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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 01:10

Journal l'Humanité
Rubrique International
Article paru dans l'édition du 28 janvier 2006

Et le militaire dans tout ça ?

La militarisation du monde et les stratégies impériales des États-Unis en débats.
Caracas (Venezuela),
envoyé spécial.
 
Les stratégies impériales et la militarisation : c’est un débat à glacer le sang qui a eu lieu au Forum. Les États-Unis ont choisi depuis les attentats du 11 septembre 2001 de réagir par le tout-répressif, « la guerre préventive » prétexte officiel de la mise au pas du monde que l’hyperpuissance n’a de cesse d’accomplir depuis qu’elle n’a plus de contradicteur de force comparable. Tel est le scénario décrit par Ana Esther Cecena, professeur à l’Université autonome de Mexico, pour qui « les États-Unis ont une telle capacité qu’ils peuvent prétendre dominer toute la planète ». Et pas seulement avec leurs armées, mais aussi grâce à la technologie, à la stratégie et au droit. « Ils ont un plan de ce qu’est le monde, de là ils peuvent élaborer leur stratégie et subdiviser le monde. »
 
Toute l’Amérique latine est dans le premier monde considéré comme « indiscipliné » mais aussi comme un « territoire de richesses ». Le propre des stratégies impériales est d’affaiblir les pays, de les « débiliter », de les discréditer et pour finir de les isoler. José Reinaldo, du Centre brésilien pour la paix, ajoute que cette militarisation passe également par « les atteintes aux droits de l’homme, le terrorisme d’État » ainsi que « la violation de la loi en utilisant les relations internationales ».
Tentative de domination, intimidation : on peut dire que Cuba connaît la chanson nord-américaine. Pour Ricardo Alarcon, président de l’Assemblée populaire de Cuba, « l’impérialisme se croit puissant mais il ne l’est pas si l’on se réfère à l’Irak ». La publicité, la culture, les idées, « c’est ici selon lui les armes de la domination ». À ce stade, il ne faut pas s’étonner « des mensonges et de la tromperie ». Avec humour, l’écrivain vénézuélien Luis Britto Garcia, parlant de l’occupation militaire en Amérique latine et dans les Caraïbes, estime que les États-Unis « ne peuvent pas nous occuper, mais quand un pays est envahi on a une base ! » Avec les différents accords passés pour lutter contre le trafic de drogue comme le plan Colombie, « ce sont des agents de la DEA qui arrivent jusqu’en Amérique latine ». Sans compter l’École des Amériques qui a formé tant de dictateurs et « entraîne 67 000 latino-américains et des gringos ».
 
Faut-il alors désespérer et tout craindre pour l’avenir du monde ? Tous ces intervenants ont insisté sur le fait qu’il y avait un retard évident de la conscience des mouvements sociaux sur les questions militaires et sécuritaires. Point de vue défendu notamment par Atilio Boron secrétaire exécutif de CLASCO (Argentine) qui estime nécessaire que les « questions militaires soient associées à l’impérialisme ». Si l’impérialisme américain est « très loin d’être invincible », il nécessite une « immense responsabilité pour garantir la victoire contre lui ». En appelant « à lutter pour gagner », Ricardo Alarcon apportait la réponse pour Cuba, « la solidarité avec la révolution bolivarienne » par l’intermédiaire de l’ALBA. José Reinaldo a plaidé quant à lui pour un monde multilatéral, le plus important étant « la conscience et l’union des citoyens à l’échelle mondiale ». En somme c’est une « révolution » qui doit être opérée.
B. D.

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans FSM 2006