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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 18:43
Lundi soir, le président vénézuélien Hugo Chavez recevait à Caracas une délégation de proches des otages détenus par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Parmi les personnes présentes, Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, captive depuis plus de 2 000 jours, qui a exprimé à Chavez son exaspération face à l’incapacité du président colombien Uribe à négocier avec les guérilleros.

« La guérilla avait offert aux Français d’effectuer un geste humanitaire, dont nous ne savons ce qu’il pouvait être », a-t-elle expliqué, soulignant que la proposition avait tourné court à la suite d’un incident armé fin juillet dans le sud-est de la Colombie, ayant entraîné la mort de 11 députés provinciaux prisonniers des FARC. Rappelons que, selon la guérilla, la mort des députés est survenue à la suite de l’attaque d’un de ses campements par des militaires, alors que pour Bogota elle s’est produite pendant un accrochage entre deux factions rivales des FARC.

À l’issue de la rencontre, Hugo Chavez a promis de trouver une solution pour relancer les négociations de libération des otages en agissant en tant qu’intermédiaire entre l’administration du président colombien Alvaro Uribe et les FARC. Lundi soir, à la télévision, il a lancé un appel public à son homologue colombien ainsi qu’à Manuel Marulanda, le chef historique des rebelles marxistes : « Marulanda, je te parle depuis le palais de Miraflores, dans lequel j’aimerais te voir. Je ne te connais pas et je souhaite seulement apporter mon aide et parvenir à un accord pour un échange humanitaire », a-t-il déclaré, lui rappelant aussi la mission confiée à leur « amie » commune, la sénatrice de gauche colombienne, Piedad Cordoba, désignée la semaine dernière par le président Uribe comme intermédiaire chargée d’ouvrir un dialogue avec la guérilla.

L’implication désormais officialisée du dirigeant vénézuélien dans les négociations est saluée tant par les familles des otages que par les FARC, alors que les autorités colombiennes sont inflexibles. Jusqu’à présent, Uribe a en effet rejeté l’« échange humanitaire » de 45 otages, dont Ingrid Betancourt, contre 500 re- belles prisonniers.
Hélène Rançon
 
Le laboratoire vénézuélien
Pierre BEAUDET – 23 août 2007 
Au Venezuela cet été, l’effervescence est palpable. Pour la xième fois, le peuple se prépare à une nouvelle grande consultation sur la Constitution. El presidente Hugo Chavez propose des amendements qui iraient davantage dans le sens de la décentralisation du pays, notamment vers les conseils communaux qui pourraient devenir les piliers d’une administration axée sur les besoins des barrios et des villages. Les mauvaises langues à Caracas disent cependant que le véritable objectif est de permettre la réélection de Chavez à la présidence (la Constitution actuelle permet deux mandats seulement). Quoi qu’il en soit, le processus bolivarien enclenché depuis 1999 semble bien solide.
Les succès de Chavez, validés par plusieurs élections et référendums ces dernières années, consistent a avoir entrepris de vastes réformes sociales en faveur des démunis. L’État est devenu pourvoyeur de services de santé et d’éducation pour la majorité de la population, au lieu d’être ─ ce qu’il était avant ─ l’organisateur des prédations de la classe dominante. Ce qui permet cette restructuration est bien sûr la manne pétrolière. Le budget de l’État, qui prévoyait un prix moyen de 30 $ dollars le baril, est présentement tiré vers le haut par les cours actuels (au-dessus de 70 $). Grâce aux fameuses « missions » mises en place par l’État, des millions de personnes ont maintenant accès à des services de santé adéquats, à des écoles avec des profs, à des biens alimentaires à prix abordables. Pour la première fois, une famille pauvre peut sauver son enfant malade parce qu’il y a un médecin et des médicaments de l’autre côté de la rue.
 
 

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Published by Cercle Bolivarien de Paris - dans Revue de Presse