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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 01:00

VENEZUELA : Avancée de l'action judiciaire des organisations citoyennes contre Globovisión pour violation des droits humains

 
Par : Gonzalo Gómez/Aporrea.org (ANMCLA - 01/02/06)
sources :
http ://lionel.mesnard.free.fr
http://www.aporrea.org/dameverbo.php?docid=72576

À la mi janvier 2006, la Cours Constitutionnelle du Tribunal Suprême de Justice a notifié au Procureur Général de la République et au Parquet une décision suite au recours déposé le13 juillet 2005, autorisant l'action engagée par un groupe d'avocats et d'associations à caractère social (ou citoyen), menée par Julio Latan du Front National des Avocats Bolivariens, contre les propriétaires de Globovisión.

Il a été aussi notifié aux directeurs de l'entreprise et aux sociétés marchandes de présenter les états de leur capital. Conformément (aux règles attribuées par le TSJ), elles disposent d'un délai de 96 heures pour fixer l'audition, devant laquelle elles devront comparaître. En conséquence, nous sommes au devant d'un jugement, où des organisations civiles à caractère populaire feront face aux propriétaires de cette chaîne. Télévision clairement identifiée pour son inclination et son soutien contre-révolutionnaire et impérialiste aux golpistes, conduisant l'opposition de la finance à agir contre le gouvernement du président Chávez, et contre le processus révolutionnaire qui le soutient.

Les parties civiles et des adhérents de base ont commencé une campagne nationale et internationale, qui rassemble diverses organisations sociales et politiques au Venezuela. Ils disposent aussi de l'adhésion symbolique et de l'activisme solidaire d'organisations d'autres pays, à l'échelle internationale. Ceci est une initiative autonome, qui devient nécessaire face au chantage constant des télévisions privées. Elles empêchent les organismes d'états et gouvernementaux l'adoption de mesures et de sanctions pour mettre un frein aux amalgames médiatiques. Ce qui conduit à accepter l'impunité, avec pour souci d'éviter les scandales que produiraient les médias internationaux de l'impérialisme, comme la SIP (l'union continentale des grands propriétaires de la presse) et quelques paravents "des Droits Humains" contrôlés par le principal violeur de ces droits : l'impérialisme états-unien.

Face à des activités à visée globale, cette demande est la récolte d'un grand nombre de signatures et d'adhésions d'organisations civiles et de citoyens, ainsi que les rassemblements ou mobilisations et activités révélatrices issues de débats pour la formation d'une conscience critique du pouvoir populaire, face au pouvoir médiatique. Dans le cadre de cette discussion, le sens est de définir les bases de ce que sont, ou doivent être les moyens de communication dans la transition vers le Socialisme du 21éme siècle.

Au sujet des parties civiles et des organisations adhérentes, elles exigent de la CONATEL (organisme de régulation des fréquences radios et télévisions) - du MINFRA (Ministère des infrastructures) et du Ministère de la Communication (MINCI), qu'ils informent clairement sur l'état des concessions de l'espace radioélectrique appartenant à la nation et sur les autorisations accordées par l'État, dont profitent encore les télévisions golpistes et attentatoires aux droits. Elles abusent d’une hyper tolérance, cela est mal vécu au sein d'un peuple victime des agressions médiatiques. La situation des concessions paraît être un secret très bien gardé, se glissant à contre sens de la démocratie participative et protagoniste. Il se propage des rumeurs, elles inquiètent les acteurs sociaux concernant la possible reconduction de ces concessions imméritées, ce qui pourrait se faire ou et y compris avoir déjà été consommé dans le dos de la souveraineté. Pour Globovisión, il se dit aussi qu'elle ne disposerait pas de concession légale en règle. Plus troublant, un de ses propriétaires est assigné en justice comme commanditaire présumé du meurtre du procureur Danilo Anderson, qui effectuait des recherches sur le coup d'état d'avril 2002.

Tout cela supposerait l’acceptation de l’impunité (consciente ou non), avec la bénédiction et le sacrifice de la justice, de la loi "Resorte" (loi sur les responsabilités audiovisuelles et sociales - décembre 2004) et de la Constitution. Ceci se faisant aux dépens de stratégies et de tactiques politiques au rabais : des mécanismes ou le déni administratif de quelques fonctionnaires. Lesquels refusent de toucher aux moyens privés, sortis indemnes du coup d'État (du 11 au 13 avril 2002), avec l'appui de la grève générale patronale et du sabotage pétrolier (années 2002 et 2003). Le résultat : impunité, soumission aux pressions de l'oligarchie et de l'impérialisme, préjudices pour le peuple, survivance d'une des principales armes de l'Empire, frein au processus de changements : le risque le plus majeur pour la révolution.
Aujourd'hui, pour tout ce qui a pu se passer antérieurement, il y a pour souhait que le gouvernement soutienne et ouvre le pas aux organisations sociales pour que soit rendue la justice, et faire avancer la révolution sur le plan de la communication avec toutes ses implications au sein du processus, organisations qui appellent tout le mouvement populaire à assumer cette cause.

Dans le cadre de la campagne autonome en vue de traduire en justice les propriétaires de Globovisión (connue pour son surnom de "Globoterreur" dans les milieux populaires), sont venus se rajouter des "charlas", des forums et programmes de radio et télévision (moyens alternatifs et étatiques). Le programme d'extrême droite " Grado 33 " (émis par Globovisión) a déjà donné une première réponse, en essayant de décrédibiliser l'action intentée, en l'attribuant à Chávez. Ainsi a argumenté l'opposant Asdrúbal Aguiar contre la règle sur laquelle se fonde le recours. Les organisations engagées préparent toutes les réponses nécessaires.

Fait curieux : une des parties civiles, l'avocat Julio Latan a subi, il y a quelques mois plusieurs impacts de balles, après avoir introduit la demande et la mise en place d'une enquête.

Pour plus d'informations et obtenir des listes d'adhésion au collectif, voir ci-dessous (en espagnol) :

http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=65540
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69221
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69603
http://aporrea.org/dameverbo.php?docid=69227

Traduction libre de Samuel Viscardo (15/03/2006)

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse