plus d´enthousiasme que prévu.

Le 23 novembre 2008 la majorité de la population a ratifié la politique d´un “populiste tropical” qui a fait plus en dix ans contre le populisme que n´importe quel autre chef d´État. Millions d´hectares aux paysans pauvres, croissance de la souveraineté alimentaire par la réduction de l´importation d´aliments, baisse de 30 % de la pauvreté, augmentation de l´emploi et du salaire réel, millions de vies sauvées par les programmes de santé, moitié de la population aux études, gel des tarifs des services publics, nationalisations stratégiques (télécommunications, électricité, sidérurgie, ciment, ..), massification des crédits pour acquérir ou construire des logements, création de la Banque du Sud, de PetroCaribe, de l´ALBA, de Telesur, lancement du satellite “Simón Bolívar”... Le plus significatif de cette liste sans fin (1) est l´explosion de la démocratie participative qui sauve la représentative - création des conseils communaux ou légalisation des médias communautaires et alternatifs. Sans oublier la dose intensive d´élections, de référendums validés à chaque fois par les observateurs internationaux.


À beaucoup d´”analystes de gauche” la victoire de novembre, d´autant plus remarquable qu´elle se produit après dix ans de pouvoir, parle pourtant moins que les victoires locales de l´opposition. Certains donnent des leçons aux vénézuéliens sur les corrections à apporter pour sauver á temps leur processus, croyant leur faire découvrir une bureaucratie ou une corruption qu´ils combattent depuis longtemps. “Chávez a perdu sa popularité à une vitesse vertigineuse, telle que je n´osai l´imaginer. Il ne restera de lui, en fin de compte, qu´une couche de rouge sur le capitalisme” prophétise Mr. St-Upéry. D´autres “expert français” comme Fogel ou Rosenthal annonçaient, “avec de nombreux faits à l´appui”, la fin imminente de la révolution cubaine... pour le début des années 90. S´il est un point commun entre ces livres “modérés, libres de dogmes, etc..”, c´est leur mépris pour le sujet populaire latinoaméricain, pour sa patience lucide, son histoire de résistance et son intelligence des délais.

Car au Vénézuéla il ne s´agit pas seulement du record de participation qui fait du Parti socialiste unifié (PSUV), créé il y a un an á peine, le premier parti du pays, remportant 17 des 22 États en jeu et la grande majorité des mairies (75 % de la population vit à présent dans des municipalités bolivariennes). Ce n´est pas seulement que ce parti gagne 700.000 électeurs en comparaison avec le référendum de 2007 alors que l´opposition en perd plus de 550.000. Ou la sociologie qui confirme que ce sont les secteurs populaires, majorité de la population, qui votent pour la poursuite du processus. C´est que le PSUV malgré ses vices de naissance, son recyclage de figures anciennes, ne pourra se comporter comme les partis populistes d´avant la révolution. Les critiques des adhérents face à l´imposition de certains dirigeants, par exemple, parlent de cet éveil collectif. Et promettent plus de sueur pour les quelques élus de l´opposition, certains impliqués dans de graves affaires de corruption ou acteurs du coup d´État d´avril 2002, qui découvrent un peuple disposé à défendre ses centres de santé intégrale face à leurs tentatives d´expulsion. Le secteur “intelligent” de la droite l´a compris, qui tente de s´approprier les conquêtes sociales de la révolution et cherche ses voix à travers un discours de “réconciliation nationale”. Appuyée par le quasi-monopole privé (85 %) des ondes radio et télé et par la grande majortité de la presse écrite, elle pourra progresser tant qu´elle ne devra pas abattre ses cartes dans un gouvernement national.

La gauche classique, grande perdante du scrutin, fut toujours ultra-minoritaire électoralement. Ses critiques “nécessaires, constructives, etc..” à Chávez peinent á se libérer de la condescendance, du colnialisme inconscient. Sans doute accepte-t-elle mal qu´un président révolutionnaire ne provienne pas de son sein. En 1989, alors que tombe le mur de Berlin, le peuple vénézuélien se révoltait contre le néolibéralisme de Carlos Andrés Pérez. Le massacre de Caracas se produit à la même époque que les bombardements nord-américains des quartiers populaires de Panama. Occultés par les transnationales de la communication, ces deux crimes contre l´humanité pousseront des militaires de milieu populaire à ressusciter la pensée de Simón Bolívar : maudit le soldat qui use de ses armes contre son peuple, et de lá, à récupérer le reste de l´idéologie républicaine centrée sur le concept d´Égalité. Il ne faut donc pas s´étonner si ce sont des soldats de l´An II et non des partis de gauche qui ont permis ces dix ans d´“injection de vitamines à la démocratie latinoaméricaine” (Eduardo Galeano). Ni s´il y a deux siècles la presse de Washington traitait Bolívar, le libérateur des esclaves, de “César assoiffé de pouvoir éternel, dictateur fou” pour éloigner les peuples de son projet d´Union des Républiques.


Les critiques actuelles du peuple face aux retards, aux incapacités, aux actes de corruption, s´adressent non pas à l´excès mais au manque, dans beaucoup de sphères, d´État révolutionnaire. Face á la démobilisation et à la fatigue d´une partie de la base, le président lui demande de faire pression sur les nouveaux élus pour qu´ils appliquent le programme de participation populaire. C´est ici que prend tout son sens la leçon du Mouvement des Sans Terre brésilien : ”lorsque les masses refluent, se former en prévision de la prochaine ascension”. Seuls des journalistes distraits jugèrent folklorique que le président vénézuélien montrât, lors d´une conférence de presse électorale, le dernier livre du philosophe István Mészaros - “le défi et le poids du temps historique” - que venait de lui offrir Manuel Vadell, son vieux compagnon du Movimiento Bolivariano 200.

Thierry Deronne
Caracas, décembre 2008.

