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"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:02

1. La Colombie en 2007 possède des effectifs de 459 687 personnes destinées à la Défense et Sécurité ; et elle dépense cette même année 6,5% de son PIB, soit 22 milliards de dollars dans sa guerre (Semanario VOZ, edición 2427, cit. por Álvaro Angarita: “Crece el gasto militar. Guerra devora el presupuesto”; 27-2- 2008 www.geocities.com/vozxcol/voz.pdf). Cela crée un important déséquilibre avec le Venezuela, dont l’armée se compose de 82 000 personnes et, selon le World Economic Outlook, consomme 1,47 milliard de dollars, 1,6% de son PIB, duquel 9% est destiné à l’éducation. Cela crée aussi un déséquilibre avec l’Equateur. Qui en 2007 avait 37 448 personnes dans son armée, qui dépensait 1,69 milliard de dollars, 3,41% de son PIB et 10,7% de son budget (A comparative Atlas of Defence in Latin America, 2008).
2. Parallèlement, le gouvernement de Colombie accepte l’installation d’au moins sept bases militaires étasuniennes, avec un statut d’immunité et d’impunité devant les lois et tribunaux colombiens, alors que les Etats-Unis maintiennent 2 bases a Aruba et Bonaire ainsi qu’une autre au Honduras et une au Paraguay, en installe 2 nouvelles au Panama, fait débarquer des milliers de marines au Costa Rica, maintient une invasion militaire injustifiée en Haïti et patrouille dans les Caraïbes avec la IVème Flotille ressuscitée. Des sources étasuniennes et colombiennes allèguent que cette militarisation démesurée a pour objectif de se défendre contre quelques dizaines de colombiens exilés au Venezuela. Mais il n’y a rien de plus erroné que d’interpréter la situation comme une simple escarmouche locale. « N'envoie jamais demander pour qui sonne le glas; il sonne pour toi», dit un vers de John Done. Le glas ne sonne pas pour le Venezuela ; il sonne pour l’Amérique Latine.
3.Le maintient de la base étasunienne au Honduras et le coup d’Etat contre le président élu de ce pays, le harcèlement contre le Nicaragua, l’ouverture de deux nouvelles bases au Panama et l’occupation militaire du Costa Rica ne sont que des échelons du vieux plan Puebla-Panama, qui tente d’ouvrir un couloir stratégique pour l’Amérique Centrale, depuis le Mexique jusqu'à la Colombe. Cette opération réunit dans des quantités croissantes fonds, effectifs, armements et bases étasuniennes, a travers les plans Colombia, Patriota et Victoria, soi-disant destinés à contrôler les insurgés et la drogue. Son échec a été total. La Colombie en 2005 totalisait 650 tonnes-cubes de cocaïne sur les 910 produites dans le monde, avec 180 en provenance du Pérou et 90 de Bolivie.
(United Nations Office on Drugs and Crime, "World Drug Report 2006, Volume 1:Analysis" ; United Nations: Viena, Austria, 2006, p. 82). En réalité les Etats-Unis, qui désormais combat ses guerres avec des mercenaires, veut sacrifier les forces armées de Colombie qui n’ont pas pu dominer les insurgés locaux, pour restaurer son hégémonie continentale. La situation n’est pas nouvelle. A la moitié du siècle passé, des effectifs colombiens furent envoyés pour se battre dans la très lointaine guerre de Corée ; et au début de ce siècle, des soldats colombiens ont été envoyés en Afghanistan. Leur prochaine mission sera de s’immoler pour les intérêts de la même puissance qui lui a enlevé le Panama.

4. Regardons un peu la carte. A proximité de la frontière Est de la Colombie, où sont érigées la majorité des bases militaires étasuniennes, se trouvent les riches gisements d’hydrocarbures du Venezuela. Plus au Sud se trouvent le fleuve Orinoque et l’Amazonie venezuelienne, avec ses débits d’énergie hydroélectrique, de fer, d’aluminium, d’or, de diamants et de biodiversité. Mais le Venezuela n’est pas le seul objectif de cette guerre longuement annoncée. Le feu est ouvert contre le petit Equateur, avec une attaque d’essai, qui a été confessée, et soutenue et dirigée par la base étasunienne de Manta, aujourd’hui heureusement démantelée. L’objectif était de démontrer qu’il était possible d’agresser la souveraineté d’un pays de la région avec une attaque militaire sans autre conséquence que quelques mots durs de l’UNASUR.
5. Regardons la carte de plus près : la frontière du Brésil, pays qui de par sa superficie de 8 547 404 km2 et sa population de 170 millions d’habitants, constitue quasiment la moitié de l’Amérique du Sud. En tant que propriétaire de la majeure partie de l’Amazonie et des récents gisements d’hydrocarbures découverts, la sixième ou septième économie mondiale et la huitième industrie mondiale d’armements, noyau du Mercosur et acteur politique international indépendant, est un véritable adversaire pour les Etats-Unis dans la conquête de l’hégémonie continentale. Le Brésil l’a parfaitement compris et inclus dans sa Stratégie Nationale de Défense approuvée par Lula Da Silva en 2008. Son armée de 210 000 hommes sera augmentée avec 59 000 nouveaux effectifs ; 28 nouveaux postes frontières ont été ajoutés aux 21 existants, localisés essentiellement en Amazonie où 40% des nouvelles recrues sont envoyées. (Zibechi, Raúl: “Brasil desafía el Plan Colombia”, ALAI AMLATINA, 30-04-2010).
6. Ainsi, n’importe quelle agression contre l’Equateur ou le Venezuela ouvre les hostilités contre le gigantesque Brésil et la Bolivie et le Nicaragua et l’inexpugnable Cuba et le Mercosur. Le conflit supposé local se transforme ainsi en continental. Cela représenterait, ni plus ni moins, une guerre contre l’Amérique Latine. Et si l’on prend en compte que la survie de l’Europe et de l’Asie dépend en grande partie des ressources et des marchés de l’Amérique Latine, l’affrontement pourrait devenir mondial.
7. Sur le versant Pacifique, les Etats-Unis mettrait la pression sur les gouvernements du Pérou et du Chili pour qu’ils se battent pour ses intérêts. Le Chili possède l’armée avec la plus importante dépense et le plus grand nombre d’effectifs par habitant en Amérique Latine. L’empire exigerait l’utilisation de ces milices pour cerner le colossal Brésil et les gouvernements progressistes d’Equateur, Bolivie et peut-être même du Paraguay et de l’Uruguay. Avec l’espoir d’obtenir des revendications territoriales, les faucons entreraient dans le conflit, qui ne serait pas seulement une confrontation militaire, mais une véritable guerre sociale acharnée d’insurgés, de laquelle tout le monde sortirait fortement touché. En premier lieu la puissance nord-américaine qui a perdu l’hégémonie économique, diplomatique et culturelle et qui, depuis quasiment une décennie, n’a pas pu vaincre de désastreuses guerres contre des pays asiatiques retardés. Ensuite, ses alliés, qui sont historiquement utilisés, rejetés et détruits. Le premier coup de cloche a sonné. Stoppons-la avant qu’elle sonne pour tout le monde.

