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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 17:25

Muriel Knezek

 

La proposition d’amendement de la Constitution vénézuélienne portant sur la réélection des élus sans limitation de mandat, et soumise au vote populaire dimanche 15 février 2009, laisse en mémoire d’intenses moments d’émotion
et de suspense. L’approbation très nette et la participation massive des Vénézuéliens au référendum confortent Hugo Chavez dans ses projets politiques.

Dimanche 15 février 2009, les rues de Caracas étaient désertes en pleine après-midi comme si le temps s’était arrêté. Dans la ville, habituellement trépidante et engorgée, régnait une atmosphère de suspense. Sous une chaleur écrasante, quelques Vénézuéliens isolés semblaient rappeler que les seules allées et venues de ce dimanche exceptionnel étaient faites pour aller jusqu’au bureau de vote. Le reste du temps paraissait uniquement consacré à écouter et regarder la télévision où une majorité de chaînes destinaient leur programme à l’événement électoral national.

 

Ce dimanche 15 février 2009, il s’agissait effectivement pour le peuple vénézuélien d’approuver ou non le projet d’amendement de la Constitution, permettant ou non de réélire sans limitation de mandat tout élu actuellement désigné. Les premiers sondages d’avant le début de scrutin annonçaient une victoire du SI à 51,5 %, mais ce jour-là, à 14 h, seulement 52 % de la population s’était déjà rendue aux urnes. Nombre d’électeurs pouvaient donc encore accomplir leur devoir de citoyens, laissant tout pronostic dans l’incertitude.

C’est ainsi que, le souffle coupé, Caracas, comme tout le reste du pays, s’est tenu suspendu à l’heure du verdict de cette consultation populaire.

 

Tendance

A presque 17 h, Ali Rodriguez, ministre des Finances et dirigeant du PSUV (parti socialiste vénézuélien), annonçait que « la tendance était irréversible ». Il sommait également l’opposition de ne pas tomber dans la provocation ni dans l’organisation de désordres, en faisant circuler sur Internet des bruits de fraude électorale infondés.

Ainsi, Sumate – mouvement associatif civil vénézuélien acquis à l’opposition, pour ne pas dire vendu aux Etas-Unis puisque financé par le National endowment for democracy – avait mis en place, pour cette occasion, un état-major de 70 personnes à Caracas, avec des antennes dans 14 Etats, afin de diriger l’opération « Impunité zéro » durant le vote. Dans ses locaux, les dénonciations de disfonctionnement étaient enregistrées, une compétition inégale et une propagande partisane en faveur du camp du SI dénoncées, le tout diffusé sur le Net dans le but d’échauffer les esprits.

Au gré de la journée, l’exaspération de l’opposition est ainsi montée crescendo du fait d’une très forte mobilisation populaire et militante observée et constatée. Il est vrai que, malgré la campagne électorale terminée, la machine chaviste a continué de fonctionner, emportée dans une logistique frénétique. Plus fort que tout, des motos chevauchées par des membres du Front motorisé de l’intégration socialiste ont sillonné dans les rues, depuis l’aube et tout au long de la journée, appelant à voter SI. Des camionnettes spécialement affrétées ont patrouillé les quartiers afin de proposer aux personnes en difficulté motrice, du fait de leur âge ou d’un handicap, de les accompagner jusqu’à leur bureau de vote. La fougue chaviste dépassa de la sorte très largement la capacité à vaincre des partisans du NO.

La votation fut cependant parfaitement organisée et maîtrisée. Au programme, « un électeur, un vote ». Ainsi, chaque citoyen, au moment du vote, a dû plonger son petit doigt dans une encre indélébile l’écartant de tout second passage.

 

Verdict
À 18 h, les bureaux de vote étaient fermés et quelques minutes plus tard, les premiers résultats promulgués par le Conseil national électoral (CNE). Avec plus de 54 %, le SI l’emportait. A cet instant précis, la tension, jusque-là retenue et silencieuse, laissa place à un réveil urbain comparable à une traînée de poudre qui vient de s’enflammer. Des groupes se formèrent sur les places, dans les rues, devant les bureaux de vote pour discuter, commenter, voire s’emporter ou s’interpeller. Certains opposants au SI se voulaient d’être présents à la fermeture des bureaux de vote afin de veiller aux bonnes procédures de fin de scrutin, soupçonneux de manipulation des urnes, bien entendu malintentionnée. Les « ouiouistes » furent également, dans ces derniers instants, accusés de laisser voter la population, passé 18 h, pour gonfler leur résultat.

 

Quoiqu’il en était, la foule prenait la rue. La première annonce de l’obtention du SI s’emparait des esprits chavistes, manifestant leur joie et leur excitation jusqu’à l’hystérie. Les banderoles pour le SI flottaient dans tout Caracas, les sifflets et les tambours retentissaient à tous les coins de rues, la salsa transperçait les haut-parleurs, des rassemblements sur les trottoirs interpellaient bruyamment les voitures qui passaient, avec pour cri de reconnaissance « SI va ». La victoire du SI totalement acquise et la fête en branle.

Progressivement, une marée d’hommes, de femmes et d’enfants, vêtus de chemise ou de tee-shirt rouge, est montée par l’avenue Urdaneta jusqu’au palais présidentiel Miraflores. Hugo Chavez allait apparaître au « balcon du peuple » pour y saluer la foule, tenir un discours et remercier le peuple pour son choix. Les Vénézuéliens seraient là pour le célébrer.

 

A un peu plus de 21 h 30, Chavez s’est présenté triomphant et éclatant. Se proclamant dorénavant « au service du peuple durant toute sa vie », Chavez s’est déclaré conscient que son destin politique s’était joué ce dimanche dans les urnes vénézuéliennes. Il précisera que la page mémorable qui s’est inscrite aujourd’hui dans l’histoire du Venezuela ouvre le chapitre de la continuité de la transition, et efface les limitations à l’efficacité politique. Chavez affirmera que la rapidité de rotation des gouvernements dans l’ancien système rendait impossible la réalisation d’un projet national de grande ampleur. Dès à présent, ensemble, il proposera de tracer les lignes de la 3e période de la Révolution bolivarienne, celle de 2009 à 2019, se désignant précandidat pour 2012 avec la volonté de Dieu et celle du peuple. Pour ne pas faillir à son engagement vis-à-vis des Vénézuéliens, et en vue d’accomplir les virages promis, Chavez promettra d’appliquer au plus vite sa thèse des 3 R : Révision, Rectification, Réimpulsion, et mentionnera que « la nouvelle République nécessite de nouvelles institutions, avec des femmes et des hommes nouveaux, honnêtes et dévoués au service public ».

 

Vers 23 h, dans la consternation, les voix de l’alliance de l’opposition reconnaîtront la victoire du SI au référendum. En guise de dernier sursaut d’autodéfense, elle rappellera qu’aujourd’hui Chavez l’emporte avec 54 % alors qu’il a été élu en 2006 avec 64 %. Preuve que l’appui du peuple vénézuélien à son égard est en perte de vitesse, et une alternative pour elle de le battre en 2012. Avant cela, l’opposition affichera également son intention de réapparaître à l’Assemblée nationale lors des élections législatives de 2010, qu’elle avait boycottées en 2005. Tomas Guanipa, secrétaire général de Primero justicia (Justice d’abord), soulignera que « nous ne nous reposerons pas jusqu’à ce que le Venezuela prenne un chemin différent ».

En attendant, les feux d’artifice ont fusé une bonne partie de la nuit dans le ciel de tout le pays.

 

Succès

54,36 %, très précisément, des citoyens vénézuéliens ont dit SI à l’amendement de la Constitution, soit 6 millions de voix sur 11 millions de votes validés et 17 millions d’inscrits. Le taux de participation au scrutin, à hauteur de 67,05 %, confirme l’intérêt et la volonté populaires de s’impliquer dans les projets politiques à venir. A cette votation, 1,6 million de voix vénézuéliennes sont venues ainsi grossir le chiffre des votants par rapport au référendum de 2007. Le taux d’abstention de 32,95 %, le plus bas depuis 2006, conforte ce sentiment d’une vive préoccupation citoyenne vis-à-vis de la gouvernance vénézuélienne.

 

D’un point de vue géopolitique, il est important de remarquer le passage du SI à 52,06 % dans l’Etat de Carabobo, un des cinq Etats tenu par l’opposition et un des plus peuplé du pays avec quelque 2 millions d’habitants. L’Etat de Nueva Esparta (400 000 habitants), également dans l’opposition, a voté en faveur du NO à seulement 50,73 %.

Du côté des Etats chavistes, Mérida (350 000 habitants) est le seul à avoir fait défaut au SI, avec une courte majorité pour le NO à 50,89 %. Dans les 18 autres Etats acquis à Chavez, le SI est passé haut la main, avec pour plus de la moitié de ceux-là des scores oscillant entre 60 % et 71,5 %.

 

La campagne électorale chaviste s’avère payante et le bilan largement confortant et positif. Le PSUV a compris, lors de l’organisation de cette consultation, que le chavisme sans Chavez ne fonctionne pas, et que la prolongation du pouvoir passe par lui. Jesus Gonzales, chef du Commando stratégique opérationnel de la force armée nationale bolivarienne (Ceofanb), assure que le processus électoral s’est déroulé globalement avec succès dans tout le pays, et félicite le peuple vénézuélien pour sa maturité et son civisme démocratiques. Le ministère public donne pour autant l’information que 156 personnes ont été arrêtées durant cette journée pour destruction de matériel électoral, manipulation d’identité, résistance à l’autorité, prosélytisme politique et actes de violence armés dans certains centres de votation.

Parallèlement, l’opposition semble « rester sur le carreau », encore fatiguée de ses lourds efforts fournis en novembre 2008, dans la bataille des élections des gouverneurs. Son essoufflement à résister à la vague révolutionnaire bolivarienne démontre les limites du pouvoir exagéré, abusé et mensonger de l’oligarchie vénézuélienne. Convaincre et rassembler devient difficile dans ce camp.

 

Slogan mondial

Le récent « Yes, we can » yankee, qui résonne actuellement sur toute la planète, serait-il simplement l’écho d’une inspiration latino-américaine qui dure depuis maintenant 10 ans ?

Si cela est le cas, et en toute humilité, les Américains se devraient de rectifier leur rutilante expression et de dire plutôt « Yes, we can also » – « Si, podemos tambien », histoire de rester modestes !

Faire plutôt que de promettre, Chavez au Venezuela répond à cette résolution. Qui d’autre ? Les volontaires sont les bienvenus.

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Constitution Bolivarienne
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:09

Salim Lamrani

 

            Le président Hugo Chávez vient une nouvelle fois de donner une leçon de démocratie à ses détracteurs. Le 15 février 2009, pour la quinzième fois en dix ans, les Vénézuéliens ont été appelés aux urnes, cette fois-ci, pour se prononcer sur l’amendement constitutionnel qui abrogera la limite des mandats du président, des maires, des députés et des gouverneurs1. Pour la quatorzième fois en une décennie, les électeurs ont montré leur soutien au leader bolivarien en s’exprimant à 54,86% en faveur de l’amendement qui permettra à Chávez de se représenter en 20122.

