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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 12:05

Par Nestor Francia *

 

Caracas, 25 mai 2009

La conspiration est en marche, comme une avalanche, sur tous les fronts, avec le soutien des médias de droite alliés de l’opposition radicale.

Sur le  front économique, ils prédisent l´atteinte á la propriété, la crise et la faillite.

Le Mouvement 2D, un groupe organisé par une vingtaine de journalistes et intellectuels partisans du néolibéralisme, á la tête duquel se trouve le propriétaire du quotidien de droite El Nacional, le dit sans ambages dans son dernier pamphlet publié par ce journal: “Le Venezuela va à la ruine!... ne sont á l´abri ni les voitures, motos, appartements, équipements, etc. ” (El Nacional, 24/05/09). Les gros titres à la une sont á l’avenant: “ On craint un enlisement de la production dans les secteurs sous contrôle de PDVSA et  Pétroles du Venezuela ” (El Universal, 24/05/09); “Les exportations agricoles chutent” (El Nacional, 24/05/09); ils clament leur indignation contre les nationalisations, brandissent leurs épées en défense de la propriété privée, attaquent chaque prise de décision du gouvernement révolutionnaire. Sur le front social, ils attisent ou inventent des conflits dans les entreprises, soutenus par les quelques syndicats minoritaires restés aux mains des survivants  des partis qui jadis dominaient le Venezuela. Sur le front politique, ils continuent leur campagne contre la révolution, accusent notre gouvernement d’autoritarisme et de dictature usant de mensonges et de tous types de manipulations.

Le Mouvement 2D lui-même accuse dans la presse : “L’envoi par le régime de ses hordes armées pour perturber, détruire et semer la violence dans le campus universitaire »,  en référence á l´étrange attaque de bandes armées au sein de l´Université Centrale du Venezuela UCV, lors d’une tentative de manifestation “d´étudiants”.   Le gouvernement est ainsi désigné responsable des violences organisées par l’opposition !

La doyenne de l’UCV, Cecilia Garcia Arocha, actrice de premier plan de la conspiration, qui avait appelé á  “l’arrêt de  la violence” dans l’Université, a mis  ensuite des obstacles à la réalisation d’une enquête par les services de sécurité de l’Etat.

Sur le front idéologique, ils manipulent les pions de la droite latino-américaine. Comme exemple, l´organisation récente d´un forum par CEDICE (l’un des groupes les plus actifs de dirigeants d’entreprises, de toutes les conspirations) sur le thème “démocratie”, qui se déroulera á Caracas, avec la participation d´illustres représentants du néo libéralisme et de l’anti chavisme les plus récalcitrants, comme Mario et Alvaro Vargas Llosa (Pérou), Enrique Krauze et Jorge Castañeda (Mexique), Jorge Quiroga (Bolivie), Plinio Apuleyo Mendoza (Colombie), entre autres, ainsi que plusieurs opposants.. Les déclarations anti communistes et anti socialistes se multiplient dans les médias.

Sur le front international, ils multiplient leurs actions. Les rapporteurs des Droits Humains de l’ONU et de l’ OEA (Organisation des Etats Américains), osent exprimer leur “ préoccupation”  quant à la démocratie vénézuélienne aux mains du gouvernement de Hugo Chavez. Le récent éditorial du Washington Post reproche á Obama de ne pas participer á la campagne de discrédit contre le Vénézuéla !

Face a cette marée médiatique, les présidents Chavez, Correa et Morales vont proposer á l’ UNASUR (Union de Nations Sudaméricaines) la constitution d’un front commun pour faire face à cette virulente campagne de mensonges et manipulations médiatiques.

Suite à ses échecs à motiver ses bases sociales à descendre dans la rue, l’opposition accélère la violence des propos et imagine de nouvelles stratégies.

Le Mouvement  2D a lance un pathétique appel aux bases sociales de l’opposition, à la limite de l’hystérie “Cela n’importe ni aux civils ni aux militaires? Comment est il possible qu’un pays se détruise sans que ne s’élèvent des voix pour réclamer le respect de la Constitution? Le Venezuela n’a t il pas de plaignants?”.

En attendant, les dirigeants de l’opposition continuent à rivaliser pour savoir qui ou lequel de leurs groupes s’appropiera  du pays quand se réalisera leur rêve doré de “se débarrasser de Chávez”. La derniére manifestation de cette compétition est le lancement sans masque dans l’arène politique de Cecilia Garcia Arocha,  militante connue de droite et doyenne de la principale université vénézuélienne, qui s’est transformée en l’un des repaires favoris de la conspiration. Probable pré candidate présidentielle, en concurence avec Antonio Ledezma, Julio Borges et autres? Nous ne le savons pas encore, mais dans une interview a la une du Nacional, la doyenne de l’ UCV a enlevé son masque d’universitaire pour se lancer en première ligne comme un facteur d’opposition: “…il faut travailler avec un agenda concerté avec tous les leaders qui existent dans ce pays et les présenter au peuple vénézuélien, l’approcher avec un discours simple, avec des idées qui enthousiasment et respectent la pluralité (…) Beaucoup de nouveaux leaders ont surgi, mais ignorer les partis politiques me semble une erreur”.

Finalement, rappelons que les membres de l´opposition ont d’autres cartes à jouer. Cependant, il leur serait difficile d’organiser un nouveau coup d’état et la voie électorale se présente bien difficile. Les élections pour l’Assemblée Nationale, prévues en 2010 vont accentuer leurs divisions. Quant à la présidentielle de 2012 il leur sera bien ardu d’affronter le candidat des candidats, Hugo Chavez Frias dont la popularité est toujours au beau fixe ; personne actuellement au Venezuela ne peut l’imaginer perdant.

Auparavant,  il est vrai, ils peuvent toujours tenter un référendum révocatoire l’année prochaine, mais dans les circonstances actuelles cela semble bien aléatoire.

 

* Article original en espagnol. Traduction Jean Araud

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Revolution Bolivarienne