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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 01:02

Source (emprunté au site de) : http://lionel.mesnard.free.fr

Il y a 4 ans, les vénézuéliens se réveillaient dans une dictature fasciste !

Du 11 au 13 avril 2002, dans l’indifférence totale des médias français se déroula un coup d’état. En France, nous étions à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, et rien ou presque ne nous informa de ce qui se passa de l’autre côté de l’atlantique. Pendant 48 heures, les putschistes vont d’abord s’emparer de la rue et des médias et faire silence sur ce qui advenait du président Chavez.

Il y a quatre ans au petit matin comme à son habitude, Liliane Blaser s’en va filmer les manifestations du jour. Vers midi le 11 avril 2002, elle devine que cela prend une tournure inquiétante, malgré les appels aux calmes du responsable de la Police Métropolitaine de Caracas. Elle se déplace en moto dans la ville, et entend des coups de feux dans le centre de la capitale. Pendant deux heures, elle va filmer ce qui va devenir un coup d’état.  La fin de la manifestation de l’opposition partie le matin d’Altamira (Est de la ville) dégénère et le climat est plus que tendu. Sur le pont Llaguno, elle constatera que des balles ont atteints des personnes à la tête et gît le corps d’un photographe vénézuélien présent au moment des échanges des coups de feux (Jorge Tortoza). Son travail va permettre de mettre en lumière la détermination et la violence des manifestants putschistes, quand l’opposition tentera de mettre sur le dos les débordements aux soutiens de Hugo Chavez.

Jusqu’à la fin 2004, rien ne voulait présumer d’un coup d’état mené de l’extérieur du pays. Pourtant si l’on prend en compte les déclarations du ministre des affaires étrangère du gouvernement Zapatero en novembre 2004 (socialiste), la mano euvre est à mettre au profit de l’ancien premier ministre Juan Aznar (parti populaire). Le tout ayant trouvé l’assentiment du département d’État étasunien. Le pavé est lâché, mais certains médias, ONG faux-nez continueront à émettre un doute la légitimité démocratique de Hugo Chavez. Ce ne fut pas sans compter sur une mobilisation populaire qui marquera les esprits. Entre le 11 et le 13 avril 2002, les quartiers ouest de Caracas se mobilisent et tout le pays de même. Sur les récepteurs des canaux des grands médias télévisées on diffuse entre autre Tom et Jerry, puis commencera le balais des hypocrites dans la lucarne. Ceux notamment qui seront amenés à fuir pour quelques uns d’entre eux en Floride, deux jours à peine après une tentative de main mise sur tous les pouvoirs. Ce fut la chute d’un régime délibérément fasciste, ne prenant pas en compte l’assise populaire de Chavez.

Aujourd’hui, 11 avril 2006, la menace d’une nouvelle intervention n’est pas impossible. Nous devons rester en alerte à quelques mois des élections présidentielles de décembre 2006 au Venezuela. À Paris, se déroulera en avril des manifestations pour rappeler et soutenir le processus démocratique en cours depuis 1999 (nouvelles institutions républicaines). La résistance des vénézuéliens au système global et capitaliste est une voie à saisir. Des transformations sont possibles et la participation du plus grand nombre une nouvelle étape vers le socialisme et la liberté. Un socialisme nouveau, pour notre siècle, s’additionne comme la force du mouvement social vénézuélien, plus celle de l’action d’un gouvernement audacieux, qui agit en faveur d’une transformation progressive et radicale de la société. Attention toutefois à ne pas s’endormir, depuis plus de 40 ans les USA exercent sur cette partie du monde une déstabilisation permanente des régimes non conformes, en général libres et démocratiques (souvenez-vous un 11 septembre 1973 à Santiago du Chili). La liste des interventions militaires, les participations à des coups d’états, les associations avec les régimes dictatoriaux les plus sanguinaires et corrompus de l’Amérique Latine sont tristes et trop nombreux d’un pays à l’autre.

Bon printemps bolivarien !

 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse