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"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:53

L’ONG Latinobarómetro vient de publier son rapport 2013 (1). Basée a Santiago du Chili, cette ONG est soutenue entre autres par le BID (Banque Inter-Américaine de Développement), le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), l’OEA (Organisation des États Américains), l’états-unien Office of Research et les agences de coopération des gouvernements suédois, norvégiens et canadiens. Depuis 1995, Latinobarometro produit un rapport par an sur base de 20.000 interviews dans 18 pays d’Amérique Latine – ce qui représente plus de 600 millions de citoyen(ne)s – avec une marge d’erreur de 3%.

Le Venezuela décroche le record absolu de confiance de la population dans la démocratie (87 %) suivi par l’Équateur (62%). Ce résultat confirme les chiffres récents d’autres organismes indépendants, que les médias internationaux ont pris le soin d’occulter (2). L’ONG remarque d’ailleurs que “le Venezuela est le pays où on observe la plus grande différence entre ce que pensent ses citoyens de leur démocratie et l’image qui circule dans la communauté internationale”.

Ainsi, en septembre 2013 le rapport World Happiness Report for 2013 rédigé par des experts des Nations Unies, a conclu que le Vénézuéla est le pays le plus heureux d’Amérique du Sud. De même, sur les 150 pays étudiés dans le World Happiness Report 2012 ("Rapport sur le Bonheur dans le Monde 2012"), l’Université de Columbia (États-Unis) constatait que le pays le mieux positionné en Amérique Latine est le Costa Rica (12ème rang mondial) suivi par le Venezuela (19ème rang mondial). De son côté, la société d’études d’opinion Gallup, a publié en mars 2012 un rapport (paru dans le Washington Post) portant sur 124 pays et qui établit que le Venezuela est le cinquième pays le plus heureux au monde. Tous ces rapports s’accordent en général sur l’explication : c’est parce qu’il apporte des réponses a leurs besoins et a leurs critiques que les citoyen(ne)s vénézuélien(ne)s ont retrouvé la confiance dans le système démocratique.

S’il est un signe que le Venezuela actuel a beaucoup évolué par rapport à celui d’avant la révolution, on peut le lire dans la participation électorale des citoyen(ne)s et dans leur capacité a critiquer librement les politiques publiques. Au sein du camp bolivarien, le très visité “Aporrea.org” diffuse quotidiennement, depuis une dizaine d’années, des témoignages en faveur du processus révolutionnaire mais aussi des critiques incisives, parfois virulentes, de l’action des fonctionnaires publics, qu’ils soient maires, ministres ou président de la république.

Si le paysage politique vénézuélien foisonne avec ses quarante partis de l’extrême gauche à l’extrême droite et ses nombreux scrutins, tous validés par les observateurs internationaux (Jimmy Carter considère après avoir observé 98 scrutins dans le monde, que c’est le Venezuela qui offre le meilleur système électoral à ses citoyens), on ne peut pas en dire autant du paysage médiatique – presse écrite, radio et télévision – resté en majorité (comme l’économie) aux mains de grands groupes privés et donc moins pluraliste (3). En voici une liste commerciale :  http://www.guia.com.ve/medios/. Dominants aux plans satellitaire, national, régional et local ces médias font de 80 a 90 % d’audience (dans le cas des télévisions, grâce notamment à la diffusion de télénovélas) contre à peine 10 à 15 % pour les chaînes publiques et communautaires. Ils constituent également une force considérable d’opposition aux transformations en cours.

Paradoxalement, depuis la révolution, le nombre de concessions accordées par l’État à ce secteur privé a augmenté, et plus encore depuis la mise en oeuvre récente de la télévision numérique par le gouvernement bolivarien. Il faut ajouter le boom des télécoms (le Venezuela est un des premiers pays d’Amérique Latine en nombre d’usagers de la téléphone mobile ou de Twitter). Il est intéressant de consulter une enquête de OpenNet - initiative de la Faculté de Droit de Harvard et du Citizen Lab de l’Université de Toronto- qui révèle une carte des pays qui censurent Internet, quels contenus ils filtrent et comment ils le font. En Amérique Latine, des pays comme le Mexique, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie, le Chili et le Paraguay n’exercent aucun type de censure.

Parmi les 18 pays étudiés dans le rapport 2013 de Latinobarómetro, on trouve une autre puissance pétroliére : le Mexique. Par contraste avec le Vénézuéla, seuls 21 % de la population s’y disent satisfaits du fonctionnement de la démocratie. 37 % des personnes interrogées – l’équivalent de 43 millions de mexicains – disent que la grande majorité ne voit plus la différence entre un régime démocratique et un régime non démocratique.

John M. AckermanCe rapport a fourni l’occasion à John M. Ackerman de publier une analyse comparée sur le thème de la démocratie entre le Mexique et le Vénézuéla. Ackerman est chercheur et professeur de Droit de l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM), président de l’Association Internationale de Droit administratif, et docteur en Sociologie Politique de l’Université de Californie. (Blog : http://johnackerman.blogspot.com/)

"Le président Peña Nieto, entre Pyrrhus y Chávez" (La Jornada, 11 novembre 2013)

En 279 avant Jésus-Crist le roi Pyrrhus défit l’armée romaine lors de la bataille d’Ausculum mais au prix de pertes si grandes parmi ses propres troupes qu’il s’exclama : « une victoire de plus comme celle-là et je serai complètement défait ». Telle est l’origine de l’expression “victoire pyrrhique” qui évoque celle qu’on ne fête pas parce qu’elle annonce une défaite écrasante.

De même, l’éventuelle victoire de Enrique Peña Nieto en matière énergétique au Congrès mexicain pourrait signifier la fin du semblant de démocratie qui a justifié jusqu’ici le maintien au pouvoir d’une classe politique anachronique.

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Le président mexicain Enrique Peña Nieto et son homologue états-unien.

L’élection de Hugo Chávez à la présidence du Venezuela en 1998 fut en grande partie liée à l’ouverture pétrolière mise en oeuvre par ses prédécesseurs Carlos Andrés Pérez (1989-1993) et Rafael Caldera (1994-1999).

L’application aveugle de l’idéologie néo-libérale au secteur des hydrocarbures généra un transfert massif de la rente pétrolière à des entreprises transnationales. Cet événement aggrava simultanément la crise fiscale de l’État et mina la légitimité du semblant de démocratie qui avait gouverné pendant plus de 40 ans à la suite du Pacte de Punto Fijo de 1958. L’indignation sociale croissante et la généralisation de la recherche d’alternatives politiques, créèrent les conditions de la victoire électorale de la révolution bolivarienne de Chávez.

Comme Peña Nieto, ses homologues vénézuéliens Pérez (social-démocrate) et Caldera (démocrate-chrétien) symbolisaient le pire de la vieille classe politique. Tous deux avaient déjà été présidents auparavant : Caldera de 1969 à 1974, et Pérez de 1974 à 1979. À leur retour sur le trône de Miraflores leur orgueil n’avait plus de limites.