 http://luisbrittogarcia-fr.blogspot.com/



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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 15:14

L'HUMANITE  12 août 2010

http://www.humanite.fr/11_08_2010-d%C3%A9tente-entre-caracas-et-bogota-451419

 

Hugo Chavez et son nouvel homologue colombien, Juan Manuel Santos, ont renoué le dialogue mardi, avec une volonté affichée de tourner la page de l’ère Uribe.
Un cadeau pour sceller sinon la réconciliation au moins le dégel des relations entre Bogota et Caracas. Pour clore la rencontre avec son homologue colombien, Juan Manuel Santos, mardi, à Santa Marta (Colombie), Hugo Chavez lui a offert une biographie de Simon Bolivar, artisan de l’émancipation des deux ex-colonies espagnoles.
Après la longue crise qui s’est soldée, le 22 juillet dernier, par une rupture diplomatique entre les deux pays, les deux chefs d’État ont assuré qu’ils avaient trouvé un terrain d’entente en vue d’établir «un dialogue transparent, direct, respectueux, privilégiant la voie diplomatique». D’abord sur l’épineux sujet des Farc, qui empoisonne les relations entre les deux voisins. Le mois dernier, le prédécesseur de Juan Manuel Santos, l’ultraconservateur Alvaro Uribe, s’était plaint à l’Organisation des États américains (OEA) du «soutien» de Caracas aux Farc, en assurant détenir des «preuves» de la présence «active» de 1500 guérilleros au Venezuela.
«Le gouvernement vénézuélien ne soutient pas et ne soutiendra pas (…) ni ne permettra la présence de guérillas ni du narcotrafic», a répété Hugo Chavez, mardi, sans nier pour autant les problèmes posés par la porosité de la frontière entre les deux pays. «J’ai dit à plusieurs occasions que la guérilla colombienne n’avait pas de futur dans la voie des armes», a-t-il insisté. «Le président Chavez m’a réitéré qu’il ne permettrait pas la présence de groupes armés sur son territoire. Je crois que c’est un pas important pour que les relations soient maintenues sur des bases fermes», s’est réjoui Juan Manuel Santos, ostensiblement moins obtus que son prédécesseur.
Autre signe de détente: les deux présidents ont évoqué l’accord qui lie depuis 2009 Bogota à Washington. Celui-ci met à disposition de l’armée américaine sept bases militaires en Colombie, renforçant ainsi son rôle de pivot de la stratégie états-unienne dans la région. La conclusion de cet accord avait motivé la suspension des importations vénézuéliennes en provenance de Colombie. Hugo Chavez a maintenu, mardi, ses critiques contre une convention dont il estime qu’elle fait peser une «menace» sur la souveraineté du Venezuela, pays dont les États-Unis combattent ouvertement les choix politiques. Il a toutefois promis de travailler, avec son homologue colombien, au «rétablissement du commerce bilatéral».

R. M.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 11:40

Par Eva Golinger

Le 30 juillet 2010

 

 

Chavez-Colombie.jpg

 

 

Le président Chavez a ordonné l'alerte maximale à la frontière entre le Venezuela et la Colombie après que le gouvernement Uribe ait lancé de graves accusations contre le Venezuela, notamment que le gouvernement Chavez abriterait des terroristes et un camp d'entraînement pour terroristes. 

 La Colombie prétend que le Venezuela abrite des « terroristes » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN) et qu'il accueille plusieurs « camps d'entraînement de terroristes » près de la frontière qui sépare les deux pays. 

   Lors d'une session extraordinaire de l'OÉA au siège social de l'organisation à Washington, le 22 juillet, convoquée à la requête du gouvernement Uribe, l'ambassadeur de la Colombie Luis Alfonso Hoyos a présenté des images vidéos et télévisuelles prises d'ordinateurs confisqués durant l'invasion illégale d'une partie de l'Équateur le 1er mars 2008, au cours de laquelle ont été tués le chef des FARC Raul Reyes et une dizaine d'autres citoyens colombiens, équatoriens et mexicains. Hoyos a également présenté plusieurs cartes et photographies générées par ordinateur de prétendus membres des FARC à l'intérieur du Venezuela.  

 

lire la suite  www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=GOL20100731&articleId=20399

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:00

   Nombre de pays d'Amérique latine ont condamné lundi et mardi l'assaut meurtrier d'Israël contre un bateau turc faisant partie de la flottille humanitaire internationale qui se rendait à Gaza.
  En tête, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur et le Salvador, membres de la gauche antilibérale latino-américaine, ont fermement réagi.
   Le gouvernement cubain a condamné "l'attaque criminelle du gouvernement d'Israël" qui a fait au moins neuf morts, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères publié mardi à la une du journal officiel, Granma.
   Cuba a lancé "un appel à la communauté internationale et aux peuples épris de paix pour exiger des autorités israéliennes la levée immédiate du blocus illégal, sans pitié et génocidaire contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza".
   Le président du Venezuela, Hugo Chavez, fervent défenseur de la création d'un Etat palestinien indépendant, a condamné "énergiquement le massacre brutal commis par l'Etat d'Israël". Caracas va demander la libération de David Segarra, le correspondant de la chaîne de Caracas, Telesur, qui se trouvait à bord de la flottille. "Quel terrible massacre commis de nouveau par Israël! Que fera l'ONU? Que fera la Cour pénale internationale? Que fera le monde?", a demandé M. Chavez lundi via Twitter.
Le gouvernement bolivien d'Evo Morales a exprimé "son indignation face à l'attaque atroce" de l'armée israélienne.
   En janvier 2009, le Venezuela et la Bolivie avaient rompu leurs relations avec Israël après l'offensive israélienne contre Gaza. Cuba l'avait fait en 1973.
Le Brésil, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et plus grand pays d'Amérique latine, a pour sa part réclamé lundi une "action" de l'organisation internationale, et convoqué l'ambassadeur d'Israël.
"Nous rejetons toute forme de violence et la double morale internationale nous dérange", a déclaré mardi pour sa part le président équatorien Rafael Correa, déplorant l'absence "récurrente" de sanctions effectives contre Israël.
   D'autres pays d'Amérique latine ont réagi, comme le Salvador, l'Uruguay ou le Pérou, qui a condamné mardi un acte "très grave" et demandé à Israël de garantir "le libre flux d'aide humanitaire" vers Gaza."C'était une attaque sans discernement contre des forces de paix et d'aide", selon le ministre péruvien des Affaires étrangères, José Garcia Belaunde.
   L'Argentine, où la communauté juive est la plus nombreuse d'Amérique latine avec 300.000 membres, "regrette profondément la perte de vies humaines" dans cet "incident", a dit lundi le ministère des Affaires étrangères.
  Et le Chili, où vivent environ 400.000 Palestiniens, a dénoncé l'usage de la force "dans les eaux internationales". 
(©AFP / 01 juin 2010 18h23)  http://www.romandie.com/infos/news2/100601162345.7qdc1hb7.asp

 

02/06/2010

Le Nicaragua suspend les relations diplomatiques avec Israël

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20100602051530290172019048094_brf005.xml

 

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 12:38

lundi 25 janvier 2010
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1338



25.01.10. Caracas. La réunion des chanceliers des pays membres de l’ALBA a abouti à huit décisions de coopération concrète avec le peuple haïtien, avec pour axe central la santé.

