Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Texte libre



VIDEO
Vea el documental
"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

Recherche

29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 16:36

Le Président légitime Manuel Zelaya, réfugié à l'ambassade du Brésil, s'est vu lâché par Obama. Christophe Ventura, de Mémoires des luttes, analyse comment ce lâchage en rase campagne risque de faire basculer le pays dans des affrontements, comme l'annonce l'assassinat de deux gardes du corps de Zelaya.

Le président déchu du Honduras par José Cruz/ABr (Wikicommun media)


De l’ambassade du Brésil au Honduras, où il séjourne depuis le 21 septembre, le président constitutionnel du pays, Manuel Zelaya, ne baisse pas les bras. Surtout après la violation, par le gouvernement « de fait » conduit par Roberto Micheletti, de l’accord dit de  San José-Tegucigalpa conclu le 30 octobre dernier sous la supervision de l’Organisation des Etats américains (OEA) et des Nations unies, avec le soutien des Etats-Unis.
Le gouvernement Obama, en négociant quelques jours plus tard avec les républicains, notamment avec le sénateur Jim DeMint (Caroline du Sud) pour obtenir de celui-ci son appui à la nomination d’Arturo Valenzuela au poste de sous-secrétariat d'Etat chargé des affaires interaméricaines en replacement de Thomas Shannon (actuel titulaire de ce poste, et qui deviendrait ambassadeur au Brésil), a totalement lâché Zelaya malgré les engagements qu’il avait pris. Dans ce misérable marchandage, le président, pour complaire à l’extrême droite républicaine, a accepté de reconnaître les résultats des élections nationales du 29 novembre au Honduras, avec ou sans retour préalable au pouvoir de Manuel Zelaya.
Il n’en fallait pas plus pour que les putschistes comprennent qu’ils avaient le feu vert des Etats-Unis pour rompre l’accord qui prévoyait le retour au pouvoir, avant ces élections, du président élu du pays, et cela dans le cadre d’un gouvernement dit de réconciliation nationale.
Ainsi, depuis deux semaines, le bras de fer a repris de plus belle entre les putschistes, Manuel Zelaya et le mouvement populaire regroupé au sein du Front national de résistance contre le coup d’Etat. Manuel Zelaya et le Front ont annoncé qu’ils ne reconnaîtront pas la légitimité d’élections organisées par la dictature. Pour sa part, le gouvernement « de fait » cherche à gagner du temps et à montrer un visage respectable et raisonnable au monde entier.

Un député européen en soutien des putchistes

Dernière manœuvre en date, la proposition de Roberto Micheletti de ne plus occuper la présidence du pays pendant huit jours, du 25 novembre au 2 décembre, afin de laisser les Honduriens se concentrer «sur le processus électoral et non sur la crise politique».
Bénéficiant de relais politiques internationaux, il cherche à crédibiliser son image. Il a pu, par exemple, bénéficier de l’intervention de l’eurodéputé néerlandais Hans Van Baalen, membre du groupe de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe. Le 16 novembre, ce dernier, nouveau président de l’Internationale libérale, a fait du putschiste son vice-président  en déclarant « qu’avec son courage, le président Micheletti a rendu possible un processus électoral démocratique au Honduras le 29 novembre, une grande et courageuse action en faveur de la démocratie »… Mais, dans le même temps, les 23 pays d’Amérique latine membres du Groupe de Rio ont déclaré qu’ils ne reconnaîtraient pas la légitimité de ces élections. Pour sa part, l’OEA a appelé, par la voix de son secrétaire général, José Miguel Insulza, a respecté l’accord du 30 octobre "sans subterfuges".
A l’appel du Front, de nombreuses manifestations populaires continuent à avoir lieu dans les rues de la capitale hondurienne. Ainsi, le vendredi 20 novembre, devant les locaux du Tribunal suprême électoral.
Cinq mois après un coup d’Etat qui encourage les oligarchies latino-américaines à tenter de déstabiliser les gouvernements progressistes de la région comme on a pu le voir au Paraguay où le président Fernando Lugo vient d’éviter, il y a deux semaines, un coup d’Etat militaire – ici le feu vert de Washington aux putschistes honduriens prend tout son sens -, le bilan est lourd pour la démocratie et les droits de l’homme : plus de 3 500 personnes arrêtées par les forces militaires et policières, plus de 600 blessées et une centaine d’autres assassinées…
Les dernières victimes en date sont les deux agents de sécurité (Félix Noel Hernández et José Blas Romero) d’Ulises Sarmiento, dirigeant du Parti libéral, proche de Zelaya. Ces derniers ont été tués, jeudi 19 novembre, dans une attaque à la grenade contre le véhicule d’Ulises Sarmiento (les agresseurs pensaient que ce dernier était à l’intérieur) dans l’Etat d’Olancho. L’Etat d’où est originaire le président légitime…
De nombreux rapports d’Amnesty international et de la Commission des droits de l’homme de l’OEA ne cessent d’alerter sur la dégradation de la situation. Pourtant, à une semaine d’une échéance qui peut jeter le pays dans une guerre civile, la « communauté internationale » navigue entre ambiguïté et soumission à la trahison des Etats-Unis.

Mais tout cela laisse nos médias dominants de marbre.

Retrouvez les aticles der Mémoire des luttes

Lundi 23 Novembre 2009
Christophe Ventura - Mémoire des lutte

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 20:18

On pourra, certes, argumenter que les représentants du président constitutionnel Manuel Zelaya ont fait preuve d’une grande ingénuité en signant, le 30 octobre, l’accord dit de San José-Tegucigalpa avec ceux du putschiste Roberto Micheletti, sous le regard attentif — mais surtout la pression — du sous-secrétaire d’Etat américain pour l’hémisphère occidental Thomas Shannon. Ainsi donc, M. Zelaya, renversé le 28 juin, expulsé, et réfugié dans l’ambassade du Brésil (depuis le 21 septembre), après être rentré clandestinement dans son pays, serait restitué dans sa fonction, après consultation du Congrès. Un seul détail manquait : la date de cette consultation.
Ingénuité d’un côté — ce qui n’est pas un crime. Duplicité de l’autre — ce qui en est un, eu égards aux derniers développements de la situation. A la veille des élections générales du 29 novembre, le Congrès ne s’est pas réuni, le chef d’Etat légitime est toujours reclus dans la représentation diplomatique de Brasilia. La Cour suprême du Honduras, qui avait appuyé le golpe, s’est prononcée sans surprise le 26 novembre contre sa restitution. La consultation aura lieu sous le contrôle des autorités de facto.

L’Accord stipulait également : « Pour parvenir à la réconciliation et renforcer la démocratie, nous formerons un gouvernement d’unité et de réconciliation nationale composé de représentants des divers partis politiques et organisations sociales, reconnus pour leur compétence, leur honnêteté, et leur volonté de dialogue (…)  ». Un tel gouvernement a été constitué par le président illégitime — première anomalie — et, en signe de « réconciliation nationale », aucun membre du gouvernement de M. Zelaya n’y a été intégré.

Depuis la fin juin, le pari du régime de facto a été clair : gagner du temps, compter sur la fatigue et le désintérêt progressif de la « communauté internationale », puis lui vendre les élections comme « sortie de crise », blanchissant ainsi — comme on blanchit de l’argent sale — le coup d’Etat. Le vainqueur ne pouvant être, dans l’ordre naturel des choses, que M. Elvin Santos (Parti libéral ) ou M. Porfirio Lobo (Parti national), représentants du groupe de la douzaine de familles « propriétaires » du Honduras.

Cette stratégie a pu compter, en sous-main (sinon en première intention), sur l’aide de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Le 18 novembre, au terme d’une visite à Tegucigalpa, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Hémisphère occidental, M. Craig Kelly, a confirmé l’appui des Etats-Unis au processus électoral — et donc au coup d’Etat —, ajoutant cyniquement : « Personne n’a le droit d’enlever au peuple hondurien le droit de voter et de choisir ses dirigeants. » Tombant le masque, et dans la grande tradition des relations de l’Empire avec son « arrière-cour », les Etats-Unis accompagnent la politique du « fait accompli » d’un pouvoir antidémocratique, dictatorial et répressif.

Depuis le début de la gestion du président « intérimaire » (euphémisme en cours à Washington), on recense vingt-six personnes assassinées, deux cent onze blessées lors des actions de répression, sept attentats, près de deux mille détentions illégales, deux tentatives d’enlèvement et cent quatorze prisonniers politiques accusés de sédition.

Tandis que le président Zelaya demande le report des élections et a incité la population à poursuivre sa résistance pacifique, jusqu’au retour de la démocratie, plus d’une centaine de candidats se sont retirés — la majorité appartenant au secteur anti-putschiste du Parti libéral auquel appartient M. Zelaya. Parmi eux, cinquante-cinq candidats députés, le maire de San Pedro Sula (deuxième ville du pays) et la postulante à la vice-présidence, pour le Parti libéral, une militante historique de ce parti, Mme Margarita Elvir.