            Aucun président latino-américain ne dispose d’une légitimité démocratique aussi avérée que celle du dirigeant vénézuelien. La participation au vote a été massive, atteignant les 70%. Par rapport à l’échec de décembre 2007, où la réforme constitutionnelle (69 articles), mal expliquée, fut rejetée à une infime majorité de 50,7%, le gouvernement vénézuélien a gagné près de deux millions de voix supplémentaires, renforçant sa popularité3.

            Malgré les plaintes et les accusations de fraude de l’opposition, le scrutin a été, une nouvelle fois, salué par la communauté internationale pour sa transparence4. Le Groupe de Rio qui regroupe 33 nations du continent américain a qualifié le référendum de « nouvelle expression de civisme et se félicite de l’exercice démocratique » des Vénézuéliens, tout en soulignant « l’ample participation politique5 ». Les Etats-Unis ont également salué un processus « conséquent avec les principes démocratiques », tout en faisant part de leur volonté de « maintenir une relation positive » avec Caracas6. Face à cela, l’opposition n’a eu d’autres remèdes que d’admettre sa défaite7.

 

            Le président Chávez, quant à lui, s’est réjoui de la victoire : « Aujourd’hui, c’est la vérité qui a gagné contre le mensonge, c’est la constance du peuple qui a gagné », en référence à la campagne médiatique de l’opposition. « Le socialisme bolivarien sort renforcé aux yeux du monde », a-t-il ajouté8.

 

            En effet, l’opposition ainsi que les médias occidentaux n’ont eu de cesse de mener une campagne de discrédit à l’égard des autorités vénézueliennes, accusant Hugo Chávez de vouloir devenir « président à vie », oubliant qu’en démocratie l’ultime décideur était le peuple. Bien évidemment, les transnationales de l’information se sont bien gardées de souligner que dans de nombreuses démocraties occidentales la limite du nombre de mandats était inexistante. Elles n’ont pas non plus jugé bon de rappeler que les Vénézueliens avaient la possibilité de révoquer leur président à mi-mandat si sa politique se révélait insatisfaisante, réalité inimaginable en Occident.

 

            En dix ans de pouvoir, Hugo Chávez a entrepris des réformes économiques et sociales spectaculaires qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus vulnérables de la population, redonné une souveraineté politique et économique à son pays, insufflé un sentiment de dignité nationale à ses concitoyens, donné une stature internationale au Venezuela, dont le prestige ne cesse de croître au sein du Tiers-monde, fédéré une grande partie des nations latino-américaines autour de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un projet émancipateur et intégrateur, et fait de la solidarité à l’égard des plus démunis le principe fondamental de sa politique étrangère. Voici brièvement les racines de la popularité du leader vénézuélien9.

 

            Cependant, Hugo Chávez doit encore faire face au moins à cinq défis majeurs : la baisse du prix du pétrole dont dépend l’économie vénézuelienne, le taux de criminalité qui, même s’il a été réduit, reste un problème sérieux, l’inflation toujours élevée, un niveau de corruption relatif mais présent dans certaines sphères du pouvoir et surtout une opposition qui refuse de se prêter au jeu démocratique en multipliant les campagnes médiatiques de dénigrement dont l’efficacité est indéniable. Mais le scrutin du 15 février illustre la confiance des Vénézuéliens à son égard pour faire face à ces obstacles et poursuivre sa politique de construction d’une alternative au néolibéralisme sauvage où l’être humain est placé au centre du projet de société.

 

Notes

 

1 Articles 160, 162, 174, 192 et 230 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela.

2 Casto Ocando, « Chávez gana el referendo », El Nuevo Herald, 15 février 2009 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « El 15F se impuso la fuerza socialista del pueblo », 19 février 2009.

3 Pascual Serrano, « Aceptar a Chávez », Público, 18 février 2009 ; Maurice Lemoine, « Le Venezuela persiste et signe », Le Monde Diplomatique, 18 février 2009.

4 EFE, « Rosales atribuye resultados del referendo a la represión », 17 février 2009 ;  Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición no concreta en Contraloría denuncias mediáticas sobre ventajismo », 17 février 2009.

5 The Associated Press, « Grupo de Río felicita a Venezuela por referendo », 19 février 2009.

6 Nestor Ikeda, « Estados Unidos legitima el referendo chavista », The Associated Press, 18 février 2009.

7 Agence France Presse, « Oposición venezolana admite derrota pero llama a ‘seguir la lucha’ », 15 février 2009.

8 Agencia Bolivariana de Noticias, « Esta victoria es de todos los pueblos de América Latina », 15 février 2009.

9 Salim Lamrani, « La nueva Venezuela del presidente Hugo Chávez », Le Monde Diplomatique, décembre 2008.

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

 

 

 

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Constitution Bolivarienne
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 03:10



CONTRE LA  HAINE ET LE MENSONGE,
LE PRESIDENT CHAVEZ DECLARE CETTE SEMAINE
LA SEMAINE DE L'AMOUR




plus d'infos sur la victoire   :  http://www.vtv.gov.ve/
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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Constitution Bolivarienne
14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 11:37

S'il veut choisir ses candidats sans LIMITATION DE MANDATS

10 raisons pour le  O U I

 

          
   Fin de campagne du oui jeudi 12 fevrier à Caracas

 

 

1.  Qu'est-ce qu'est un amendement constitutionnel ?

 L'amendement a pour but l'addition ou la modification  d'un ou plusieurs articles de la Constitution, sans altérer sa structure fondamentale.