(1) Les indicateurs sociaux, économqiues 2008 sont disponibles sous ces liens :

http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php ?act=ST&f=4&t=81548
http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php ?act=ST&f=4&t=84225
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/pib_2trimestre2008.pdf -
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/logros_sociales_2008minci07_.pdf -
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/logros_economicos_2008_minci_0.pdf-
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/9_anos_de_revolucion__grafico200802020706.pdf

L´auteur : Thierry Deronne. Diplomé en communications sociales (IHECS, Bruxelles, Belgique 1985). Organise des ateliers vidéos au Nicaragua Sandiniste (1985-88). Au Venezuela il fonde l’École Populaire Latino-américaine de Cinéma (1995) et la télévision communautaire Teletambores (2000, Maracay, État de Aragua). Co-fondateur de la télévision communautaire Camunare Rojo TV (État de Yaracuy). En 2002 il crée le Journal International des quartiers. Actuellement vice-président de formation intégral de la télévision publique et participative VIVE TV ou il a créé des émissions comme : Venezuela Adentro, Pueblo-Soldado, Construyendo República, En Proceso, Informativo Laboral, Curso de Cine, Curso de filosofía.

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Revolution Bolivarienne
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:08

Salim Lamrani
           
     
Les élections régionales et municipales du 23 novembre 2008 ont une nouvelle fois démontré la popularité du gouvernement du président vénézuelien Hugo Chávez. Pour la douzième fois en dix ans, le leader bolivarien a remporté le processus électoral par une écrasante majorité. En effet, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) a remporté 17 Etats sur 22 et 264 municipalités sur les 328 en jeu dont 18 capitales régionales sur 22, s’affirmant comme la première force politique du pays. Ainsi, Chávez et ses partisans ont remporté 77% des Etats et 80% des mairies. De son côté, l’opposition a ainsi perdu contrôle de deux Etats passant de sept à cinq, même si elle a remporté la mairie de la Caracas, capitale du pays1
 

            « Il s’agit d’une grande victoire du PSUV », a déclaré Chávez au sujet de son nouveau parti2. La participation a atteint les 65,25%, un chiffre sans précédent pour des élections régionales. « Il s’agit de la victoire du Venezuela et le chemin démocratique choisi par le peuple a été ratifié », a-t-il ajouté3. Ainsi, le PSUV a gagné 1,4 million de voix par rapport au référendum du 2 décembre 2007 sur la réforme constitutionnelle, ce qui représente une hausse de 20%, alors que l’opposition a subi une baisse de 10% par rapport au dernier scrutin4. 

            Quatre des cinq gouverneurs élus avec les voix du chavisme en 2006 et qui étaient entrés en dissidence par la suite ont été sanctionnés par les électeurs et ont perdu les Etats de Sucre, Guárico, Trujillo et Aragua. « La dissidence a été pulvérisée », a souligné le leader bolivarien, en référence à la trahison politique de ses anciens partisans. Au total, l’opposition a obtenu 25,17% des voix5
 

            « Le peuple, autant ceux qui ont voté pour les candidats de la révolution que ceux qui ont voté pour les autres candidats, a démontré qu’il y a ici un système démocratique et que l’on respecte les décisions du peuple », a affirmé Chávez. Le président vénézuelien a tenu à féliciter l’opposition : « Je veux féliciter les vainqueurs des partis d’opposition. Je reconnais leur victoire et je leur lance un appel au plus grand engagement démocratique ». Il les a mis en garde contre toute tentative « de reprendre les vieux chemins du putschisme », en référence au coup d’Etat d’avril 20026 

            Depuis son arrivée au pouvoir en 1998, le nombre de votes obtenus par Chávez n’a cessé d’augmenter. En 1998, il avait obtenu 32% des voix lors des élections régionales contre 41% pour l’opposition, avec une abstention de 47,6%. En 2000, le chiffre passa à 34% contre 45% pour l’opposition. En 2004, le leader bolivarien a obtenu 68% des voix contre 21% pour l’opposition. Ainsi, d’une mairie en 1998, Chávez est passé à 114 en 2000, 226 en 2004 et 264 en 20087.

 

            Malgré l’écrasante victoire des partisans de Hugo Chávez, malgré le fait que l’opposition ait perdu deux Etats et 38 mairies par rapport au statu quo préélectoral, les médias occidentaux tels que Associated Press, l’Agence France Presse ou Reuters ont tenté d’occulter le nouveau triomphe électoral du leader bolivarien, essayant de transformer une véritable débâcle en un succès pour ses adversaires8.

 

            L’extraordinaire popularité du président Chávez s’explique principalement par les spectaculaires réformes économiques et sociales entreprises depuis 1998, qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus fragiles de la population. De plus, l’opposition reste profondément divisée et n’a pas d’autre discours à proposer que celui d’une aversion viscérale à l’égard du gouvernement. Elle ne dispose pas de programme crédible et ne doit sa survie politique qu’à la forte campagne de soutien orchestrée par les médias privés, ainsi qu’au financement octroyé par Washington.

 

Vers une proposition d’amendement constitutionnel
 

            En dix ans, Hugo Chávez n’a souffert qu’un seul revers électoral. Le 2 décembre 2007, sa proposition de réforme constitutionnelle, pourtant progressiste mais complexe et mal expliquée à la population, a été rejetée par une infime majorité de 124 961 électeurs, représentant 1,41% des votants9. L’implacable campagne de désinformation nationale et internationale lancée par l’opposition à ce sujet avait été sous-estimée par les partisans du président. Ces derniers avaient fait preuve d’un excès d’optimisme, pensant que la bataille électorale était gagnée d’avance, et n’avaient pas réussi à mobiliser leurs électeurs, entraînant une abstention de plus de 40%, qui s’est révélée fortement préjudiciable. La victoire étriquée des détracteurs de Chávez fut néanmoins un échec pour le pouvoir en place.