L’efficacité de cette coopération reposera sur une action à court, moyen et long terme, supervisée par une commission nommée à cette fin.

Le plan a pour premier point le secteur de la santé, divisé en trois phases fondamentales.

a) l’urgence, pour soigner les traumatismes et les pathologies directement produites par le tremblement de terre ;

b) l’épidémiologie, pour traiter les conséquences dérivées de l’insalubrité, avec des services de base ;

c) la réhabilitation.

20 millions de dollars ont été engagés pour commencer ce travail.

Second point : un appui financier à travers le Fond Humanitaire de l’ALBA pour Haïti, doté par les États membres dans le but de rassembler des Fonds des organisations politiques apportés de manière volontaire. Cela se développera via les collectes d’entreprises comme Pétroles du Venezuela (Pdvsa) et de l’entreprise CITGO. Pour cela le président Chávez a suggéré une première dotation de 100 millions de dollars.

Troisième point, la continuation de l’appui énergétique à travers Petrocaribe. Le président vénézuélien a souligné l’annulation de la dette d’Haïti envers Petrocaribe. Il a également annoncé la création d’un plan spécial pour l’approvisionnement direct en combustible à travers les stations-service dans les endroits stratégiques.

Elles seront orientées sous la forme d’aides gratuites pour les véhicules utilisés par les centres d’assistance humanitaire, hôpitaux et personnel de soutien, ainsi que l’aide directe à la population pour la génération d’électricité.

Quatrième point : des initiatives agricoles seront développées pour la fourniture d’aliments et des plans de production seront réactivés tels qu’ils s’effectuaient auparavant dans le cadre de l’initiative ALBA-Aliments. Débutera une campagne de reforestation, pour laquelle seront construits de petites réserves d’eau, des citernes de captation, des puits artésiens avec des camions-perforeurs, des dons de semence et d’outils agricoles tels que des machettes seront effectués, ainsi que des microtracteurs, des pelles pour la construction, dans le but de construire une école de formation en agro écologie, initiative de la Brigade de la Vía Campesina du Brésil, présente en Haïti.

L’éducation constitue le cinquième point : il s’agit de former les jeunes haïtiens à des carrières techniques de cycle court. Un plan prioritaire sera développé pour la réhabilitation et les fournitures scolaires, la formation de maîtres et la réception prioritaire d’enfants dont les parents migreraient vers des pays de l’ALBA dans des écoles de systèmes publics nationaux.

Sixième point, le chef de l’État vénézuélien a souligné l’importance d’intensifier les plans de l’ALBA en décrétant l’amnistie migratoire aux fins de faciliter le mouvement dans les deux sens :

a) Réception des familles dans les pays de l’ALBA.

b) Création d’une brigade solidaire de coopération qui apportera une aide à travers les réseaux de haïtiens qui résident au Venezuela, environ 15000 personnes.

Point sept, une étude détaillée sera faite avec des recommandations pour concentrer l’effort et refonder le développement humanitaire en Haití. A cette fin seront créés trois campements avec une capacité de loger jusqu’à 8 mille victimes à Port-au-Prince, Jacmel et Leogane, avec la logistique de l’entreprise pétrolière CITGO aux États-Unis (filiale de Pdvsa) pour acquérir les outils, les matériels spécialisés nécessaires à remettre en état les ports haïtiens. En ce sens CITGO a acheminé sur les lieux de la catastrophe 2 mille 500 transmetteurs de radio et des milliers de tentes de campagne.

Le huitième point concerne la coopération en matière de sécurité, de transport et de logistique pour réunir les efforts et appuyer le peuple de manière efficace sur le plan humanitaire.

Les représentants de l’ALBA ont souligné l’importance de ce que "les efforts pour reconstruire Haití devront veiller à ce que le peuple et le gouvernement de ce pays en soient les principaux protagonistes. Ils ont insisté sur le principe de souveraineté et d’intégrité territoriale".

Ils ont manifesté leur préoccupation au sujet de “la présence excessive de forces militaires étrangères en Haití, sans motifs qui le justifient et sans  que soient précisés leur autorité, leurs objectifs, leurs compétences  et la durée de leur séjour”.

Les pays de l’ALBA rappellent que “l’instance la plus indiquée est le G-192, constitué par l’Organisation des Nations Unies (ONU), afin de garantir que nul ne profite de la terrible situation que vit Haïti pour entamer une nouvelle occupation qui viole la souveraineté de ce pays et pour que nulle entrave ou restriction d’aucune sorte ne soient mises aux pays qui souhaitent coopérer”.

(FIN/ Rodicely Cárdenas Barillas)

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve/

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:07

Vladimir MARCIAC

Supercherie sur patte, Zoé Valdès ne mérite qu’un mépris à hauteur de sa vulgarité, de ses haines, de ses mensonges revendiqués.

Lisons Leonardo Padura, écrivain cubain de romans noirs traduits en plusieurs langues, classé plutôt comme dissident à Cuba :

« ( Zoé Valdès ) produit une littérature qui n’est pas de la littérature. Elle a toujours été un fonctionnaire et s’est exilé en avion avec son mari et son enfant. Elle s’est inventée un personnage de martyr qui est faux. Elle ment beaucoup ».

Exilée ! Mauvaise traduction ? La vérité est que Zoé Valdès est immigrée. Femme d’un haut fonctionnaire cubain avec qui elle parcourt le monde, on la voit dans la délégation cubaine à l’UNESCO, puis à l’Office culturel de Cuba à Paris avant que le prurit consumériste et la soif de gloire imméritée la saisissent. Elle ne retourne pas au pays et elle entre dans l’hypermarché de l’anti-cubanisme primaire où l’on embauche en permanence des caissières. Devenue chef du rayon « Bobards, mensonges farces et attrapes (nigauds) », elle s’achète de beaux habits, de beaux bijoux, du beau maquillage, elle prend au passage quelques solides kilos qui stabilisent sa démarche en compensant le vide cérébral et hop ! à nous deux Paris, à nous deux l’Europe, à nous deux le monde, à nous deux l’univ… heu non !

Valdès, poussée par son amour latino-américain pour la démocratie aurait pu écrire des livres sur la dictature chilienne, sur le coup d’Etat fasciste du Honduras, mais alors, parti l’éditeur, partis les sous-sous dans la po-poche, lui a crié son instinct. La bêtise se heurte toujours aux frontières de la cupidité.

Cuba donc, qu’elle a tant aimé, tant servi, dont elle a tant profité jusqu’à ce que la succursale d’en face lui fasse un pont d’or : logement et voiture de fonction, photos dans la presse, légende de martyr, larbins obséquieux sortant de l’école de journalisme, invitation à des émissions de télévision garanties sans opposants… Quant au salaire, la coutume française veut qu’on n’en parle pas, et c’est dommage.