Comptant aveuglément sur l’appui de l’oligarchie nationale et de leurs alliés de Washington, ils méprisèrent les protestations sociales et imposèrent avec entêtement leur volonté à la population. Ce fut le pas décisif vers leur défaite.

roqueAu Mexique en 1995, au milieu du désastre économique engendré tant par les politiques économiques néo-libérales de Carlos Salinas que par la corruption sans scrupules d’Ernesto Zedillo, le député fédéral du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel, NdT) Humberto Roque serra les poings et baissa avec force les deux bras pour exprimer sa joie obscène face au “succès” de l’approbation de l’augmentation de la TVA de 10 à 15 %.

Le geste de Roque fut le prélude à l’historique et temporaire déroute électorale du vieux parti d’État, d’abord aux élections législatives, ensuite pour le poste de chef de gouvernement de la Capitale en 1997 et, finalement aux présidentielles de 2000. La victoire se mua de nouveau en défaite.

Mais les temps de l’innocence démocratique sont loin, où la population canalisait ses espoirs à travers les urnes et cherchait à punir les malfaisants par son vote. Notre inexistante transition démocratique depuis 2000 nous a enseigné qu’une alternance de partis est insuffisante. C’est toute une classe politique qu’il nous faut chasser du pouvoir. Le Mexique est le pays qui souffre du plus haut niveau de déception vis-à-vis du système démocratique dans toute l’Amérique Latine.

Selon le dernier rapport 2013 de Latinobarómetro (disponible ici: http://www.Latinobarometro.org/latContents.jsp), seuls 21 % des mexicains se disent satisfaits du fonctionnement de la démocratie. 37 % des personnes interrogées – l’équivalent de 43 millions de mexicains – disent que la grande majorité  ne voit plus la différence entre un régime démocratique et un régime non démocratique. C’est, semble-t-il, le chiffre le plus élevé enregistré à cette deuxième question posée dans les 18 pays étudiés par l’ONG depuis 1995.

Le Mexique enregistre aussi le taux de rejet le plus élevé vis-à-vis des partis politiques existants. Un clair indicateur est que 45% de la population est convaincue que la démocratie peut fonctionner sans partis politiques. Seuls la Colombie, le Paraguay et le Panama s’approchent de ces chiffres, avec respectivement 43 %, 39 % et 38 %.

Certains analystes s’attristent face à ces réponses parce qu’elles signifieraient une faiblesse de la culture politique dans notre pays. Ils interprètent l’énorme déception citoyenne comme un symptôme d’indifférence envers les processus démocratiques, et le rejet des partis politiques comme le résultat d’une carence de valeurs nécessaires pour appuyer les institutions politiques.

En réalité, nous vivons la situation inverse : ces chiffres sont profondément porteurs d’espoir. Ils sont le reflet d’une conscience critique sophistiquée et des hautes attentes du peuple mexicain à l’égard de la vocation réelle du système politique. La majorité des mexicains se rend compte, en effet, que notre démocratie n’a engendré aucun changement pour la grande majorité et ils souhaitent du plus profond de leur être un nouveau système politique qui les prenne en compte et apporte des solutions à leurs besoins fondamentaux. Après tant de simulacres et tant d’impunité, il serait préoccupant que la citoyenneté accepte encore les choses comme elles sont et fasse confiance aveuglément à la classe politique, au lieu d’exprimer son insatisfaction et son exigeance d’un pays meilleur.

Les conditions sont réunies pour que surgissent de nouveaux leaderships politiques qui pourront canaliser pacifiquement l’indignation et les attentes populaires. Comme pour Pirrhus a Ausculum, la prochaine victoire de Peña et la pré-privatisation pétroliere pourraient bien constituer le pas décisif vers la défaite historique de l’autoritarisme renouvelé au Mexique.

J.M. Ackerman

"Le pétrole est à nous!" Manifestation populaire au Mexique contre la privatisation du pétrole.

"Le pétrole est à tous!". Manifestation populaire au Mexique contre la privatisation du pétrole.

Source : La Jornada (Mexique) "Peña entre Pirro y Chávez", http://www.jornada.unam.mx/2013/11/11/opinion/028a2pol

Traduction : Thierry Deronne

Notes :

(1) Rapport intégral de Latinobarometro 2013 : http://www.Latinobarometro.org/latNewsShow.jsp

(2) Le Vénézuéla hors de LCP (“La Caverne de Platon”)", http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/06/02/le-venezuela-hors-de-la-caverne-de-platon-2eme-pays-le-plus-heureux-damerique-latine-selon-luniversite-de-columbia-et-5eme-pays-le-plus-heureux-du-monde-selon-gallup/

(3) Médias au Venezuela, qui étouffe qui ?”, http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-12-14-Medias-et-Venezuela

(4) Exemple parfait de l’abîme entre le réel vénézuélien et la Caverne de Platon médiatique, l’ONG française Reporters Sans Frontières. Un de ses fondateurs (Robert Ménard, aujourd’hui militant d’un parti d’extrême-droite) avait dans sa revue Médias défini la ligne politique de son organisation en traitant le président Chávez de “dictateur d’opérette”. Une position alors critiquée par l’ex-président et cofondateur de RSF, l’éditeur et journaliste Jean-Claude Guillebaud (Prix Albert Londres 1972) : “Je trouve que sur certains sujets, RSF a été assez imprudent, même si le régime de Chavez n’est pas parfait, je les ai trouvés beaucoup trop proches de la presse anti-Chavez au Venezuela. Il aurait sans doute fallu être plus prudent. Je trouve qu’on les entend très peu sur les Etats-Unis.

En 2013, Reporters Sans Frontières continue à puiser ses “informations” dans les médias de droite vénézuéliens, ce qui revient à créditer les affirmations du Mercurio chilien accusant en 1973 le président Allende “d’atteintes à la liberté d’expression” comme le faisaient tous les médias qui préparaient le coup d’État, ou à valider le puissant groupe médiatique Clarin qui traite aujourd’hui de “totalitaire” ou de “chaviste” la présidente argentine Cristina Fernandez parce qu’une loi récente démocratise la propriété des médias. On peut lire à ce sujet la récente analyse de Luis Alberto REYGADA Lettre ouverte au responsable du Bureau Amérique de Reporters Sans Frontières. Sans oublier l’indispensable enquête de Maxime VIVAS : La face cachée de Reporters sans frontières

URL de cet article : http://bit.ly/HRLw0m T.D., Caracas le 14 novembre 2013

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 16:07

 

 

Dilma.jpgPour plusieurs dirigeants latino-américains de premier plan, la 68e session de l’Assemblée générale des Nations unies (24 septembre-1er octobre 2013) a constitué l’occasion de remettre en cause les politiques hégémoniques des Etats-Unis. Et ce, dans plusieurs domaines : dénonciation de l’espionnage de masse et des gouvernements, même « amis » (Dilma Rousseff, Brésil), du caractère prétendument « exceptionnel » de la nation nord-américaine (Elias Jaua, Venezuela) et des pratiques des multinationales états-uniennes en Amérique latine (Ricardo Patino, Equateur, au sujet de Chevron) ; remise en cause de la légitimité des Etats-Unis à héberger le siège des Nations unies ( Evo Morales, Bolivie) ; critique des politiques bellicistes de Washington et des menaces contre la Syrie (Cristina Kirchner, Argentine).

Mémoire des luttes propose l’intégralité des interventions des représentants de ces pays en vidéo ou avec la retranscription (en espagnol) du discours d’Elias Jaua.  http://www.medelu.org/Des-dirigeants-latino-americains

1° octobre 2013

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:41

 

MauriceLemoine-copie-1   mardi 12 mars 2013

 

« En dépit des discours sur l’unité de l’Amérique latine, le chavisme a nui à l’intégration régionale », affirme Paulo A. Paranagua dans « Le Monde » du 7 mars. Une assertion à comparer aux témoignages et réactions des différentes figures politiques latino-américaines suite à la mort du commandante Hugo Chávez, le 5 mars dernier…

Antigua-et-Barbuda (membre de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ; ALBA)

« La contribution de Chávez au développement d’Antigua-et-Barbuda et des Caraïbes en général ne sera jamais oubliée. Les Caraïbes ont une dette de gratitude envers le Venezuela pour avoir partagé avec elles un fils de la terre, dont l’imposante présence physique n’avait d’égale que l’intelligence exceptionnelle et la compassion. »
Winston Baldwin, premier ministre.

Argentine

« C’est le meilleur ami qu’a eu l’Argentine lorsque personne ne nous tendait la main. (...) Les hommes comme Chávez ne meurent jamais. Il vit et il vivra dans chaque vénézuélien et vénézuélienne qui ont cessé d’être invisibles et sont devenus protagonistes [de leur histoire]. Cet homme leur a ouvert l’esprit. Personne ne pourra le leur refermer, jamais. Avant de repartir [en Argentine], je me suis approchée et, sans le regarder, j’ai touché le drapeau posé sur le cercueil. (...) Ne vous l’ai-je pas dit : Chávez est vivant. Pour toujours. »
Cristina Fernández de Kirchner, présidente.

Bolivie

« Nous sommes blessés par le décès du frère, du compagnon Hugo Chávez, mon frère solidaire, mon compagnon révolutionnaire, latino-américain qui a lutté pour la “grande patrie” comme le fit Simón Bolívar en donnant sa vie pour la libération du peuple vénézuélien. Je regrette de dire que les oligarchies impériales sont sûrement en train de faire la fête, que les médias et l’opposition à Chávez ont démontré leur inhumanité, leur incapacité de respecter un patient et un peuple qui souffrent. Mais, tant pis, le plus important est que nous luttons pour cette libération pour laquelle a lutté Chávez. Et les peuples qui luttent pour leur liberté sont aujourd’hui unis : c’est le plus important. Chávez demeurera présent dans toutes les régions du monde, parmi tous les mouvements sociaux, pour accompagner ces grands processus de changement, de construction de l’égalité, après tant d’années de soumission et de pillage. »
Evo Morales, président.

Brésil

« Le gouvernement brésilien n’était pas toujours entièrement d’accord avec le président Chávez (...) mais [celui-ci] laissera un vide dans le cœur de l’histoire et dans les luttes de l’Amérique latine. Je le regrette en tant que présidente et en tant que personne qui avait une grande tendresse pour lui. »
Dilma Rousseff, présidente.

« C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai reçu la nouvelle du décès du président Hugo Chávez. Je suis fier de l’avoir côtoyé et d’avoir travaillé avec lui pour l’intégration de l’Amérique latine et pour un monde plus juste.  Compañero Chávez : si tu n’existais pas, tu devrais naître à nouveau parce que le monde a besoin de dirigeants comme toi ! »
Luiz Inácio Lula da Silva, ex-président.

Chili

« J’ai eu l’honneur de travailler avec le président Chávez à la création de la première communauté qui regroupe tous les Etats d’Amérique latine et des Caraïbes [la Celac] et à travers laquelle il a montré un véritable engagement en faveur de l’intégration latino-américaine. »
Sebastián Piñera, président.

Colombie

« L’obsession qui nous unissait, et qui a été la base de notre relation, était la paix de la Colombie et de la région. Si nous avons avancé dans un processus solide de paix, avec des progrès clairs et concrets, des avancées comme jamais il n’y en avait eu avec la guérilla des FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie], c’est aussi grâce au dévouement et à l’engagement sans limites du président Chávez et du gouvernement vénézuélien. (...) Il disait que c’est ce que voulait Bolivar, et il avait raison. »
Juan Manuel Santos, président.

Costa Rica

« Je ne suis pas venue [aux funérailles] pour donner mon avis sur l’organisation de la succession au président Chávez. Notre présence est une marque de solidarité, de tendresse et d’estime pour le peuple vénézuélien en ce moment de douleur. »
Laura Chinchilla, présidente.

Cuba

« Le président Chávez est parti invaincu, est parti invincible, est parti victorieux et cela, personne ne pourra le lui enlever, c’est gravé dans l’histoire, dans l’histoire de son pays, de notre pays, des Caraïbes, de toute l’Amérique latine et de bien d’autres parties du monde. »
Raúl Castro, président.

La Dominique (membre de l’ALBA)

« Je décrète le deuil national à la Dominique. Avec Chávez, nous avons perdu un grand collègue, un père, un frère et un ami. »
Roosevelt Skerrit, premier ministre.

Equateur

« Hugo Chávez est mort pour la vie de son Venezuela adoré, de l’Amérique latine, d’une planète plus humaine et, pour cette raison, on ne peut dire qu’il est mort, il demeure plus vivant que jamais.

Le fait qu’un visionnaire aussi solidaire puisse être transformé en criminel donne une idée de la dictature médiatique en Occident. Nous, nous devons continuer à lutter pour cette Amérique latine en pleine libération. L’histoire donnera sa vraie place, sa vraie dimension à Hugo Chávez. »
Rafael Correa, président.

Guatemala

« Nous, les latino-américains, nous devons reconnaître que le président Chávez n’a pas été un chef d’Etat quelconque ; il a réussi à fonder l’ALBA, il a impulsé [l’accord pétrolier solidaire] Petrocaribe, la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes [Celac] et il a représenté le socialisme du XXIe siècle (...) Il a toujours été disposé à aider le Guatemala. »
Otto Pérez Molina, président.

Haïti

« Le Président Chávez était un grand ami d’Haïti. Plus qu’un ami, il était un frère pour nous. C’est avec beaucoup de respect que je m’incline devant la dépouille mortelle de ce grand homme. Il n’a jamais raté une occasion d’exprimer sa solidarité en faveur du peuple haïtien, dans ses situations les plus délicates. A travers le programme Petrocaribe, divers chantiers de développement durable ont démarré, des centaines de projets sont en cours d’exécution grâce à la coopération vénézuélienne. »
Michel Martelly, président.

Honduras

« Le président Chávez a été un leader extraordinaire, qui a lutté pour l’union des peuples latino-américains (...) Avec sa mort, l’Amérique latine perd un bon exemple et un homme qui a lutté pour l’inclusion sociale ; jamais le peuple vénézuélien n’en avait connu une comme celle dont il jouit aujourd’hui et ceci est un processus irréversible. »
Porfirio Lobo, président.

« Sa mort ne doit pas être vue comme un échec, mais comme une source d’inspiration pour tous les latino-américains qui luttent pour les principes et les valeurs éternelles (...) Chávez a été comme un frère qui a tendu la main au Honduras, entre autres à travers l’ALBA, en matière d’aliments, de réforme agraire, d’énergie grâce à Petrocaribe, et de solidarité. Bien peu de fois, dans l’histoire de ce pays, a-t-on vu quelqu’un d’aussi désintéressé et généreux que le leader vénézuélien. »
Manuel Zelaya, président renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.

Mexique

« Devant la perte sensible d’un de ses chefs d’Etat, nous sommes venus, au nom du peuple du Mexique, exprimer nos condoléances ainsi que notre affection et notre solidarité au peuple vénézuélien. »
Enrique Peña Nieto, président.

Nicaragua

« Nous nous sentons plus engagés que jamais, nous sommes une seule famille, la famille vénézuélienne, la famille nicaraguayenne, la famille latino-américaine, la famille de la planète terre, nous sommes une seule famille, et le comandante Chávez a inspiré cette famille en direction de la solidarité, en direction de l’amour, en direction de la paix et, à partir d’aujourd’hui, il nous accompagnera dans ces luttes que nous allons continuer à mener. »
Daniel Ortega, président.

Panamá

« Il ne me reste qu’à présenter mes sincères condoléances à la famille d’Hugo Chávez. »
Ricardo Martinelli, président.

Paraguay

« Hugo Chávez appartient au patrimoine de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Malgré son absence, la révolution bolivarienne est entre de bonnes mains, car elle est entre les mains du peuple vénézuélien qui, aujourd’hui, garantit les changements dans cette patrie. »
Fernando Lugo, président renversé par un coup d’Etat le 22 juin 2012.

Pérou

« Parler du président Chávez, c’est parler du futur, parce qu’il poursuivait le rêve de l’unité latino-américaine. Il a laissé un esprit libertaire aux prochaines générations. »
Ollanta Humala, président.

République dominicaine

« S’il fallait rebaptiser Hugo Chávez avec un nouveau nom, celui-ci serait Solidarité. »
Danilo Medina, président.

Saint-Vincent-et-les-Grenadines (membre de l’ALBA)

« C’est le Titan de l’Amérique latine et de la Caraïbe, un phare, une lumière brillante qui nous a illuminé dans notre recherche de la justice, de la paix, de la démocratie et de l’élévation de l’humanité, spécialement celle des pauvres, des défavorisés et des marginalisés. Sans lui, il n’y aurait pas eu Petrocaribe, ni l’ALBA, ni la Celac, ni, dans tous les domaines, les programmes bilatéraux. »
Ralph Gonsalves, premier ministre.

Salvador

« La mort de celui qui a été l’un des leaders latino-américains les plus forts et les plus populaires produira sans doute un vide politique, mais, surtout, dans le cœur des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes. »
Mauricio Funes, président.

« Chávez est dans le cœur des peuples de son pays, de l’Amérique latine et de la Caraïbe. Le Venezuela a aujourd’hui une grande responsabilité, car il est le phare qui illumine l’Amérique latine et le monde. Il n’y a pas de marche arrière pour le Venezuela ; la voie à suivre est d’approfondir les grandes transformations révolutionnaires engagées par Chávez. »
Salvador Sánchez, vice-président.

Uruguay

« On regrette toujours la mort, mais quand il s’agit d’un militant de première ligne, de quelqu’un que j’ai un jour défini comme “le gouvernant le plus généreux que j’aie jamais connu”, la douleur a une autre dimension. »

« Ce qui restera vivant est la cause de Chávez. L’essentiel. Une œuvre d’intégration. Et nous allons continuer à suivre ce chemin, avec ses contradictions, ses marches et ses contre-marches. Mais il n’y aura aucune personnalité, à court terme, pour jouer le rôle symbolique [de Chávez] parce que, lorsque tombe un très grand arbre, il laisse un vide gigantesque. Il y a des hommes qui symbolisent des causes. Pour l’heure, la cause demeure et nous avons perdu le symbole (...) Mais le capital accumulé, débordant de richesse, permettra de dépasser ce moment. »
José Mujica, président.

Venezuela

Depuis son décès le 5 mars jusqu’au jour de ses obsèques, le 8, des centaines de milliers de Vénézuéliens, tristes, affectés, voire désespérés, mais vêtus de rouge et entonnant souvent des chants révolutionnaires, ont défilé dans Caracas et devant sa dépouille pour rendre hommage au comandante. « Pour me recueillir vingt secondes devant son cercueil, témoigne Mme Nelly Rivas, depuis Caracas, j’ai fait neuf heures de queue. D’autres ont attendu deux jours. Ce matin, mes frères y sont allés et ont dû rebrousser chemin : tout était paralysé par des files d’attentes interminables de gens qui, avec toute la patience du monde, étaient disposés à attendre le temps qu’il faudrait pour lui faire leurs ultimes adieux. [1] »

A Paris, le 8 mars, jour des obsèques, interrogé dans les studios de BFM TV par le présentateur du journal qu’étonnaient ces files pouvant atteindre trois kilomètres, pour un caudillo attaqué sans répit par tous les médias, le journaliste « spécialiste du Venezuela » François-Xavier Freland fit une réponse qui restera dans les annales : « Oh, vous savez, dans cette foule, il y a beaucoup de curieux... »

La nouvelle géographie de l’intégration

  • Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).
    Née le 14 décembre 2004, à La Havane, à l’instigation des présidents Hugo Chávez et Fidel Castro (sous le nom d’« Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique »), l’ALBA a pour objectif de développer un mode d’intégration distinct du modèle économique néolibéral. Prônant la coopération, la solidarité, la complémentarité et le respect des souverainetés nationales, le duo initial Cuba-Venezuela a été rejoint par la Bolivie (2006), le Nicaragua (2007), le Honduras et l’île caribéenne de la Dominique (2008). Devenue ALBA/TCP (Traité de commerce des peuples) à l’initiative du président bolivien Evo Morales, puis « Alliance » bolivarienne en 2008, elle a reçu l’adhésion de l’Equateur, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ainsi que d’Antigua-et-Barbuda. Lors de son sommet de Caracas (4 et 5 février 2012), elle a accueilli Sainte-Lucie et le Surinam, qui disposent désormais d’un statut d’invités spéciaux, et Haïti (observateur depuis 2007) de celui d’invité permanent. Le Honduras s’en est pour sa part retiré après le coup d’Etat de 2009 contre le président Manuel Zelaya.
  • Petrocaribe
    Né le 29 juin 2005 à Puerto la Cruz (Venezuela), cet accord de coopération énergétique a initialement regroupé quatorze pays des Caraïbes et de l’Amérique centrale à qui, indépendamment de la couleur de leurs gouvernements, le Venezuela s’est engagé à livrer du pétrole à prix préférentiels et avec d’importantes facilités de paiement. L’initiative compte actuellement dix-huit membres : Antigua et Barbuda, les Bahamas, le Belize, Cuba, la Dominique, la Grenade, le Guatemala, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, le Nicaragua, la République dominicaine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Surinam et, bien sûr, le Venezuela (expulsé après le renversement du président Manuel Zelaya, le Honduras a manifesté le souhait de réintégrer l’organisation).
  • Union des nations sud-américaines (Unasur)
    Le 18 décembre 2004, durant le IIIe sommet sud-américain réuni à Cuzco (Pérou), les président des douze pays de la région ont signé la « Déclaration de Cuzco » à travers laquelle ils ont décidé de fonder une communauté des nations. Après deux autres réunions tenues en 2006 à Cochabamba (Bolivie) et en 2007 dans l’île de Margarita (Venezuela), le traité constitutif de l’Unasur a été signé à Brasilia, le 23 mai 2008, avant d’entrer en vigueur le 11 mars 2011 à Quito (Equateur). Première organisation régionale à s’être explicitement émancipée de l’influence des Etats-Unis, elle regroupe l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.
  • Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (Celac)
    Créée les 2 et 3 décembre 2011 à Caracas, l’organisation regroupe l’ensemble des Etats de la région, à l’exception du Canada et des Etats-Unis, et entend implicitement contrebalancer, sinon remplacer à terme, l’Organisation des Etats latino-américains (OEA) traditionnellement dominée par Washington. Le Paraguay en a été exclu après le coup d’Etat de 2012 contre le président Fernando Lugo et, signe d’une indépendance affirmée, elle est actuellement présidée par Cuba.
  • Banque du Sud
    La Banque du Sud est née officiellement le 26 septembre 2009 à travers la signature de sa convention constitutive par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Elle a pour objectif d’accorder des crédits aux pays membres de l’Unasur pour financer leurs développements économique, social et environnemental.
  • Conseil de défense sud-américain
    Dans le cadre de l’Unasur, cette organisation d’échange d’informations militaires née le 9 mars 2009 regroupe l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Chili, l’Equateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.

 http://blog.mondediplo.net/2013-03-12-L-Amerique-latine-dit-adieu-a-Hugo-Chavez#forum

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:12

Il est intéressant de souligner un élément que très peu connaissent, je parle surtout de ceux qui analysent la réalité depuis la désinformation ou les préjugés, c’est que le Venezuela possède aujourd’hui un des systèmes électoraux les plus vigoureux et les plus avancés technologiquement de l’Amérique Latine, qui garantit la transparence, le contrôle et la surveillance du scrutin” a déclaré ce samedi 15 septembre 2012, l’argentin Carlos Álvarez, Chef de la Mission d’observation électorale de l’UNASUR, organisme qui rassemble les douze pays de l’Amérique du Sud.

Álvarez qui est également secrétaire général de l’Association Latino-Américaine d’Intégration (ALADI) a ajouté que les processus électoraux antérieurs qui se sont déroulés au Venezuela et dans lesquels il a participé par trois fois comme observateur, mettent en évidence que “les conditions sont établies – au-delà de la radicalisation des discours, de la dureté de la confrontation et des visions politiques antagoniques – pour que le 7 octobre marque un pas important dans la consolidation de la démocratie vénézuélienne”.

Il a souligné que la mission d’observation du Conseil Electoral de l’UNASUR “veut en finir avec l’idée selon laquelle nous les latino-américains, par notre propre histoire d’instabilité politique, de coups d’État, de dictatures militaires, d’injérences externes, de fraudes électorales et de gouvernants incompétents ou corrompus, soyons incapables d’observer et de veiller à la transparence de nos propres processus électoraux ”.

Les douze États-membres de l’UNASUR. Le Paraguay est actuellement suspendu de l’organisme à la suite du coup d’État mené contre le Président Lugo.

Il s’agit également pour l’UNASUR de mettre un terme à l’idée selon laquelle les élections dans les pays de la région doivent être observées par des “missions européennes ou états-uniennes”.

Nous sommes conscients de ce que les missions électorales sont très délicates, a fortiori dans les sociétés fortement polarisées, où très souvent les accusations de fraude ou l’existence d’irrégularités servent d’instrument de combat politique ou partisan pour ceux que les urnes n’ont pas favorisés“.

Pour sa part le Ministre des Affaires Étrangères du Brésil, Antonio Patriota (photo), a souligné ce dimanche 16 septembre que le processus électoral du Venezuela qui se déroulera ce 7 octobre sera “fiable et transparent” et que l’Amérique du Sud, notamment à travers un organisme comme l’UNASUR, dispose des mécanismes pour accompagner ces processus.

Patriota a affirmé que l’Amérique du Sud est actuellement “une des zones les plus démocratiques du monde” dans laquelle prévaut l’État de Droit et dans laquelle “tous les gouvernements sont élus démocratiquement”. Il a expliqué que dans la région il y a des “sociétés plus polarisées que d’autres”, citant l’exemple du Venezuela où en avril 2002 “l’opposition vénézuélienne a démontré son caractère peu démocratique en tentant de renverser par un coup d’État le président Hugo Chavez, démocratiquement élu”.

Enfin l’ex-Président états-unien Jimmy Carter a déclaré ce 19 septembre 2012 qu’après avoir observé plus de 90 élections dans le monde, il était en mesure d’affirmer que “le processus électoral au Venezuela est le meilleur du monde”.

Durant la rencontre publique annuelle du Centre Carter, fondation que préside l’ex-mandataire, celui-ci a fait l’éloge du Venezuela pour son système automatisé de vote doublé d’une preuve imprimée qui facilite la vérification des résultats.

Sources :  Argentine : Página 12 http://www.pagina12.com.ar/diario/elpais/1-203475-2012-09-16.html, Brésil : www.estadao.com.br  http://www.estadao.com.br/noticias/internacional,potencias-nao-estao-fazendo-seu-papel-diante-da-crise-siria-diz-antonio-patriota,931098,0.htm , États-Unis : http://www.globalatlanta.com/article/25788/

Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/09/18/lunite-latino-americaine-pour-defendre-le-vote-des-venezueliens-relegue-au-passe-la-desinformation-et-la-vigilance-de-leurope-et-des-etats-unis/

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 14:15

   Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard
 

Nous tenons à réaffirmer notre soutien au gouvernement légitime de l’Etat Plurinational de Bolivie et à son Président Evo Morales Ayma aux prises avec des tentatives de déstabilisation violentes.Illustrations-bolivie
Nous transmettons notre soutien et nos encouragements aux manifestations populaires pacifistes de soutien au gouvernement constitutionnel, qui émergent partout en Bolivie.
Le scénario d’un coup d’Etat se dessine.
Parti de revendications salariales le mouvement des policiers boliviens prend un tour clairement politique et violent.
Cela rappelle singulièrement la tentative de coup d’Etat de Septembre 2010 contre le président Correa en Equateur.
Le fait que ces événements fassent suite au coup d’Etat parlementaire contre le Président Lugo au Paraguay nous interpelle.
Nous appelons donc tous les démocrates à la plus grande vigilance sur les événements qui auront lieu dans les jours à venir en Bolivie et dans les autres pays d’Amérique latine.
Vive la démocratie  !
Mardi 26 juin 2012  

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 13:53
   
 Depuis des mois, les secteurs les plus réactionnaires de la droite paraguayenne issus du parti Colorado, avec la complicité du parti libéral membre de l’alliance gouvernementale, cherchaient un moyen de déstabiliser le président démocratiquement élu, Fernando Lugo. Et ce, alors qu’il lui reste neuf mois de mandat à effectuer.
 
Ils ont pris prétexte du dramatique affrontement qui a opposé, dans le Nord-est du pays, à Curuguaty, policiers et paysans qui occupaient des terres. Ce dernier a fait 17 morts, dont 11 paysans et 6 policiers.
 
La droite a saisi cette macabre opportunité pour engager une procédure de destitution contre Fernando Lugo considérant que sa responsabilité était engagée dans les événements. Ce dernier, qui a refusé de démissionner, a accepté de se présenter devant la Cour suprême pour se défendre dans ce jugement politique.
 
Néanmoins, il ne disposera que de deux heures pour s’exprimer ce vendredi 22 juin 2012.
 
Le PG condamne fermement ce coup d’Etat maquillé par les apparences du droit constitutionnel et affirme sa pleine solidarité avec les mouvements sociaux paraguayens qui se mobilisent actuellement pour le respect de la démocratie dans le pays. Le PG salue également l’initiative de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) dont une délégation des ministres des affaires étrangères des pays membres conduite par le secrétaire général de l’organisation, Ali Rodriguez, s’est rendue sur place pour veiller au respect des droits de la défense. Le PG s associe pleinement à la préoccupation de ce dernier qui voit dans les événements en cours une atteinte à la démocratie en Amérique du Sud qui "affecte l’Unasur".
Christophe VENTURA  Vendredi  22 juin 2012
 http://www.lepartidegauche.fr/actualites/international/paraguay-le-parti-gauche-condamne-fermement-le-coup-d-etat-constitutionnel-organise-contre-fernando-lugo-16106

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 20:20

Le 22 juin, le Sénat paraguayen a destitué le président Fernando Lugo à la suite d’une procédure prévue par la Constitution, mais dont le déroulement s’est avéré plus que litigieux. M. Lugo a néanmoins accepté de se retirer tout en dénonçant un « coup d’Etat » qui « meurtrit le Paraguay et sa démocratie ». 

Elu en 2008 à la tête d’une large coalition, M. Lugo n’a jamais bénéficié d’une majorité dans les assemblées du pays, son ancien allié, le Parti libéral radical authentique (PLRA, droite), se retournant très vite contre lui.  Si, conformément à la Constitution, le Parlement paraguayen a nommé le vice-président Federico Franco (membre du PLRA) au sommet de l’Etat, sa décision a fait l’objet de vives critiques dans la région.

 

« Voici donc comment on procède désormais pour réaliser un coup d’Etat », a déclaré le ministre des affaires étrangères du Venezuela, M. Nicolas Maduro, le 22 juin. La présidente argentine Cristina Fernández  a  précisé le  même  jour  que Buenos Aires « n’accepterait pas le coup d’Etat au Paraguay », promettant « des mesures appropriées » du sommet du Marché commun du Sud (Mercosur de la semaine

prochaine.

 

Son homologue brésilienne, Mme. Dilma Roisseff, ,  a suggéré que le Paraguay pourrait être expulsé du Mercosur et de l’Union des nations sud-américaines (Unasur). Le président équatorien Rafael Correa a, pour sa part, souligné que son gouvernement « ne reconnaîtrait aucun autre président paraguayen que Fernando Lugo » . Plus modéré, le président péruvien Ollanta Humala a qualifié la destitution de M. Lugo de « revers pour la démocratie qui oblige nos pays à se montrer vigilants ».

Mais, à l’image de l'épisode hondurien de juin 2009, la situation paraguayenne révèle la division de la région. Si une délégation de ministres des affaires étrangères des pays de l’Unasur s’est rendue à Asunción pour tenter de faire respecter l’ordre constitutionnel, ce ne fut qu’après que le Brésil ait « tapé du poing sur la table » pour surmonter la résistance du Chili et de la Colombie, deux pays gouvernés par la droite. Forts de ce soutien implicite, les députés paraguayens ne réservèrent que « silence et indifférence » à la délégation, comme le rapporte M. Madur. Certes, M. Juan Manuel Santos, le président colombien, a regretté le départ de M. Lugo. Il a toutefois indiqué que, selon lui, « d’un point de vue formel, il n’y a pas eu de rupture de l’ordre démocratique » .

 

Venezuela, 2002. Bolivie, 2008. Honduras, 2009. Equateur, 2010. Paraguay, 2012... Avortées ou réussies, les tentatives de coup d’Etat ne sont plus rares en Amérique latine. Les classes dominantes de la région peineraient-elles à accepter la transition démocratique ?

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-06-23-Coup-d-Etat-au-Paraguay

 

   

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:51

alba-copie-1.jpgCARACAS, Venezuela.— Solidarité, complémentarité, réciprocité, durabilité, souveraineté technologique et union économique constituent les principes de base du travail déployé par l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) depuis plus de sept ans déjà.

 

Et les travaux de la dernière journée du 11e Sommet de l’ALBA, qui s’est déroulé à huis clos dans la matinée du 5 février, ont été précisément consacrés au renforcement de la fraternité entre les peuples d’Amérique latine et de la Caraïbe. Peu avant 11h, le général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, est arrivé au Palais de Miraflores où, à l’instar des autres chefs d’État et de gouvernement ou de leurs représentants, il a été accueilli par le président vénézuélien Hugo Chavez Frias.

  

L’une des questions à l’ordre du jour concernait l’entrée de nouveaux pays à l’ALBA afin de consolider les objectifs d’intégration de cette organisation. Pour l’instant, le Suriname et Sainte-Lucie ont été accueillis en qualité d’invités spéciaux, les participants au Sommet ayant approuvé une résolution leur permettant d’entamer la procédure d’admission comme membres de l’ALBA. Par ailleurs, la réunion a ratifié le statut d’Haïti en tant qu’invité spécial permanent.

  

Après cette annonce, le président Chavez a demandé que la priorité soit accordée aux économies de la Caraïbe, en raison de leur fragilité, avant de relever leur potentiel en matière de production, de tourisme, de pêche et d’agriculture, entre autres domaines.

 

 

Dans l’une de ses interventions, le président Chavez a fait l’éloge du travail d’information réalisé par la chaîne TeleSur pour montrer la vérité au monde, notamment sur les événements en Libye, où les reporters de cette agence de presse ont même été menacés de mort.

 

Le président Hugo Chavez a souligné qu’alors que les grands médias internationaux affirmaient que le leader de la Révolution verte Mouammar Kadhafi bombardait la population civile sur la Place de Tripoli, TeleSur a montré au monde des images qui prouvaient la fausseté de ces informations.

Concernant les campagnes médiatiques lancées contre les gouvernements que les grandes puissances considèrent comme dérangeants, Hugo Chavez a comparé la couverture médiatique en Libye à la guerre médiatique livrée actuellement contre la Syrie. Le président vénézuélien a signalé que les médias de la droite internationale ont montré des soi-disant « massacres » dans une ville syrienne alors qu’il s’agissait d’une attaque des forces terroristes, ceci dans le but d’accuser le gouvernement de ce pays auprès du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

En conséquence, il a mis en garde contre ce genre d’actions lancées à l’instigation des grandes puissances, les qualifiant d’un des plus graves dangers qui planent aujourd’hui sur le monde, car elles encouragent ce type de stratégies pour tenter de justifier les invasions contre les peuples.

 

Plus loin, le président a fait allusion à la Ceinture pétrolifère de l’Orénoque, qui constitue aujourd’hui l’un des moteurs du développement intégral du Venezuela, et permettra de contribuer à l’indépendance économique des pays membres de l’ALBA et de l’Amérique latine et des Caraïbes. « Dans cette zone il y a du pétrole pour 200 ans », a-t-il dit. À cet égard, il a expliqué que le Venezuela prévoit cette année d’augmenter sa production de 3 millions à 3,5 millions de barils par jour, ce qui offrira davantage de souplesse pour honorer les engagements avec l’ALBA et d’autres programmes.

Et d’ajouter que Petroleos de Venezuela (PDVSA) exporte 1,5 millions de barils par jour aux États-Unis, et que sous la 4e République cette entreprise d’État « a acheté huit raffineries de pétrole aux États-Unis, dont le pays n’a tiré aucun profit ».

 

Concernant le Sommet, Chavez a demandé la tenue dans les prochains mois d’une réunion des dirigeants de Petrocaribe pour discuter de l’adhésion de Sainte Lucie et du Suriname, dont les présidents ont annoncé leur désir d’appartenir au groupe Petrocaribe-ALBA, deux mécanismes différents interconnectés. Il a souligné que Petrocaribe est devenu un mécanisme d’avant-garde sans précédent dans le monde. » Nous vivons une étape qui peut donner lieu à d’autres étapes novatrices au sein de Petrocaribe et de l’ALBA », a-t-il dit.

Prenant la parole, le Premier ministre du Commonwealth de la Dominique Roosevelt Skerrit a félicité les pays ayant amorcé un processus pour rejoindre l’ALBA, et il a rendu hommage à notre commandant en chef Fidel et au président Chavez pour leur esprit visionnaire, à qui l’on doit la création de l’ALBA.

 

Plus loin, il a déclaré que le blocus exercé contre Cuba n’est pas seulement une mesure de coercition contre ce pays, mais contre toute l’humanité, si bien que les pays membres de l’ALBA se devaient de manifester leur solidarité à Cuba et de condamner cette politique injuste et criminelle contre le peuple cubain.

« L’ALBA est une organisation où nous pouvons discuter publiquement et ouvertement devant nos peuples, car nous n’avons pas de secrets, ni d’agendas cachés », a-t-il affirmé. En effet, les sessions du Sommet ont été transmises en direct par la chaîne publique du gouvernement vénézuélien. Le Premier ministre de la Dominique a aussi rappelé que l’ALBA est aujourd’hui l’organisation la plus transparente qui existe dans le monde, où personne n’est investi du droit de veto et où tous les points de vue sont respectés. « Nous sommes comme une seule nation qui cherche à aborder les problèmes historiques dont nous avons hérités et que nous cherchons à résoudre ensemble », a-t-il dit.

 

Pour sa part, Evo Morales, président de l’État plurinational de Bolivie, a exhorté les chefs d’État et de gouvernement à unifier leurs positions pour se défendre des agressions médiatiques impérialistes.

« À présent, nous sommes membres de davantage d’organismes régionaux. Nous, les présidents, devrions toujours maintenir une position pour savoir que faire face aux attaques médiatiques de l’impérialisme, et pour planifier nos actions et exprimer notre position devant ces instances. »

 

Le président Morales a souligné le travail conjoint et solidaire des gouvernants de l’ALBA au profit de leurs peuples, qui récoltent les premiers fruits de ces efforts avec la réduction de la pauvreté et de l’analphabétisme. Il a ajouté que les présidents des pays membres de cette alliance ont commencé à changer les politiciens.

 

« Être un politicien aujourd’hui ne veut pas dire tirer profit de son poste, mais être prêt à faire des sacrifices, et s’engager envers son peuple », a dit Evo Morales. « Pendant longtemps, les citoyens ont considéré nos politiciens comme des imposteurs qui s’enrichissaient aux dépens de la population », a-t-il dit, avant d’exhorter les présidents à continuer de travailler de manière conjointe et solidaire, « car c’est le grand avantage des pays de l’ALBA ».

Comme point de départ du Sommet, les participants ont débattu les documents de travail élaborés à partir des réunions tenues par les représentants des mouvements sociaux, les partis politiques et les médias des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique.

 

À cet égard, le président vénézuélien devait déclarer : « Mouvements sociaux, peuples, partis politiques… nous devons les situer à l’avant-garde, car ils constituent l’âme de l’ALBA ».

  

CONSTRUIRE DEPUIS L’ALBA

 

« Il existe de nombreuses possibilités et un grand champ de coopération », a déclaré Hugo Chavez en signant avec son homologue haïtien Michel Martelly un accord de coopération qui permettra aux deux pays de procéder à des échanges commerciaux et de complémentarité, et de trouver des ressources, des financements et de la technologie pour combattre l’extrême pauvreté dans ce pays de la Caraïbe.

 

Pour sa part le président Martelly, qui a eu la déférence de prononcer son discours en espagnol, visiblement ému, a rappelé qu’il n’avait jamais été un homme politique avant d’accéder à la présidence de son pays. « Cependant, j’ai promis à mon peuple de changer les choses en Haïti, et je suis sûr d’y parvenir avec cet effort, ce soutien et cette collaboration », a-t-il signalé avant d’aller exprimer, au nom du peuple haïtien, sa gratitude à Hugo Chavez, auquel il a donné une accolade cordiale.

 

Le 11e Sommet a adopté une Déclaration spéciale en l’honneur des Cinq Héros cubains injustement incarcérés depuis 13 ans aux États-Unis pour avoir combattu le terrorisme. Le document exige la libération de Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez comme un acte de justice sociale et humanitaire, en rappelant que leur procès a été entaché de nombreuses irrégularités dans le cadre de la politique revancharde de Washington.

 

Les participants ont également approuvé la Déclaration spéciale sur les droits inaliénables du peuple de Porto Rico à l’autodétermination et à la pleine indépendance. Le document souligne que Porto Rico est un pays latino-américain et caribéen qui a sa propre histoire et dont les droits à la souveraineté ont été bafoués par la tutelle coloniale imposée à ce territoire par les États-Unis pendant plus d’un siècle.

 

La déclaration précise par ailleurs que l’indépendance de Porto Rico est une question qui concerne l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe, ainsi que toutes nos tribunes de concertation et de coopération politique, notamment la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC).

 

Peu avant la fin du Sommet, le président Chavez a lu un communiqué officiel à travers lequel les pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ont une nouvelle fois condamné la politique d’ingérence et de déstabilisation adoptée contre la République arabe syrienne.

 

« Pour nous, l’ALBA c’est la Patrie », a déclaré le président Chavez, paraphrasant Simon Bolivar.

Le 11e Sommet de l’ALBA a ouvert de nouvelles voies pour assurer le développement de cette alliance, dont les antécédents tirent leur racine dans le grand projet historique de construction de la Grande Patrie. De nouveaux pas ont été franchis. « C’était un grand sommet » a déclaré général d’armée Raul Castro avant que le président Hugo Chavez ne ponctue d’un coup de maillet final les séances de cette importante réunion.

Yaima Puig Meneses

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/8febre-7cumbre.h...

 

http://www.legrandsoir.info/amerique-latine-11e-sommet-de-l-alba.html

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:27

 par Eduardo Guimaraes

jeudi 2 février 2012

(NDT : Le 22 janvier, à la suite d´une sentence en faveur d´une société immobilière, la police du gouverneur de Sao Paulo Geraldo Alckhim (de droite) a vidé de ses habitants la favela de Pinheirinho.  2 000 policiers anti-émeute, lourdement armés, soutenus par des hélicoptères ont pourchassé les 6000 habitants. Au moins trois personnes ont été assassinées par les forces de sécurité, dont un enfant.)

habitants-SP.jpg

Pour tous ceux qui se sont émus face au martyre de milliers de familles agressées violemment par l´Etat brésilien, la gifle administrée hier soir (1 février) par TV Globo et par son agent Geraldo Alckmin a été particulièrement dure.

On peut imaginer ce que les familles massacrées par le bourreau qui dirige Sao Paulo au service d´une poignée de milliardaires auront éprouvé en le voyant de nouveau exposer son concept de la démocratie à la télé.

Il est impératif de réfléchir sur le fait que si quelque chose n´existe pas au Brésil, c´est la démocratie. Comment pourrait être démocratique l´expulsion à coups de bombes de milliers d´hommes, de femmes et d´enfants et de personnes âgées pour le bénéfice exclusif d’une entreprise privée ?

Le gouverneur de São Paulo aurait pu avoir la décence de dire que le capitalisme est ainsi fait, que c´est un système économique dans lequel, comme le dit son nom, le capital prévaut au détriment de l´être humain et que ce n´est pas sa faute si le Brésil a choisi de vivre sous un tel système.

Alckmin confond régime politique et système économique. En démocratie c´est la majorité qui prévaut, et non la minorité. Dans une démocratie, ce sont beaucoup de personnes qui décident ; sous le capitalisme quelques personnes seulement prennent des décisions auxquelles tous doivent obéir.

Que l´État lance des troupes pour arracher violemment des milliers de personnes de leurs maisons et les jeter ensuite à la rue ou dans des abris immondes pour le profit d´un groupe de richissimes qui ne rempliraient pas un ascenseur est tout simplement le résultat du capitalisme, pas de la démocratie.

« Ah, mais nous ne faisons qu´appliquer la loi ! » Même cela est faux : Il y avait conflit entre les instances juridiques (étatique de Sao Paulo et fédérale). Et si le pouvoir judiciaire n’est pas en mesure de comprendre que la démocratie ne peut servir l’intérêt de quelques uns qui massacrent beaucoup, c´est qu´elle n’est pas démocratique. C´est la deuxième fois sur une courte période qu´Alckmin associe la démocratie aux actions violentes de la Police Militaire, alors que le paradigme principal de la démocratie est de substituer la violence par le dialogue.

C´est une une gifle à la démocratie qu´un téléjournal national diffuse le mensonge absurde selon lequel les résidents auraient été poussés par les dirigeants à rester sur place le jour de l’expulsion. Des centaines de sinistrés ont témoigné par écrit, ont signé leurs déclarations, et aucun n’a fait état d´une telle chose.

Donc nous avons d´un côté des milliers de personnes avec nom, prénom et image expliquant qu´il n´ont pas tenté de résister sous l´emprise de quelque dirigeant mais pour la simple raison qu´il ne disposaient pas d´autre endroit pour vivre ; et de l´autre l´enregistrement d´un anonyme, sans visage et qui peut être falsifié.

Nous avons un homme sans personnalité qui déclare qu´auparavant les sinistrés vivaient dans des logements précaires et que maintenant ils vivent dans des logements dignes, et une télévision qui diffuse ces propos sans le moindre scrupule, sans montrer que c´est à présent qu´ils vivent dans des logements de fortune, pour ne pas dire plus.

Qui défendra ce peuple ? Les médias inventent, mentent, déforment, omettent et pas un seul politique de poids (auquel on ne pourrait refuser un espace d´expression) pour démasquer une escroquerie qui ne résisterait pas à trente secondes de contradiction.

Le peuple brésilien qui vit en grande partie dans des conditions un peu meilleures que celles que connaissaient les sinistrés de Pinheirinho avant d´être jetés à la rue, se retrouve sans défense face á la furie du capitalisme sauvage.

Ce pays a besoin d´un leader fait de chair, d´os et de sang dans les veines et qui soit capable de s´indigner devant cette honte, devant ce crime de lèse-humanité qu´est la nouvelle classe de « démocratie » de Geraldo Alckmin.

Le Brésil a besoin d´un Hugo Chávez.

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1916&lang=es

Source: Blog da Cidadanía de Eduardo Guimaraes                         http://www.blogcidadania.com.br/2012/02/brasil-precisa-de-um-hugo-chavez/                      Traduction du portugais : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve


 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 20:53

300 citoyen(ne)s brésilien(ne)s occupent depuis la fin de semaine un des nombreux latifundios de l´état de Sao Paulo (sud-est du pays) pour protester contre l´inégalité persistante dans la répartition des terres et pour exiger des autorités leur distribution.

Les militants font partie du célèbre Mouvement des Sans Terre du Brésil (MST), qui lutte depuis 27 ans pour la réalisation d´une réforme agraire - promise mais jamais réalisée par Ignacio Lula puis par Dilma Roussef. "300 personnes sont entrés de manière pacifique, la police surveille le site, et aucun problème ne s´est présenté " a déclaré un porte-parole de la Police Militaire brésilienne.

L´organisation a indiqué dans un communiqué que son objectif est de ’’dénoncer l´existence de latifundios improductifs et de rappeler au gouvernement brésilien qu´il doit respecter la constitution, laquelle prévoit l´expropriation des « terres qui ne remplissent pas leur fonction sociale". Le MST a dénoncé d´autre part le fait que "huit mille familles campent sous des bâches de plastique noir depuis neuf ans dans l´attente d´un lopin de terre".

Il ajoute que cette manifestation a débuté dans la municipalité de Bento de Abreu, dans l´état de Sao Paulo et qu´elle s´étendra à d´autres localités jusqu´à « occuper pacifiquement trente latifundios ». Ces actions font partie, comme l´expliquent les organisateurs du MST, de la campagne “Janvier Chaud”’.

Le Brésil est le pays latino-américian qui présente la plus grande démographie et la plus grande surface terrienne mais seul 1 pour cent de la population détient 45 pour cent des terres cultivables, selon le recensement agraire. Les mouvements paysans brésiliens expliquent qu´on compte dans leur pays quatre millions de familles sans terres, dont 200 mille vivent dans des campements dépourvus de toute infrastructure.

Source : teleSUR - Afp /jl - FC

Traduction française : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1846

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