 

            Fort de la nouvelle victoire du 23 novembre 2008, le PSUV a décidé de lancer un référendum en faveur d’un amendement de l’article 230 de la Constitution afin d’abolir la limite des mandats présidentiels et permettre à Hugo Chávez de se représenter en 2013. Pour cela, le projet doit avoir le soutien d’au moins 30% des parlementaires de l’Assemblée nationale ou de 15% des électeurs inscrits. Le PSUV a décidé d’utiliser la voie parlementaire tout en lançant une campagne de collecte de signatures auprès des électeurs10. Pourtant, pour simplifier les choses, Chávez aurait pu présenter lui-même le projet d’amendement en Conseil des ministres et le soumettre à référendum. Mais il a préféré laisser l’initiative aux élus et à la population, suite à l’échec de 200711. Le référendum devrait avoir lieu en février 200912.

 

            L’opposition vénézuelienne a déjà commencé son travail de sape, avec la complicité des médias occidentaux, qui tentent eux aussi de présenter cet amendement comme étant anti-démocratique. Pourtant, la limite des mandats présidentiels est inexistante dans de nombreuses démocraties occidentales telles que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal. De la même manière, le Congrès colombien vient d’approuver un projet de référendum similaire permettant la réélection du président Alvaro Uribe en 2014, sans déclencher d’hystérie médiatique13.

 

Par ailleurs, en mai 2005, les Français avaient rejeté le traité constitutionnel européen à une large majorité. En février 2008, passant outre la volonté populaire, le président Nicolas Sarkozy l’a fait ratifier par le Parlement, dans un silence médiatique assourdissant.

 

Les raisons de cette collusion des transnationales de l’information sont relativement simples : Uribe et Sarkozy sont des dirigeants de la droite dure, farouche défenseurs de l’ordre économique dominant, alors que Chávez est un président progressiste qui prône un modèle d’intégration régionale où l’être humain est placé au centre du projet de société.

 

Notes

1 El Nuevo Herald, « Victoria en Caracas fue la gran sorpresa para la oposición », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « PSUV ganó 77% de las gobernaciones y 80% de las alcaldías destacó Chávez », 24 novembre 2008.

2 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez : Estamos viendo un mapa rojo, rojito », 23 novembre 2008.

3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez sostiene que la victoria es de Venezuela y su Constitución », 24 novembre 2008.

4 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008.

5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez : Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición obtuvo respaldo de sólo 15% de la población total del país », 27 novembre 2008.

6 El Nuevo Herald, « Chávez se felicita por triunfo del PSUV y reconoce victorias de la oposición », 24 novembre 2008.

7 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez destacó ascenso de votos obtenidos en distintas elecciones desde 1998 », 24 novembre 2008.

8 Jorge Rueda, « Oposición gana terreno en el mapa político venezolano », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Fabiola Sanchez, « Venezuela's Chavez Faces New Challenges », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Ramon Sahmkow, « Venezuela : Chavez repart à l’assaut de la réélection », Agence France Presse, 1er décembre 2008 ; Ana Isabel Martínez, « Chávez busca camino expedito para enmienda constitucional », Reuters, 3 décembre 2008 ;

9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Cronología de triunfos de la Revolución Bolivariana », 13 novembre 2008.

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Referendo para enmienda constitucional se viabilizará por Asamblea Nacional », 5 décembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Enmienda constitucional: mecanismo del poder popular », 2 décembre 2008.

11 El Nuevo Herald, « Crean dirección contra la reelección indefinida en Venezuela », 7 décembre 2008.

12 The Associated Press / El Nuevo Herald, « Consulta sobre reelección de Chávez sería en febrero », 2 décembre 2008 ; Christopher Toothaker, « Chavez Seeks Indefinite Re-election, again », The Associated Press, 30 novembre 2008.

13 Luis Jaime Acosta, « Congreso colombiano abre paso segunda reelección de Uribe », Reuters, 26 novembre 2008.

 

Salim Lamrani est enseignant, chargé de cours à l’Université Paris Descartes et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 11:31

Maurice Lemoine, jeudi 27 novembre 2008

 

Commentaires mitigés dans nombre de médias après la consultation électorale du 23 novembre au Venezuela. Le président Hugo Chávez et ses partisans auraient perdu la main. Malgré leur victoire (difficile à occulter). 
 

Après quasiment dix ans de pouvoir du chef de l’Etat, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) remporte dix-sept des vingt-deux Etats où le poste de gouverneur était en jeu. Dans un cadre démocratique, on pourrait faire beaucoup moins bien. Par ailleurs, le PSUV remporte deux cent trente-trois mairies (80 % des municipios), dont dix-huit des vingt-quatre capitales d’Etat.
 

L’opposition, pour sa part, a triomphé dans les Etats les plus riches : Zulia, Carabobo (ce qui, sociologiquement, ne manque pas de cohérence), ainsi que dans la Nueva Esparta, le Táchira et le Miranda (la zone métropolitaine de la capitale). Elle s’est également emparée de la mairie du Grand Caracas (qu’elle détenait déjà avant 2004). Il s’agit d’incontestables succès.

 

Pour autant, l’opposition a perdu 555 442 voix par rapport au référendum sur la proposition de réforme constitutionnelle rejetée l’année passée tandis que les « chavistes » progressent, eux, de 694 342 voix. D’autre part, le résultat a marqué un échec total de la « dissidence chaviste » de gouverneurs sortants – Sucre, Guárico, Trujillo, Aragua et Carabobo – qui avaient pris leurs distances avec le pouvoir. De sorte que, plutôt que d’avoir perdu des Etats, le pouvoir en a gagné (dix-sept au lieu de quinze avant les élections).

 

L’accent a été mis sur la défaite du PSUV dans le grand quartier populaire de Petare (Caracas). A juste titre, ce revers attire l’attention sur les carences de l’administration bolivarienne en matière de gestion locale – collecte des ordures, logement, insécurité. Néanmoins, Libertador, la plus peuplée des municipalités de Caracas, a voté en faveur de la révolution bolivarienne, de même que les quartiers populaires de tous les Etats régionaux ou mairies gagnés par l’opposition.