Du temps où ceux qui la fréquentaient à La Havane ne pouvaient la concurrencer en matière d’ardeur révolutionnaire et de sévérité envers les autres, aucun éditeur cubain ne songeait à éditer cette femme, pourtant politiquement correcte, « bien en cour », mais si nulle sur la forme et sur le fond. Si petite, enfin alors que des Padura et consort étaient déjà moins flagorneurs, mais plus… écrivains

Cuba est affaiblie par l’impitoyable blocus qui génère, ou aggrave, des problèmes multiples qui ne se résolvent pas assez vite (alimentation, logement, transport). Mais Cuba est grandie par l’étroitesse de ses adversaires et par un idéal porté en osmose par son peuple et son gouvernement.

Ecoutez Valdès et ceux qui la poussent en avant et pensez à Victor Hugo qui parlait de cette engeance : « Ils mordent les talons de qui marche devant… Ils sont aboyés d’humilier, ne pouvant, jusqu’au rugissement porter leur petitesse. »

Le filet de pensée de Zoé Valdès, est magnifié par la magie de la technologie qui le dépose sur l’écran de votre poste de télévision où il apparaît beau comme un vitrail multicolore et non pour ce qu’il est sans maquillage, un filet monochrome de bave terne. Sur le papier, où le gris sur blanc ne pardonne pas, c’est de l’affligeant, car le talent du traducteur, s’il peut compenser l’absence de style, ne peut rien contre le manque d’intelligence.

Si vous avez des enfants, si vous voulez en être fiers un jour, par pitié pour eux, ne faites pas de Valdès leur marraine. Tenez-les à l’écart d’elle. On ne respire rien d’autre qu’une mauvaise odeur en fréquentant l’égout. S’ils cherchent des avis critiques sur Cuba, ils en trouveront d’autres en France, en Amérique latine, partout dans le monde, même à Cuba.

Mais pas elle, mon Dieu ! Pas elle, si obscène que l’on est sali à l’écouter. Ou alors elle, oui, si s’enclenche un phénomène réactif : c’est trop gros, trop épais, trop visqueux, ça ne doit pas être vrai. Cuba doit être le contraire de ce qu’elle nous vomit.

Ah ! Ces mensonges répétés dans ses romans de quai de gare que Gallimard publie pour bien montrer qui décide aujourd’hui, de la littérature et de l’argent. Mensonges ? Interrogée sur ce point par le journal québécois Le Courrier (9 mai 2009) à propos de son livre « La fiction Fidel » Valdès avoue qu’elle s’en affranchit en écrivant sur la couverture : « Essai romancé » Car, « L’Histoire ne m’intéresse absolument pas, sauf pour écrire des romans. Les dates, les faits précis et les noms, je m’en fiche ; à moins que ce ne soit pour inventer ce que je voudrais raconter dans la fiction. Je ne suis pas historienne, ni scientifique… » Ni trop scrupuleuse, d’ailleurs.

La voici donc libre de mentir, d’inventer, en mettant le lecteur (et Karl Zéro) dans l’incapacité de distinguer le vrai du faux. En les exposant à prendre le faux pour le vrai, elle peut se laisser aller à son péché mignon, le mensonge, épicé par une vulgarité assise sur son point fort : la scatologie. Ici, elle enferme dans les W-C les partisans de Fidel Castro : « J’ai toujours pensé que Fidel Castro les méprisait et transformait leurs villas en latrines, en leur mettant entre les mains une balayette pour nettoyer les cabinets… » Ailleurs, elle avait évoqué « le slip plein de merde du dictateur ».

Que faire d’autre que de tirer la chasse et de dire à Karl Zéro que la figure d’esprit libre qu’il veut se donner est ici entachée (et par du gras, il faut nettoyer sans laisser sécher, sinon…) ? En juin 2003, la même recherche de sensationnalisme l’avait poussé à la faute. Karl Zéro avait lu à l’antenne les accusations du tueur en série Patrice Alègre et de deux anciennes prostituées, qui affirmaient que différents notables de Toulouse, dont l’ancien maire et président du CSA, Dominique Baudis, étaient mêlés à un réseau sado-maso qui aurait couvert des viols, des tortures et des meurtres. Il apparut également que Karl Zéro avait versé 15 000 euros à l’une des ex-prostituées comme à-valoir sur un livre à paraître. Vous dites déontologie ?

Je n’ai pas de sympathie politique pour Dominique Baudis, mais il y a des choses qu’un journaliste ne doit pas faire s’il a une notion de ce qu’est l’honnêteté intellectuelle. Et la première est de ne pas hurler avec les loups sous prétexte que c’est bon pour les tirages et l’audimat, au mépris du respect de la vérité et des personnes. Tu entends, Karl Zéro ? Je ne pose pas la question à Valdès, elle a du mal avec le sens des mots respect et vérité.

Errare humanum est, Karl Zéro, mais perseverare diabolicum, comme ne dirait pas Zoé Valdès qui éructerait plutôt : « On peut s’gourrer, mierda, mais le hijo de puta qui continue c’est comme s’il ch… dans son froc ! »

A la lire, on se dit que le monde se serait passé de sa naissance et on se demande si l’on ne pourrait pas reprendre à son sujet les délicats passages de son livre « Le pied de mon père » :

« [ elle] songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans ? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? »

Oui, pourquoi ?

Cela dit, un téléspectateur peut-il regarder encore une émission de télé sur Cuba sans poser d’autres pourquoi ? « Pourquoi y a-t-il si souvent d’émissions sur ce petit pays à la télé ? L’armée a tiré sur la foule ? On assiste à des émeutes de la faim ? Des centaines de syndicalistes, d’opposants, de journalistes, de paysans y sont-ils assassinés chaque année comme en Colombie dont on nous parle moins ? Des enfants dorment-ils dans la rue ? Des escadrons de la mort viennent-ils les tuer ? Pourquoi les invités sont-ils toujours anti ? Sur quoi craignent-ils d’être mis en difficulté par des contradicteurs ? Pourquoi refusent-ils tout débat avec eux ? A quoi ressemble physiquement l’ambassadeur de Cuba en France ? Existe-t-il un écrivain français qui pourrait parler autrement de Cuba ? Aucun intellectuel cubain vivant en France ne parle le français aussi merveilleusement que Zoé ? Danielle Mitterrand est-elle morte ? Comment s’appellent tous ces prix Nobel qui défendent Cuba ? Accepteraient-ils de se salir l’âme et le costar en dialoguant avec Valdès ? Ne risquent-ils pas alors de tomber sous son charme intellectuel et moral et d’avoir la tête qui tourne devant tant d’intelligence et de bonté ? La télévision française ne serait-elle pas anti-cubaine, point barre ? La télévision française qui nous enfume tellement sur les choses de notre pays est-elle crédible pour ce qui est des pays lointains qui agacent Obama ? »

Ou encore : « Les médias méritent-ils qu’on suive plus leur orchestre quand ils nous parlent de Cuba que quand ils nous disent : votez oui au référendum sur l’Europe sinon c’est l’isolement ruineux de la France, faites-vous vacciner deux fois contre le virus H1N1 sinon vous allez mourir par centaines de milliers ? Ou bien c’est le même bourrage de crâne, mais il y en a un qui a commencé avant et qui ne finit jamais ? »

Zoé Valdès, qui fait à présent l’éloge du dictateur Batista qui massacrait, torturait et pillait son pays, vociféra contre Fidel Castro à la télévision espagnole un célèbre : « Qu’on foute une bombe au dictateur » (une bombe sur le pays qu’elle aime tant, s’pas ?). La pauvrette n’a pas été suivie par le trop modéré Georges W. Bush. Mais elle vient de conquérir Karl Zéro qui l’aide comme il peut à remplir la condition préalable au lancer des bombes : le conditionnement des opinions publiques.

Tout espoir de destruction d’une île et de fabrication massive de cadavres n’est donc pas perdu. Une organisation basée en Floride et proche des idées de Valdès a déjà formulé une aimable requête à l’armée US dans l’hypothèse où elle envahirait Cuba : « Laissez-nous trois jours pour tuer ».

Merci qui ?

Vladimir Marciac.

http://www.legrandsoir.info/Zoe-Valdes-et-Karl-Zero-ou-la-deontologie-accouplee.html

L'Association Cuba Si a demandé à participer à l'émissiodu mardi 19 janvier sur Arte complilée par Carl Zero "Dans la peau de Fidel Castro" ; refusé! Pas de contradicteur...

lire aussi :
http://socio13.wordpress.com/2010/01/19/le-slip-tache-de-merde-de-zoe-valdes-sur-la-chaine-dite-culturelle-par-danielle-bleitrach/

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 09:05

par Eva Golinger 


Des huit civils américains tués en décembre dans une base de la CIA en Afghanistan on n’en sait très peu par les grands médias d’information, on ne sait pas par exemple que c’est le second incident de ce type au cours du mois de décembre. 5 autres civils américains ont été tués quinze jours auparavant, ils travaillaient en sous-traitance pour la DIA elle-même engagée par la CIA au travers de l’USAID.

Bref, la CIA ne voulant plus apparaitre multiplie les faux-nez, ce qu’en langage gouvernemental on appelle "travailler avec plus de transparence". La stratégie américaine est la même partout, que ce soit en Orient, dans les ex-Pays de l’Est ou en Amérique Latine, seuls les groupes soutenus diffèrent, suivant la volonté politique de Washington.

Au moins huit américains ont été assassinés dans une base d’opérations de la CIA en Afghanistan le mercredi 30 décembre. Le kamikaze a pénétré la base d’opérations avancées Chapman, dans la province orientale de Khost, qui servait comme centre d’opérations et d’espionnage pour la CIA. Les sources officielles de Washington ont confirmé que les morts étaient tous employés civils et travaillaient sous contrat pour la CIA.

Il y a à peine 15 jours, cinq Américains de l’entreprise sous contrat avec la CIA, Development Alternatives, Inc. (DAI), ont également été assassinés en Afghanistan quand a explosé une bombe placée dans un bureau de l’USAID à Gardez. Le même jour, une autre bombe a explosé dans les environs du bureau de la DAI à Kaboul, mais elle n’a fait aucun blessé.

L’incident du 15 décembre a reçu peu d’attention, bien qu’il soit arrivé à peine quelques jours après la capture d’un employé de la DAI à Cuba, accusé de subversion. Le président et le directeur exécutif de la DAI, Jim Boomgard, a émis une déclaration le 14 décembre lors de l’arrestation d’un sous-traitant de son entreprise à Cuba, en confirmant que "l’individu détenu était employé par un sous-traitant d’un programme, qui mettait en oeuvre un contrat de sous-traitance pour aider des organisations de la société civile cubaine." La déclaration a aussi souligné le "nouveau programme" que la DAI gère pour le gouvernement des États-Unis à Cuba, le "Cuba Democracy and Contingency Planning Program" (Démocratie de Cuba et planning du Programme de Contingence). La DAI a reçu 40 millions de dollars en 2008 pour aider le gouvernement des États-Unis "à appuyer les activités pacifiques d’un vaste groupe d’organisations non-violentes à travers des bourses et des contrats de sous-traitance" à Cuba.

Le 15 décembre, la DAI a publié un communiqué de presse "en regrettant la mort" de son personnel en Afghanistan. "La DAI est profondément triste de rapporter la mort de cinq employés associés à nos projets dans Afghanistan... Le 15 décembre, cinq employés du sous-traitant en sécurité de la DAI ont été assassinés par une explosion dans le bureau de Gardez, bureau où le programme Gouvernance Locale et Développement de la Comunauté (LGCD), un projet de l’USAID, était mis en application par la DAI."

La DAI appliquait aussi un projet à Khost, où est arrivé l’incident du 30 décembre, toutefois on attend encore la confirmation pour savoir si les huit citoyens américains tués travaillaient pour le plus gros contractant du gouvernement des États-Unis. Depuis la base à Khost, la CIA contrôlait à distance ses assassinats sélectifs contre des membres présumés d’Al Quaeda au Pakistant et en Afghanistan utilisant les drones Predator.

Un haut-fonctionnaire de l’USAID a confirmé il y a deux semaines que la CIA utilise le nom de l’USAID pour octroyer des fonds et des contrats à des troisièmes parties pour fournir une couverture pour des opérations clandestines. Selon le fonctionnaire, un vétéran de l’agence gouvernementale qui occupe le poste de gérant régional, la CIA passe ces contrats en utilisant le nom de l’USAID sans que celle-ci ne soit entièrement au courant.

Depuis juin 2002, l’USAID maintient un Bureau pour les Initiatives vers une Transition (OTI) au Venezuela, à travers lequel il a fait parvenir des millions de dollars à l’opposition contre le Président Hugo Chávez. La même entreprise active en Afghanistan et connectée avec la CIA, Development Alternatives, Inc. (DAI) a été engagée par l’USAID au Venezuela pour gérer un budget de plusieurs millions avec l’objectif "d’appuyer la société civile et la transition à la démocratie". Plus de deux mille pages partiellement déclassées de l’USAID sur ses activités au Venezuela mettent en évidence la relation entre la DAI et des secteurs de l’opposition, avec des programmes qui cherchent à "renforcer" ses partis politiques, de concevoir ses campagne politiques et de les aider à consolider un mouvement contre le gouvernement vénézuélien.

En Bolivie, en cette année 2009, l’USAID a été expulsée par les habitants de deux municipalités, Chapare et El Alto, sous l’accusation d’interventionisme. En septembre 2009, le président Evo Morales a dénoncé l’accord officiel avec l’USAID lui permettant d’opérer dans le pays, grâce à des preuves substancielles établissant que l’agence finançait des groupes séparatistes violents cherchant à déstabiliser le pays.

En 2005, l’USAID a également été expulsée d’Érythrée et accusée d’être une agence "néo-colonialiste". L’Éthiopie, la Russie et la Biélorussie, ont ordonné l’expulsion de l’USAID et de ses contractants pendant les 5 dernières années.

Development Alternatives, Inc. est l’un des contractant du gouvernement US les plus important au monde. La DIA a actuellement un contrat de 50 millions de dollars en Afghanistan. En Amérique Latine, elle opère en Bolivie, au Brésil, en Colombie, à Cuba, en Équateur, au Salvador, au Guatemala, en Haïti, au Honduras, au Mexique, au Nicaragua, au Pérou, à la République Dominicaine et au Venezuela.

Cette année, le budget de la DAI au Venezuela s’approche des 15 millions de dollars et son programme est orienté vers le renforcement des candidats et des campagne d’opposition pour les élections législatives de 2010. Le Président Chávez a aussi dénoncé il y a deux semaines la détection d’un avion drone sur le territoire vénézuélien, en confirmant qu’il était de "technologie américaine".

[NDT : pour plus de détail sur la DAI au Venezuela voir "Un agent de la DAI a été capturé à Cuba en décembre dernier"]

Source : Agentes de la CIA muertos en Afganistán trabajaban para empresa en Venezuela y Cuba
Traduction : Primitivi

http://www.primitivi.org/spip.php?article156

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 06:49

NOAM CHOMSKY     lundi 4 janvier 2010

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1158&lang=fr

Barack Obama est le quatrième président américain à gagner le prix Nobel de la Paix et il rejoint ses prédécesseurs dans cette longue tradition de "pacification" qui depuis toujours, a servi les intérêts états-uniens.

Les quatre présidents primés ont laissé leur empreinte sur “notre petite province lointaine, qui n’a jamais fait de mal à personne” comme le secrétaire à la Guerre, Henry L. Stimson, appelait les Amériques en 1945.

Face à la position du gouvernement Obama quant aux "élections" au Honduras de novembre dernier, il convient de rappeler quelques éléments historiques.

Théodore Roosevelt

Au cours de son second mandat en tant que président, Theodore Roosevelt a déclaré que “l’expansion des peuples de sang blanc ou européens au cours des quatre derniers siècles s’est traduite par des bénéfices durables pour les peuples qui existaient déjà sur les terres où s’est déroulée cette expansion" (malgré tout ce que peuvent penser les afro-américains, les philippins et autres “bénéficiaires”)

Par conséquent, il était “inévitable et en grande partie souhaitable pour l’humanité tout entière que le peuple étasunien termine vainqueur face aux mexicains et conquière la moitié du Mexique.” puisqu’il “était hors de question que les (texans) se soumettent à la suprématie d’une race inférieure”. Utiliser la diplomatie des flottes militaires pour ravir les terres de Panama et de Colombie et y construire un canal constitua un autre cadeau pour l’humanité.

Woodrow Wilson

Woodrow Wilson fut le plus honnête des présidents récompensé par le prix Nobel, et probablement le pire pour l’Amérique Latine. Son invasion d’Haïti en 1915 a tué des milliers de personnes, a quasiment réinstauré l’esclavage et a laissé une large part du pays en ruines.

Pour prouver son amour de la démocratie, Wilson a ordonné à ses Marines de mitrailler le Parlement haïtien, en représailles au refus d’approuver une législation progressiste qui permettait aux entreprises étasuniennes d’acheter le pays caribéen. Wilson remédia au problème lorsque les Haïtiens adoptèrent une Constitution dictée par les Etats-Unis, rédigée avec le pistolet des marines sur la tempe. Cet effort sera “bénéfique pour Haïti” assura alors aux captifs le Département d’Etat. Wilson a également envahit la République Dominicaine, pour garantir son bien-être. Cette nation et Haïti resteront sous le commandement de polices violentes. Des décennies de torture, violence marqueront la doctrine de politique étrangère étasunienne.

Jimmy Carter

Pour le président Jimmy Carter, les droits humains étaient “l’âme de notre politique étrangère”. Robert Pastor, conseiller en Sécurité Nationale pour l’Amérique Latine expliqua qu’il fallait faire une différence importante entre les droits et la politique. Fait regrettable, l’administration étatsunienne dût soutenir le régime du dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza, et quand cette politique se révéla impossible à poursuivre, elle maintint une force spéciale entrainée aux Etats Unis, même si celle-ci perpétuera ensuite des massacres contre la population “d’une brutalité équivalente à celle que les nations réservent à leurs ennemis” selon les propos du même fonctionnaire, lesquelles firent quelques 40 000 morts.

Pour Pastor, la raison est élémentaire : “Les Etats Unis ne voulaient pas contrôler le Nicaragua ni aucun autre pays de la région, mais ne souhaitaient pas non plus que les évènements leur échappent. Ils voulaient que les nicaraguayens agissent de manière indépendante, sauf si cela pouvait atteindre les intérêts des Etats Unis”.

Barack Obama

Le président Barack Obama a éloigné les Etats Unis de presque toute l’Amérique Latine et de l’Europe en validant le coup d’Etat militaire qui mit un terme à la démocratie hondurienne en juin 2009.

Les émeutes qui suivirent ont, pour le New York Times reflété “les abyssales et croissantes divisions politiques et socio-économiques. (...)" Pour la “petite classe sociale aisée” Le président hondurien Manuel Zelaya était devenu une menace pour ce que cette classe appelle la “démocratie” mais qui en réalité est le gouvernement des “forces patronales et politiques les plus puissantes du pays”.

Zelaya a pris des mesures extrêmement dangereuses comme l’augmentation du salaire minimum dans un pays où 60% de la population vit dans la pauvreté, il devait donc s’en aller.

Les Etats-Unis ont été pratiquement la seule nation à reconnaitre les "élections" (dont est sorti victorieux Pepe Lobo) tenues sous l’égide d’un gouvernement militaire et qui furent “une grande célébration de la démocratie” selon l’ambassadeur d’Obama au Honduras, Hugo Llorens.

L’appui aux élections permet également de garantir aux Etats Unis l’usage pérenne de la base aérienne de Palmerola, située en territoire hondurien, dont la valeur pour l’armée étasunienne augmente à mesure où elle se voit expulsée de la majeure partie des pays d’Amérique Latine.

Après les élections, Lewis Anselem, représentant d’Obama devant l’Organisation des États Américains (OEA) a conseillé aux Etats latino-américains d’accepter le coup militaire et d’appuyer les Etats Unis : “le monde réel, ce n’est pas le réalisme magique”.

Obama a ouvert la brèche en appuyant le coup militaire. Le gouvernement étasunien finance l’Institut International Républicain (IRI) et l’Institut National pour la Démocratie (NDI) qui déclarent défendre la démocratie.

L’IRI appuie régulièrement les coups d’Etat militaires pour renverser des gouvernements élus comme celui survenu au Venezuela en 2002 et en Haïti en 2004. Le NDI s’était jusqu’alors retenu. Au Honduras, pour la première fois, cet institut a accepté d’être observateur des élections organisées par le régime de facto, à la différence de l’OEA et de l’ONU, qui continuent de vivre dans le monde du réalisme magique.

A cause de l’étroite relation qu’entretient le Pentagone avec l’armée hondurienne, tout comme l’énorme influence économique étatsunienne dans ce pays d’Amérique Centrale, il aurait été très simple pour Obama de s’unir aux efforts des latino-américains et des européens pour défendre la démocratie au Honduras.

Mais Obama a choisi la politique traditionnelle.

Dans son histoire des relations hémisphériques, l’académicien britannique Gordon Connell-Smith écrit : "Alors qu’ils tentent de faire croire au mythe qu’ils agissent en faveur de la démocratie représentative en Amérique Latine, les Etats-Unis ont des intérêts importants qui vont justement dans la direction opposée et qui utilisent la démocratie “comme un simple procédé, spécialement quand se tiennent des élections qui le plus souvent sont une farce”.

Une démocratie fonctionnelle peut répondre aux préoccupations du peuple, alors que “les Etats Unis se soucient plus de réunir les conditions les plus favorables pour leurs investissements privés à l’étranger”

Il faut une bonne dose de ce que l’on appelle parfois “ignorance intentionnelle” pour ne pas voir ces faits.

Il faut donc maintenir soigneusement cette cécité si l’on a pour désir que la violence d’Etat suive son cours et joue son rôle. Toujours en faveur de l’humanité comme nous l’a rappelé Obama une fois encore dans son discours de réception du prix Nobel.


Noam Chomsky, pour La Jornada de Mexico
. Titre original : "Pacificación" presidencial en América Latina.

Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/


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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:44


http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1039&lang=fr
mardi 15 décembre 2009

Les accords passés dans le cadre du huitième sommet de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuple de Notre Amérique, traité de commerce entre les peuples (ALBA – TCP) ; qui s’est tenue ce dimanche et ce lundi à la Havane, à Cuba, ont pour objectif de résister a la volonté de reprendre le contrôle de l’Amérique Latine par les États-Unis mais aussi et surtout de construire le futur :

1. Promouvoir la réalisation dans tous les pays de l’ALBA d’un centre d’études cliniques génétiques et psychosociales pour les personnes handicapées, en prenant en compte les expériences déjà menées en Bolivie, à Cuba, en Equateur, au Nicaragua et au Venezuela. Promouvoir sur les base des résultats et dans la mesure du possible l’intégration des personnes handicapées dans les activités des secteurs productifs, économiques, sociaux et culturels, sans la moindre discrimination 2. Poursuivre la consolidation et l’extension à tous les pays de l’ALBA de la formation et du développement des ressources humaines en matière de santé publique, avec une vocation d’engagement social, de qualité scientifique et technique, avec un sentiment d’appartenance à la population. Dans ce sens, poursuivre les programmes de santé intégrale et la formation des médecins généralistes communautaires.

3. Approuver le plan d’action du programme transnational d’alphabétisation et de post-alphabétisation pour fortifier les succès et l’élargir à tous les pays de l’Alliance Bolivarienne. 4. Conclure le processus de libération de l’analphabétisme à tous les pays de l’Alliance et impulser le processus de post-alphabétisation, comme moyen d’élever le niveau éducatif de nos peuples.

5. Approuver les Plans d’action des politiques éducative et stratégique pour le projet transnational ALBA-Education, dont les détails ont été définis lors des sommets de Managua et de Caracas, en juin et novembre dernier.

6. Étendre de manière systématique l’ensemble des services éducatifs aux pays membres afin d’atteindre la couverture totale, dans l’objectif de garantir l’accès à l’éducation primaire universelle et d’avancer dans le développement de l’éducation secondaire. 7. Rendre prioritaires les programmes d’intégration et de coopération dans la formation éducative et médicale.

8. Accélérer la formation et la construction rapide des entreprises et des projets transnationaux prioritaires, dans le respect des normes établies pour leur organisation et leur fonctionnement, dans le but d’initier rapidement leur production.

9. Signer la poursuite du “Projet Transnational ALBA-Culture” et le renforcement de l’Entreprise Transnationale Fonds Culturel de l’ALBA” pour continuer à défendre l’identité et la diversité culturelle de nos peuples et favoriser le développement culturel, comme outil basique du processus de construction de l’unité latino-américaine et caribéenne.

10. Continuer à favoriser la création d’une plate-forme historico-culturelle qui sous-tend l’intégration entre les pays membres et demander au Conseil Politique de travailler dans la diffusion et la consolidation de l’initiative “Alternative Martienne pour Notre Amérique” (ALMA) 11. Construire un réseau scientifique, technologique et d’innovation en encourageant les compétences pour générer et transférer les connaissances et les technologies dans les secteurs-clefs du développement socio-économique soutenable.

12. Promouvoir les projets dirigés à transformer les connaissances en nouveaux produits et services qui seront utilisés de forme conjointe, entre les pays de l’ALBA-TCP pour renforcer la coopération entre les centres de recherche et développement, les universités et les centres de production.

13. Renforcer la coordination et la concertation des politiques technologiques tout en favorisant les actions visant à faciliter l’accès des pays de l’ALBA aux services de télécommunication. Le projet ALBATEL, la construction du câble sous-marin de fibre optique Cuba-Venezuela, l’entreprise mixte pour le développement d’applications informatiques “Gardiens de l’ALBA” et l’utilisation du satellite Simón Bolívar s’inscrivent dans ce cadre.

14. Donner l’appui majeur au travail technique pour permettre l’implantation rapide su Système Unitaire de Compensation (monnaie commune) SUCRE.

15. Approuver la proposition du Conseil Économique de commencer au début 2010 les négociations du traité de libre-échange des peuples, avec pour mandat d’analyser entre autres le processus d’intégration de l’Alliance, le statut des relations bilatérales et d’autres types des pays membres. En outre, déterminer l’objet du TCP, ses fonctions et sa philosophie de négociation. 16. Réaliser la première Fête du tourisme de l’ALBA-TCP dans le cadre de la Ve fête Internationale du tourisme, au Venezuela, du 28 septembre au 3 octobre 2010, et comme mandater le Conseil Economique pour étudier la proposition de créer le centre d’Etudes de Promotion et de Développement Touristique de l’ALBA, et l’Institut de Formation aux Spécialités Basiques du Tourisme.

17. Mandater le Conseil Economique pour installer le groupe de travail de développement industriel et productif de l’ALBA-TCP, pour créer un plateforme de travail, d’objectifs et de projets immédiats.

18. Approuver le plan d’installation du Système Unitaire de Compensation Régionale des Paiements (monnaie commune, le SUCRE) et mandater le groupe de Travail Transitoire pour accélérer les études finales pour mette en marche ce Système dès la fin janvier 2010.

19. Ratifier et impulser la constitution des projets et entreprises transnationales analysées par les Conseils Sociaux et Economiques, et leur transmettre les directives afin qu’ils désignent leurs coordinateurs et représentants respectifs. Le comité technque est également convoqué pour se réunir au premier trimestre 2010.

20. Approuver le document de Structure et de Fonctionnement de l’ALBA-TCP, les définitions et les attributions de ses organes principaux, en fonction des décisions adoptées par l’Alliance à partir du Sommet de Maracay, et la proposition d’organisation et fonctionnement des entreprises et des projets transnationaux.

21. Mandater le conseil politique pour préparer une proposition de texte sur le fonctionnement et l’organisation du Conseil Présidentiel de l’ALBA-TCP, pour être soumis à consultation opérationnelle des chefs d’Etat et de Gouvernement, afin d’arriver à une décision lors du prochain sommet de l’Alliance.

22. Intensifier les échanges dans le cadre des organismes internationaux, en particulier avec les Nations Unies et entre les pays membres de l’ALBA-TCP avec comme objectif de contribuer à ce que ses principes gudent les activités de l’Alliance et que dans ces objectifs politiques soient décidés suivant les processus de négociation et de débat effectué dan ces instances.

23. Mandater le Conseil Politique pour continuer à avancer dans l’institutionnalisation de l’Alliance et dans l’élaboration des normes, procédures et règlements qui permettront de rendre cohérent l’ensemble.

24. Réaliser le Neuvième sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’ALBA-TCP les prochain 17 et 18 avril 2010 dans la ville de Caracas, République Bolivarienne du Venezuela, dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l’indépendance du pays.

25. Poursuivre l’organisation des mouvements sociaux respectifs de chaque pays dans l’objectif de convoquer au Prochain Conseil des Mouvements Sociaux de l’ALBA, tenu en amont du prochain Xe sommet de l’ALBA, les 18 et 19 avril 2010 au Venezuela.

Cette rencontre coïncide avec le cinquième anniversaire de l’organisation, crée en 2004, sur initiative du président de Cuba et du Venezuela, auxquels se sont ajoutés depuis d’autres pays comme le Nicaragua et la Bolivie. Le sommet s’est déroulé à huis-clos pour laisser toute liberté aux mandataires d’adopter les décisions qui ont été transmises ce lundi dans la Déclaration Commune. Ont assisté à la réunion les présidents Hugo Rafael Chávez Frías, du Venezuela, Evo Morales Ayma, de Bolivie et Daniel Ortega Saavedra, du Nicaragua, ansi que le docteur Ralph E. Gonsalves, premier ministre de Saint-Vincent et Grenadines. Egalement ont assistés Fander Falconí Benítez, ministre des Relations Extérieures, du commerce et de l’intégration de l’Equateur et Philbert Aaron, ambassadeur de la République Dominicaine

Étaient également présents les chefs de délégation : Patricia Isabel Rodas Baca, secrétaire d’Etat aux affaires extérieures du Honduras, Andreas Wickham, secrétaire permanent du Ministère des Affaires Étrangères de Saint-Vincent et Grenadine ainsi que Bruce Goodwin, ambassadeur de Antigua y Barbuda.

Source : Agence Bolivienne d’Information

Traduction : Grégfoire Souchay pour www.larevolucionvive.org.ve


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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 10:39

Christophe Ventura, animateur de l’association Mémoire des luttes, revient sur le coup d'état au Honduras appuyé par les Etats-Unis, et sur les victoires récentes de la gauche en Bolivie et en Uruguay. Le continent sud-américain est bien le lieu de confrontation entre deux visions du monde.



Wikicommons - Julian Ortega
A posteriori, on mesure à quel point le putsch organisé par l’oligarchie du Honduras le 28 juin 2009, avec le soutien implicite, puis direct des Etats-Unis, trahissait, depuis le départ, un état de nervosité croissant de cette dernière face à la montée des aspirations populaires dans la vie politique et économique du pays.
Alors que le 29 novembre, on assistait là bas à une mascarade électorale portant au pouvoir, dans un contexte de forte abstention, le président conservateur – non légitime -  Porfirio Lobo, en  Uruguay, le candidat du « Frente Amplio » (Front élargi), José « Pépé » Mujica, emportait avec 51,2 % des voix l’élection présidentielle. Un événement qui, avec le triomphe d’Evo Morales en Bolivie le 6 décembre, démontre que la gauche progressiste, dix ans après son émergence, dure, s’enracine, et même se développe en Amérique latine.
En obtenant près de 63 % des voix à l’élection présidentielle et les deux tiers des sièges au Parlement avec son parti - le Mouvement vers le socialisme (MAS) - , Evo Morales inaugure ainsi un nouveau mandat ( le second, mais le premier dans le cadre de la nouvelle Constitution) et consolide le mouvement de révolution démocratique en cours en Amérique du Sud.
La crise systémique internationale, les difficultés et contradictions inhérentes à des processus qui visent la transformation des structures économiques, politiques, et sociales de la société, les campagnes médiatiques offensives et à charge contre les plus emblématiques des gouvernements de transformation du sous-continent (Bolivie, Equateur, Venezuela), les menaces des Etats-Unis qui organisent leur retour militaire sur place, notamment via l’ouverture de sept nouvelles bases en Colombie n’y changent rien : un vaste mouvement populaire, profondément réfractaire au néolibéralisme et aux nouvelles prétentions impérialistes du puissant voisin étatunien, traverse durablement l’Amérique latine et peut s’appuyer sur des gouvernements qui relaient largement ses revendications.
Dans tous ces pays, et sous des formes diverses qui correspondent aux contextes des uns et des autres, une relation dynamique se construit entre mouvements populaires, forces politiques et gouvernements autour de quelques moteurs :
- la refondation citoyenne de la nation par l’organisation de constituantes (un « constitutionalisme populaire » selon la formule de Hugo Chavez),
- la réappropriation sociale des ressources naturelles et énergétiques,
- le développement de politiques sociales et environnementales ambitieuses.
Sur ce dernier point, les pays de l’Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (Alba), notamment la Bolivie, sont à la pointe des propositions reprises par les mouvements sociaux de la planète pour lutter contre le réchauffement climatique (reconnaissance de la dette écologique des pays du Nord, rejet des agrocombustibles, fin du régime privé des brevets, instauration de taxes globales sur toutes les transactions financières, etc.),
- l’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis et des institutions financières internationales ( FMI, Banque mondiale, OMC),
- le développement de nouvelles formes d’intégration régionale : Union des nations sud-américaines (Unasur) et Alba.
Certains journalistes du Monde se demandaient quelques jours avant l’élection bolivienne, qui, à part « une poignée d’entreprises étrangères attirées par ses richesses naturelles et des altermondialistes fascinés par la charge symbolique du syndicaliste d’origine aymara parvenu au pouvoir  (…) s’intéresse aujourd’hui à la Bolivie ? »  
N’en déplaise à nos médias en campagne, la réponse s’impose : les peuples.
Cette nouvelle n’est pas bonne pour les oligarchies sud-américaines. Le coup d’Etat au Honduras a constitué le point de départ d’une nouvelle bataille politique et idéologique entre ces dernières, leurs alliés et les peuples en mouvement. Certains médias ont déjà choisi leur camp.

Retrouvez les articles de Mémoire des luttes http://medelu.org/spip.php?article309   

Mercredi 9 Décembre 2009
Christophe Ventura - Tribune

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