Les médias opposés au coup d’Etat — Radio Globo, Radio Uno, Radio Progreso, Gualcho, etc. — sont placés sous surveillance constante ; Cholusa Sur a vu ses émissions interrompues. M. Micheletti — qui a annoncé son absence du pouvoir du 26 novembre au 2 décembre — menace de sanctions sévères les citoyens qui appellent à ne pas voter. Les militaires rassemblent d’importantes troupes dans la capitale et dans les grandes villes : douze mille soldats, quatorze mille policiers et cinq mille réservistes exerceront un contrôle direct sur les bureaux de vote et assureront « la régularité » des élections. Pour traiter des urgences, une partie de l’hôpital central de Tegucigalpa a été réquisitionnée.

Le Front national contre le coup d’Etat — une vaste alliance d’organisations populaires — a appelé au boycott de ce simulacre d’élection. L’Amérique latine, emmenée par l’Argentine, le Brésil et les pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA : Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, Venezuela, etc.), exigent la restitution de l’ordre constitutionnel et de l’Etat de droit dans la nation d’Amérique centrale. Ils ne reconnaîtront pas les autorités issues d’un processus réalisé sous un régime qui a usurpé le pouvoir. A l’instar de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l‘Organisation des Etats américains (OEA), du Groupe de Río et de l’ALBA, aucun organisme multilatéral n’a accepté d’envoyer des observateurs. En revanche, les Etats-Unis dépêcheront des membres de l’Institut national démocrate (NDI), présidé par l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright, et de l’Institut international républicain (IRI), que préside l’ancien candidat à la Maison Blanche John McCain ; ces deux organismes reçoivent des fonds du Département d’Etat. Ainsi se trouve confirmé que, au-delà de la rhétorique permanente sur la démocratie, Washington n’en a pas terminé avec sa politique traditionnelle d’appui aux coups d’Etat et aux régimes autoritaires en Amérique latine. Dans cette partie du monde, l’Etat de grâce dont jouissait le président Barack Obama appartient déjà au passé.


http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-11-27-Honduras - novembre 2009

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 15:23

20.10.2009. Éric Toussaint 

 

L’agressivité des Etats-Unis à l’égard des gouvernements vénézuélien, bolivien et équatorien augmente dans la mesure où ils réagissent à une réduction de leur emprise sur l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe qu’ils attribuent en particulier à Hugo Chavez (et à Cuba, mais de ce côté, ce n’est pas nouveau).

Quelques signes de cette perte de contrôle : lors des négociations qui ont suivi l’agression de l’Equateur par la Colombie le 1er mars 2008 |1.|, au lieu de recourir à l’Organisation des Etats américains (OEA) dont les Etats-Unis font partie, les présidents latino-américains se sont réunis à Santo Domingo sans les grands voisins du Nord dans le cadre du Groupe de Rio et ils ont clairement donné tort à la Colombie, alliée des Etats-Unis. En 2008, le Honduras, traditionnellement et entièrement subordonné à la politique de Washington, a rejoint Petrocaribe créé à l’initiative du Venezuela afin de fournir aux pays de la région non exportateurs d’hydrocarbures du pétrole à un prix inférieur au prix du marché mondial. Le Honduras a également adhéré à l’ALBA, autre initiative d’intégration régionale lancée par le Venezuela et Cuba. En décembre 2008, a eu lieu un important sommet réunissant la plupart des présidents latino-américains à Salvador de Bahia avec la présence remarquée du chef d’Etat cubain, Raul Castro, à côté duquel était assis Felipe Calderon, président du Mexique qui, jusqu’à récemment, adoptait une attitude hostile à l’égard de Cuba suivant ainsi les injonctions de Washington. Quelques mois plus tard, l’OEA décidait, malgré l’opposition des Etats-Unis, de réintégrer Cuba qui en avait été exclu en 1964. En 2009, l’Equateur a rejoint lui aussi l’ALBA et a mis fin à la concession de la base de Manta octroyée à l’armée des Etats-Unis.

Depuis le début des années 2000, Washington a tenté systématiquement de contrecarrer le tournant à gauche pris par les peuples d’Amérique latine : soutien au coup d’Etat contre Chavez en avril 2002, soutien financier massif à l’opposition anti-chaviste, soutien à la grève patronale vénézuélienne de décembre 2002 - janvier 2003, intervention active de l’ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie pour empêcher l’élection d’Evo Morales, téléguidage de l’intervention de la Banque mondiale en Equateur en 2005 pour obtenir la démission de Rafael Correa alors ministre de l’Economie et des Finances, organisation de manœuvres militaires conjointes dans le Cône Sud, réactivation de la 4e flotte, très forte augmentation de l’aide militaire à son allié colombien qu’il utilise comme tête de pont dans la région andine. Et pour surmonter l’échec de l’ALCA de novembre 2005, la négociation et/ou la signature d’un maximum de traités de libre commerce bilatéraux (Chili, Uruguay, Pérou, Colombie, Nicaragua, République dominicaine, Salvador, Guatemala, Honduras, Costa Rica).
L’agressivité des Etats-Unis contre la contagion chaviste en Amérique latine est montée d’un cran en juin-juillet 2009 avec le coup d’Etat militaire au Honduras qui a renversé le président libéral Manuel Zelaya alors qu’il proposait à la population de se prononcer en faveur de la convocation de l’élection d’une assemblée constituante au suffrage universel. Si une assemblée constituante avait été élue au suffrage universel elle aurait immanquablement dû statuer sur la demande de réforme agraire, ce qui aurait remis en cause les énormes privilèges des grands propriétaires fonciers et des transnationales étrangères de l’agro business présentes dans le pays. C’est principalement pour cela que la classe capitaliste locale, dont le secteur agraire constitue une fraction très importante, a soutenu le coup. Il faut aussi prendre en compte que cette classe capitaliste est une bourgeoisie comprador totalement tournée vers l’import-export et dépendante des bonnes relations avec les Etats-Unis. C’est pour cela qu’elle a appuyé la signature avec Washington d’un traité de libre commerce et qu’elle était opposée à l’ALBA. L’augmentation du salaire minimum décrétée par Manuel Zelaya constitue aussi une des raisons qui a poussé les patrons à comploter pour le renverser |2.| Par ailleurs, on sait aussi que Manuel Zelaya comptait demander à Washington de libérer la base aérienne de Soto Cano située à moins de 100 km de la capitale afin de la transformer en aéroport civil. Le Pentagone n’avait pas digéré le virage à gauche d’un président dont il attendait un comportement docile car le Honduras fait partie de ses subordonnés dans la région. En imaginant même, ce qui est hautement improbable, que les généraux honduriens aient agi de leur propre initiative en concertation avec la classe capitaliste locale, il est inconcevable que Roberto Micheletti, le fantoche désigné par ces militaires, puisse rester au pouvoir si les Etats-Unis s’y opposent réellement. Ceux-ci forment depuis des décennies les généraux honduriens ; ils maintiennent dans le pays une importante base militaire à Soto Cano (avec 500 militaires états-uniens présents en permanence) ; et, comme l’a reconnu Hillary Clinton après le coup, ils ont largement financé l’opposition au président Zelaya ; leurs transnationales, notamment de l’agrobusiness, sont fortement implantées dans ce pays qu’elles considèrent comme une république bananière.

Afin d’augmenter encore un peu plus la menace contre le Venezuela et l’Equateur, Washington a obtenu du président Alvaro Uribe l’annonce en juillet 2009 de l’octroi aux militaires états-uniens de sept bases colombiennes. Le délai très court qui relie le coup militaire au Honduras à l’annonce du président colombien n’est en rien une coïncidence : Washington indique là très clairement qu’elle veut mettre un coup d’arrêt à l’extension de l’ALBA et tuer dans l’œuf le socialisme du XXIe siècle. Il serait irresponsable de sous-estimer la capacité de nuisance de Washington et la continuité qui marque la politique extérieure des Etats-Unis malgré l’accession de Barack Obama à la présidence et une rhétorique plus soft. Au moment où ces lignes sont écrites, Washington refuse toujours de considérer qu’il y a eu un coup d’Etat le 28 juin 2009 au Honduras. Alors que le président Manuel Zelaya, rentré clandestinement dans son pays le 21 septembre 2009, a trouvé refuge dans l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa et que les putschistes répriment violemment les manifestations des partisans du président constitutionnel, ferment les médias d’opposition |3.| et ont décrété le 27 septembre un Etat de siège d’une durée de 45 jours, tout ce que le n°2 de Washington à l’OEA a trouvé à dire est : « le retour de Zelaya est irresponsable et idiot » |4.|

Par ailleurs, Hillary Clinton n’a pas condamné le couvre-feu prolongé décrété par Micheletti pour empêcher que la population ne se rassemble en face de l’ambassade du Brésil. A la lumière de cette expérience, on peut affirmer que l’administration Obama ne montre pas une volonté de rompre avec plusieurs méthodes qui ont été mises en oeuvre par ces prédécesseurs : le financement massif de différents mouvements d’opposition dans le cadre de sa politique de « renforcement de la démocratie », le lancement de campagnes médiatiques de discrédit à l’égard des gouvernements qui ne partagent pas son orientation (Cuba, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, le Honduras de Manuel Zelaya…), le maintien du blocus contre Cuba, le soutien aux mouvements séparatistes en Bolivie (la media luna, capitale Santa Cruz), en Equateur (la ville de Guayaquil et sa province) et au Venezuela (l’Etat pétrolier de Zulia, capitale Maracaïbo), le soutien à des agressions militaires comme celle perpétrée par la Colombie en Equateur en mars 2008 ainsi qu’à des actions des forces paramilitaires colombiennes ou autres au Venezuela.

Il est frappant de constater que l’Union européenne adopte une politique très proche de celle de Washington. Déjà lors du putsch contre Chavez, le 11 avril 2002, l’Union européenne, par la voix de José Maria Aznar, avait apporté son soutien aux putschistes. En août 2009, elle a annoncé qu’elle maintient les accords commerciaux avec le Honduras et qu’elle ne dénoncera pas comme illégales les élections organisées dans ce pays par les putschistes. En matière de négociations et de signatures de traités de libre commerce, l’Union européenne est aussi agressive que les Etats-Unis quand elle n’exige pas des concessions encore plus importantes que celles accordées par les pays latino-américains à Washington.

Notes

|1.| L’Armée colombienne a bombardé et a capturé des éléments d’un camp de la guérilla des FARC en territoire équatorien, faisant une vingtaine de morts dont des civils. Il faut savoir que l’armée colombienne, pourtant extrêmement forte, est très peu présente sur la frontière Colombie-Equateur, ce qui permet à la guérilla des FARC d’y installer certains camps dont celui où se trouvait, à cette époque, un de ses principaux dirigeants, Raul Reyes, responsable des relations internationales. Le gouvernement colombien, entièrement couvert par les Etats-Unis, a utilisé les méthodes appliquées systématiquement par l’armée israélienne à l’égard de ses voisins : y mener des opérations militaires au mépris de leur souveraineté. L’Equateur a régulièrement reproché à la Colombie de ne pas assurer un contrôle adéquat de la frontière commune entre les deux pays.

|2.| our une description détaillée des secteurs qui ont appuyé le coup d’Etat, lire l’étude de Decio Machado qui dresse une liste des entreprises et de leurs dirigeants ayant incité ou soutenu activement les putschistes : « Quiénes apoyan al gobierno ilegítimo de Roberto Micheletti » http://www.cadtm.org/Quienes-apoyan...

|3.| L’armée hondurienne a pris le contrôle des locaux de la radio Globo le lundi 28 septembre 2009 à l’aube (heureusement Globo continue d’émettre via internet à partir d’une maison privée) et a mis fin aux émissions télévisées du Canal 36, la seule chaîne qui diffusait des informations non favorables aux putschistes. Par ailleurs, un décret, diffusé dimanche 27 septembre dans la soirée par toutes les chaînes de télévision, suspend les libertés d’expression et de réunion durant au moins 45 jours et prévoit la fermeture des médias "qui incitent à l’insurrection".

|4.| “Zelaya’s return to Honduras is irresponsible and foolish and it doesn’t serve the interests of the people nor those seeking a peaceful reestablishment of democratic order in Honduras,” Lewis Amselem, représentant permanent adjoint des Etats-Unis à l’OEA. Il faut savoir que ce diplomate a été accusé par des organisations de défense des droits de l’homme de refus d’assistance et de diffamation à l’égard de sa compatriote Dianna Ortiz, une religieuse progressiste états-unienne de l’ordre des ursulines, qui a été torturée et violée à plusieurs reprises par des éléments des forces de sécurité guatémaltèque en 1989. A cette époque il travaillait à l’ambassade des Etats-Unis à Guatemala City comme officier des droits humains. http://www.kaosenlared.net/noticia/...

[6] http://www.vtv.gov.ve/noticias-inte...
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?page=article&id_article=494&lang=es

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:00

 http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article374&lang=fr

jeudi 8 octobre 2009 jeudi 8 octobre 2009

Le front de résistance, qui exige la restitution du pouvoir au président du Honduras Manuel Zelaya, a réaffirmé ce mercredi que ce retour au pouvoir “n’est pas négociable” et qu’il est impossible de prendre part à un dialogue pour résoudre a crise politique avec “un pistolet sur la tempe”.

Le Front dénonce également que le décret de suspension des garanties constitutionnelles reste en vigueur puisque son abrogation n’a toujours pas été publié au journal officiel (“La gaceta”) contrairement à ce que le gouvernement de facto avait annoncé ce lundi.

“Bien que nous soyons ouverts au dialogue, nous n’allons négocier sur aucun point avec la dictature dans ces conditions. La restitution inconditionnelle du président Manuel Zelaya dans ses fonctions de manière immédiate et sûre n’est pas négociable” explique le Front dans une déclaration qu’il a fait transmettre à l’hôtel où ont débuté les pourparlers entre la délégation du putchiste Micheletti et du président Zelaya.

“Aucun dialogue n’est envisageable si une des partie pointe un pistolet sur la tempe de l’aure partie” a signalé le Front National de Résistance contre le Coup d’Etat, dont le porte parole, Juan Barahona, a intégré la délégation de Zelaya avec ses ministres de l’Intérieur et du Travail, Victor Mesa et Mayra Mejía.

Le Front a dénoncé que, à cause de l´encerclement militaire et l’isolement dans lequel se trouve Zelaya dans l’ambassade du Brésil à Tegucigualpa, celui-ci n’a reçu l’autorisation de prendre contact avec ceux qui allaient le représenter que quelques heures avant le début des pourparlers.

Le Front ajoute : “la seule chose que nous pouvons négocier avec le gouvernement de facto est la fixation de la date de leur retrait du pouvoir et du retour immédiat des militaires dans leurs casernes à une échéance qui ne peut être postérieure au 15 octobre de cette année. Dans le cas contraire, nus procèderons à un boycott massif du processus électoral du prochain 29 novembre”

Le front de Résistance a mis en garde sur le fait que ne serait pas non plus négociable “l’intangible exigence que soient jugés et punis tous les putschistes et qu’une Assemblée Nationale Constituante démocratique, participative et inclusive soit convoquée”

Il a également mis l´accent sur le fait qe le dialogue requiert des “conditions minimales”, et que “le régime de facto prétend que nous dialoguions alors que la levée de l’Etat de siège n’a toujours pas été publiée au journal officiel, et que celui-ci reste donc toujours en vigueur. “

De plus, “des mercenaires au service des putschistes continuent d’assassiner des camarades, et plusieurs dizaines de paysans de l’Institut National Agraire (INA) ont été arrêtés, nombre d´entre eux ont été fait prisonniers.

Le mouvement de résistance a signalé que depuis hier que douze indigènes lencas, persécutés par la dictature, ont dû demander l´asile à l’ambassade du Guatemala pour sauver leur vie. Il rappelle aussi que les émetteurs et les télévisions d’opposition au putsch continuent d’être fermées et que les journalistes indépendants continuent d’être persécutés.

le 7 octobre 2009 à Tegucigalpa, Agence espagnole Acan-efe.

Traduction : Grégoire Souchay, pour www.larevolucionvive.org.ve

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 16:30

 

Informations recueillies auprès de différentes sources latino-américaine* par Amérique Latin'Oise
Le pouvoir putschiste du Honduras a donné ordre à son groupe armé d’installer sur la piste de l’aéroport où devait atterrir ce dimanche  l’avion du Président Zelaya plusieurs véhicules militaires afin d’empêcher le président de revenir dans son pays. L’avion de l’ALBA venant de Washington transportant Zelaya a survolé l’aéroport de la capitale hondurienne, son pilote vénézuélien a confirmé qu’il ne pouvait pas poser son appareil vu les circonstances. Le président Zelaya joint par communication téléphonique de l’avion a confirmé à la chaîne vénézuélienne Telesur qu’il continue son combat pour revenir dans sa patrie. Pendant ce temps au sol, des milliers de manifestants entouraient l'aéroport pour soutenir le retour de leur président acclamant l'avion lorsque celui-ci a volé à très basse altitude sans pouvoir se poser. Les putschistes ont tiré sur la foule. Deux personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées. 

 Le président Chavez a accusé le gouvernement putschiste au pouvoir de lâche et de traître en condamnant la répression contre le peuple hondurien. Il a affirmé sa conviction que le président Zelaya tentera de nouveau de revenir dans son pays. Chavez a rendu hommage au courage de Zelaya, et a appelé les soldats honduriens à ne plus diriger leurs fusils contre le peuple. Il a mis en cause l’oligarchie et l’impérialisme dans la situation créée au Honduras. Il a expliqué qu’il ne pouvait plus être toléré que les armées en Amérique du sud renversent les pouvoirs démocratiquement choisis par les peuples. 

Il semblerait qu'un certain nombre de médias à la solde de l'impérialisme sont en cours de lancer une campagne expliquant que Zelaya est fautif d'avoir voulu organiser un référendum populaire alors que le parlement s'y opposait et ces mêmes médias justifient ainsi le coup d'Etat.  On sait que Zelaya, qui a été élu comme candidat du Parti Libéral, s'est vu abandonner par ce parti pour ses positions de plus en plus proches de celles des pays progressistes comme le Venezuela, le Nicaragua, Cuba ou encore la Bolivie. L'oligarchie représentée par la droite parlementaire du Honduras n'a pas supporté l'action de Zelaya qui a tenté de donner une orientation sociale à sa politique et qui s'est opposé par exemple aux groupes multinationaux pharmaceutiques en important des produits génériques plus accessibles aux pauvres. Les Etats-Unis n'auraient pas vu non plus d'un très bon oeil les positions de Zelaya se rapprochant de celles de Hugo Chavez. Les idées d'indépendance et d'autodétermination non seulement politique mais aussi économique des peuples d'Amérique face au géant impérialiste du Nord ont progressé considérablement ces dernières années sur tout le continent sud américain. Le Venezuela joue un rôle moteur dans ce processus. Même si Obama doit reconnaître la légitimité de Zelaya il n' en  demeure pas moins que toutes les forces réactionnaires aux USA comme en Amérique Latine se félicitent du coup d'Etat et encouragent les putschistes. Il est probable que certaines grandes firmes capitalistes qui ont quelques intérêts au Honduras ont soutenu le putsch comme il est également pertinent d'établir une relation entre ce coup de force et les intérêts militaro géo stratégiques des Etats-Unis pour combattre la contagion démocratique en Amérique Latine.  

Jean-Paul Legrand  Maire-Adjoint de Creil

Fondateur de Amérique Latin'Oise

http://creil-avenir.com 

 *Telesur et Venezolana de Television visibles sur Internet  ont retransmis les événements dans des conditions extrêmement difficiles mais permettant de recueillir en direct les réactions du président Zelaya dans l'avion, et celles des manifestants victimes de la répression militaire. Ces médias ont courageusement bravé  l'interdiction des putschistes d'informer le monde de ce qui se passe au Honduras.

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 22:50

APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS

LA MOBILISATION CONTINUE !


DIMANCHE 5 JUILLET DE 16H00 A 18H00

RASSEMBLEMENT PLACE DE LA FONTAINE ST MICHEL

(Paris 5e - Métro St Michel, ligne 4)

 




                                                                                 
                                                                    VIDEO RASSEMBLEMENT JEUDI 2 JUILLET
  


Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 14:07

NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !

Dimanche dernier au Honduras s'est produit un coup d’état contre la démocratie. Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été séquestré et expulsé de force par l’armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s'est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme d'affaires.
Le Peuple, qui s'était soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est réprimé de plus en plus violemment par la police et les militaires. Mais la répression se fait aussi sentir par la censure de la presse nationale et internationale et par l'installation  de la terreur dans la population à travers des couvre-feux et des coupures systématiques de l'électricité, de l'eau potable et des télécommunications.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour en Amérique Latine de dictatures militaires déguisées en démocratie, qui tentent d'empêcher les réformes nécessaires au progrès de cette région.
Nous devons tous nous mobiliser pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple hondurien qui attend ce jeudi le retour sur le territoire de son président légitime. Nous demandons au gouvernement français de faire partie de la délégation internationale qui accompagnera le président ZELAYA afin d'assurer sa restitution effective et inconditionnelle.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations de solidarité internationale, les partis politiques, les syndicats et mouvements citoyens à se mobiliser et faire entendre leur voix :

Jeudi 2 juillet de 18h30 à 20h00
Place de la Fontaine St Michel (M° St Michel, ligne 4)

Premiers signataires :