2.  La réforme constitutionnelle votée en 2007 est-elle la même que l’amendement proposé ?

A la différence de  la réforme soumise à référendum  le 2 décembre 2007, qui proposait le changement ou la modification de 69 articles et avait pour but une révision partielle de la Constitution et la substitution  de plusieurs de ses articles, l'Amendement constitutionnel proposé maintenant porte sur  la modification de cinq articles sur un même sujet.

 

3.  Quel est l'objectif de cet amendement constitutionnel ?

 Éliminer la restriction qui empêche le peuple de choisir le Président de la République, les gouverneurs, les maires et les députés (nationaux et régionaux) autant de fois que possible si telle est la volonté du peuple.

 4.  Qui propose cet Amendement ?

L'Assemblée Nationale en a pris l’initiative qui a été soutenue par des  millions de signatures du peuple vénézuélien.

 

5.  Cet Amendement est-il démocratique et conforme à la Constitution ?

La proposition d'amendement respecte parfaitement la Constitution et permet d’élargir les droits démocratiques du peuple.

 

6.  Pourquoi ce referendum pour l’amendement puisque Hugo Chávez a encore quatre années de mandat présidentiel ?

Parce que :

Il faciliterait la voie vers l’avenir; il permettrait de travailler en paix pendant  les quatre prochaines années et de se concentrer sur la résolution  des problèmes du peuple.

 Face aux éventuels impacts de la crise économique mondiale pour le Vénézuéla, il est nécessaire d’avoir une unité de commandement, de direction, d’organisation et fermeté pour prendre les décisions adéquates, opportunes, qui n'affectent pas le peuple, comme déjà le fait le Président Chávez.

A la suite des défaites dans quelques régions et mairies,  la droite fasciste a sorti ses griffes, attaquant les Missions et agressant les Bolivariens ; ceci laisse prévoir ce qui arriverait au pays si elle s’emparait du pouvoir.

Cet Amendement neutraliserait les intentions de l’adversaire quant à un possible referendum révocatoire contre le Président Chávez l’année prochaine ou l’utilisation de  tout autre artifice anticonstitutionnel ou déstabilisant.

On ne change pas le Chef d’une équipe qui gagne.

   

7.  Pourquoi inclure les élections concernant tous les mandats dans la proposition ?

Parce que :

La Révolution a besoin d’un leadership collectif.

 Le Président ne peut assumer seul la grande responsabilité que représente  la continuité du processus de transformation de la société vénézuélienne. Pour répondre aux espoirs et besoins  du peuple, il doit compter avec le soutien et la participation de tous les dirigeants démocratiquement élus par le peuple.

Le leader de la Révolution doit  être entouré des meilleurs éléments à tous les niveaux. Rien n’est donc plus éloigné de l'intention personnaliste et totalitaire que l’on veut attribuer au Président.

Tous les citoyens ont  les mêmes droits ratifiés par  la Constitution.

On rectifie et élargit ainsi le concept antérieur, ce qui nous rend plus forts et rend plus cohérente la démocratie révolutionnaire. Nous n’avons pas peur d’admettre nos erreurs.

 

8.  Voter pour l'amendement signifierait réélire Chávez et les autres élus concernés ?

 L'Amendement constitutionnel proposé ne garantit pas la réélection automatique du Président Chávez ; il sera en compétition avec  les candidats qui se présenteront aux  élections présidentielles de 2012.

Voter pour l'Amendement permettra à Chávez de se présenter comme candidat à l’élection présidentielle de 2012 mais c’est le peuple qui décidera s’il continue ou non à la Présidence. Ceci s’applique également pour les autres mandats de gouverneurs, maires, députés et conseillers.

 

9.  Pourquoi voter Oui ?

Parce que dans le cas  contraire nous ne pourrions pas voter pour Chávez en 2012, et nous le perdrions dès maintenant.

Le oui renforcerait  et consoliderait  l'unité interne des forces bolivariennes autour du leader  de la Révolution ; ce  serait un message ferme face aux ennemis de la Patrie, à l'intérieur et hors du Vénézuéla.

Cela  permettrait de continuer les changements nécessaires pour avoir une  société meilleure et mettre en échec les maux que les nombreuses années de gouvernements adecocopeyanos nous ont légués : pauvreté, inégalité, corruption, inefficacité, insécurité.

Cet Amendement élargirait les droits démocratiques établis dans la Constitution ; le peuple et non le temps doit décider qui pourra être candidat à un mandat électoral.

Lorsqu’un élu remplit bien ses fonctions il a droit à la reconnaissance ; Dans le cas contraire, il devrait être destitué par referendum révocatoire, comme c’est déjà établi par la Constitution.

 

Que se passerait-il si le Oui perdait ?                                      

L'opposition en profiterait pour activer le referendum révocatoire contre Chávez.

Ce serait le début d'une authentique guerre d'usure avec l'objectif  de rendre le pays ingouvernable ; le Président devrait  résister à tous types d'agressions durant les dernières  années de son mandat.

Nous reviendrions aux années du coup d'État et du sabotage pétrolier.

L’opposition encouragerait les ennemis internes et externes de la Révolution à planifier, organiser, financer et exécuter des actions de tous types pour accélérer non seulement « la fin de  Chávez », mais celle de tout vestige révolutionnaire.

Les formes les plus variées de revanches et vengeances politiques contre le peuple seraient mises en œuvre  par les oligarchies, qui attendent le moment propice de montrer leurs caractères fascistes.  Seule la force du peuple révolutionnaire organisé derrière son leader  a permis de contenir les instincts violents, sectaire et abusifs  des groupes économiques et politiques qui militent dans l'opposition.