 

Enfin, on a exagéré le fait que l’opposition a gagné dans les Etats les plus peuplés. Il n’en demeure pas moins que, à l’échelon national, le camp « chaviste » a obtenu 5 073 774 voix contre 3 948 912 pour l’opposition (53,45 % contre 41,65 %), avec une participation exceptionnelle de 65,45 %.

 

Alors qu’il participait à son premier scrutin – il n’a que deux années d’existence –, le PSUV s’affirme, et de loin, comme la première force politique vénézuélienne.

 

De par le monde, beaucoup se contenteraient d’une victoire aussi « étriquée ».  

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-11-27-Venezuela

 

 

 

http://www.psuv.org.ve/

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 11:14

Eva Golinger

 

Des années de travail pour pénétrer des communautés et financer des projets et programmes prétendument démocratiques et à vision antisocialiste ont réussi à remettre ces communautés dans les mains de l'opposition.

                                                                                                                                  

C’est le cas de Petare (commune de Sucre, Etat de Miranda), de Catia (commune de Libertador, Caracas) et d'autres où se concentre la grande majorité de la population de Caracas et de Miranda. Une stratégie à but séparatiste et l'infiltration des paramilitaires à Zulia et Táchira ont réussi à assurer à une opposition subordonnée à l'agenda de Washington et aux objectifs du Plan Colombie qui infestent la région, le contrôle de ces territoires tellement importants pour la sécurité de l'État.

 

Il ne s'agit pas seulement des 4,7 millions de dollars investis par l'Agence Internationale du développement des États-Unis (USAID), par la National Endowment for Democracy (NED) et ses agences affiliées dans la campagne pour les élections régionales du 23 novembre 2008. Il s’agit également des 50 millions de dollars accordés et utilisés depuis 2000, avec l’aide d’experts du Nord, pour construire une base solide de l'opposition. En effet, celle-ci a commencé, à partir de 2004, à avoir pour objectif la pénétration des communautés liées au chavisme ainsi que des secteurs étudiants.

 

Toutefois, on ne peut ni écarter ni ignorer la responsabilité de certains dirigeants qui ont utilisé la révolution et la bonne foi du Président Chávez pour obtenir le pouvoir puis pour en abuser, avec des pratiques corrompues et nuisibles envers les populations qu'ils représentaient.

Mais la campagne médiatique qui accuse le chavisme de l'insécurité et de la corruption dans le pays, surtout dans la capitale Caracas, a eu un fort impact. Et les gouvernements régionaux et nationaux n'ont pas répondu avec une efficacité suffisante. Malheureusement, les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes ont la mémoire courte et ont oublié comment gouvernait Antonio Ledezma, quand il était maire de Secteur fédéral en 1993 et qu’il interdisait toute manifestation ou protestation dans la ville. Ils ont aussi oublié pourquoi Ledezma a été un des responsables de la détérioration des services publics de la ville, comme de son infrastructure.

De fait, lors des élections de 2000 et 2004, ce sont des dirigeants pro-Chavez qui ont hérité d'une capitale en ruine totale, avec un centre historique presque détruit, des rues et avenues pleines de trous et de façades détériorées par l’oubli et l’abandon. Est-il possible que le maire même, qui a été responsable de la destruction de la ville 15 ans auparavant, puisse la sauver à présent? Seul le temps le dira, toutefois la probabilité est faible et la courte et triste mémoire des habitants de Caracas leur fera regretter cette décision impulsive.

 

Les Etats les plus stratégiques et peuplés du pays, comme Carabobo, Miranda, Táchira et Zulia et la plus grande commune de Caracas, ont été livrés à ceux qui, pendant les sept dernières années, ont été responsables de multiples attentats contre la démocratie, y compris de coups d'Etat comme celui d’avril 2002. Car les nouveaux élus font partie des principaux dirigeants du coup d’Etat, comme du sabotage économique qui a presque détruit le pays et son industrie pétrolière en 2002 et 2003, comme également des nombreuses manifestations et actions de déstabilisation qui ont usé la patience de la société vénézuélienne. Pourquoi, alors, ces importantes régions du pays ont-elles rendu à nouveau le pouvoir au « golpismo », au putchisme?

 

La réponse est simple et complexe à la fois : la révolution n’a pas pris assez au sérieux l'importance et l'impact de la subversion, de même que celle de l'ingérence des agences étrangères dans le pays.

Il ne s’agit pas seulement du financement des partis politiques de l'opposition (par l’étranger, ndt), ce qui doit être interdit fermement par la loi. Il s’agit aussi du réseau complexe de différents acteurs, organismes, façades et agences qui ont réussi à s'infiltrer dans les rangs du chavisme pour en éloigner des partis politiques comme Podemos et PPT, pourtant auparavant tout à fait en faveur de la révolution. Ce réseau, que j'appelle la « toile d'araignée impériale », pénètre aussi les communautés et les quartiers où il promeut des projets et des programmes alternatifs à ceux proposés par le Président Chávez, projets qui peuvent être plus attrayants à court terme et apporter alors une satisfaction instantanée à des secteurs nécessiteux.

Les agences étrangères, comme l'USAID et la NED déjà citées, et d'autres, comme Freedom House, l'Institut Démocrate National (NDI), l'Institut Républicain International (IRI), la Fondation Konrad Adenaeur (Allemagne), FAES (Espagne), FOCAL (Canada), Friedrich Ebert Ztiftung (FEZ, Allemagne) entre autres, travaillent depuis des années au Venezuela. Elles conseillent et financent des partis comme Primero Justicia, Un Nuevo Tiempo et Podemos, les aident à construire des plates-formes et des stratégies politiques correspondant aux nécessités et aux désirs du peuple. Mais elles ont un agenda occulte qui promeut une vision néolibérale et antisocialiste. Rappelez-vous que nous sommes dans la « bataille des idées » et dans cette « guerre sans terrain » où toutes les armes possibles sont utilisées contre l'ennemi.

 

Ces agences ont aussi fait un travail extrêmement efficace auprès des ONG et des mouvements ou groupes d’étudiants de droite, comme Súmate, Cedice, Hagamos Democracia, Sinergia, Movimiento Estudiantil "Manos Blancas" et d'autres, qui, avec cette aide, ont réussi à conquérir des espaces parfois oubliés ou du moins dans lesquels la révolution ne s’était pas assez investie.

On ne doit pas sous-estimer la capacité et l'efficacité de l'ingérence étrangère et sa poigne impériale.

Sa stratégie de « promotion de la démocratie » dans des pays comme le Venezuela est plus dangereuse qu'une invasion militaire. Car elle est difficile à détecter et se dissimule de façon presque parfaite, par exemple auprès d'ONG et de programmes dont les noms et les missions apparaissent comme nobles et qui prétendent aider les communautés et améliorer le pays. Mais qui en réalité cherchent à le déstabiliser et à mettre en oeuvre un programme contraire aux intérêts souverains du peuple. Son réseau est immense et elle se manifeste dans la société vénézuélienne à travers les médias.

Les beaux discours de porte-parole comme Yon Goicochea essaient de tromper le peuple avec des mots et des phrases poétiques et agréables, de même que les publicités des défenseurs de droits humains comme Human Rights Watch, la Société Interaméricaine de Presse ou la Commission de droits humains de l'Organisation d'États américains (OEA). Cette dernière est l'ingérence la plus dangereuse pour la Révolution bolivarienne. Son réseau mortel se répand dans le pays avec les résultats du 23 novembre. Le peuple et le gouvernement doivent au plus vite réagir pour neutraliser cette menace envers son développement futur.

 

Le fait que le nouveau Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) ait gagné dans 17 gouvernements provinciaux avec presque 6 millions de voix, constitue un pas important pour la consolidation de la révolution. Il montre aussi l’engagement révolutionnaire d'une majorité de Vénézuéliens. Toutefois, la victoire stratégique des forces adverses ne peut être ni niée ni sous-estimée, et sa reconquête de pouvoirs régionaux doit servir à réveiller le peuple révolutionnaire et le gouvernement vénézuélien. Faute de quoi, l’opposition risquerait d’utiliser ces espaces pour introduire et promouvoir sa vision antisocialiste et individualiste cachée sous une façade de « démocratie et liberté ». Et elle ouvrirait encore plus les portes de ces régions au grand réseau impérial. La zone frontalière est en grave danger. La media luna ( demi-lune, région en forme de croissant de lune et regroupant richesses et opposition, ndt ) est consolidée encore plus avec Táchira et Zulia entre les mains de la droite et des adversaires réactionnaires du pays.

 

Il est temps de prendre des décisions fermes pour combattre l'ingérence des agences étrangères dans le pays. Si on ne les neutralise pas maintenant, elles réussiront à s’introduire tellement en profondeur dans le pays qu'on ne pourra jamais les en sortir.

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-29%2019:10:07&log=invites

 

Eva Golinger est avocate, auteur des livres « Code Chávez: La Guerre de Washington contre le Venezuela » et « La toile d'araignée impériale: encyclopédie d'ingérence et subversion » qui vient d'être publié au Venezuela en novembre 2008.

evagolinger@gmail.com    

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 11:11

Une militante bolivarienne de Paris

 Août 2008

 

Fin juillet 2008, j’ai fait partie d’une délégation anglaise de VIC (Venezuela Information Center) une organisation de solidarité avec le Venezuela dont le but est de lutter contre la désinformation sur le Venezuela. Nous étions 14 et avons eu un programme très riche dont je fais ici un petit résumé de nos principales visites.  

 

1)      El Barrio de Petare : nous avons commencé directement par le bidonville de Petare, un des plus gros bidonvilles d’Amérique latine (2 millions d’habitants). Cela nous a plongés d’emblée au coeur du processus bolivarien dont la priorité est de s’attaquer à la pauvreté. Mais pas de façon paternaliste, par l’assistanat par en haut. C’est leur bidonville et les gens essaient vraiment de prendre les choses en main, c’est eux qui décident des priorités. Et il y a des problèmes énormes : l’eau, les glissements de terrain, le tout à l’égout, l’électricité, les sans logis, les malades, les handicapés, la violence conjugale etc…Nous avons été reçus par des représentants du Conseil Communal de plusieurs districts de Petare. Ils vont recenser d’abord les problèmes, parfois maison par maison : les malades, les femmes enceintes, les besoins de tel ou tel. Très touchant de voir leur engagement, difficile de rendre compte de leur motivation. Le Venezuela voudrait faire de Petare un exemple de comment on résout les problèmes sociaux. Les habitants de Petare en sont très fiers.

2)      La radio communautaire de Petare, CRP (collectivo radiofonico de Petare). Il en existe 300 comme cela au Venezuela. Elle donne la parole aux groupes locaux, leur apprend techniquement comment faire une émission. C’est un outil précieux de communication entre les différents groupes, une sorte d’école pour l’ensemble du bidonville, mais aussi il y a des programmes plus nationaux voire latino sur ce qui se passe dans d’autres pays. Ce media alternatif est géré collectivement.

3)      Deux « bataillons », ainsi appelle-t-on l’unité de base du nouveau PSUV (parti socialiste unifié vénézuelien, créé en janvier 2008). Ce parti qui n’en est qu’au stade de sa formation était un outil qui manquait au Venezuela pour se battre.  J’ai eu l’impression d’un vrai creuset de formation politique : les gens se réunissent 2 à 3 fois par semaine (imaginez une section du PS ou une cellule du PCF se réunissant si fréquemment !!). On sent que c’est tout neuf. Beaucoup d’énergie. Ils étaient ravis de nous accueillir et nous avons beaucoup parlé de ce qu’ils pensaient du processus vénézuelien. Leur première épreuve va être les élections municipales et régionales de  ce 23 novembre. Ce sera leur première campagne, leur première apparition publique en tant que PSUV.

4)      Le centre de formation de l’orchestre national des jeunes du Venezuela, d’où vient l’orchestre Simon Bolivar dirigé par Gustavo Dudamel. La méthode utilisée qui s’appelle « El sistema » et l’orchestre de Dudamel  commencent à faire fureur de par le monde. Cette mission « Musica » consiste à donner la chance à tout enfant qui le souhaite de faire de la musique dès son plus jeune âge. Le but n’est pas d’en faire des musiciens professionnels. Le but est l’intégration sociale : sortir les enfants des rues et les empêcher de sombrer dans la délinquance ou la drogue, leur donner de nouvelles valeurs, en vivant et grandissant dans ce groupe (c’est 3 à 4 heures par jour après l’école, 6 jours par semaine, en général pendant plusieurs années). El sistema a un succès fou. 300 000 en font partie. Même en Ecosse, ils viennent de mettre en place un programme de 5 ans qui utilise el sistema pour les jeunes délinquants.

 

5)      Université bolivarienne de Caracas, nous avons rencontré le vice recteur. Tout est nouveau à l’université bolivarienne : du concept de l’enseignement lui-même jusqu’aux détails pratiques. On dirait un creuset de créativité où les gens remettent tout en cause et de façon permanente. Sur le plan matériel, l’originalité des universités bolivariennes c’est que ce ne sont pas les étudiants qui vont à elle, comme c’est généralement le cas où les étudiants sont obligés d’« émigrer » pour étudier, mais c’est l’université qui se déplace et va s’implanter près des quartiers pauvres, et dans les campagnes. Ainsi 1800 « villages universitaires » ont été créés pour 197 000 étudiants. Comme nous l’avions vu à Petare, les étudiants travaillent avec la population. Ainsi en fin d’études, ils font un long stage dans le bidonville et avec les habitants élaborent un projet concret dont ils doivent faire un rapport écrit. Tous les étudiants ont des bourses, et le transport et la nourriture sont gratuits. Nous avons aussi visité une université bolivarienne à Barlovento et rencontrer des élèves dans leur classe, dont une de droit composée d’adultes pour lesquels la possibilité d’avoir eu accès à un enseignement qui leur était dénié avant semblait avoir bouleversé leur vie et leur image de soi. L’université est ouverte la journée, le soir et le samedi/dimanche pour les gens qui travaillent.

6)      Nous avons été reçus par la ministre des affaires indigènes, Nicia Maldonado qui nous a fait un exposé des problèmes que rencontrent les quelques 40 communautés indigènes du Venezuela. L’article de la Constitution qui les reconnaît, leur donne le droit de parler leurs langues, d’avoir leur culture pour lutter contre la politique d’extermination dont ont souffert ces peuples depuis la découverte de l’Amérique. Les appétits des multinationales sur les terres que les peuples indigènes ont récupérées et comment ils peuvent se faire manipuler.

7)      Barlovento : nous avons été dans une région de l’Est de Caracas, Barlovento qui est composé de 90% de noirs, ou afro descendants comme ils disent. C’était une région où après avoir massacré les indiens qui refusaient de travailler pour eux, ils ont fait venir des esclaves d’Afrique (du Congo actuel) pour travailler le cacao dans les plantations. Cela reste une région extrêmement pauvre, avec du chômage. Nous avons visité une entreprise de chocolat, autogérée par les travailleurs et aussi par la commune. Il y a donc ces grandes réunions où participe le village, ceux qui cultivent le cacao dans les plantations et ceux qui le transforment en chocolat dans l’usine. Ils ne se laissent plus avoir par les compagnies étrangères qui leur achetaient à bas prix le chocolat vénézuelien qui est apparemment de grande qualité, et donc ont pris le contrôle. Ils essaient de respecter l’environnement pour que le chocolat soit meilleur. Nous avons aussi visité une usine de traitement des déchets, question cruciale au Venezuela.

8)      Toutes les missions santé : de « Barrio adentro 1 » dans les bidonvilles à « Barrio adentro 4 », à savoir la création de cet hôpital cardiologique pour enfants à la pointe des nouvelles technologies, Hospital Cardiologico infantil Gilberto Ochoa, où tout enfant avec malformation cardiaque peut être envoyé de n’importe quel coin du monde, tout frais payés.

9)      Le ministère de la femme (INAMUJER) qui se bat contre la violence domestique et la promotion des femmes qui de toute façon ont pris un rôle prépondérant dans la révolution bolivarienne et qu’on retrouve à tous les échelons du processus

 

En conclusion c’était un voyage bien rempli qui nous a permis de voir de nos propres yeux ce qui se passe vraiment au Venezuela. Pour tout dire, j’ai hâte d’y retourner pour voir comment se construit le processus, comment il avance. Je pense que faire ce type de voyage est un outil de solidarité très précieux, pour faire connaître la révolution bolivarienne, la populariser.

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 09:40

                                                                   LA CARTE ELECTORALE VENEZUELIENNE 

 

Le Parti Socialista  Unifié du Venezuela PSUV  de la Révolution Bolivarienne emporte  la victoire  avec plus de 5,07  millons  de  votes   contre  3,94  millons    pour l´ ensemble des   partis   d´opposition…

 

Au total  le PSUV  gagne 17 des  22  Etats régionaux  et 80%  des   Mairies.

 

 

 

     AVANT LES ELECTIONS                                                                                               APRES LES ELECTIONS 

 15 états bolivariens- 7 opposition                                                                 17 états bolivariens - 5 opposition

 

 

 
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 17:52

 

Romain Migus   Caracas, 26/11/2008

 

Les élections régionales et municipales de ce dimanche 23 novembre au Venezuela se sont déroulées de façon paisible. Dés quatre heures du matin, au son des trompettes et des feux d'artifices, les vénézuéliens ont commencé à se masser devant les bureaux de vote pour un scrutin électoral qui allait s'étendre jusqu'à neuf heures du soir. Vers 23h30, la présidente du Centre Nationale Electoral pouvait annoncer les premiers résultats qui allaient s'annoncer irréversibles. 

 

 Confirmation du camp chaviste et baptême plutôt réussi pour le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) 
 

Les chiffres au niveau national sont sans appel. Le PSUV remporte 233 mairies (80% des Municipios) et 17 Etats régionaux sur les 22 qui étaient en jeu lors de cette élection. Le camp chaviste a obtenu 5.073.774 voix contre 3.948.912 pour l'opposition (53,45% contre 41.65%). La participation était de 65%. Du jamais vu au Venezuela pour des élections régionales et municipales si l'on tient compte du fait que le nombre d'électeur a augmenté de prés de 8 millions en 8 ans !

 

On peut déjà noter que l'opposition perd 555.442 voix par rapport au référendum sur la proposition de Réforme Constitutionnelle de l'année passée. En revanche, les chavistes augmentent eux de 694.342 voix. Et encore, ces résultats ne tiennent pas compte des nombreuses voix (451.131 pour être précis) qui ont été captées par des candidats ayant appartenu au camp chaviste et qui avaient décidé pour ces élections de faire cavalier seul, contre les candidats du PSUV.

 

Tous les Etats ruraux ont été remporté par le PSUV ainsi que des Etats industriels comme Aragua, Bolivar et dans une certaine mesure Anzoátegui (où PDVSA a une forte implantation). La grande majorité des capitales des Etats régionaux a été remporté (18 sur 22). 

 

Les partis politiques qui avaient appuyés Chavez et s'étaient retournés contre lui (comme c'est le cas pour Podemos) ou avaient présenté des candidats contre les candidats du PSUV (comme le parti Patrie Pour Tous - PPT) ont été balayés, perdant ainsi toute leur représentations au niveau régional et la grande majorité du peu de mairies qu'ils contrôlaient. Tant les chavistes que l'opposition leur ont fait payer leur manque de clarté idéologique. Exception faite du Parti Communiste Vénézuélien dont la claire affirmation à son idéologie marxiste-léniniste ne lui a fait ni perdre ni gagner de sièges. Pour sa première confrontation réelle en tant que Parti Politique, le PSUV a remporté son pari.

  http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75160

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 20:39

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11044
Le 19 novembre 2008


Le président Hugo Chavez en campagne pour les élections régionales à Barinas, sa terre natale.


Le 23 novembre 2008 auront lieu les élections régionales et locales au Venezuela qui désigneront les nouveaux gouverneurs ainsi que les maires. Le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) de Hugo Chávez devrait largement remporter ce scrutin dans un contexte tendu, exacerbé par l’opposition du pays qui refuse toujours de reconnaître la légitimité du président vénézuelien malgré plus d’une dizaine de victoires électorales dont la transparence et le caractère démocratique ont été soulignés par la plupart des organisations internationales1.

En effet, depuis son élection en 1998, Chávez n’a cessé de remettre en jeu son mandat et son autorité, en se soumettant au suffrage populaire. En dix ans, les Vénézueliens auront été consultés pas moins de 13 fois, c'est-à-dire presque autant de fois que durant les quarante ans précédant la Révolution bolivarienne, entre 1958 et 1998, où eurent lieu 15 élections2.

L’opposition, qui contrôle actuellement deux Etats (Zulia et Sucre) sur 24, pourrait perdre ses ultimes bastions au profit des candidats gouvernementaux, notamment dans l’Etat de Zulia dirigé par le gouverneur Manuel Rosales, farouche opposant de Chávez. Rosales a déjà prévu d’ignorer les résultats du scrutin en cas de victoire de Giancarlo Di Martino, candidat du PSUV à Zulia, conscient que les électeurs vénézueliens sont favorables au parti présidentiel3

Ce dernier avait déjà participé au coup d’Etat du 11 avril 2002 en signant le décret reconnaissant la junte putschiste de l’éphémère Pedro Carmona Estanga. Il fut également un éminent protagoniste du sabotage pétrolier en décembre 2002, et a multiplié les campagnes médiatiques contre le pouvoir en place. Il se trouve désormais gravement impliqué dans un scandale de corruption4.

Hugo Chávez a mis en garde contre toute nouvelle tentative de déstabilisation. « Ils veulent de nouveau incendier le pays […]. Ils sont à la recherche de militaires pour fomenter un coup d’Etat », a-t-il dénoncé. Il en a également profité pour lancer un avertissement ferme à l’encontre de l’actuel gouverneur de Zulia: « Si Monsieur Manuel Rosales refuse de passer le pouvoir au vainqueur du 23 novembre […], il sera arrêté le jour même5 ».

Depuis son arrivée au pouvoir, Chávez a constamment été la cible de menaces. L’administration Bush a tout tenté, du coup d’Etat de 2002 jusqu’au financement actuel de l’opposition, pour se débarrasser de l’homme politique le plus populaire d’Amérique latine. En septembre 2008, les autorités vénézueliennes ont déjoué de justesse une conspiration visant à assassiner le leader bolivarien et réitérer un putsch. Plusieurs militaires à la retraite et en activité – mais sans commandement de troupes – des forces armées ont été arrêtés6.

Les services de renseignements vénézueliens avaient réussi à enregistrer plusieurs conversations téléphoniques entre le général de division de l’Armée Wilfredo Barroso Herrera, le vice-amiral Millán Millán et le général de brigade de l’Aviation Eduardo Baez Terrealba. Les putschistes avaient élaboré un plan pour prendre d’assaut le Palais présidentiel de Miraflores et éliminer Chávez : « S’il se trouve à Miraflores nous ciblerons nos efforts dans cette direction. […] Nous allons prendre le Palais de Miraflores, nous allons nous emparer des chaînes de télévision. L’objectif doit être unique […] Cet effort d’unité doit se diriger vers le Palais7 »

En plus d’une attaque contre le Palais, les militaires avaient prévu de s’en prendre à l’avion présidentiel et de le faire exploser par un missile au moment du décollage ou de l’atterrissage. Ainsi, « une opération possible [aurait lieu] au retour de voyage du président Chávez. L’une des actions serait de le faire exploser, ou de le capturer avec des avions en plein vol8 »

Mario Isea, président de la Commission spéciale d’enquête sur l’assassinat de l’Assemblée nationale vénézuelienne, a confirmé l’existence d’indices avérés concernant ce plan de coup d’Etat. « Il y a suffisamment d’élément de preuves pour confirmer les plans d’assassinat et de coup d’Etat », a-t-il signalé. Il a également souligné l’implication d’éléments internationaux, d’hommes politiques de l’opposition, de médias privés et d’hommes d’affaires locaux. Les individus en question s’étaient réunis à plusieurs reprises au Venezuela, en Colombie et aux Etats-Unis9.

L’implication de l’administration Bush dans cette affaire est indéniable. En effet, l’opposition vénézuelienne ne se risquerait jamais à une telle entreprise si elle ne bénéficiait pas du soutien politique et financier de la Maison-Blanche. En septembre 2008, lassé par les multiples ingérences des Etats-Unis, Caracas a expulsé l’ambassadeur étasunien et rappelé son représentant diplomatique de Washington.

L’élection de Barack Obama à la présidence étasunienne pourrait entraîner une normalisation des relations entre les deux nations. Hugo Chávez a salué la victoire du sénateur démocrate et lui a tendu un rameau d’olivier : « Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela fait part de sa volonté et de sa détermination d’élaborer, sur la base du respect absolu de la souveraineté, un agenda bilatéral constructif pour le bien-être des peuples vénézuélien et étasunien10 ».

L’opposition vénézuelienne se trouve dans une situation désespérée. La révolution politique, économique et surtout sociale du président Chávez l’a coupée de toute base populaire. Le leader bolivarien jouit d’un prestige hors norme dans son pays grâce à sa politique de redistribution des richesses qui a sensiblement amélioré le niveau de vie des catégories les plus démunies. Les résultats atteints en une décennie sont spectaculaires11. L’implication de l’ensemble des citoyens dans le processus de transformation lancé en 1998 a permis à la société toute entière d’atteindre un degré de maturité politique suffisant pour être consciente des enjeux nationaux et comprendre que l’oligarchie n’est pas la meilleure représentante de ses intérêts. 


Notes

  1 El Nuevo Herald, « Oposición venezolana pide que se vote por la ‘diversidad’ en regionales », 8 novembre 2008. 

2 EFE, « La oposición puede ganarle seis estados a Chávez », 7 novembre 2008. 

3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez alerta sobre plan opositor para desconocer triunfo del PSUV en Zulia », 9 novembre 2008. 

4 Agencia Bolivariana de Noticias, « isea: Comisión de Contraloría de la AN se traslada al Zulia para investigar denuncias de corrupción », 8 novembre 2008.  

5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez alerta sobre plan opositor para desconocer triunfo del PSUV en Zulia », op. cit. 

6 Agencia Bolivariana de Noticias, « Develan plan conspirativo de militares activos y retirados contra presidente Chávez », 10 septembre 2008.  

7 Ibid.  

8 Ibid. 

9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hay suficientes indicios para probar planes magnicidas y conspirativos », 28 septembre 2008.  

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez felicitó a Obama por victoria electoral », 5 novembre 2008.  

11 Salim Lamrani, « Una revolución económica y social », Le Monde Diplomatique, décembre 2008.

Salim Lamrani est enseignant et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a notamment publié Washington contre Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Genève : Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006). Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008).  Contact : lamranisalim@yahoo.fr

 


 

 
 
 
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 15:45

République Bolivarienne du Venezuela
Ministère du pouvoir populaire pour les relations extérieures


Communiqué


 Dans ce jour d’espoir pour les états-uniens, le Président Hugo Chávez, au nom du peuple du Venezuela, exprime sa félicitation au peuple des Etats-Unis et au Président élu Barack Obama, pour l’importante victoire obtenue lors des élections qui ont concentré les expectatives de l’opinion publique internationale.

 


L’élection historique d’un afro descendant à la tête du pays le plus puissant du monde est un indice que le changement d’époque qui se développe depuis l’Amérique du Sud pourrait être en train de frapper la porte des Etats-Unis. Depuis la patrie de Simón Bolívar, nous sommes convaincus que c’est l’heure d’établir de nouvelles relations entre nos peuples et avec notre région, sur  la base des principes du respect à la souveraineté, l’égalité et la coopération réelle.


Depuis tous les coins de la planète se lève une clameur qui exige un changement dans les relations internationales et la construction, tel que l’a dit le Libertador Simón Bolívar, d’un monde d’équilibre, de paix et vie en commun.


Le gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela ratifie sa volonté et sa détermination d’édifier, sur la base du respect absolu de la souveraineté, un agenda bilatéral constructif pour le bien-être des peuples vénézuélien et états-unien.

Caracas, 5 novembre 2008

www.minci.gob.ve

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 10:24

 


Le Venezuela a lancé mercredi depuis la Chine le satellite géostationnaire « Simon Bolivar », connu internationalement comme Venesat-1, à 12H20 locales (16H50 GMT) depuis le centre spatial chinois de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest), au sud-est de la Chine.      

La chaîne de télévision officielle vénézuélienne (VTV), Telesur et la chaîne officielle chinoise CCTV ont diffusé des images en direct du lancement de la fusée Longue Marche 3B. 
 

Peu après avoir été lancée dans l’espace, la fusée a commencé les phases de détachement des systèmes de propulsion.  

Le satellite géostationnaire, baptisé "Simon Bolivar" mettra entre cinq et dix tours pour la mise en orbite, à 36 500 kms d’altitude, et elle prendra exactement 24 heures pour faire le tour de la planète. 

 YVKE Mundial / 19 octobre 2008 

http://www.minci.gob.ve/  



Rappelons-le Telesur, iniciative du gouvernement bolivarien, est le contre pouvoir de CNN en Amérique Latine et dans le monde et un gage de l'intégration latino américaine.

 Les amis de M. Bush avaient bien essayé sans succès de faire passer une loi au Congrès pour « brouiller les émissions de l’axe du mal »...

cmrr

 

 

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