Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Texte libre



VIDEO
Vea el documental
"Los Guerreros del Arcoiris"
Cooperativa Humana/YVKE Mundial
aporrea.org/internacionales/n113165.html

Recherche

13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 09:40
Interview de Maurice Lemoine, par François Miguet
(lundi 12 novembre 2007)
En réponse aux provocations du président vénézuélien, qualifiant de "fasciste" l'ancien Premier ministre espagnol Jose-Maria Aznar, le roi d'Espagne Juan Carlos a sommé Hugo Chavez de "se taire".
Pourquoi le ton monte-t-il entre l'Espagne et le Venezuela ?

- Chavez a, en effet, prononcé des mots durs, mais il s'agit de remettre son intervention dans le contexte. Le président vénézuélien a pris la parole après les interventions des présidents du Nicaragua et de la Bolivie: Daniel Ortega et Evo Morales. Ceux-ci, qui venaient de dénoncer le modèle néolibéral, ont été aussitôt réfutés par le Premier ministre espagnol Jose-Luis Zapatero, qui a critiqué les nationalisations.
Hugo Chavez, intervenant juste après, a mis en cause, tout comme le président argentin Nestor Kirchner précédemment, l'action des multinationales espagnoles en Amérique latine. Puis, il a tenu à rappeler la reconnaissance immédiate apportée par l'ancien Premier ministre espagnol Jose-Maria Aznar, au coup d'Etat mené par Carmona, contre lui, le 11 avril 2002. Je ne me prononcerai pas sur le mot "fasciste", mais il est vrai que Jose-Maria Aznar (tout comme Washington à l'époque) avait tout de suite apporté son soutien au coup d'Etat (dès le 12 avril).
Après, les réactions de Jose-Luis Zapatero et du roi Juan Carlos sont normales: Ils se devaient de ne pas perdre la face devant l'opinion espagnole.
Sur le fond, c'est la distance entre la vision de l'Espagne et des antilibéraux latino-américains sur l'économie qui pose problème. Il y a là un net affrontement idéologique.
Du point de vue des dirigeants latino-américains, l'hostilité envers les multinationales espagnoles est assez compréhensible.
Prenons l'exemple de l'Argentine: lorsque Nestor Kirchner est arrivé au pouvoir, en 2001, il a remis en cause nombre d'avantages qu'avaient obtenus des multinationales, notamment espagnoles, lors des privatisations d'entreprises nationales. Il s'est passé la même chose au Venezuela et en Bolivie, après les élections d'Hugo Chavez et d'Evo Morales. Les responsables espagnols défendent les entreprises ibériques.
Globalement, on assiste à un affrontement entre deux modèles économiques.

Hugo Chavez, connu pour ses nombreuses provocations publiques, avait notamment traité, lors d'un discours à l'ONU ( le 20 septembre 2006), le président américain Georges W. Bush de "diable". Quel but recherche-t-il à travers ses provocations ?
- On peut contester les formulations brutales d'Hugo Chavez. Mais cette différence de langage est intéressante car elle témoigne bien, là aussi, de l'affrontement entre deux mondes.
Lorsqu'il tient ces propos devant l'assemblée générale des Nations Unies, le président vénézuélien s'en prend plus à la politique de Georges W. Bush qu'aux Américains.
Force est de constater que, sur un plan commercial, les relations marchent bien entre le Venezuela et les Etats-Unis.
Le président Hugo Chavez a le verbe facile, il met moins de gants que certains. Cependant, il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Après, on peut toujours se poser la question des conséquences de l'emploi d'un tel langage: est-ce que les Etats-Unis lui seraient moins hostiles, si Hugo Chavez mettait plus de gants ?
Je n'en suis pas sûr. S'agissant de l'Espagne, c'est plus circonstanciel. C'est presque anecdotique.

L'altercation, en fin de rencontre, entre le président vénézuélien et le roi d'Espagne, semble avoir quelque peu éclipsé le 17e Sommet Ibéro-Américain, qui s'est achevé samedi 10 novembre. Sur quoi a-t-il débouché ?
- Comme tous ces grands sommets, cela n'a pas débouché sur grand-chose. Beaucoup de déclarations de bonnes intentions qui n'apportent pas de réponses concrètes. Du vide.
D'où, finalement, le ton un peu vif employé par certains intervenants agacés: le Nicaragua, la Bolivie, l'Equateur et le Venezuela. Ces Etats veulent des transformations rapides et radicales pour eux et pour toute l'Amérique latine. L'Espagne, elle, ne partage pas ce point de vue.
Si, au final, les médias ont surtout raconté l'altercation entre le roi Juan Carlos et le président Hugo Chavez, c'est qu'il n'y avait pas grand-chose à dire du sommet lui-même.
http://tempsreel. nouvelobs. com/actualites/ opinions/ 3_questions_ a/20071112. OBS4406/

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:11


  S’il y a quelqu’un qui est mal placé pour faire taire un autre dans les réunions ibéroaméricaines, c’est bien le roi d’Espagne, qui est le seul chef d’État ou de Gouvernement qui n’a pas été élu par ses citoyens. S’il y a des gens qui ont raison dans leurs interventions à la Conférence ibéroaméricaine, ce sont ceux qui traitent de fasciste José María Aznar et dénoncent la voracité impérialiste des entreprises espagnoles en Amérique latine.
   À la charge d’Aznar il suffit de rappeler sa complicité avec Bush et ses voyages dans l’avion du patron de la mafia qui organise les attaques terroristes à Cuba partant de Miami et qui a participé dans le financement de ses campagnes électorales. Quant au roi Juan Carlos, il suffit de lui demander pourquoi il ne demande pas au roi du Maroc de se taire à chaque fois que celui-ci manifeste sa souche dictatoriale. Contre les entreprises multinationales espagnoles, il suffit de leur rappeler qu’elles font leurs affaires en Amérique latine grâce à leur complicité avec ces gouvernements qui ont privatisé les entreprises pour les leur brader au rabais et avec la garantie d’opérer dans des marchés captifs. Il est plus qu’évident que Zapatero préfère se réconcilier avec Bush au lieu de faciliter la nouvelle et authentique intégration de l’Amérique latine.
   Qui a dit au Bourbon franquiste qu’il a l’autorité d’interdire de parole le président latino-américain le plus plébiscité ? Pourquoi Zapatero défend-il le fasciste Aznar au lieu de collaborer avec la nouvelle insurrection latino-américaine ?
   On peut vérifier dans les archives que le gouvernement d’Aznar et la CEOE (Confédération espagnole de chefs d’entreprise) ont été complices des USA dans le coup d’État (de 2002) contre Chávez. Et l’on peut aussi vérifier que tous les grands médias ont applaudi à ce coup et qu’ils furent obligés de faire amèrement marche arrière lorsque la légalité fut finalement rétablie. . Est-ce que le roi d’Espagne a demandé aux auteurs du coup d’État vénézuélien qu’ils se taisent ? Pourquoi tu ne te tais pas, Juan Carlos ?
AUTEUR:  José Manuel MARTIN MEDEM
Traduit par  Manuel Talens, révisé par Fausto Giudice
 
 
                                                 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 18:10
Si la tragédie, dans le sens classique, est configurée comme une situation sans issue où tous les chemins du conflit conduisent à la douleur, aucun des peuples du monde ne mérite de vivre dans la tragédie.
Et bien évidemment, la Colombie non plus.
 
Nous qui, pour la défense de l'humanité, visualisons un monde où la liberté et la joie collectives se basent sur la justice,  qui refusons de croire qu'en Colombie la tragédie a été consolidée comme un destin inéluctable, incontournable
 
Nous sommes, au contraire, convaincus de ce que, dans ce pays tant aimé , l'heure est arrivée de finir avec cette longue période de violence structurale, pour entreprendre, une bonne fois pour toutes, la route de la paix.
 
Donc, entre autres choses, la Colombie doit accompagner les peuples et les nations soeurs dans la construction de l'unité latino-américaine et des Caraïbes  et pour cela il est prioritaire que la Colombie puisse résoudre   ses conflits internes.
 
Nous reconnaissons qu’il est difficile de démonter l'univers d'intérêts créés, les positions, les raisons et même les ressentiments qui nourrissent le conflit. Que peut-être la construction de la paix soit de celles qu'il faut construire pas à pas, geste après geste, accord après accord,  s'appuyant  toujours sur la bonne volonté des parties en conflit
 
Nous croyons le moment arrivé pour y réussir.
 
La médiation du Président Chávez, acceptée par le Gouvernement de la Colombie et par les FARC, en relation avec l'échange humanitaire, offre une opportunité extraordinaire. Nous pensons qu'il est très important de ne pas la gaspiller.
 
Nous lançons donc un appel à tous   à accompagner en premier lieu l'effort du Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez Frias,  en facilitant les choses pour que l'échange puisse être réalisé à courte échéance. Et une fois obtenu celui-ci, à consolider un chemin de paix qui soit irréversible, avec l'assurance de ce que, non seulement les familles et les communautés affectées, mais le peuple de la Colombie et le monde entier seront reconnaissants.
 
 
MERCI D’ENVOYER VOTRE SIGNATURE D'ADHÉSION PAR MAIL à  :
Destinataires   :  apoyoacuerdohumanicabohorquez@gmail.com 
                                  cabohorquez@gmail.com 
Cc : cbparis@free.fr
 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 12:45

LE VENEZUELA MEMBRE A PART ENTIERE DU MERCOSUR

ET CANDIDAT AU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU

Le Sommet du MERCOSUR qui s’est tenu à Cordoba, Argentine, s’est terminé vendredi 21 juillet avec la signature de plusieurs accords, parmi lesquels le Grand Gazoduc du Sud et l’engagement des nations représentées de construir une intégration basée sur la solidarité.

Etaient présents à ce Sommet : Néstor Kirchner d’ Argentine, Luiz Ignácio Lula Da Silva du Brésil, Tabaré Vázquez d’ Uruguay, Nicanor Duarte du Paraguay et pour la première fois Hugo Chávez président du Venezuela, nouveau membre du MERCOSUR ; la Présidente du Chili Michelle Bachelet, le bolivien Evo Morales y le cubain Fidel Castro , celui-ci "invité spécial".

Le Président Kirchner a défendu un " Mercosur Social " et invité la Bolivie, le Mexique et les autres pays de l’Amérique Latine à se joindre à cette initiative ?

Le Président Lula du Brésil a reconnu que le Mercosur passait par des  moments d’inquiétude et qu’il est nécessaire d’être patients pour surmonter les obstacles venant des secteurs conservateurs qui souhaitent son échec.

La Déclaration de Cordoba signée par tous les Présidents célèbre l’entrée du Venezuela au Mercosur, reconnaissant que cette adhésion représente un pas historique dans la consolidation du processus d’intégration.

Le texte exprime aussi l’intention d’établissement de liens commerciaux avec l’Union Européenne.

Plusieurs accords bilatéraux ont également été signés entre les pays représentés et tous ont signé un communiqué condamnant le conflit au Moyen Orient

Les participants ont ensuite exprimé leur soutien à la candidature de la République Bolivarienne du Venezuela en tant que membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour la période 2007 – 2008 ; pour des motifs évidents, cette candidature est combattue activement par le grand voisin du Nord.

 

http://www.telesurtv.net/home21jul11.php?PHPSESSID=868eab3f52d3a2df269f8ad756694f34

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
14 novembre 2005 1 14 /11 /novembre /2005 00:00

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DES DES RELATIONS EXTÉRIEURES

Caracas, 14 NOVEMBRE 2005

 

Le Venezuela retire son ambassadeur au Mexique


Voici l'intégralité du communiqué officiel diffusé par la Chancellerie vénézuélienne à propos de la crise provoquée par les commentaires du Président mexicain Vicente Fox à l'encontre du Président vénézuélien Hugo Chavez, à la fin du Sommet des Amériques de Mar del Plata [Argentine] :

 


 

 Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela a été informé par le Gouvernement du Mexique de sa décision de " baisser " le niveau des relations entre les deux gouvernements en raison de ce qu'ils considèrent comme un attentat du Président Hugo Chavez contre " la dignité du peuple et du gouvernement mexicains ", exigeant de façon préremptoire des excuses dans un délai déterminé. Dans cette situation, le Gouvernement du Venezuela déclare :

  • 1. Le Gouvernement du Venezuela rejette totalement, s'agissant d'une agression insensée, l'ultimatum émis par le gouvernement du Mexique selon lequel, si le Gouvernement vénézuélien ne s'excuse pas, il ordonnerait le retrait de notre ambassadeur.
  • 2. Cette situation relève de l'entière responsabilité du Président Fox. En effet, dès son arrivée à Mar del Plata, il a publiquement attaqué la position défendue par le Gouvernement vénézuélien lors des négociations préparatoires du 4ème Sommet des Amériques. Notre Gouvernement, convaincu que s'ouvrait un débat qui pouvait être positif pour éclaircir les positions devant nos peuples, était resté prudemment silencieux.
  • 3. Une fois achevé le 4ème Sommet des Amériques, le Président Fox a de nouveau attaqué la position vénézuélienne dans des termes irrespectueux, -très diffusés et qui n'ont jamais été dementis- envers le Président Chavez. Le Gouvernement a attendu patiemment que se produise une expression positive de la part du Président Fox. Cela ne s'étend pas produit, la réponse donnée par le Président Chavez était nécessaire.
  • 4. Le Président Chavez, conséquent avec la pratique démocratique de notre pays, a rendu public ce qui s'est passé à Mar del Plata, à l'occasion de son émission dominicale dans des termes qui, de plus, avaient déjà été exprimés lors des délibérations du 4ème Sommet en présence de tous les Chefs d'Etat, y compris le Président Fox.
  • 5. Face à cette situation, créée par le Gouvernement mexicain, le départ immédiat de notre ambassadeur Vladimir Villegas a été ordonné, un Chargé d'Affaires étant désigné en substitution.
  • 6. Finalement, le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela réaffirme son profond respect pour le peuple frère du Mexique, dont les traditions patriotiques et anti-impérialistes ont toujours été prises en exemple par notre peuple et par notre Gouvernement.   

  Source : http://www.mre.gov.ve/Noticias/A2005/comunic-318.htm

Traduction : Numancia Poggi

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine
13 octobre 2005 4 13 /10 /octobre /2005 00:00

 

¡Mexicanos! Tenéis la razón y yo estoy con vosotros. Podéis contar con mi apoyo. Y habéis de saber que no es Francia la que os hace la guerra, es el Imperio. Estoy de veras con vosotros, porque todos estamos frente al Imperio; vosotros en México y yo en Europa. Vosotros en la patria y yo en el destierro. Combatid, luchad, sed terribles y si creéis que mi nombre vale para algo, serviros de él. ¡Apuntad a la cabeza de ese Imperio con el proyectil de la libertad! ¡Valientes hombres de México! Resistid a la perfidia y a la traición. Y si así lo hacéis, venceréis. Pero sabed que vencedores o vencidos, Francia será siempre vuestra hermana en vuestra gloria como en vuestra desgracia. Yo, por mi parte, envío a los vencedores mexicanos mi fraternidad de ciudadano libre, y si vencidos, mi fraternidad de proscrito.

Victor Hugo

1864


 

 

Résistez à la perfidie et à la trahison

Mexicains ! Vous avez entièrement raison. Vous pouvez compter sur mon soutien. Et vous devez savoir que ce n’est pas la France qui vous fait la guerre, c’est l’Empire. Je suis vraiment avec vous, parce que nous sommes tous contre l’Empire ; vous au Mexique et moi en Europe. Vous dans votre Patrie et moi en exil. Combattez, luttez, soyez terribles, et si vous croyez que mon nom peut être utile, servez-vous-en. Tirez à la tête de cet Empire avec le projectile de la liberté ! Courageux mexicains ! Résistez à la perfidie et à la trahison. Et si vous faites cela, vous vaincrez. Mais sachez que vainqueurs ou vaincus, la France sera toujours votre sœur dans votre gloire ainsi que dans votre disgrâce. Moi, pour ma part, j’envoie aux vainqueurs mexicains ma fraternité de citoyen libre, et si vous êtes vaincus, ma fraternité de proscrit.

Victor Hugo

1864

(version française traduite à partir de la version espagnole parue dans " Protagonistas de América, Benito Juárez ", de José Alcina Franch, Historia 16, par Numancia Poggi)

Partager cet article

Repost0
Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Amérique Latine