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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 14:07

2 Août 2018, 16:44pm|  Publié par Bolivar Infos

Dans un Etat qui a subi un coup d'Etat, rien n'est ce qu'il semble être. Rien de ce que dit la TV n'est vrai. Des autorités ? Aucune. Seulement des escrocs ou des porte-parole du pillage.

Pacaraima, dans l'état de Roraima, au nord du Brésil, est redevenue une municipalité en 1995. Frontalière avec le Venezuela, elle compte environ 12 000 habitants et c'est une invasion de commerçants dans une réserve indigène, la Réserve de São Marcos. Le siège de la Mairie est un hangar de distribution de produits. Le seul charme de la ville est le commerce sur son avenue principale, la Rue du Commerce.

L'électricité de Pacaraima vient du Venezuela. Dans l'unique station service, l'essence vient du Venezuela. Les habitants de Pacaraima dépendent du Venezuela pour le commerce de la municipalité et pour leur consommation d'énergie. Sans essence, le commerce et la circulation s'arrêtent à Pacaraima. Sans acheteurs vénézuéliens, le commerce s'arrête à Pacaraima. 

Pacaraima compte plus de 90 taxis qui passent librement la frontière entre les 2 pays pour assurer le service de transport entre les frontières. Les Brésiliens non indigènes et les Vénézuéliens sont associés depuis des décennies et ces alliances soutiennent Pacaraima.

Et la haine surgit aujourd'hui ?

La politique locale est dirigée par les grands propriétaires terriens, envahisseurs des terres indigènes. Difficile de trouver un maire qui n'ait pas un long casier judiciaire, un parcours obligatoire pour obtenir un siège au Congrès National pour Roraima.

Des conflits entre ces envahisseurs et les Indiens sont constants et l'extermination des Indigènes dans la région de Pacaraima est alarmante depuis des années. Le lobby favorable à la disparition de la Réserve de São Marcos fait bouger la politique locale.

Une ville commandée par la politique de la violence, des assassinats commandités et de la xénophobie depuis longtemps était l'endroit parfait pour le conflit de ce week-end. 

Le surveillant Wandenberg Ribeiro Costa, fier d'avoir organisé l'acte fasciste de Pacaraima, figure sur la liste des gens payés par la Mairie. Le maire, Juliano Torquato, qui, en octobre 2017 avait renversé 2 enfants vénézuéliens, était comme par hasard hors de la ville lors de l'action honteuse de son employé.

En juin de cette année, une autre « protestation » avait été organisée contre les Vénézuéliens grâce à la création d'une commission qui, lors d'une réunion avec le Ministre de la Justice, avait demandé des renforts au Gouvernement illégitime et plus d'argent pour la Ville. Les dirigeants de cette commission étaient 3 secrétaires de mairie, 2 conseillers municipaux , 1 représentant du Commerce et 3 habitants.

Les dirigeants qui ont provoqué cette attaque violente contre les Vénézuléiens ont déjà dirigé une attaque contre le siège de la FUNAI (Fondation Nationale de l'Indien), ont déjà créé des bandes de bandits pour attaquer les Indiens et faire un énorme lobby au Congrès National pour la disparition de la Réserve Indigène de São Marcos pour repousser les limites de la Ville en envahissant plus de terres indigènes et déforester la région pour étendre la culture du riz.

Ces mêmes grands propriétaires terriens qui soutiennent le coup d'Etat, s'organisent à présent pour provoquer, avec la barbarie de ce week-end, un affaiblissement du Venezuela et organiser une provocation contre ce pays, quelques jours après que le Secrétaire à la Défense des USA, le « petit chien fou » ait discuté avec le Ministre de la Sécurité Publique Raul Jungmann, de la Défense, Joaquim Silva y Luna et avec le Ministre des Affaires Etrangères Aloysio Nunes de « solutions » pour l'immigration vénézuélienne au Brésil.

Il n'est pas étonnant que l'armée ne soit pas intervenue dans le pillage fasciste de Pacaraima.

Il est important de comprendre le contexte historique de la région, ses conflits et les bases sur lesquelles ils sont fondés. Il est important de revoir le calendrier des événements pour analyser ce qui, en fait, se produit quand une mobilisation dans ce domaine, en rien spontanée, a lieu. Elle n'a pas surgi ainsi, de rien. Elle n'a pas été faite seulement pour nous faire honte bien qu'elle ait atteint rapidement cet objectif mais elle a toujours une caractéristique : faire passer pour « populaire » ce qui est criminel et politique.

L'attaque de Pacaraima a été organisée par des politiciens locaux, de gros propriétaires génocides par nature unis à des sphères du gouvernement illégitime et putschiste sous le commandement des USA. Ils ont chanté l'hymne brésilien parce qu'ils n'ont pas encore appris l'hymne étasunien.

Source : Brasil de Fato  Traduction du Portugais : Pilar Troya

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infolivarinfos.over-blog.com/2018/08/venezuela-a-qui-est-pacaraima-a-la-frontiere-du-bresil-et-du-venezuela.html

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