L'ennemi utiliserait toutes ses ressources et méthodes pour affaiblir la Révolution et diviser ses files, y compris par la trahison.

 

10.  Que perdrions-nous ?

 

Les missions sociales et les Conseils communaux.

 

Les acquis que la Révolution et Chávez ont donné au peuple pendant ces dix années : par exemple, l'éducation, la santé, l'alimentation, l'emploi, la sécurité sociale, les entreprises nationalisées.

 

La juste distribution des recettes pétrolières pour  le bien-être du peuple. Les droits politiques, sociaux, économiques et culturels du peuple.

 

La souveraineté et l'indépendance de la Patrie.

 

La paix et la stabilité du pays.

 

La Constitution Bolivarienne.

 

La démocratie participative et protagoniste.

 

 La continuité du projet bolivarien de libération nationale pour lequel tous les Vénézuéliens ont donné leur vie depuis les guerres d'indépendance jusqu'à maintenant.

 

La justice sociale et la dignité de chaque Vénézuélien sans distinction d'origine, sexe, race ou ethnie.

 

La continuité du processus de changements progressistes  et d'intégration du  Continent latino-américain dont les nations voient dans le Vénézuéla un exemple à suivre.

 

La liberté d'expression pour tous.

 

 

10.  http://www.enmiendasi.ve/?page_id=2368    
trad.   traduction  Claude Maryse 



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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Constitution Bolivarienne
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 21:52

Público (Espagne) Dimanche, 18 janvier 2009. 21:37


Le président du Brésil a écarté ce samedi les critiques sur l'amendement constitutionnel soumis prochainement au référendum populaire par son homologue vénézuélien Hugo Chávez, pour permettre aux électeurs de réélire un mandataire qui aurait déjà assumé plusieurs mandats, parmi d´autres candidats au suffrage universel.

Lula a indiqué que de telles critiques surgissent toujours quand ces projets sont présentés par des mandataires d'idéologie progressiste. "Quand le président colombien aspire à un troisième mandat personne ne lui demande pourquoi. La même possibilité existe en Europe. Combien de temps sont restés au pouvoir Margaret Thatcher, Helmut Kohl ou Felipe González?", s´est interrogé le chef d´État brésilien.

Il n'a pas exprimé le moindre doute au sujet de la consolidation de la démocratie au Venezuela. Lula a félicité Chávez, habituellement qualifié de "caudillo" par l'opposition, en rappelant que "durant son mandat s´est déroulée une grande quantité d'élections et de référendums, et le jour où le peuple décidera de ne pas le réélire il lui suffira de voter pour un autre candidat. C´est cela la démocratie ".

Le dirigeant brésilien a exigé plus de respect pour les processus politiques latino-américains, "chaque pays construit le sien à partir de son degré de conscience et de sa culture politique". Peu avant de conclure sa visite de deux jours au Vénezuéla, Lula s'est engagé à intercéder auprès de la nouvelle administration américaine pour dépasser l´actuelle et "néfaste" relation entre les deux pays. "C´est important dans ce processus d'intégration régionale incontournable", a conclu le président du géant latino-américain.

Traduction : Thierry Deronne

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 12:19
Un « camouflet » ?

 
Par Christophe Ventura (3 décembre 2007)

Le projet de réforme de la Constitution de 1999 soumis par référendum aux Vénézuéliens le  2  décembre par le  président  Hugo  Chávez  et  l’Assemblée  nationale  n’a  pas  été approuvé. Les médias parlent d’un « camouflet » pour le président vénézuélien. Qu’en est-il ?

Les électeurs étaient appelés à se prononcer sur deux « blocs ». Le « Bloc A » contenait l’essentiel des propositions faites par le président. Le « Bloc » B, lui, contenait celles élaborées par l’Assemblée nationale.
D’après les chiffres publiés par le Conseil  national électoral portant sur plus de 90 % des votes dépouillés, le Bloc A a été rejeté par 4 504 354 personnes, soit 50,70% des votes exprimés, et approuvé par 4 379 392 personnes, soit 49.29 % des votes exprimés. Environ 125 000 voix ont donc séparé le « Oui » du « Non ».
Pour sa part, le Bloc B a été rejeté par 4 522 332 personnes, soit 51,05% des votes exprimés, et approuvé par 4 335 136 personnes, soit 48,94% des votes exprimés. Environ 187 000 voix ont, dans ce second bloc, séparé le « Oui » et le « Non ».
L’abstention  est  la  grande  gagnante  de  cette  consultation.  En  effet, elle a concerné 44, 11 % des électrices et électeurs.
S’il est encore trop tôt pour tirer tous les enseignements de ce vote dont l’issue s’est jouée, comme nous le voyons, à très peu de voix, certains éléments peuvent néanmoins être analysés.

Le Venezuela : une démocratie.
Le soi-disant caractère anti-démocratique de la République Bolivarienne du Venezuela est un fonds de commerce pour les médias vénézuéliens et internationaux, les dirigeants de plusieurs pays occidentaux et les forces de l’opposition à Hugo Chávez. Pour ces dernières, ce discours justifie également, depuis 1998, l’emploie de la violence politique et du sabotage économique comme moyen d’expression. Depuis plusieurs années, certains thèmes alimentent ce fond : malhonnêteté supposée des scrutins, prétendue soumission du Conseil national électoral à l’Exécutif vénézuélien, présumé autoritarisme de ce dernier, prétendu musellement progressif de la liberté d’expression, du pluralisme des opinions, de l’opposition, etc. Le 1er décembre, les uns et les autres faisaient encore intensément campagne sur ces sujets.
Le résultat de ce référendum invalide, définitivement, ce qu’il convient d’appeler une propagande internationale contre le gouvernement vénézuélien. A-t-on déjà vu  pays où un dictateur perd un vote avec 49 % des voix ?
En acceptant le résultat du vote avant même la fin du dépouillement définitif, en félicitant ses adversaires, en appelant l’ensemble de ses concitoyens à faire confiance aux institutions du pays et en déclarant entendre le sens de l’expression populaire, le président vénézuélien démontre, aux yeux du monde et à ceux qui en doutaient encore, y compris dans les secteurs progressistes européens, qu’il s’inscrit pleinement, avec le processus bolivarien, dans la tradition démocratique.

Qu’indique le résultat de cette bataille démocratique ?
La victoire du « Non » est celle d’un camp qui s’est ultra mobilisé durant cette campagne. Toutes ses composantes politiques (partis) et sociales (mouvements étudiants, église, médias, patronat) appelaient à voter massivement contre le projet de réforme. L’opposition a fait le plein de ses voix potentielles. Avec environ 4 500 000 voix, elle a même fait un peu mieux que son score habituel dans les compétitions électorales. En décembre 2006, elle avait effet mobilisé 4 300 000 voix pour son candidat à l’élection présidentielle.
Le résultat de ce référendum confirme le poids électoral de l’opposition dans le pays. Elle représente, selon les élections, entre 35 et 40 % de l’électorat. De ce point de vue, un premier enseignement peut être tiré de ce référendum : malgré cette incontestable victoire qui le renforce politiquement, le camp du « Non » à la proposition de réforme de la Constitution ne forme pas une majorité politique et électorale dans le pays.
S’il représente environ 51 % des voix à ce référendum, c’est en effet essentiellement car, comme l’a reconnu Hugo Chávez dès sa première conférence de presse, le camp du « Oui » n’a pas mobilisé l’ensemble du corps électoral soutenant le processus bolivarien.
Si Hugo Chávez avait mobilisé 7 300 000 voix en décembre 2006 (63 % de l’électorat) lors de sa candidature à l’élection présidentielle, « seules » 4 300 000 se sont converties en « Oui » lors de cette consultation sur la réforme de la Constitution.
Comme nous l’avons mentionné, en atteignant plus de 44 %, l’abstention est la clé de ce scrutin. C’est à travers son analyse que l’on peut comprendre pourquoi le président vénézuélien vient de connaître un revers électoral. Outre le fait que le référendum sur la Constitution est le suffrage qui mobilise traditionnellement le moins la population,  il semble clair qu’une bonne partie des électeurs favorables à Hugo Chávez n’a pas souhaité voter pour le « Oui ».
Cette réalité semble confirmer le fait que le rejet de la réforme ne sanctionne pas un basculement du rapport de force social et politique dans le pays mais plutôt le scepticisme d’une partie des secteurs bolivariens à s’engager, en l’état, en faveur d’une nouvelle Constitution.
L’acharnement médiatique international sur le thème de la supposée dérive dictatoriale a sans doute pesé lourdement mais la teneur des débats qui ont animé les secteurs bolivariens pendant la campagne aide également à identifier certaines raisons qui ont probablement conduit un électorat favorable à Hugo Chávez et à ses politiques sociales, qui ont diminué la pauvreté de plus de 30 % depuis 9 ans, - et qu’approfondissait le projet de réforme - à ne pas voter pour ce texte.
Dans le camp bolivarien, deux critiques se sont développées pendant la séquence électorale. Leur contenu semble avoir été validé par le résultat :
-         L’ambition des changements proposés par cette réforme méritait un cadre de débat et de délibération collective plus large que celui offert par un processus de simple réforme de la Constitution de 1999 dont le calendrier était par ailleurs très serré. A ce titre, beaucoup parmi les secteurs mobilisés demandaient la mise en place d’une assemblée constituante qui, selon eux, aurait permis l’organisation d’un temps démocratique plus long nécessaire à l’association approfondie de la population et des courants bolivariens à la réflexion sur les perspectives de la société vénézuélienne. Cette analyse mettait en avant le fait que les changements touchaient des secteurs très divers de la société, et que certaines propositions, notamment relatives à la notion de socialisme, restaient trop floues. Enfin, elle considérait que le renforcement des prérogatives du pouvoir exécutif, même dans le cadre de celui de la démocratie populaire et protagonique, demandait un débat collectif plus poussé.
-         La campagne bolivarienne, en choisissant d’axer sa stratégie sur une présentation des articles du texte, n’a pas engagé, dans des délais trop courts, un véritable débat de fond sur les changements proposés.
Le fond des critiques issu des secteurs bolivariens repose donc sur quelques questions centrales relatives, non pas à un rejet du processus en cours, mais à son approfondissement : quel socialisme du 21e siècle ? Comment mêler démocratiquement renforcement du mouvement populaire et des institutions de l’Etat ? Comment enraciner, pour le rendre viable à long terme, le processus bolivarien dans un contexte géopolitique singulier ?
Hugo Chávez a indiqué que ses  propositions restaient toujours sur la table.

N’en doutons pas. Cette défaite électorale aura un effet : l’approfondissement du bolivarianisme comme processus politique et démocratique.

Les résultats complets : Consejo Nacional Electoral
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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Constitution Bolivarienne
31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 09:25
Chavez.jpg                                                                        Par Salim Lamrani*
 
            Le projet de réforme constitutionnelle  lancé par le président vénézuelien Hugo Chávez le 15 août 2007 a déclenché une hystérie médiatique internationale sans précédent. Pendant plusieurs jours, la presse occidentale s’est concentrée de manière obsessionnelle sur cet évènement, somme toute banal. La proposition prévoit de modifier 33 des 350 articles de la Constitution de 19991, mais les médias se sont uniquement focalisés sur un seul point : l’article 230 et l’abrogation de la limitation des mandats présidentiels actuellement fixés à deux2. La presse française, entre autres, a immédiatement dénoncé la volonté de Chávez de « rester au pouvoir3 ». Elle a stigmatisé « la tentation du pouvoir total » du président vénézuelien qui voudrait « s’emparer de la place du leader intouchable4 ».

            Il est à la fois curieux et ironique de voir la presse française s’offusquer de la possibilité de voir Hugo Chávez briguer un troisième mandat alors qu’en France le nombre de mandats présidentiels est constitutionnellement illimité. Ainsi, selon la Constitution française, le président Nicolas Sarkozy peut gouverner durant les trente prochaines années sans aucun problème s’il est réélu. Il en est de même pour des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal et la plupart des autres nations européennes. Cette réalité n’a jamais suscité la moindre critique de la part des médias occidentaux. Pourquoi ce qui est acceptable en Occident ne le serait pas pour les nations du Tiers-monde ? Les attaques à cet égard exhalent un relent colonialiste inadmissible et illustrent bien la volonté des transnationales de l’information de diaboliser à tout prix le gouvernement démocratique et populaire du président Chávez.
 
En effet, la réforme vénézuelienne, entièrement légale, ne sera pas adoptée par décret. Elle doit d’abord être largement débattue à travers le pays, ensuite approuvée par les 167 députés de l’Assemblée nationale et enfin soumise à un référendum populaire5. Bref, le peuple aura le dernier mot. Aucune réforme ne saurait être plus démocratique. De plus, l’actuelle Constitution permet à l’opposition de participer au débat et de formuler des propositions concrètes6. Mais les détracteurs d’Hugo Chávez n’en ont cure et se sont lancés dans une campagne de désinformation à l’échelle mondiale avec la complicité des médias occidentaux, de la Maison-Blanche et de l’Union européenne7.
 
            Les opposants ont en effet juré de bloquer la réforme constitutionnelle par tous les moyens, sous prétexte qu’elle constituerait une menace pour la démocratie. Le leader de l’opposition, Manuel Rosales, qui avait participé au coup d’Etat de 2002, a dénoncé un « coup d’Etat constitutionnel » et a annoncé qu’il s’opposerait au projet réformateur8.
 
            Hugo Chávez, quant à lui, a lancé un appel à la population afin de lutter contre la propagande des médias et de multiplier les débats à l’échelle locale et nationale autour de ce projet9. Il a également mis en garde contre les tentatives de déstabilisation orchestrées par l’opposition, déjà responsable d’un sanglant coup d’Etat en avril 2002 et d’un désastreux sabotage pétrolier en décembre 200210. « Les conspirations ont déjà commencé. […] Je me suis réuni tard dans la nuit avec le ministre du Pouvoir populaire pour la Défense, des membres du haut commandement militaire, le commandant de l’Armée, de la Garde nationale, de la Marine pour évaluer la situation car les messages ont déjà commencé à circuler et à arriver dans les casernes. […] Derrière cela se trouve la main de la CIA », a accusé Chávez11.
 
Il a enfin réitéré sa conviction que l’opposition serait « écrasée et pulvérisée » lors du prochain référendum consultatif sur le Projet de réforme constitutionnelle12. Un nouveau triomphe de l’homme le plus populaire d’Amérique latine ne fait guère de doute, lui qui a remporté près douze victoires électorales consécutives depuis son élection en 1998. La réforme devrait être approuvée en novembre 2007 par l’Assemblée nationale après trois mois de discussions et de débats13. Le référendum sera convoqué dans un délai de trente jours suivant l’approbation du projet14.
 
            Il est à noter également que les médias si prolixes à ce sujet ne se sont guère attardés sur le reste des réformes proposées. En plus de l’annulation de la limitation des mandats qui passeront de six à sept ans, il est prévu d’établir un « fond de stabilité sociale »qui garantit aux travailleurs « les droits fondamentaux tels que les retraites, les pensions, les congés prénataux et postnataux, et autre établis par la loi15 ». La durée quotidienne de travail sera limitée à six heures pour un total de 36 heures hebdomadaires. Il sera désormais interdit aux employeurs d’obliger leurs salariés à effectuer des heures supplémentaires. « L’exploitation des travailleurs » sera désormais prohibée16.
 
De plus, l’autonomie de la Banque centrale sera supprimée afin de permettre d’allouer des subventions aux programmes sociaux. La réforme prévoit également la multiplication de Conseils communaux qui joueront un rôle direct dans la prise de décision pour promouvoir une démocratie plus participative. De nouvelles formes de propriétés seront créées et prendront l’aspect de coopératives, sans pour autant éradiquer la propriété privée. Les terres non productives seront distribuées aux paysans. La réforme inscrit « l’interdiction expresse du latifundio » dans la Constitution ainsi que la prohibition de tout monopole. « L’Etat se réserve, pour des raisons de souveraineté, de développement et d’intérêt national l’activité de l’exploitation des hydrocarbures liquides, solides et gazeux ». Ainsi, il ne sera plus possible de privatiser les ressources naturelles de la nation17. Toutes ces réformes progressistes ont été entièrement censurées par les médias.
 
« Cette ambition d’accumuler de l’argent et des biens de capital est l’une des causes de la perdition de l’être humain », a déclaré Chávez, qui a fait part de sa volonté d’édifier une société plus juste18. Ainsi, depuis son accession au pouvoir, le président vénézuelien a été à l’origine de réformes sociales spectaculaires qui ont grandement amélioré le niveau de vie de la population. Après avoir repris le contrôle de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA et nationalisé les secteurs pétrolier, électrique et de téléphonie, il a éradiqué l’analphabétisme en 2005, distribué trois millions d’hectares de terre aux paysans, universalisé l’accès à l’éducation et à la santé, opéré gratuitement près de 200 000 personnes atteintes de cataractes et autres maladies oculaires, construit en masse des logements pour les plus démunis, subventionné les produits alimentaires de base à hauteur de 40%, augmenté le salaire minimum qui est devenu le plus élevé d’Amérique latine (286 dollars par mois) et diminué la durée de travail hebdomadaire de 44 heures à 36 heures19. Aucun gouvernement au monde n’a fait autant en si peu de temps.
 
Hugo Chávez a étendu son aide aux autres nations américaines. « Des travailleurs brésiliens ont retrouvé leurs emplois, des fermiers nicaraguayens reçoivent des crédits et des maires boliviens peuvent construire des centres de santé, et tout cela grâce au président Hugo Chávez », annonce Associated Press. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis. Pour l’année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush. L’aide octroyée par le gouvernement bolivarien est sans précédent dans l’histoire de l’Amérique latine, si l’on excepte les missions humanitaires de Cuba. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionné20.
 
Dès lors, il n’est guère étonnant que le président vénézuelien soit devenu le leader le plus populaire à travers le monde. Prônant l’émancipation des populations constamment humiliées par un ordre économique insoutenable, Chávez a redonné espoir non seulement à son propre peuple, devenu un acteur incontournable de la vie du pays, mais également aux déshérités du reste de la planète qui voient en lui une source d’inspiration. Pour les maîtres du monde, Hugo Chávez est un dangereux exemple, un leader qui refuse leur tutelle et remet en cause leur hégémonie dévastatrice. Voilà pourquoi ils cherchent à le discréditer par tous les moyens avec la veule complicité des médias occidentaux qui, jetant la déontologie journaliste aux oubliettes, n’hésitent aucunement à manipuler la réalité et excellent dans le domaine de la désinformation.
 
 
Notes
1 Hugo Chávez Frías, « Presentación del proyecto de Reforma Constitucional ante la Asamblea Nacional, por parte del presidente Hugo Chávez », Agencia Bolivariana de Noticias, 15 août 2007.
2 Le Monde, « Au Venezuela, Hugo Chávez présente sa réforme constitutionnelle », 16 août 2007.
3 Libération, « Hugo Chávez veut modifier la Constitution pour rester au pouvoir », 16 août 2007.
4 Stéphanie Schüler, « Chávez – la tentation du pouvoir total », Radio France International, 16 août 2007.
5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Batallones socialistas crearán voluntariado para debatir reforma constitucional », 25 août 2007.
6 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez exhorta arreciar batalla ideológica para frenar campaña contra reforma », 26 août 2007.
7 Christopher Toothaker, « Ex mentor de Chávez rechaza su reforma », Associated Press, 22 août 2007.
8 Fabiola Sanchez, « Opositores a Chávez lucharán contra reforma constitucional », Associated Press, 17 août 2007.
9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Carta Magna garantiza a la oposición hacer propuestas sobre reforma ante la AN », 25 août 2007.
10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Reforma constitucional profundizará la Revolución Bolivariana », 25 août 2007 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez denuncia que comenzó conspiración contra Reforma Constitucional », 19 août 2007.
11 The Associated Press, « Chávez acusa a opositores de conspirar en su contra », 20 août 2007.
12 Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición será aplastada en próximo referendo sobre la reforma », 25 août 2007.
13 The Associated Press, « Congreso venezolano espera aprobar pronto reforma constitucional », 23 août 2007 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Todos los sectores del país analizarán Proyecto de Reforma Constitucional », 23 août 2007.
14 Agencia Bolivariana de Noticias, « CNE convocará a referendo tras aprobación del proyecto por la Asamblea Nacional », 23 août 2007 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « CNE trabaja en el diseño del referendo constitucional », 22 août 2007.
15 Hugo Chávez Frías, « Presentación del proyecto de Reforma Constitucional ante la Asamblea Nacional, por parte del presidente Hugo Chávez », op. cit. ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Gobierno nacional trabaja en reivindicación del derecho a la pensión », 22 août 2007 ; Pascual Serrano, « El golpe de Estado de Chávez », Rebelión, 17 août 2007.
16 Hugo Chávez Frías, « Presentación del proyecto de Reforma Constitucional ante la Asamblea Nacional, por parte del presidente Hugo Chávez », op. cit. ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Rivero : Nueva jornada laboral planteará horarios de mutuo acuerdo », 22 août 2007 ; Pascual Serrano, « El golpe de Estado de Chávez », op. cit.
17 Ibid.
18 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez destacó moral socialista como base de nuevo modelo de país », 20 août 2007.
19 Agencia Bolivariana de Noticias, « Venezuela con el salario mínimo más alto de Latinoamérica », 20 avril 2007 ; Ignacio Ramonet, « Hugo Chávez », Le Monde Diplomatique, août 2007, p. 1.
20 Natalie Obiko Pearson & Ian James, « Exclusiva AP : Venezuela ofrece miles de millones a Latinoamérica », Associated Press, 26 août 2007 ; The Associated Press, « Ayuda venezolana a Latinoamérica y el Caribe en el 2007 », 26 août 2007.
 
* Salim Lamrani est enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a notamment publié Washington contre Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Genève : Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).
 
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30 décembre 1999 4 30 /12 /décembre /1999 00:00
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30 décembre 1999 4 30 /12 /décembre /1999 00:00
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