  • Association France Amérique Latine
  • Association Nuestra America en Marcha
  • Association des ex-Prisonniers politiques chiliens en France
  • Association Simon Bolivar (Rennes)
  • Argentin@s en el exterior
  • Carta Abierta Francia
  • Cercle Bolivarien de Paris
  • Civimed Initiatives
  • Collectif des gaullistes de gauche
  • Collectif Manos Limpias
  • Collectif des Péruviens en France
  • Collectif Paraguay
  • Colores Latino Americanos (Lille)
  • Comité Apoyo International du Parti Nationaliste Péruvien
  • Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre
  • Comité Pérou
  • Communistes du Pérou en France
  • Conseil Pro Bolivia
  • Coordination des Associations de Cubains résidents en France
  • Coordination Populaire Colombienne à Paris
  • Cuba Si – Lorraine
  • Donde estan
  • FASE - Fédération pour une alternative sociale et écologique
  • France Cuba
  • La Plume
  • Le Parti de Gauche
  • Les Alternatifs
  • Les Verts
  • MJCF 94 - Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne
  • MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples
  • Mémoire des Luttes
  • NPA - Nouveau Parti Anticapitaliste
  • Parti Communiste Français
  • Parti Humaniste
  • Racines Cubaines
  • Radio Latinos
  • SICSAL - Service International Chrétien de Solidarité avec l'Amérique Latine
  • Tribunal International d'opinion (cas de sud bolivar)
  • Union des Associations Latinoaméricaines en France
  • UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 13:00

LES ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS SOLIDAIRES




 AMBASSADEURS DE L'ALBA EN FRANCE

 



L'AMBASSADEUR DU HONDURAS EN FRANCE

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 15:54

COMMUNIQUE ET APPEL A SIGNATURES DE FRANCE AMERIQUE LATINE
Pour la défense des droits des peuples indigènes et de la biodiversité de l'Amazonie au Pérou, patrimoine de l'humanité.

En réponse à la grève générale pacifique menée depuis 2 mois par les indigènes en Amazonie péruvienne contre onze décrets favorables aux Traités de Libre Commerce et attentatoires à leurs droits et à l’environnement, le gouvernement d'Alan Garcia a lancé vendredi 5 juin à l’aube une attaque d’une violence extrêmement grave sur les manifestants qui occupaient depuis 10 jours la route Belaunde Terri, dans l'endroit nommé la «Curva del Diablo», dans le département d'Amazonas, au nord du pays.
France Amérique Latine condamne fermement ces crimes, et demande que toute la lumière soit faite sur la responsabilité du gouvernement d'Alan Garcia, commanditaire de cette intervention armée
.

Dans une démarche unitaire, et encouragée par de nombreuses organisations péruviennes à participer à une mobilisation internationale le 11 juin prochain, France Amérique Latine se joint à l'appel "PLANTON FRENTE A LA EMBAJADA PERUANA" à manifester devant l'Ambassade du Pérou jeudi matin à 10h00, au 50 avenue Kleber, 75016 Paris et vous invite à faire de même.
Organisateurs:
COLECTIVO DE PERUANOS EN FRANCIA
FEDERACION DE ASOCIACIONES PERUANAS EN FRANCIA
ASOCIACION MANOS LIMPIAS
ASOCIACION SEXTO CONTINENTE
ASOCIACION NUESTRA AMERICA


Premiers signataires organisations et personnalités:
France Amérique Latine (FAL), France,
Association Culturelle Lupuna, France.
ATTAC, France
CETRI - Centre tricontinental, Belgique
Le Cercle Bolivarien de Paris.
Colectivo de peruanos en Francia 

http://www.franceameriquelatine.org/index.php?edito=all 



                                                       NACION PERUANA ENSANGRENTADA






Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 15:21


Sommet des Amériques
En réponse au discours  de Barack Obama « d’oublier le passé pour ne penser qu’au futur », le Président Chavez lui a offert  le livre Les Veines ouvertes de l’Amérique Latine, de l’uruguayen Eduardo Galeano, l’histoire implacable du pillage du continent latino-américain par les empires coloniaux.                        
Pour le président Chavez : « L’histoire est vivante et toujours présente. Nous ne pouvons comprendre le présent sans connaître le passé ».                       
 
Aux Etats-Unis, en quelques heures,  la version anglaise de ce livre Open Veins of Latin America: Five Centuries of the Pillage of a Continent est passé en troisième position du livre le plus vendu par le site Amazom.com.


Le livre :
http://www.alternat ivabolivariana. org/pdf/Las_ venas_abiertas_ de_A.pdf

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine