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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 11:45


La Bolivie vote dimanche

Pour la première fois de l’histoire de la Bolivie, les plus hautes autorités de l’État, à savoir le président et le vice-président, ainsi que les préfets (gouverneurs) des régions, remettent en jeu leur mandat, le 10 août, lors de référendums révocatoires.

Proclamant l’égalité entre les communautés et entre hommes et femmes, Evo Morales est farouchement combattu par la droite et l’oligarchie. Les réformes constituent le véritable enjeu du scrutin bolivien de dimanche.

De l’issue de ces consultations dépend la poursuite des réformes engagées par Evo Morales, trois ans après sa victoire qui a constitué une véritable rupture dans un pays marqué jusqu’alors par l’héritage raciste du colonialisme. S’il devait échouer, c’est la droite néolibérale et réactionnaire incarnée par la coalition Podemos qui reviendrait aux affaires.

Selon les dernières enquêtes, Evo Morales et son vice-président Alavaro Garcia Linera ne devraient pas être inquiétés.

D’autant que, pour être révoqués, le pourcentage de votes négatifs doit excéder les 53,7 % (le score obtenu par Evo Morales à la présidentielle de 2005). Concernant une éventuelle révocation des préfets, ce sont les autorités qui nommeraient leurs remplaçants avant la tenue de nouvelles élections départementales. 

À La Paz, on espère surtout que ces référendums assainiront un climat politico- institutionnel délétère. Le bras de fer que livre l’opposition au gouvernement du MAS (Mouvement vers le socialisme) freine depuis trois ans la mise en oeuvre des réformes et de la nouvelle constitution. Et polarise aussi férocement la vie politique. Les actes violences se sont multipliés au point que le secrétaire général de l’Organisation des États américains, José Miguel Insulza, a fait part de sa « profonde préoccupation » à la veille des référendums.

Un retour à la normale est-il possible  ? C’est tout l’enjeu des prochains jours. D’autant que le point clé de la crise bolivienne (les réformes transformatrices et leur rythme) continueront de se poser avec acuité. Il n’y a pas de raison non plus pour que le conglomérat formé par l’opposition (droite, propriétaires terriens, patronat), et déterminé à conserver les privilèges financiers qu’il s’est octroyés, change de stratégie. C’est d’ailleurs à l’aune de cette fracture qu’ont eu lieu, en mai et juin derniers, quatre référendums d’autonomie illégaux dans l’est du pays, qui abrite les principales ressources économiques du pays.

Sur fond de racisme, les Blancs ou les métis riches ne devant pas, selon eux, débourser le moindre sou pour ces hordes d’Indiens. À commencer par le président et son gouvernement que soutiennent les organisations sociales, tout aussi animées de la volonté d’imposer une répartition équitable des richesses.

Cathy Ceïbe
(paru dans l’Humanité du 8-08-2008)

http://www.humanite.fr/Bolivie-referendum-revocatoire-10-aout-Morales


Mes impressions de Bolivie

Evo en danger au référendum révocatoire du 10 août ?

Michel Collon 

www.michelcollon.info

 

La Bolivie a bien changé. A La Paz, j’assiste à une grande réception donnée par l’ambassadeur de Cuba. Mojitos, buffet, danses, grosse ambiance. Où sommes-nous ? Dans la salle des fêtes de… l’armée bolivienne. Oui, celle qui a tué le Che. 

 

La Bolivie a bien changé, mais tout le monde ne lui veut pas que du bien. Nous sommes venus nous  en  rendre  compte sur place avec quelques intellectuels progressistes d’une quinzaine de pays : Frei Betto, Ernesto Cardenal, Ramsey Clark, François Houtart, Luis Britto Garcia, Pascual Serrano… Quelques journées de rencontres et d’échanges avec des intellectuels boliviens, des représentants des communautés indiennes, des artistes…

 

Le moment est tendu. La droite essaie de provoquer une scission des riches régions de l’Est. Pour déjouer la manœuvre, le président Evo Morales, à mi-mandat, appelle à un référendum révocatoire, ce 10 août. Une sorte de vote de confiance. Il remet son mandat en jeu, mais aussi celui des préfets de départements, y compris ceux tenus par l’opposition. La droite tente de saboter le référendum et on craint des incidents…

Nous allons voir qui est derrière ces incidents, quel rôle jouent ici les Etats-Unis, et la CIA, et un ambassadeur vraiment curieux, et aussi l'Europe...

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-08-08%2018:59:58&log=articles 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans La Revolution Bolivarienne