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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 11:19

 

« J’attends beaucoup du temps, son immense ventre contient plus d’espérances que de faits passés et les événements futurs doivent être supérieurs à ceux du passé ».

Simon Bolivar.

 

Le temps et ses rythmes, le temps et ses ordres, le temps et ses desseins comme il est dit dans l’Ecclésiaste, m’amènent aujourd’hui à lire ce communiqué à la Nation vénézuélienne et à l’opinion publique internationale très en attente, comme elles l’ont été de l’évolution de ma santé depuis que, voilà plusieurs semaines, j’ai commencé à donner des signes évidents de détérioration.

 

Après l’excellent voyage que nous fîmes au Brésil et en Equateur entre le 5 et le 7 juin dernier, nous sommes arrivés à Cuba, solidaire de toujours, pour conclure le voyage avec la révision et la signature de nouveaux accords de coopération. Je confesse que, du point de vue de ma santé, j’avais seulement prévu un bilan du genou gauche déjà pratiquement remis de cette lésion du début de mai.

 

Tout au long de ma vie, j’ai commis des erreurs du genre de celle qui pourrait parfaitement se trouver dans cette catégorie qu’un philosophe a appelées « erreurs fondamentales » : ne pas me préoccuper de ma santé et, en outre, d’être réticent aux bilans et aux traitements médicaux. Sans doute, c’est une erreur fondamentale.  Et surtout chez un révolutionnaire avec quelques modestes responsabilités comme celles que la Révolution m’imposa voilà plus de 30 ans.

 

Cependant, déjà à La Havane, alors que s’achevait la journée du mercredi 8 juin, nous étions à nouveau avec Fidel, avec ce géant supérieur à tous les temps et à tous les lieux.  Sûrement, il ne fut pas difficile à Fidel de se rendre compte des quelques malaises que au-delà de mon genou gauche, j’avais essayé de dissimuler depuis plusieurs semaines. Il m’interrogea comme un médecin, je me confessai comme un patient et cette même nuit, tout l’immense progrès médical que la Révolution Cubaine a obtenu pour son peuple et une bonne partie du monde fut mis à notre entière disposition et un ensemble d’examens et de diagnostics commença.

 

C’est ainsi  que fut détectée une formation étrangère dans la région pelvienne qui amena une intervention chirurgicale d’urgence devant le risque imminent d’une infection généralisée. Ce fut le samedi 11 juin, très tôt dans la matinée, quelques heures avant l’annonce  lue au pays et au monde et qui a provoqué tant de manifestations de solidarité qui ne cessent de m’émouvoir à chaque instant.

 

Après cette opération qui, en principe, réussit à drainer l’abcès, commença un traitement antibiotique intensif avec évolution positive qui amena une amélioration notable. Cependant et malgré l’évolution générale favorable tout au long du drainage et des soins, apparurent quelques soupçons de présence d’autres formations cellulaires non détectées jusqu’alors. Commença alors immédiatement une série d’examens cytochimiques, cytologiques, microbiologiques et d’anatomie pathologique qui confirmèrent l’existence d’une tumeur avec présence de cellules cancérigènes qui rendit nécessaire une seconde intervention chirurgicale pour extraire la totalité de ladite tumeur.  Une intervention majeure réalisée sans complications, après laquelle mon état a continué à évoluer de façon satisfaisante tandis que je recevais les traitements complémentaires pour combattre les divers types de cellules rencontrés et continuer ainsi sur le chemin de la guérison complète.

 

Pendant ce temps, je me suis tenu et je me tiens informé et à la tête des actions du Gouvernement Bolivarien, en communication permanente avec le vice-président, le camarade Elias Jaua et avec toute mon équipe  gouvernementale.

 

Je remercie infiniment pour les nombreuses et enthousiastes démonstrations de solidarité que j’ai reçues du peuple vénézuélien et des autres peuples frères, de même que des chefs d’Etat et de Gouvernement de nombreux pays du monde, avec la conviction que tout cet amour, toute cette solidarité, constitue la plus sublime énergie qui pousse et poussera ma volonté à vaincre dans cette nouvelle bataille que la vie nous a imposée et je remercie de manière très spéciale le peuple cubain et la nation cubaine, Fidel, Raùl, et toute cette légion médicale qui s’est mobilisée dans cette bataille, de manière véritablement sublime.

 

Cependant, j’ai été aussi très conscient d’un certain degré d’angoisse et d’incertitude qui a parcouru, tout au long de ces jours, de ces nuits, l’âme et le corps de la nation vénézuélienne. Je crois qu’au-delà des tentatives de manipulation de certains secteurs bien connus, ces sentiments étaient et sont inévitables et font partie de la nature humaine, celle-ci entourée en outre, par les circonstances qui l’encadrent et souvent la secouent, comme il arrive en cette occasion.

 

Depuis le début, j’ai assumé toutes les responsabilités avec grand

soin, quant à la véracité des informations devant être transmises, me fondant sur un double ensemble de raisons : la raison médico-scientifique d’abord et en second lieu et avec le plus grand soin, depuis le plus profond de mon âme et de ma conscience, la raison humaine, la raison amoureuse, pour être précis, la raison amoureuse.

 

Nous avons déjà un peu parlé de la première, c’est à dire la raison médicale. Cela a été un processus lent et soigneux d’approximation et de diagnostics, d’avancées et de découvertes, tout au long des nombreuses étapes d’une  procédure scientifique rigoureuse, qui ne  supportait  ni ne supporte  des précipitations ou pressions quelles qu’elles soient. La norme suprême qui soutient cette puissante raison est la pleine vérification scientifique au-delà des indices et des soupçons qui apparaissaient.

 

En ce qui concerne la raison amoureuse, je suis obligé maintenant de vous parler du plus profond de moi-même. En cet instant, je me souviens du 4 février de cette tumultueuse année 1992. Ce jour-là, je n’eus pas d’autre remède que de parler au Venezuela depuis mon crépuscule, depuis un chemin qui, je le sentais,  m’entrainait vers un abîme insondable Comme d’une obscure caverne de mon âme,  jaillit le « pour maintenant » et ensuite, je m’enfonçai.

 

Reviennent aussi à ma mémoire en ce moment ces heures fatidiques du 11 avril 2002. J’envoyais alors aussi à mon peuple vénézuélien bien-aimé, ce message écrit de la Base Navale de Turiamo où j’étais prisonnier, président déchu et prisonnier : ce fut comme un chant douloureux lancé du fond d’un autre abîme qui, je le sentais, m’entrainait dans sa gorge et m’enfonçait, m’enfonçait.

 

Actuellement, en ce nouveau moment difficile, et surtout depuis que Fidel Castro lui-même, en personne, celui-là même de la Caserne Moncada, celui-là même du Granma, celui-là même de la Sierra Maestra, le géant de toujours, vint m’annoncer la dure nouvelle de la découverte cancérigène, je commençai à demander à mon seigneur Jésus, au Dieu de mes pères, dirait Simon Bolivar, au Manteau de la Vierge, dirait ma mère Helena, aux esprits de la savane, dirait Florentino Coronado, qu’il me laisse la possibilité de leur parler non pas d’un autre sentier de l’abîme, non pas d’une obscure caverne ou d’une nuit sans étoiles : maintenant, je voudrais leur parler de ce chemin escarpé par où je sens que je sors d’un autre abîme, maintenant, je voudrais leur parler au soleil du levant qui m’illumine, je crois que nous avons réussi, merci, mon Dieu !

 

Et finalement, mes compatriotes aimés et aimées, mes filles et fils adorés, mes chers camarades, jeunes, filles et garçons de mon peuple, mes vaillants soldats de toujours, mes travailleurs et travailleuses aguerris, mes chères femmes patriotes, mon peuple aimé, tous et un seul dans mon coeur, je vous dis que vouloir vous parler aujourd’hui d’une nouvelle étape vers le retour n’a rien à voir avec moi mais avec vous, peuple patriote, peuple bon, avec vous, je ne voulais et je ne veux pour rien au monde que vous m’accompagniez par les sentiers qui s’enfoncent dans un abîme quelconque. Je vous invite à escalader de nouveaux sommets ensemble parce qu’ « il y a du bon vin là-bas, sur le coteau et une belle chanson à chanter », continue à nous dire depuis son éternité, le chanteur populaire, notre cher Ali Primera.

 

En avant, donc ! En avant avec notre père Bolivar à l’avant-garde pour continuer à escalader la cîme du Chimborazo !

Merci, mon Dieu, merci, mon peuple, merci, ma vie !

Jusqu’à la victoire toujours !

Nous vaincrons !

La Havane, cette chère et héroïque Havane, le 30 juin 2011.

Depuis la Grande Patrie, je vous dis, de tout mon coeur, de toute mon âme, de mon espérance suprême qui est celle d’un peuple, pour maintenant et pour toujours, nous vivrons et nous vaincrons !

Merci beaucoup !

A bientôt !

Presse Présidentielle

(traduction Gaston Lopez) 

http://www.editoweb.eu/vive_cuba/

 

Texte original et video

http://lapupilainsomne.wordpress.com/2011/06/30/viviremos-y-venceremos-dice-chavez-a-su-pueblo/

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Revolution Bolivarienne